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Les relations entre l’Allemagne et les Etats-Unis traversent une période délicate. Quelles sont les points de blocage, en particulier avec la question de l’OTAN ?
Olivier Kempf propose de revenir sur l’histoire récente et les spécificités culturelles de l’Allemagne au XXe siècle pour comprendre les tensions actuelles et dans quelles directions elles pourraient évoluer.
Une conférence prononcée dans le cadre du festival de géopolitique et de géoéconomie organisé par l'Ecole de Management de Grenoble.


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On se demande un peu quel est le problème de Roger Nimier. Il est brillant, tout lui réussit, c'est un séducteur, il est beau, il a atteint très jeune la gloire et il est assez malheureux. Mauriac aussi s'était posé la question, en soulignant ses "badinages de jeune ours irrité, un jeune ours un peu hagard et qui saigne, mais (dont) on ne voit pas où est la blessure qui le rend soudain furieux".
Le malheur est pour Nimier une chose belle et romantique, qui présente l'avantage, si on sait bien le mettre en valeur, de vous faire une réputation. Voilà bien le mythe Nimier, violent, insolent, charmeur, qui est interrogé ici.
Nous rencontrons aussi un Nimier moins voyant, moins propice aux anecdotes, moins tellement formidable. Il s'agit de comprendre comment cohabitaient le "type normal" et le "type extraordinaire", car c'est précisément l'une des équations que Roger Nimier n'a pas toujours su résoudre.
Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.


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Le 17 juillet 2017, Emmanuel Macron a déclaré que Vichy "était le gouvernement et l’administration de la France". Reprenant ainsi la position de Jacques Chirac et de François Hollande. Telle est la thèse désormais officielle de nos dirigeants.
Il est de notre devoir de nous y opposer, et c'est ce à quoi s'attellent Bertrand Renouvin et François Broche en démontant point par point cette entreprise dont le but est de salir la France et d'insulter le peuple français.
Car seul le général de Gaulle et ses premiers compagnons se situent dans la continuité républicaine après avoir constaté l’illégalité et l’illégitimité du pouvoir établi à Vichy à la suite d’un coup d’État. La France, indissociable de l’histoire qui l’a faite et du droit qui la définit, était à Londres, à Alger puis de nouveau à Paris libérée de l’ennemi.
Si Vichy c’est la France, si son gouvernement est légal, la condamnation à mort du général de Gaulle et la chasse aux résistants en deviendraient alors justifiées. Et cela, nul ne saurait le permettre.


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L'histoire est de retour. Les frontières se ferment, les identités se réveillent, les Empires se confrontent et, partout, les constantes ethniques, nationales et spirituelles reprennent leur place. Partout aussi, des hommes et des femmes s'interrogent ; comment survivre aux chocs migratoires, à la destruction de l'environnement, au pillage des biens communs, autrement qu'à travers l'union nationale ?
Le temps du "je" s'achève, le temps du "nous" commence. Hervé Juvin nous l'annonce : le retour de l'histoire détermine le moment politique exceptionnel que va vivre la France, le moment que vivent les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, l'Inde ou la Chine. Car nous n'avons plus le choix. Confrontée à des échéances inéluctables, celles de l'occupation de son territoire et de la colonisation de ses ressources, celles de la faillite sociale et du recul de sa civilisation, celles du retour de la misère et de l'esclavage, celles enfin de la puissance ou de la guerre, la France doit reforger son projet pour le siècle, pour l'Europe, et d'abord, pour les Français. C'est le moment où chaque Français redécouvre que la France est ce qu'il a de meilleur. Le moment où l'unité nationale redevient la condition de la survie de chacune et de chacun. Et c'est le moment de dessiner le nouvel horizon de la France, celui qui rendra tout son sens au combat politique.
Politique de la vie, politique de citoyenneté et de sécurité, politique économique et européenne, Hervé Juvin détaille un projet pour la plus grande France, le projet du rassemblement des Français. La voie qu'il ouvre est celle d'une politique exigeante, écologique, libérale et sociale à la fois, mais avant tout française. Parce que la France doit d'abord au monde et à elle-même de demeurer la France.


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Laurent James, physicien et écrivain français catholique, nous démontre dans cette conférence les liens métaphysiques unissant les peuples du continent européen et explique le rôle plus qu’important de la Russie dans le salut de l’Europe.
En effet, on peut lire les mots suivants dans une lettre de Dostoïevski à Nikolaï Strakhov en 1869 : "Le fond de la destinée russe consiste à révéler au monde un Christ russe, inconnu à l’univers, et dont le principe est contenu dans notre orthodoxie. A mon avis, c’est là que se trouvent les éléments de la future puissance civilisatrice, de la résurrection par nous de l’Europe".
De Dostoïevski à Jean Parvulesco, en passant par Paul Morand et Jean Romanidès, nous voyons les rapports que peuvent entretenir cette vision de Moscou comme Troisième Rome avec la perspective eschatologique de l’ère du Fils glorieux succédant à celle du Fils crucifié.


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Ils l'ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres - ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2'500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d'empereurs et même de présidents.
De Platon à Nicolas Sarkozy, William Marx et Olivier Cadiot nous racontent ces accusations en s'attardant longuement sur notre situation contemporaine.
C'est une autre histoire de la littérature occidentale -sa face cachée- qui se révèle alors à nous et qui lui donne peut-être son sens véritable...
Émission "Le Temps des écrivains", animée par Christophe Ono-dit-Biot.


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Philippe Séguin (1943-2010) a été une personnalité politique considérable dans l’histoire de la Ve République, plus par sa stature personnelle, son style et l’expression vigoureuse de ses idées que par l’abondance des responsabilités nationales exercées (deux années comme ministre des Affaires sociales en 1986-1988, quatre années comme président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1997). Les années 1990 furent sa période de plus grande notoriété, en raison de son engagement emblématique contre le traité de Maastricht (1992) et de la figure de "recours" qu’il incarna face à des orientations plus "libérales" de la droite de filiation gaullienne, dans un contexte de grande incertitude institutionnelle (cohabitations successives, passage du septennat au quinquennat, européanisation croissante des outils et des enjeux de la politique intérieure).
Il est d’usage de présenter Philippe Séguin comme une personnalité forte et respectée – on se souvient de l’ampleur de l’hommage national qui lui fut rendu, à sa mort, aux Invalides -, mais aussi atypique, turbulente, enfermée dans une vision excessivement "nationale" des questions économiques et sociales, jugée trop en marge de la politique traditionnelle et des enjeux de la mondialisation.
Au contraire, Arnaud Teyssier se propose de montrer que Philippe Séguin représentait une vision parfaitement orthodoxe et cohérente des institutions de la Ve République, que le gaullisme social, dont il était porteur, n’a jamais été qu’une composante essentielle d’une puissante tradition politique française – le gaullisme n’étant pas seulement un mouvement historique lié à la personnalité exceptionnelle du général de Gaulle, mais une étape fondamentale dans la construction laborieuse de la démocratie française : construction qui est loin d’avoir atteint sa maturité, et dont on pourrait même soupçonner qu’elle est entrée en régression avant même d’avoir été achevée, comme l’avait prophétisé Philippe Séguin...


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Les reconstitutions régionales en cours faisant suite à plusieurs années de guerre en Syrie et en Irak continuent d'accabler de malheur le peuple kurde. Assimilation forcée, répression, massacres, transferts de population, état de siège : depuis les lendemains de la Première Guerre mondiale, l’histoire kurde est celle du déchirement et de la souffrance.
Écartelés entre l’Iran, l’Irak et la Turquie où ils n’ont pas d’existence officielle, les Kurdes n’ont ni frontières ni État. L’identité kurde, pourtant façonnée par l’histoire et la culture, existe bien.
Gérard Chaliand, particulièrement sensible aux droits de cette minorité nationale, nous dresse un état des lieux de la situation des Kurdes au Moyen-Orient. Il présente un bilan historique, social et économique, étayé par une connaissance intime du terrain et des hommes.


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Claude Chollet, directeur de l’Observatoire du Journalisme (OJIM), s'est donné pour mission d' "informer sur ceux qui nous informent" au travers de portraits référencés de journalistes, d'infographies sur les groupes de presse et de dossiers pointant les biais des médias dominants.
En première ligne sur le front de la guerre de l'information, il fait le point sur les menaces qui pesent aujourd'hui sur la liberté d’expression (réelle et non formelle) et nous rend attentif aux nouvelles formes de censure, qu'elles viennent directement des grands acteurs de l'économie numérique ou de nouvelles lois visant à reprendre en main les réseaux sociaux.


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Universitaires et spécialistes de la la Révolution française, Yannick Bosc et Florence Gauthier présentent le travail que l'historien Albert Mathiez a consacré à Robespierre et dans lequel il s'attache à saisir les liens étroits qui unissent le révolutionnaire à la démocratie, et confèrent à sa politique une portée universelle. Car l'Incorruptible fondait ses paroles et ses actes sur le mouvement populaire et oeuvrait à l’avènement d’une république sociale.
Nous découvrons aussi comment l’héritage politique de Robespierre fut une source d’inspiration majeure des mouvements socialistes tout au long du XIXe siècle.


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Cette série de quatre émission vogue au rythme anti-conformiste de la mythique Beat Generation.
1. Premier volet consacré à l'une des figures majeures de ce mouvement, The "Kings of the Beat" : Jack Kerouac (1922-1969). "Jazz Poet" -c'est ainsi qu'il se définissait-, considéré comme le chef de file de la Beat Generation, ce nouveau mouvement des années 1950. Né Jean-Louis Kérouac en 1922 dans le Massachusetts, descendant d'une famille canadienne et bretonne, il se plonge dans la lecture dès son plus jeune âge et écrit son premier roman à 11 ans. La littérature est pour lui une sorte de refuge contre les conventions établies, patriarcales et conservatrices des États-Unis dans les années 1930-1940. Personnalité ambivalente, aux rêves effrénés de voyages et de grands espaces, de New-York à Mexico, il se cherche tout au long de sa vie entre alcool, excès et poésie, toujours entouré de Neal Cassidy, son alter-ego. Avec Sur La Route (publié en 1950), considéré comme le manifeste de la Beat Generation, il fondera la prose dite spontanée, frénétique et automatique, au rythme du jazz, sa plus grande inspiration : "Pas de pause pour penser au mot juste mais l'accumulation enfantine et scatologique de mots concentrés."
2. Fondateur d'une nouvelle forme d'expression littéraire, William S. Burroughs (1914-1997) a révolutionné l'écriture à partir des années 1950 en proposant un langage abstrait et halluciné, tiré d'une expérience de l'excès. Il reste encore aujourd'hui l'auteur le plus sombre et le plus littéraire de la Beat Generation. Auteur majeur dans l'histoire de la littérature américaine, il expérimenta et développa la technique du Cut-up qui consiste à défragmenter un texte original pour produire un nouveau langage. Il connaît la notoriété avec son ouvrage phare The Naked Lunch (Le Festin Nu) publié pour la première fois en France en 1959. Du monde littéraire à la peinture, William Burroughs s'est illustré comme chef de file de la contre-culture en s'affranchissant des règles de l'art et des conventions sociales par la consommation excessive de drogues dures et d'une passion déroutante pour les armes à feu, jusqu'à tuer "accidentellement" sa femme en 1951.
3. Troisième portrait, celui du plus engagé et influent de ce mouvement : le poète Allen Ginsberg (1926-1997), auteur central du mouvement de la Beat Generation fédérant autour de lui Jack Kerouac, Gregory Corso, William Burroughs ou encore Neal Cassady. Il publie Howl en 1956, qui deviendra le poème manifeste de ce mouvement au même rang que Sur la route de Kerouac (1950) ou Le Festin Nu de Burroughs (1959). La prose moderne du poème dévoile une écriture spontanée, emblématique du nouveau langage des auteurs de la Beat Generation. Allen Ginsberg est un homme spirituel, très engagé contre les discriminations sexuelles et la Guerre du Vietnam.
4. Enfin, c'est à une déambulation entre littérature et arts visuels au Centre Pompidou, au cœur de l'exposition rétrospective intitulée Beat Generation qui propose une véritable rétrospective de ce mouvement à la fois littéraire et artistique. Essentiellement actif entre les années 40' et 60' autour de ces jeunes gens qui ont scandalisé l’Amérique et bousculé l’image rassurante de l’American Way of life, il lui opposa une autre réalité, celle de la drogue, du sexe, et des grands esprits de sa génération qu'Allen Ginsberg décrira dans son poème Howl : "Détruits par la folie, affamés hystériques, nus, se trainant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une fausse piqure, (…) ceux qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la thérébantine dans Paradise Alley".
Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.


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Le système mondial repose désormais intégralement sur les technologies numériques. Une conséquence majeure de cet état de fait est l’intégration fonctionnelle des mnémotechnologies au système de production des biens matériels, ce qui constitue une immense rupture historique : ce sont les dispositifs de production des symboles qui sont désormais totalement absorbés par l’organisation mondiale du commerce et de l’industrie. Les industries culturelles se sont emparées des dispositifs rétentionnels et configurent le temps dans sa forme la plus pure : comme flux de conscience.
C'est en suivant, actualisant la phénoménologie husserlienne et en l'appliquant à l'étude du cinéma que Bernard Stiegler nous montre l’importance de la compréhension du processus d’extériorisation technique de l’imagination qui permet le devenir industriel de l’activité de l’esprit et, partant, sa soumission exclusive aux critères marchands de sélection.