Le crépuscule des idoles progressistes. Avec Bérénice Levet sur Radio Notre-Dame.


(0)
1330 Vues
0 commentaire
18.04.2017

Les français manifestent un besoin d'identité nationale, d'enracinement, de frontières, que leur réplique-t-on ? Crispation, frilosité, droitisation, populisme... Tous ces mots masquent ce qui se joue réellement depuis plusieurs années dans notre pays, mais également en Europe et même aux États-Unis.
Depuis la décennie 1970, ces besoins fondamentaux de l'être humain ont été disqualifiés par une idéologie progressiste qui se révèle une impasse existentielle et civilisationnelle. Le travail de Bérénice Levet vise à rendre à ces aspirations leur signification humaine et, plus que tout, leur fécondité.
Il ne s'agit pas d'une énième déploration mais, au contraire, de réveil des passions, des passions qui ont fait la France.

Pourquoi et comment (re)lire le Capital aujourd'hui ? Avec Alain Bihr à la Sorbonne pour le séminaire Marx au XXIème siècle.


(0)
1687 Vues
0 commentaire
30.11.2013

Le Capital a la réputation d'être une oeuvre difficile. La première ambition d'Alain Bihr est de convaincre le lecteur qu'elle n'est pourtant pas inabordable. Il se propose de nous la faire découvrir en le parcourant en entier, sans le réduire comme il est d'usage à son seul premier Livre.
Car il est important de lire Le Capital de manière suivie et exhaustive afin de comprendre les concepts qui y sont développés dans l'ordre même où Marx les a exposés, depuis la marchandise jusqu'aux formes les plus complexes du capital.
Un dispositif d'exposition qui est essentiel à leur compréhension et qui pourtant, trop souvent, n'a pas été respecté par les commentateurs et les critiques.
La restitution de l'oeuvre dans sa logique ne permet pas seulement d'en comprendre la remarquable cohérence. Elle en fait surtout saisir le sens profond, inscrit dans le sous-titre de l'ouvrage : Critique de l'économie politique. Une critique qui ne se réduit nullement à celle de la science économique mais qui vise, plus fondamentalement, ce "monde à l'envers" qu'est le capitalisme, dans lequel les choses (sous forme de marchandise, d'argent, de capital) commandent aux hommes et se dressent en face d'eux comme des divinités barbares qui exigent de nouveaux sacrifices humains.
Alors se révèle la radicalité du projet qui sous-tend tout Le Capital : renverser ce "monde à l'envers", redonner à l'humanité les moyens de se rendre maîtresse de ses propres conditions d'existence.

Karen Blixen : sa vie, son oeuvre. Avec Bruno de Cessole et Dominique de Saint Pern chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


(0)
1339 Vues
0 commentaire
14.02.2015

D'abord chasseresse africaine au Kenya après son mariage avec le baron Bror von Blixen-Finecke, amoureuse au cœur brisé de Denys Finch Hatton, puis hôtesse mondaine dans sa demeure de Rungstedlund au Danemark, écrivain sur le tard (elle a 52 ans lorsque le futur best-seller La Ferme africaine est publié), conteuse, démiurge mondialement célébrée et lue, amante enfin d'un poète de trente ans son cadet, Thorkild Bjørnvig, ce sont toutes les vies romanesques de Karen Blixen que nous donnent à voir Bruno de Cessole et Dominique de Saint Pern.
De l'Afrique au Danemark et de New York à Londres nous est ressuscitée la femme courageuse et la diablesse, mais aussi l'âme de cet âge d'or où l'on savait aimer, écrire et mourir en beauté.

L'heure de sortir du ghetto. Avec David L'Epée au Cercle Anthinéa à Lyon.


(0)
1450 Vues
0 commentaire
10.11.2017

La caste journalistique prétend nous imposer sa manière de voir le monde, notamment en utilisant certains mots plutôt que d'autres visant à pré-orienter le jugement que nous porterons sur tel fait ou telle situation.
Dans une optique de combat métapolique, l'essayiste David l'Epée nous invite à réfléchir au langage que nous utilisons lorsque nous voulons faire connaître des opinions qui sortent de la doxa. Garder l'initiative dans le débat est impératif et nous devons imposer nos propres mots afin de pouvoir assumer des idées qui sortent de l'ordinaire médiatique.
Un travail qui prendra du temps, mais absolument nécessaire.

Le Beau s'apprend-il ? Avec Dominique Pagani à l'Université Populaire de Saint-Dizier.


(0)
1293 Vues
0 commentaire
12.12.2015

Qu'est-ce que le "Beau" ? Pouvons-nous nous accorder sur sa définition ? Et d'ailleurs, s'apprend-t-il ?
Dominique Pagani, professeur de philosophie et grand pédagogue, s'intéresse particulièrement à l'esthétique dans cette session et nous fait réfléchir en rappelant ce que les grands penseurs ont apporté sur la question du "Beau".

Mélancolie de gauche, la force d'une tradition cachée. Avec Enzo Traverso sur France Inter.


(0)
1231 Vues
0 commentaire
12.06.2017

Entre la Commune et Mai 68, les révolutions ont toujours affiché une prescription mémorielle : conserver le souvenir des expériences passées pour les léguer au futur. Une mémoire "stratégique", nourrie d'espérance.
Mais cette dialectique entre passé et futur s'est brisée, et le monde s'est enfermé dans le présent. Ce nouveau rapport entre histoire et mémoire permet de redécouvrir ce que l'historien des idées Enzo Traverso, à la suite d'Hannah Arendt, appelle une "tradition cachée", celle de la mélancolie de gauche, car elle n'est ni un frein ni une résignation, mais une voie d'accès à la mémoire des vaincus qui doit permettre à la gauche de prendre conscience d'un héritage impossible à refouler, et surtout d'un nécessaire travail de deuil.

La Renaissance, entre mythe et réalité historique. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


(0)
1416 Vues
0 commentaire
06.03.2018

La France, au XVIe siècle, se serait réveillée après une longue nuit, le Moyen Age, pour embrasser avec éclat et gourmandise la modernité. La civilisation française, avec ses us et coutumes, son élégance et son esprit, était née. Si depuis quelques années les historiens ont largement nuancé cette vision simpliste, ils ont convenus de la réalité de la révolution culturelle qu'aurait été cette Renaissance du XVIe siècle. Il reste pourtant un fait incontestable : si le joli tableau brossé à coup d'affirmations et d'exemples pris çà et là depuis deux siècles peut effectivement faire illusion, les auteurs de cette peinture ont effacé ou oublié, pour fabriquer cette féérie, une foultitude des personnages, d'évènements et d'idées.
Les hommes du temps n'avaient en réalité rien de progressiste, bien au contraire. Les nouveautés, qui occupent une place très secondaire, ne touchèrent qu'une toute petite minorité de privilégiés. C'est donc à une redistribution des rôles que le travail de Didier Le Fur est consacré, afin de proposer une autre réalité de la Renaissance française, celle que la majorité des individus vécurent, celle qui faisait leur quotidien. Il ne s'agissait alors pas d'inventer un monde nouveau, mais bien de rétablir une splendeur passée, un âge d'or où les hommes vivaient en harmonie, épargnés des fléaux bien réels de l'époque : les guerres, les épidémies et les famines. Bref ; que le désir d'un retour à un passé fantasmé l'emportait sur la conviction de vivre un grand bond en avant. Une remise en perspective salutaire servie par une plume exemplaire.

Emission "Les mardis de la mémoire" animée par Anne Collin.

Critique des thèses de Shlomo Sand. Avec Alain Michel sur Akadem.


(0)
3048 Vues
0 commentaire
06.2009

Le livre de Shlomo Sand Comment le peuple juif fut inventé ne laisse personne indifférent.
Alain Michel, historien israélien et rabbin, s’indigne du caractère partial et pseudo-scientifique des thèses qui y sont développées. Il livre ici une contre-analyse du travail de Shlomo Sand.

Histoire du mouvement ouvrier. Avec Christian Pataud à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


(0)
2262 Vues
0 commentaire
2017

Christian Pataud, anarchiste et résistant, nous relate en cinq conférences l'histoire du mouvement ouvrier en France de 1830 à nos jours.
 1. 1830-1871 : de l'avènement de Louis-Philippe jusqu'à la chute de Napoléon III, nous assistons aux premières grandes insurrections ouvrières avec -notamment- la révolte des Canuts de Lyon en 1831
 2. 1871-1900 : c'est la lente mise en place de la République bourgeoise et, corrélativement, le développement du mouvement ouvrier dont il est question. Cette période est également celle du progrès technique, de la naissance de grands groupes industriels et de leurs conséquences sociales.
 3. 1900-1922 : l'industrie continue de se développer et l'esprit revanchard contre l'Allemagne amène au réarmement puis à la guerre. La première Guerre Mondiale fut la grande défaite de l'internationalisme ouvrier et marqua les premières grandes divisions, sans oublier la Révolution russe (1917) et ses conséquences à l'international
 4. 1922-1945 : l'entre-deux-guerre voit le mouvement ouvrier se polariser entre socialistes et communistes, la crise économique et la montée des fascismes en Europe
 5. 1940-1968 : de la défaite et la collaboration à la résistance et à la reconstruction, c'est un mouvement ouvrier en pleine reconstruction qui succédera à la deuxième Guerre Mondiale

La notion de vérité scientifique. Avec Etienne Klein, Pascal Engel, Marc Mézard et Francis Wolff à l'Ecole Normale Supérieure


(0)
1579 Vues
0 commentaire
22.01.2016

Le concept de vérité a-t-il encore une validité pratique et théorique aujourd'hui ? Au croisement des sciences et de la philosophie, Etienne Klein, Francis Wolff, Pascal Engel et Marc Mézard confrontent leurs points de vue pour nous aider à mieux cerner la notion de vérité et à comprendre son domaine de validité.

Un atelier-débat s'inscrivant dans la 15e journée de conférences en histoire des sciences et épistémologie/Journée George Bram, animépar Emmanuelle Huisman-Perrin.

Washington contre de Gaulle, 1940-1969. Avec Eric Branca à la Fondation Charles-de-Gaulle.


(0)
1389 Vues
0 commentaire
25.09.2017

Pourquoi de Gaulle refusa-t-il, en 1964, de présider les commémorations du vingtième anniversaire du débarquement allié en Normandie ? Parce qu’il se souvenait que, sans sa volonté farouche de faire échec aux plans de Roosevelt, la France ruinée de 1944 n’aurait pas été traitée autrement que l’Allemagne vaincue, privée d’une fraction de son territoire et placée sous administration militaire américaine. Pis, c’est sur une partie des élites de Vichy que, durant tout le confit, la Maison-Blanche avait misée pour barrer la route à l’homme du 18 Juin.
Grâce aux archives déclassifiées, mais aussi à des témoignages inexploités, il est désormais possible de raconter pour la première fois cette "guerre de trente ans" qui, de 1940 à 1969, opposa le Connétable de la France libre à la volonté de puissance des États-Unis. Alors que, aux instants les plus cruciaux de la guerre froide, le soutien du Général resta toujours acquis à Washington, le Département d’État et la CIA ont beaucoup tenté pour l’éliminer de la scène internationale. Du financement du FLN algérien au concours prêté à l’OAS, de l’espionnage nucléaire à la corruption d’une partie de la classe politique française, en passant par l’enrôlement d’Hollywood dans la croisade antigaulliste, Éric Branca nous raconte l’histoire secrète et inédite de ce conflit.

Demain, l'écriture. Avec Clarisse Herrenschmidt à l'Université de Bordeaux.


(0)
1186 Vues
0 commentaire
07.11.2007

Comment définir l’écriture aujourd’hui ? C’est à cette question que tente de répondre Clarisse Herrenschmidt en apportant des exemples explicites de la transformation majeure de l’écriture et des signes dans les 20 dernières années avec l’émergence des nouvelles technologies et l’usage de plus en plus diffus de l’ordinateur.
Cette révolution graphique se traduit par la transformation de l’écriture en information : à un caractère ou une police correspond un nombre traduit par la machine. Contrairement au langage humain, le langage informatique n’est pas ambigu; il est le produit de la logique informatisée et permet par un ensemble écrit de caractères, de mots, de donner des instructions à l’ordinateur.
Cette transformation sémiologique en écriture informatique change notre mode de pensée et nos habitudes de travail. Nous traitons aujourd’hui la langue, les nombres et la monnaie (via la carte de crédit) avec le même outil : l’ordinateur.
Dès le départ, la machine a été pensé comme un cerveau informatique ; l’organe de pensée humain a été externalisé et projeté dans un artéfact qui est une machine à signes. Mais pour Clarisse Herrenschmidt les interrogations sont ailleurs : que vaut la parole humaine ? Les usages de la parole se sont affadis, aplatis, au détriment des variations infinies que propose une langue. Comment allons-nous parler ? toujours de façon plate et dé-symbolisée ou assisterons-nous à un redéploiement des possibilités ?