Qu'est ce que le fascisme ? Avec Jean-Louis Roumégace, Xavier Eman, Francisco Ayar et Valère Maxime sur Méridien Zéro.


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15.11.2013

Comment comprendre l'émergence du fascisme, idée neuve du XXe siècle ? Quelles en sont les racines intellectuelles ? Comment classer le fascisme historique par rapport aux autres expériences autoritaires de l'époque ?
Une émission pour entreprendre l'étude conceptuelle et pratique du fascisme, terme trop souvent employé, largement dévoyé et mal interprété.

Emission animée par Jean-Louis Roumégace.

Le français et les langues de l'Europe. Avec Claude Hagège à l'Université de Rouen.


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16.06.2006

Les langues sont bien davantage que des espèces vivantes. Elles sont situées au plus profond de l'humanité. Une langue est aussi une certaine façon de ressentir, d'imaginer et de penser. 
Défendre son âme face aux périls qui la menacent, cela commande de livrer un combat. Face à la prétendue mondialisation, la lutte pour la pluralité des cultures et des langues est une des formes de l'action humaine pour inverser le cours, apparemment inéluctable, des choses du monde. 
Le combat pour le français et la diversité des langues en Europe est un combat de l'esprit. Ce combat peut encore être gagné à condition que nous nous mobilisions tous pour faire vivre ces langues diverses et refuser la soumission à une seule qui prétendrait les supplanter toutes.

La morale et la cité. Avec Jacqueline de Romilly à HEC Paris.


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09.01.2010

Les Grecs, si jaloux de leur indépendance, ont toujours été fiers de proclamer leur obéissance aux lois. De fait, ils ne cherchaient pas à définir leurs droits et leurs libertés par rapport à la cité dont ils faisaient partie et à laquelle ils s'identifiaient : ils demandaient seulement que cette cité elle-même fût régie par une règle à elle et non point par un homme. La loi était ainsi le support et le garant de toute leur vie politique.
Mais cette loi, dont ils étaient si fiers, n'assumait ce rôle à leurs yeux que parce qu'elle était leur Œuvre et tirait son pouvoir d'un consentement initial. Autrement dit, elle n'avait point de garant dont elle pût se réclamer: la loi grecque n'était pas, comme la loi juive par exemple, une loi révélée. Elle était née des conventions humaines et des coutumes.
Une réflexion fondamentale pour comprendre les rapports entre la morale et la cité.

De Portalis à Carbonnier, le droit civil comme fondement. Avec Bertrand De Belval au Collège Superieur.


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22.01.2015

C'est à une étude de l'esprit du droit civiliste français que Bertrand De Belval nous convie, en retraçant le parcours et les idées de Jean-Etienne-Marie Portalis et Jean Carbonnier.
Loin de l'esprit du positivisme juridique, ces deux juristes nous rappellent que le droit est d'abord à comprendre comme une relation entre les personnes.
Une leçon de modération à méditer, en ces temps d'inflation juridique.

Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les grandes doctrines du droit".Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les grandes doctrines du droit".

L'évolution de l'homme et des techniques. Avec Bernard Stiegler à l'Institut national de recherches archéologiques préventives.


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24.09.2009

La conscience naissante de l'humanité du XXIe siècle est en train de devenir celle de ses propres limites. C'est ce qu'annonçait déjà René Passet dans "L'économique et le vivant".
Crises écologiques, mutations industrielles majeures, ruptures géopolitiques, émergence des biotechnologies, c'est-à-dire technicisation du vivant et de la reproduction, avènement des nanotechnologies et de la "métaconvergence NBIC" (nano, bio, info and cognitive technologies) : dans le langage de Gilbert Simondon, le processus psychosocial d'individuation qui se forme au cours de l'histoire de l'humanité paraît devoir se clore, s'incurver ou radicalement se réinitialiser dans les prochaines décennies.
Or, la pensée d'un tel devenir et de l'avenir qu'il pourrait receler n'est possible qu'à considérer l'ensemble du processus dans la très longue durée que seule peut donner l'archéologie – et précisément comme un tel processus.

Osons dire la verité à l'Afrique. Avec Bernard Lugan à l'Institut de Géopolitique des Populations à Paris.


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21.05.2015

Accrochés à des pourcentages de PIB désincarnés ou artificiels, "experts" et médias mentent à l'Afrique quand ils lui font croire qu elle a "démarré" et qu'une "classe moyenne" y est née. En effet, non seulement le continent ne se développe pas, mais, au sud du Sahara, il est même revenu à une économie de "comptoir".
Au XVIIIe siècle ces derniers étaient esclavagistes ; en 2015, ils sont pétroliers, gaziers ou miniers. Comme ceux d'hier, ceux d'aujourd'hui n'enrichissent qu'une infime minorité d'acteurs-profiteurs cependant que la masse de la population subit en tentant de survivre.
Allons-nous donc continuer de mentir à l'Afrique quand, confrontées à la misère et pour échapper au désastre dont elles sont les premières victimes, ses jeunes générations risquent leur vie dans de mortelles traversées vers le supposé "paradis" européen ? Afin d'attaquer les vraies causes du mal, les acteurs africains et européens doivent commencer par cesser de s'abriter derrière ces postures dogmatiques et ces mensonges qui, depuis des décennies, engluent le continent dans les échecs.

Intervention au colloque "L’Afrique au XXIè siècle à 4,2 milliards de personnes."

De Cicéron à Michel Villey, la dialectique du droit et des lois. Avec Bertrand De Belval au Collège Superieur.


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16.10.2014

Pourquoi le droit romain a-t-il été défendu, à 20 siècles d'intervalle, par Cicéron et Michel Villey ? Parce que ce corpus juridique faisait une distinction claire entre le droit et la loi, empêchant de fait l' "impérialisme législatif".
Une leçon de philosophie du droit à méditer, alors que les traditions civiliste et jurisprudentielle contemporaines ont tendance à confondre ces deux notions.

Conférence prononcée dans le cadre du cycle "Les grandes doctrines du droit".

G20, OTAN, et vassalisation de l'Europe. Avec Francis Cousin et Bruno Gollnisch chez Emmanuel Ratier sur Radio Courtoisie.


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08.04.2009

L'Europe comme puissance indépendante est un mythe qui ne résiste pas à l'analyse, avec les ingérences notable de l'OTAN et les politiques absurdes de l'Union européenne.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment interpréter les derniers événements faisant l'actualité politique ?
Bruno Gollnisch et Francis Cousin nous apportent leurs éclairages politique et philosophique.

Mille ans de bonheur. Avec Jean Delumeau sur France 5.


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02.1996

Jean Delumeau, nous invite à retracer l'histoire du millénarisme à travers les siècles, jusqu'à l'idée de progrès, directement reliée à la notion de millénarisme.

Des idées nouvelles pour une politique nationale. Avec Pierre-Yves Rougeyron chez Guillaume de Tanouarn sur Radio Courtoisie.


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17.06.2015

Guillaume de Tanoüarn recoit dans son émission "Les Livres du Jour - Voix au chapitre" Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote et des éditions Perspectives Libres.
L'occasion de converser de l'actualité du Cercle Aristote et du dernier numéro double de sa revue intitulé "Le Retour de l'Etat". L'occasion également de parler de la France, de sa souveraineté perdue, de la Nation et du nécessaire retour de l'Etat, dans le sens le plus noble du mot.

L'autorité en question. Avec Paul Ricoeur au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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02.02.1999

L'autorité, il faut l'avouer, a mauvaise presse de nos jours. Ce qui est devenu quasiment impossible, c'est un plaidoyer pur et simple pour l'autorité. Alors quoi d'autre ?
Ce que nous propose Paul Ricoeur, c'est la redécouverte des questions inéluctables que tend à dissimuler une conception non-dialectique de l'autorité, dans la mesure où elle se donne comme une réponse qui efface la question. 
Pour reconquérir la dimension problématique perdue, il nous propose le paradoxe initial suivant : d'une part, ce qui autorise vient de plus loin que ce qui est autorisé ; mais, d'autre part, l'autorisation ne va pas sans une relation dissimulée de réciprocité. Cette réciprocité dans la dissymétrie ouvre le champ à une suite de variations qui tournent toutes autour de ce point opaque : quelque chose de plus haut autorise l'autorité, mais ce quelque chose qui autorise ne vaut que s'il est reconnu ; il existe une relation en retour qui fait de l'autorisation à la fois le fondé et le fondant.

Au fondement des sociétes humaines : la politique et le sacré. Avec Maurice Godelier à Montpellier.


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24.03.2010

Au fondement des sociétés humaines, il y a du sacré. Autant le savoir, et apprendre le secret de fabrique de ce qu'en Occident on appelle le "politico-religieux", en ces temps où le lien social se distend, où la logique communautariste et identitaire semble l'emporter sur ce qui rassemble.
Cette conférence est le fruit de quarante années de recherche, par l'anthropologue français le plus discuté à l'étranger après Claude Lévi-Strauss, et dont le parcours a été marqué par quatre étapes majeures sur le chemin de cette conclusion fondamentale, chacune d'elles faisant l'objet d'une démonstration particulière : il est des choses que l'on donne, des choses que l'on vend, et d'autres qu'il ne faut ni vendre ni donner mais garder pour les transmettre ; nulle société n'a jamais été fondée sur la famille ou la parenté ; il faut toujours plus qu'un homme et une femme pour faire un enfant ; la sexualité humaine est fondamentalement asociale.