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L'historien Henri Guillemin nous offre un exposé du contexte historique dans lequel la Guerre d'Espagne s'est inscrite. Il rappelle d'abord l'aide politique et militaire que Franco reçut de Mussolini et d'Hitler, mais aussi le télégramme de félicitations que le pape Pie IX adressa à Franco après avoir salué sa "croisade" dès septembre 1936, et s'efforce ensuite d'expliquer la non-intervention du gouvernement du Front Populaire de Léon Blum.
Il évoque également les positions prises par les grands écrivains français comme Paul Claudel et Henri Bordeaux qui applaudissent à la victoire de Franco, rejoignant Maurras, Raymond Cartier et François Mauriac qui déclenchèrent alors une campagne de presse violente. L'engagement de Malraux est à relever ainsi que le courage de Georges Bernanos qui s'indigne publiquement contre cette guerre dans Les Grands Cimetières sous la lune.


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Au pouvoir en Hongrie depuis plus d'une décennie, Viktor Orbán mène une politique provoquant de violents remous au sein des institutions européennes.
Rédacteur en chef du Visegrad Post, Ferenc Almássy fait le point sur la situation politique hongroise et nous décrit les conséquences de la guerre en Ukraine, pays frontalier de la Hongrie.
L'occasion de mieux comprendre le statut particulier de ce pays et la politique défendue par son Premier ministre, loin de la propagande des médias occidentaux.


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Plus de soixante ans après sa disparition, le régime de Vichy demeure pour l'historien un sujet difficile. Thème régulier de controverses où la passion remplace la pondération et où la condamnation précède trop souvent le jugement, il se présente à nous entouré de tabous aboutissant presque à interdire l'examen sérieux, impartial et réfléchi de tout un pan capital de notre histoire contemporaine.
C'est à cet examen objectif que procèdent Dominique Venner et Philippe d'Hugues, alors qu'un numéro spécial de la Nouvelle Revue d'Histoire a été consacré à cette période tragique et cruciale de l'histoire de France.
Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.


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Le second tour de l'élection présidentielle brésilienne 2022 a été remportée dimanche 30 octobre par Luiz Inácio Lula da Silva, vainqueur face au président sortant, Jair Bolsonaro.
Deux fins connaisseurs de la situation locale, Alexandre Lohmann et Romain Migus, nous expliquent la situation politique brésilienne actuelle et les conséquences probables de ce retournement de situation dans le contexte plus global de l'Amérique du Sud.


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Peut-on parler du wokisme comme d'une religion ? L'idée même de wokisme a-t-elle réellement de la consistance ? Comment y faire face ?
Loin d'être une radicale nouveauté, le mouvement woke s'inscrit dans un combat contre le sens commun qui traverse les millénaires.
C'est ce que le philosophe et journaliste Raphaël Pomey entend démontrer dans cette conférence.


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Alors que les Américains viennent de renouveler la majorité du Sénat et deux tiers des gouverneurs, le géographe David Teuscher nous propose une analyse des résultats de ces midterms américains.
Un scrutin test à mi-mandat pour Biden, dans l'ombre de Trump, alors que l'attention se déplace déjà vers la présidentielle de 2024.


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Au début des années 1990, en marge de ses propres recherches, Patrick Tort découvre que les États-Unis, par le truchement de leurs fondations philanthropiques, ont financé le nazisme avant de le combattre. Il explique ici comment leur puissance s'est construite sur l'intégration des productions de l'Angleterre victorienne (le "darwinisme social", l'individualisme libéral, l'impérialisme et ses justifications raciales, l'eugénisme auto-protecteur des dominants) au sein desquelles Hitler, dès la rédaction de Mein Kampf, put largement effectuer ses choix.
S'appuyant sur les ressources de l'histoire politique, de l'analyse textuelle, de la psychologie sociale et de la psychanalyse, Patrick Tort conduit une réévaluation critique rigoureuse des usages contemporains de la notion de totalitarisme. Il met en évidence la manière dont les États-Unis ont fabriqué, grâce à la propagande politique, la publicité commerciale, la psychologie des foules et les technologies de l'influence, un nouveau totalitarisme euphorisant et consensuel dont l'effort permanent consiste à occulter sa propre violence sous le vêtement de la "liberté".


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On annonce souvent son éclatement, ses transformations, voire sa disparition et pourtant la famille est toujours là. Comment expliquer la persistance de cette réalité sociale ?
Raymond Debord déboulonne les idées reçues sur les évolutions de la famille et des politiques familiales. De la Troisième République à nos jours, il montre comment la vision nataliste au service de la Nation a fait place à l'individualisme accompagnant l'avènement du néolibéralisme.
Avec les débats sur la PMA, la GPA et les nouvelles formes de parentalités, la famille demeure plus que jamais un sujet de vives polémiques. Dépassant le clivage traditionnel entre la gauche et la droite, Raymond Debord montre que la réelle opposition et les véritables enjeux sur la question familiale se situent entre d'une part les pratiques et les attentes populaires et d'autre part une vision de la famille promue par les classes dominantes.


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La montée de l'insignifiance, c'est l'entrée dans une société qui n'a plus d'image d'elle-même, à laquelle les individus ne peuvent plus s'identifier, où les mécanismes de direction se décomposent. Mais une société qui refuse l'autolimitation et la mortalité est vouée à l’échec.
Des deux grandes significations constitutives du monde moderne, celle qui avait fini par s'imposer sans partage – l'expansion illimitée – est aujourd'hui en crise. L'éclipse de l'autre – l'autonomie individuelle et collective – sera-t-elle durable ? Saurons-nous créer de nouvelles façons d'être ensemble ?
Les questions soulevées par Cornelius Castoriadis se posent à nous de façon toujours plus pressante.
Émission "Du jour au lendemain", animée par Alain Veinstein.


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Les polémiques sur la laïcité se sont focalisées sur la question de l'islam : celui-ci est-il ou non compatible avec la laïcité française ? Représente-t-il pour nos valeurs et nos institutions une menace comparable, voire supérieure à celle que représentait le catholicisme au début du XXe siècle ?
Refusant d'entrer dans des considérations théologiques, Olivier Roy se situe sur le terrain politique, pour relever quelques évidences, nourries de sa connaissance approfondie des mouvements musulmans. D'une part, l'islam contemporain est profondément sécularisé, y compris dans ses formes les plus radicales. Il ne représente donc pas une exception, mais au contraire ne pose pas davantage de problème que les autres religions : en revanche, les formes diverses de retour du religieux traduisent un besoin d'affirmation identitaire, qui est à la fois une manière de s'inscrire dans un monde sécularisé tout en protestant contre cette sécularisation. D'autre part, la question est révélatrice d'une difficulté propre à la société française, où certains voudraient faire de la laïcité une sorte de religion civile exigeant l'adhésion des citoyens à un corpus de valeurs communes. Or cette orientation va à rebours de la stricte séparation du religieux et du politique que la laïcité définit, et ne répond pas aux difficultés politiques et sociales qui sont celles de la société française.
La contribution d'Olivier Roy contribue à clarifier un débat confus et permet d'envisager ces débats de manière pacifiée, en démythifiant les craintes de la société française.


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Si l'on veut enrayer la catastrophe écologique en cours, il va falloir, nous dit-on, changer de fond en comble nos relations à la nature, aux milieux de vie ou encore aux vivants non-humains. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Dans quels projets de société cette nécessaire transformation peut-elle s'inscrire ? Et quels sont les leviers d'action pour la faire advenir ?
En puisant son inspiration dans les données anthropologiques, les luttes territoriales et les combats autochtones, l'effort conjoint de Philippe Descola et Alessandro Pignocchi esquisse la perspective d'une société hybride qui verrait s'articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d'organisation sociale, de manières d'habiter et de cohabiter.