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Les batailles de l'Amérique contre le terrorisme, la prolifération nucléaire, ou encore le viol des embargos forment une seule et même guerre : celle contre ses ennemis. Autant de fronts qui doivent être coordonnés afin d'assurer sa sécurité et surtout sa suprématie économique. C'est cet usage très contestable du droit mis au service de ses intérêts économiques nationaux qu'Ali Laïdi décortique pour nous.
En effet, les entreprises européennes ont versé ces dix dernières années plus de 20 milliards de dollars aux agences américaines chargées de lutter contre la corruption et les violations d'embargos. En France, ce sont les amendes record infligées à BNP Paribas et à Alstom en 2014 qui ont alerté les autorités.
Alors, quelles sont les méthodes de l'administration américaine pour faire plier les multinationales européennes ? Et comment l'Europe peut-elle contre-attaquer ?
Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.


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Depuis 2004, le critique littéraire Juan Asensio tient en ligne un site qui se conçoit comme une "dissection du cadavre de la littérature". Il vient de publier Le temps des livres est passé (Ovadia, 2019), ouvrage qui regroupe le meilleur de ses études littéraires des cinq dernières années, de Max Picard à Robert Penn Warenn en passant par Ernesto Sabato, Joseph Conrad ou encore László Krasznahorkai.
Malgré (ou à cause de ?) sa réputation de virulence, qu'il entretient savamment, son site est devenu un incontestable lieu français de la littérature. On s'y agace parfois, souvent on s'y enthousiasme, mais toujours on s'y nourrit grâce à l'intelligence et l'érudition de ses articles.
Retour, en compagnie de Juan Asensio, sur la passion qui l'anime pour la littérature et sa défense, ainsi que sur l'idée qu'il se fait de son travail de critique.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.


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Même s'il est indéniable que les mécanismes démocratiques comme le référendum, l'initiative populaire, le fédéralisme ou la neutralité armée sont beaucoup plus développés en Suisse que dans la plupart des pays du monde, les institutions suisses ont aussi de nombreux défauts (lobbying des grandes entreprises, corruption).
Mais la démocratie directe, liée en Suisse à un certain esprit de milice, ne se limite pas à un mode de scrutin populaire, elle va bien au-delà en ce qu'elle procède d'une éthique politique générale, d'une forme de civisme résultant d'une construction politique étalée sur plusieurs siècles. Et c'est de cette question dont l'intellectuel et journaliste indépendant David L'Epée nous entretient dans cette causerie.


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Pour mieux comprendre le mouvement des gilets jaunes, les trois spécialistes Alain Hugon, historien de l'Ancien Régime, Marc Belissa, historien de la Révolution française, et Michèle Riot-Sarcey, historienne du XIXe siècle, portent sur la mobilisation actuelle des Gilets jaunes leurs regards d'historiens des soulèvements populaires et des révolutions.
L'apparente spontanéité et le déclenchement sur des mots d’ordres anti-fiscaux, de même que le rejet des privilèges et de la domination de caste, forment des points communs avec les jacqueries et les autres soulèvements populaires qui ont scandé l'histoire de l'Occident, du Moyen Age au XVIIIe siècle.
Mais le mouvement de novembre-décembre 2018 se situe dans un tradition de forte politisation populaire inaugurée par la Révolution française, en particulier par le mouvement des sans-culottes. Comme aux temps les plus anciens, "l'économie morale de la foule" déclenche et justifie la révolte lorsque des valeurs supérieures à celles de la légalité, centrées sur le droit à l'existence dans la dignité, sont transgressées.
L'héritage révolutionnaire, cependant, s'exprime clairement avec l'exigence d’une représentation politique qui ne soit pas seulement légale, c'est-à-dire conforme aux procédures constitutionnelles, mais qui soit aussi légitime, c'est-à-dire effectivement représentative des représentés. Le désir de démocratie, au sens plein du terme, donne au mouvement des gilets jaunes une dimension de resurgissement de la puissance populaire qui a fait les Révolutions de 1830 et 1848, avant d'être à l'œuvre dans la Commune de Paris (1871).
Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.


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Dans ce grand entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique des mois d'avril et mai 2019.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.
PARTIE 1 :
- Notre-Dame : le fait, le symbole, la France
- Marion Maréchal le Pen et l'échec du conservatisme français
- un grand débat pour rien
PARTIE 2 :
- Attentat au Sri Lanka
- Elections européennes
- Au revoir Juncker et santé
- L'Algérie
- Xinjiang chinois
- Ukraine
- Pourquoi les élites détestent la France ?
- 1969, de Gaulle l'autre révolution. NB le leader de 68 est Rondeau
- Mort de Jean-Pierre Marielle


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Historien, chargé d'études à la "Revue Défense Nationale", membre du comité de rédaction du magazine "Guerres & Histoire", Laurent Henninger est l'un des meilleurs connaisseurs de la chose militaire en France.
Il intervient ici sur le thème de l'armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale, dont l'historiographie récente a complètement renouvelé la compréhension.
Une plongée au coeur de la machine de guerre soviétique.


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50 ans après les Black Panthers, les Afro-Américains continuent à se battre.
Après une introduction autour des enjeux actuels de la question noire aux Etats-Unis, Sylvain Quissol nous rappelle la genèse historique de la société capitaliste-raciste américaine et nous donne une histoire critique des mouvements et des luttes afro-américaines des années 1950-1970.
Aujourd'hui, quelles sont les perspectives en termes de luttes sociales, d'articulation entre luttes des racisés et luttes des classes, et d'émancipation ?
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose un commentaire de l'actualité focalisé sur les tendances lourdes qui structurent l'équilibre précaire de nos sociétés et sur les éléments de rupture qui viennent le perturber.
Au menu des mois d'avril et de mai 2019 :
- 0'00'00 : le postérisé du mois (Julien Assange)
- 0'03'45 : démographie et migrations
- 0'23'30 : énergies et matières premières
- 0'33'45 : actualité des technologies
- 0'49'15 : géopolitique de l'espace atlantique
- 1'00'15 : géopolitique de l'Eurasie
- 1'12'15 : géopolitique du Sud
- 1'29'15 : planète Scarface et casino global
- 1'39'15 : conjoncture et réalité de la production
- 1'51'45 : Eurocrise
- 2'00'45 : autres questions européennes
- 2'06'00 : régression sociale et nouvelles révoltes
- 2'16'30 : recomposition politique
- 2'21'15 : crise du sens et régression anthropologique


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Pour ce 71ème numéro de "L’Heure la plus sombre", Vincent Lapierre reçoit l'historien de l'eschatologie messianique Youssef Hindi.
- 00'00 : introduction
- 01'15 : la laïcité est une religion de remplacement
- 05'00 : Junius Frey ou la kabbale dans le christianisme
- 11'05 : le mysticisme dans la Révolution française
- 15'15 : Jacob Franck ou la destruction du catholicisme de l'intérieur
- 22'19 : la mystique du socialisme
- 23'50 : "La République n'est pas fonctionnelle"
- 30'00 : Les immigrés, la nouvelle classe messianique
- 32'27 : Ferdinand Buisson, l'héritier du projet kabbaliste
- 35'10 : vers un "catholicisme moderne"...
- 37'40 : ...et une VIème République
- 40'36 : la rigidification du Système
- 43'33 : sur le double discours
- 46'00 : "La solution est religieuse"


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Allons-nous bientôt vivre dans un monde où les robots prendront la relève du travail humain ? Mais s'il y a de moins en moins de travail, comment les gens vont-ils gagner leur vie ?
Dévrons-nous au moins partiellement découpler les revenus du travail ? Le revenu de base peut-il répondre à ce besoin et constituer une véritable reconnaissance d'autres formes de création de valeur que le capitalisme moderne ne reconnaît pas ?
Yann Moulier-Boutang, économiste et co-directeur de la revue Multitudes, revient sur ces questions dont les réponses engagent l'avenir de nos sociétés.


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Avant de devenir en 1946 Raymond Abellio avec son premier roman, Heureux les Pacifiques, Georges Soulès, polytechnicien, avait été militant révolutionnaire dans les souterrains de l'Histoire. On reproche encore à cet activiste trotskyste de s'être fourvoyé dans la Cagoule entre 1941 et 1943 et d'avoir été jusqu'à la fin de la guerre un agent double entre Vichy et Londres sans daigner choisir son camp.
En vérité, la naissance de Raymond Abellio correspond à la mort initiatique de Georges Soulès. Sa rupture avec la politique est radicale comme est absolue sa conversion à la littérature et à la philosophie.
Pendant quarante ans, jusqu'à sa mort en 1986, Abellio publiera des romans, des essais, des mémoires, un journal, un traité de phénoménologie génétique de la science : La structure absolue, qui feront de lui le seul écrivain métaphysique de sa génération.
Oeuvre initiatique, oeuvre éveilleuse, oeuvre illuminative ouverte à la double transcendance du corps et de la conscience, oeuvre gnostique orientée vers le centre secret d'une époque qui, dans son aveuglement, n'y verra qu'une oeuvre marginale. Le plus grand écrivain de l'action et de la méditation depuis André Malraux.
Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Michel Camus.


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Philosophie karmique teintée d'astrologie et "science" volontiers occulte de la psyché, l'anthroposophie a de très nombreux adeptes, dont certains dans les plus hautes sphères de la société.
Fatras de croyances né sous la plume de Rudolf Steiner, puissante mais discrète dérive sectaire, quel est donc ce mouvement similaire en bien des points à la scientologie, mais dont la plupart d’entre nous n'avons jamais entendu parler ?