Nationalismes d'Europe : loin en arrière. Avec Anne-Marie Thiesse sur France Culture.


(0)
163 Vues
0 commentaire
20.10.2018

Alors que l'Europe semble à nouveau sensible aux nationalismes, il est utile de faire la généalogie de ce concept en remontant jusqu'aux origines de son émergence, au temps où s'affirmèrent les ressorts de sa future extension. Autrement dit jusqu'au XIXe siècle qui, dans la suite de la Grande Révolution française, fut celui de la remise en cause des hiérarchies politiques traditionnelles, ces hiérarchies que, dans l'Ancien régime, les souverains tout à la fois surplombaient et incarnaient.
Comme toujours les mots ont leur charge d'ambiguïté. Fait national, nationalités, identités nationales, patriotisme : dans ce champ on glisse aisément d'un comportement à un autre, d'une fierté portant une morale universelle au repli sur soi et à des ambitions expansionnistes, parfois racistes. L'ambivalence du terme d' "identité" éclaire cela spécialement.
C'est donc de définitions qu'il va donc falloir d'abord se préoccuper pour savoir de quoi l'on parle, en bonne ou en mauvaise part. Avant d'évoquer, sous cette lumière spécifique, quelques-uns des grands mouvements de l'histoire européenne jusqu'après la Première guerre mondiale.
Anne-Marie Thiesse, spécialiste d'histoire culturelle, s'est penchée de longue date sur ces questions intellectuellement complexes et civiquement capitales. Avec elle, nous allons tâcher de démêler dans la durée quelques-uns de ces fils entrelacés.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le Coup de Prague. Avec Annie Lacroix-Riz sur Radio Galère.


(0)
213 Vues
0 commentaire
03.09.2018

Vingt ans avant le "Printemps de Prague", le "Coup de Prague" a, en février 1948, bénéficié d'un écho politique et médiatique considérable sur fond de Guerre froide et de Plan Marshall.
Annie Lacroix-Riz revisite cet évènement pour le restituer dans le contexte des rapports de force internationaux à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Documents d'archives à l'appui, l'historienne nous montre en quoi la présentation occidentale de l'évènement constitue un parfait exemple d'intoxication historique.
Plus que jamais, une contre-histoire du Printemps de Prague reste à écrire.

L'économie populaire de Robespierre. Avec Yannick Bosc au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


(0)
188 Vues
0 commentaire
17.04.2019

Robespierre a-t-il eu une pensée économique ? Le 10 mai 1793, il utilisa l'expression d' "économie politique populaire", qui invite à être approfondie. Nous savons également qu'il ne fut ni le seul, ni le premier, à concevoir un tel projet.
Cette pensée économique critique de ce que l'on appelle couramment "libéralisme économique" ouvrait sur un "libéralisme égalitaire" dans le sens où elle affirmait la nécessité de rééquilibrer le circuit économique ; l'idée centrale étant de contrôler, par la démocratie y compris dans sa dimension communale et décentralisée, l'exercice du pouvoir économique.
Robespierre approfondissait par-là la réflexion sur la dangerosité du pouvoir économique et sur les moyens très pratiques d'empêcher ce despotisme nouveau.

La guerre des classes. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


(0)
243 Vues
0 commentaire
05.04.2019

L'État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l'intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l'histoire jusqu’à nos jours est l'histoire de la lutte des classes, affirme Marx.
Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l'affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions…
Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d'autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

Histoire de la République en France. Avec Jacques de Saint Victor à la Nouvelle Action Royaliste.


(0)
138 Vues
0 commentaire
20.05.2019

Pour de nombreux Français, la République prend naissance avec la Révolution française. Or la pensée républicaine est formulée par Aristote puis par Cicéron et la République s'institue dans les cités médiévales avant de trouver sa première conception moderne chez Jean Bodin.
La proclamation de la Première République en 1792 n'est pas un aboutissement : l'idée républicaine se déploie ensuite dans divers types de régimes et au sein de traditions politiques qui ne concordent pas ou s’opposent nettement : dans le républicanisme, on distingue des libéraux, des jacobins, des conservateurs, des plébéiens. Puis la Vème République tente une synthèse intellectuelle et institutionnelle sous la forme de la monarchie républicaine incarnée par le général de Gaulle.
Pour comprendre cette longue histoire et pour en débattre, le professeur d'histoire du droit Jacques de Saint Victor vient présenter sa monumentale Histoire de la République en France qu'il a co-écrite avec Thomas Branthôme.

Portrait de Joseph de Maistre. Avec Rémi Soulié, Axel Tisserand et Luc-Olivier d'Algange chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


(0)
977 Vues
0 commentaire
06.2019

Homme politique, philosophe, magistrat, historien et écrivain, Joseph de Maistre est considéré comme l'un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire.
Pour s'attaquer à ce monument de l'histoire et de la littérature à la postérité diverse (et surprenante), Alain de Benoist reçoit Rémi Soulié, Axel Tisserand et Luc-Olivier d'Algange dans ce nouveau numéro des "Idées à l'endroit".

Les communes ukrainiennes en 1919-1920. Avec Eric Aunoble pour Table Rase à Lyon.


(0)
176 Vues
0 commentaire
15.11.2017

Chose méconnue, en Ukraine entre 1919 et 1920, les paysans les plus pauvres se sont organisés en communes exigeant le communisme tout de suite. Et cela avec le soutien du parti Bolchevik !
S'organisant dans les propriétés de la grande bourgeoisie foncière, les communes surprennent par leur avant-gardisme social, même si ce n'était pas toujours réellement appliqué. Les femmes et les jeunes y avaient les mêmes droits que les hommes, les tâches ménagères et d'entretiens étaient partagés par tous et les décisions étaient collectives. Ces communes montraient alors toute la capacité créative de la classe ouvrière.
C'est cette aventure que nous conte Eric Aunoble, aventure qui ne dura que quelques mois avant d'être renversée par les contre-révolutions. Tout d'abord la blanche, celle des partisans du Tsar, qui écrasèrent par la force et le meurtre les communards. Puis par les paysans "moyens" et koulaks qui reprochaient aux communes d'avoir des terres supplémentaires, pour finir par être délaissée par le parti Bolchevik, qui préféra mettre en avant les Sovkhozes, moins impopulaires.

Questions après la conférence :
 - 1'10'34 : pouvez-vous revenir sur la commune de 3 personnes ?
 - 1'12'28 : est-ce les communistes ou les communes qui vont impulser les réquisitions ?
 - 1'14'36 : est-ce qu'il y a des coordinations de communes ?
 - 1'16'20 : est-ce qu'il y a eu des résistances lors de la réquisition des terres ?
 - 1'17'49 : les anciens propriétaires terriens vont-ils revenir plus tard ?
 - 1'18'25 : les grands propriétaires terriens ont-ils fuit vers l'Europe de l'Ouest ?
 - 1'21'17 : qu'est-il advenu des communes après la victoire de l'armée rouge ?
 - 1'24'20 : que sont devenus les grands domaines qui étaient des communes après 1919-1920 ?
 - 1'26'05 : quels sont les différences entre les soviets et les communes ?
 - 1'31'06 : les assemblées de plusieurs heures sont-elles habituelles dans les communes ?
 - 1'33'32 : pourquoi les communes ont-elles durées aussi peu de temps ?
 - 1'36'52 : pouvez-vous revenir sur l'antisémitisme en Ukraine dans ces années ?
 - 1'43'22 : quel fut le rôle du BUND ?
 - 1'48'06 : est-ce qu'il y avait des différences entre les communes du Sud de l'Ukraine et celles du Nord ?
 - 1'53'49 : pouvez-vous revenir sur la réception actuelle de la révolution en Russie et en Ukraine ?

L'histoire politique de l'alimentation et le "mieux manger". Avec Paul Ariès à Lons-le-Saunier.


(0)
141 Vues
0 commentaire
27.01.2017

Que nous apprend l'alimentation préhistorique sur la division des sociétés ? Que devons-nous encore aux conceptions politiques des tables mésopotamiennes égyptiennes, grecques ou romaines, au-delà de la question des banquets ? Comment et pourquoi les tables gauloises ont-elles été balayées par l'alliance politique entre l'église catholique et les nouveaux maitres issus des grandes invasions ? En quoi le système politico-religieux féodal a-t-il structuré durablement notre table ? Pourquoi et comment la monarchie absolue a-t-elle du inventer sa propre conception de la table ? Quelles furent les conceptions révolutionnaires de la table ? Pourquoi la république a-t-elle imposé la pomme de terre contre  "l'arbre à pain" (chataignier) ? Quelles furent dans l'histoire les grandes utopies alimentaires ?
Il existe déjà de nombreuses histoires sociales, culturelles, religieuses, économiques, techniques de l'alimentation mais aucune histoire "politique" de la table. C'est cette histoire politique que retrace Paul Ariès en expliquant "ce que manger veut dire" du point de vue de la constitution d'une société, de ses rapports de pouvoir et de domination.