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"Les pires ennemis de nos peuples, ce sont ceux qui nous vendent la soupe planétaire, la soupe sans-frontiériste (…) J’espère que ceux qui ont naufragés le débat sur l’identité nationale se rendent compte d’avec quoi ils jouent. Je crains pour ma part que quand on refuse d’affirmer une identité nationale, on soit très proche d’affirmer les identités ethniques et religieuses qui sont la réalité de la France qui vient." Hervé Juvin


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Doit-on avoir peur des immigrés ? Le flux migratoire est-il un enrichissement ou une menace pour l'identité nationale française ?
Débat intéressant car permettant de mesurer les conséquences des positions pro- et anti-immigrationnistes des uns et des autres, quasiment 30 ans après l'émission en question.
A noter qu'il s'agit du premier passage sur un grand média pour Julien Dray, et qu'il s'agissait de la toute première saison de l'émission "Répliques" d'Alain Finkielkraut.


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La haine de Mai 68 est devenue un thème à la mode. Quelles en sont les origines ? Quarante ans après, Mai 68 mérite-t-il de tels réquisitoires ? Faut-il y voir une simple "rhétorique réactionnaire" ?
Serge Audier analyse notamment les profondes mutations du monde intellectuel, marqué par une contre-offensive libérale et conservatrice, une réaffirmation de l' "humanisme" et un retour au mythe républicain.


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Comment comprendre la division entre l'étude de l'histoire des sciences, traditionnellement réservée aux facultés de philosophie, et l'étude de l'évolution des techniques, dont la responsabilité est assumée pour une grande part par des clubs d'ingénieurs à la retraite ?
Ces deux disciplines peuvent-elles être pratiquées sans un dialogue commun ?
Remarque : le volume de la conférence est particulièrement bas.


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Comment comprendre la montée inexorable de la valeur-or sur les marchés ?
Michel Prieur nous explique simplement que l'or, valeur-refuge par excellence, est plutôt un indicateur de la faiblesse des monnaies-papier. Tant que les états imprimeront du papier, l'or va continuer de monter !
C'est d'ailleurs une constante de l'histoire économique : l'état, en situation de crise, manipule le marché de l'or (confiscation de l'or sous Roosevelt, exemple de la République de Weimar, razzia sur l'or par les douanes françaises sous le Front Populaire).


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Alors que le paysan jouait un rôle important dans l’économie française, et qu'il était considéré comme la figure emblématique de l’enracinement en littérature, nous assistons aujourd'hui à la disparition de son monde.
Sous les feux croisés de l'Union Européenne et de la modernisation technique, notre univers n'est maintenant plus peuplé que d' "agriculteurs" ou d' "exploitants agricoles".
Et c'est également le sentiment religieux qui disparaît avec la fin du monde paysan.
Sachant que ce sentiment est indispensable à la compréhension de la littérature, serait-ce également la fin du monde des livres auquel nous assisterions ?


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Quelles que soient ses critères ou les variations dans la manière de le concevoir, il y a en occident un "impérialisme" du Beau auquel la création, l’oeuvre ou la réception se soumettent.
On peut faire l’archéologie de cet impérialisme pour en dégager les partis pris théoriques et travailler l’écart avec la pensée chinoise qui, elle, n’a pas isolé ou abstrait le Beau.
D’autres possibles s’ouvrent alors, donnant un accès différent à l’art, particulièrement par la médiation de l’art contemporain.


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L’Histoire a-t-elle un sens ?
L’antiquité gréco-latine n’en concevait aucun. L’antiquité sémitique, les judéo-hellénismes et christianismes ont chacun proposé le leur, lequel a servi de motif à nombre de conflits. Les idéaux des Lumières, avec leur conviction d’un progrès continu dans la marche d’une humanité globalisée, puis les communismes et le national-socialisme ont renouvelé les propositions d’un sens de l’Histoire à accomplir.
Du monde antique pour lequel le destin des cités se forgeait à force de courage et de ténacité, jusqu’au laisser-faire du Grand Marché auto-régulateur des économies modernes, il y a des impensés à l’oeuvre dans les représentations collectives de l’Histoire.
Jean-François Gautier souligne combien la compréhension d’un temps historique, avec ses inconnues, diffère de celle d’un sens de l’Histoire, bardé de certitudes ou d’espérances.