L'alchimie. Avec Françoise Bonardel sur France Culture.


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26.04.2011

Entre la sagesse philosophique grecque trouvant son équilibre dans l'abstraction intellectuelle et la sublime "folie" de la Croix chrétienne, l'Art d'Hermès (plus couramment nommé alchimie) entretint, de l'Antiquité tardive au siècle des Lumières, l'espérance d'une possible sagesse de la Terre. 
Car, si le Grand Oeuvre fut toujours considéré par les véritables adeptes comme un "Don de Dieu", c'est pourtant à l'homme qu'appartenait à leurs yeux le parachèvement rédempteur de la matière : "notre juge infaillible", dira plus tard Simone Weil.
Philosophes par le Feu, et non par les seuls mots, les alchimistes ne scrutèrent si attentivement la Nature que pour en accomplir le dessein secret : que l'Or, spirituel plus encore que matériel, devienne l'emblème d'un rayonnement universel trouvant à s'incarner dans leur Pierre (dite "philosophale") où s'équilibrent enfin les vertus du Ciel et celles de la Terre. Portés à la répétition du seul et unique Livre dont la fameuse Table d'Emeraude (attribuée à Hermès Trismégiste) recelait déjà l'essentiel, mais soucieux d'en disperser les étincelles en d'innombrables traités, les alchimistes furent à cet égard les premiers compilateurs d'une tradition qui s'est employée à perpétuer l'Esprit mercuriel, intemporel.

Émission "Les Racines du Ciel".

La société de l'indistinction. Avec Francis Cousin au Local.


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19.11.2009

Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.
Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coups montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.
En ce temps où le spectacle mondial de la marchandise est en train de coloniser tous les espaces d'expression afin de les réduire à ne plus être que des champs duplicatifs de ce qui est conforme au despotisme démocratique de l'argent, il convient de dire haut et fort ce que tout le monde tait.

Qu'est-ce que l'anthropologie ? Avec Maurice Godelier sur Radio Libertaire.


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12.02.2010

Bernard Graber et Aliette Geistdoerfer reçoivent Maurice Godelier qui raconte l’anthropologie comme une science sœur de l’histoire, en lien avec le travail de terrain.
Maurice Godelier illustre son propos en prenant exemple des séjours prolongés qu’il fit chez les Baruyas de Papouasie-Nouvelle Guinée.

Remarque : la qualité audio de l'enregistrement est très mauvaise.

Jusqu'où vont-ils descendre ? Du Cercle Proudhon au dîner du CRIF : analyse de la classe politique française. Avec Alain Soral et Pierre de Brague chez E&R à Nantes.


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09.05.2015

La classe dirigeante française actuellement au pouvoir incarne jusqu'à la caricature les (anti)valeurs historiques de la bourgeoisie.
Du Cercle Proudhon à Egalité&Réconciliation, le génie français à toujours combattu de front cette coterie de la médiocrité.
À nous de poursuivre la lutte en ayant une bonne intelligence des rapports de forces en présences, et un sens des priorités.

Le principe du contradictoire, principe de la déliberation politique. Avec Bernard Manin à l'Ecole Normale Supérieure.


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28.02.2011

Dans le cadre d'une réflexion sur le tournant délibératif de nos institution représentatives, Bernard Manin revient sur les fondements de la délibération politique en expliquant pourquoi il serait préférable de la régler sur le principe du contradictoire, à défaut de l’impartialité.

Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les lundis de la philosophie".

La Télécratie contre la démocratie. Avec Bernard Stiegler sur France Inter.


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09.10.2006

La télécratie qui règne désormais en France comme dans la plupart des pays industriels ruine la démocratie : elle remplace l’opinion publique par les audiences, court-circuite les appareils politiques et détruit la citoyenneté. La télévision et l’appareillage technologique qui la prolonge à travers les réseaux numériques de télécommunication sont en cela devenus le premier enjeu politique. 
De ces effets ruineux de la télécratie, qui transforment la vie quotidienne dans ses aspects les plus intimes, les candidats au scrutin présidentiel de 2007 ne disent pas un mot : ils ont été produits par ce système. Car à travers ce que l’on appelle les industries de programmes, c’est la relation politique elle-même qui est devenue un nouveau marché, et ce marketing confine aujourd’hui à la misère politique : au cours de la dernière décennie, l’appareil télécratique a développé un populisme industriel qui engendre à droite comme à gauche une politique pulsionnelle, et qui semble conduire inéluctablement au pire. 
Ce devenir infernal n’est pourtant pas une fatalité. La philosophie se constitua à son origine même contre la sophistique : celle-ci, par une appropriation abusive de l’écriture, développait une gangrène qui menaçait de guerre civile la cité athénienne. De cette lutte contre les tendances démagogiques de la démocratie grecque résultèrent les formes de savoirs qui caractérisent l’Occident.
Prônant un nouveau modèle de civilisation industrielle, Bernard Stiegler affirme qu’un sursaut démocratique contre les abus de la télécratie est possible, et appelle l’opinion publique française et européenne à se mobiliser contre la dictature des audiences.

Emission "La bande à Bonnaud".

Art et ontologie. Avec Roger Pouivet à l'ENS.


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14.02.2005

Quel est le mode d'existence des oeuvres d'art ? Comment peut-on leu attribuer des propriétés esthétiques ? Quel rapport entretiennent-elles avec les pratiques sans lesquelles elles n'existent pas ? Pourquoi pensons-nous qu'une reproduction de La Joconde n'est pas l'oeuvre de Léonard de Vinci ? Qu'est-ce qui distingue les multiples interprétations de la IXe Symphonie de Beethoven de l'oeuvre elle-même ?
Pour répondre à ces questions, il convient d'appliquer aux oeuvres d'art les concepts les plus fondamentaux de la métaphysique, ceux d'existence et d'identité.
Roger Pouivet défend la thèse que les propriétés esthétiques, attribuées aux œuvres d'art, à commencer par la beauté, surviennent sur les choses auxquelles nous les attribuons.
Même si les conditions pour l'objectivité des attributions de propriétés esthétiques sont difficilement réunies, elles ne sont difficilement réunies, elles ne sont pas des projections subjectives.
L'ontologie de l'œuvre d'art permet ainsi de répondre à certaines des questions principales de l'esthétique et à nos interrogations sur la nature des oeuvres d'art.

L'oeuvre de Ortega y Gasset. Avec Alain Laurent à l'Institut Coppet.


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25.11.2010

Il existe une tradition libérale hispanique importante, quoique méconnue dans le monde francophone.
Alain Laurent se charge ici d'évoquer la figure et l'oeuvre de José Ortega y Gasset, auteur du livre fameux "La révolte des masses".

Jésus et la violence. Avec Maurice Bellet sur la Radio Chrétienne Francophone.


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2010

Nous sommes encore dans l'après-coup du XXe siècle, où les systèmes nazi et soviétique ont dévoilé le virus d'inhumanité qui dort au fond de l'humain. 
Or, cette violence absolue n'est pas la violence ordinaire. C'est celle qui s'exerce au nom du Bien, de l'Ordre, de la Vérité, et qui n'est pourtant que destruction pure. C'est un virus mutant : la révolution libératrice peut devenir totalitarisme, la raison triomphante tourner en délire, la religion de l'amour obéir à un Dieu pervers. 
Si l'on s'interroge sur ce mal, il est difficile de ne pas rencontrer la figure du Crucifié. Car il est dans le lieu de cette violence-là et ce ne peut être un hasard s'il occupe une si grande place dans l'histoire humaine. Il y apparaît en victime de la violence absolue. 
Pourtant, malgré l'image pieuse d'un Jésus gentil et facile, il est violent à sa manière : sa parole est un glaive qui déchire implacablement. Nous aurions intérêt à déchiffrer cette énigme. Elle est encore en nous.

Comment la France détruit sa puissance. Avec Christian Harbulot au Cercle Aristote.


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26.05.2014

À l'occasion de la sortie de son dernier livre "Sabordage", Christian Harbulot nous livre son analyse du déclin de l’influence française dans le monde.
La question qui se pose est la suivante : comment expliquer notre absence de réflexion sur les schémas de stratégie d'accroissement de puissance ? Force est de constater que le concept de "puissance" reste un tabou chez nos hommes politiques.
L'exemple de l'ascension et du déclin -relatif- des États-Unis illustre la réalité et la complexité d'une politique de puissance.

Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine. Avec Pierre Hillard sur Meta TV.


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09.06.2015

Pierre Hillard nous présente le grand livre "Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine" de Carroll Quigley (1910-1977), professeur à l’université de Georgetown, paru en anglais après sa mort en 1981.
Grâce aux travaux de cet universitaire américain proche du pouvoir, il est désormais possible de mieux connaître les arcanes de ce monde oligarchique opaque dont l’action a été déterminante pour le monde anglo-saxon et, par ricochet, pour la planète entière. 
Une émission qui retrace la montée et le maintien au pouvoir d'un groupe issu de la haute aristocratie et bourgeoisie britannique en liaison avec une certaine élite américaine.

Machiavel, un cynique qui vous veut du bien. Avec Jean-Louis Fournel, Thierry Menissier et Robert Damien sur France Culture.


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05.2015

Quelle différence entre le cynisme et le machiavélisme ? De quelle manière la politique doit-elle évincer l'influence des passions ? Comment la vertu peut-elle ne pas être morale ? Comment un prince doit-il saisir l'occasion qui se présente à lui ? 
Autant de questions fondamentales pour comprendre Machiavel auxquelles viennent répondre plusieurs spécialistes de l'oeuvre du premier des modernes.

Émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance", animée par Adèle Van Reeth.