Le Système Dette. Avec Eric Toussaint chez ATTAC à Luxembourg.


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03.05.2018

De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation.
Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes.
La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. Eric Toussaint analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
Ce travail donne les clés indispensables pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste au cours des deux derniers siècles.

Faut-il avoir peur de la liberté ? Avec Johann Chapoutot à l'Université de Genève.


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22.03.2018

L'angoisse d'être libre… Il est tellement plus rassurant de ne pas l'être, et de ne pas avoir à faire de choix. Voilà un thème considérablement travaillé par la philosophes, mais qui intéresse aussi les historiens.
L'avènement de l'individu libre ou, du moins, délié des enracinements et conditionnements traditionnels, est un phénomène récent dans l'histoire de l'humanité. En Europe, il a marqué l'Allemagne de la fin du XIXe siècle : industrialisation rapide, urbanisation galopante, exode rural massif… Des millions d'hommes se retrouvent "libres" et la "communauté" traditionnelle cède le pas à une "société", étudiée par une discipline naissante, la "sociologie". Conscient du caractère traumatisant du phénomène, Bismarck crée une législation "sociale" pour donner corps et consistance à cette société naissante.
Mais l’avènement d'une "société ouverte" (Karl Popper) n'a pas que des amis : face au bouleversement de la modernité, la communauté fermée, celle de la race et du sol, apparaît comme une solution possible, voire désirable.
L’étude du cas allemand à la fin du XIXe siècle, avec ses mutations vertigineuses, ses innovations et ses replis, est d'une actualité sidérante pour aujourd'hui.

Barbares et civilisation : un parcours historique. Avec Henry Laurens à l'Académie du Royaume du Maroc.


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17.10.2018

Le professeur au Collège de France Henry Laurens, titulaire de la Chaire d’histoire contemporaine du monde arabe, nous expose les différentes acceptions du terme 'barbarie' dans l'histoire.
C'est toute la culture occidentale qui est hantée par ce terme : les "invasions barbares" étant à l'origine de la fondation de l'Europe, une ambivalence fondatrice existe là, entre valorisation des barbares et apologie de l'Antiquité.
Une conférence importante car, comme le disait l'intellectuel Tzvetan Todorov, "on ne peut avancer dans la voie de la civilisation sans avoir reconnu au préalable la pluralité des cultures".

Guerres de Vendée : crimes de guerre oui, génocide non ! Avec Jean-Clément Martin sur la Radio Chrétienne Francophone.


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14.03.2018

L'utilisation du terme "génocide" pour qualifier les exactions commises par les bleus sur les vendéens entre 1793 et 1794 fait débat depuis presque 30 ans.
L'historien Jean-Clément Martin, spécialiste de la Révolution française et de son historiographie, nous explique en quoi il est opposé à l'usage de ce terme pour décrire et définir les massacres qui se sont déroulés à cette époque en Vendée - 200'000 morts, soit 20 à 30% du total des morts de la Révolution française.
Réfractaire à tout catéchisme idéologique, il veut cherche surtout à (faire) comprendre le "phénomène vendéen" dans toute sa complexité, en affranchissant la période des interprétations consacrées qui l'inscrivent toujours dans une lutte entre le bien et le mal.

L'histoire vue d'ailleurs : le Japon et la modernité. Avec Pierre-François Souyri à l'Université de Genève.


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22.05.2018

Comment et pourquoi le Japon s'est-il modernisé très tôt dès la fin du XIXe siècle, à l’encontre de la plupart des autres pays non européens ? Etait-il une exception ? Annonçait-il l'évolution future de la plupart des autres sociétés asiatiques ?
Le spécialiste de l'histoire du Japon Pierre-François Souyri s'attache ici à interroger quelques figures de la société japonaise depuis la "révolution industrieuse" du XVIIIe siècle jusqu'à la révolution industrielle du XXe siècle pour montrer que l'avenir du Japon vient de loin...

Une histoire politique du CO2. Avec Jean-Baptiste Fressoz au Théâtre Nanterre-Amandiers.


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29.05.2015

Si tout le monde a en tête la courbe croissante des émissions de CO2 depuis deux siècles, on n'en a curieusement pas d'histoire. Quels sont les grands processus historiques qu'il faut prioritairement mettre en relation avec cette courbe ? Quels sont les institutions, les pouvoirs, les imaginaires et les intérêts qui nous ont véritablement placés sur le chemin de l’abîme climatique ?
La recherche de Jean-Baptiste Fressoz porte sur les racines sociales, économiques et politiques des problèmes écologiques auxquels nous devons faire face aujourd’hui. "Il s'agit de déplacer notre regard de l'analyse scientifique des milieux naturels atteints, vers les acteurs, les institutions et les décisions qui ont produit ces atteintes." Cela signifie que les atteintes portées au système Terre par l'être humain, ce que l'on nomme aujourd'hui Anthropocène, sont le résultat de choix et non pas d'une quelconque fatalité pour comprendre la situation actuelle et rendre possible de nouvelles trajectoires pour le futur.

Une conférence qui s'inscrit dans le programme du week-end "Make it work".

Crise occidentale de la famille en Europe et au Maghreb. Avec Damien Viguier pour E&R à Bordeaux.


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15.09.2018

La famille est une institution fragile dont le droit a en quelque sorte la garde. Cela tient à ce qu'il intervient traditionnellement, avec le testament et avec le partage, en matière successorale, et, avec le contrat de mariage, en matière matrimoniale. Or, mariage et succession sont comme les clefs de la famille. Ce n'est pas que les questions de filiation, de nom et de bien de famille, de tutelle, d'obligation alimentaire, de secours ou de devoirs envers les parents (vivants et morts) soient négligeables : elles participent de la même institution ; mais elles découlent toutes, en définitive, du mariage et de la succession.
Aujourd'hui plus personne ne peut ignorer que l'institution de la famille fasse l'objet des attentions les plus contradictoires. Maître Damien Viguier fait avec nous la généalogie de cette crise de la famille en remontant, par l'histoire, aux sources anthropologiques de l'institution familiale, cellule de base de la société.

Les non-conformistes des années 30 et leur postérité. Avec Olivier Dard, Christian Brosio et Pierre-Marie Sigaud sur Radio Courtoisie.


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11.10.2018

Souvent rattachées aux notions de déclin voire de décadence, les années trente sont aussi une période de bouillonnement et de création, porteuse de sa propre identité et d'un "esprit" incarné par des figures et des groupements communément qualifiés de "non-conformistes".
Cette émission nous propose de revisiter cette période en nous intéressant particulièrement à ses nouvelles relèves. Il s'agit de montrer le cheminement croisé de deux entités qui structurent cet ensemble, les "réalistes" et les "spiritualistes", et de relier leurs discours et leurs pratiques.
Nées dans les années vingt, ces deux sensibilités forment des ensembles, constitué pour le premier, en voie de formation pour le second, à la veille de la grande crise, qui marque autant un point d'aboutissement qu'un nouveau départ pour des nouvelles relèves aspirant à une transformation profonde du pays dans laquelle elles auraient leur part.
Présentes sur de nombreux fronts politiques, sociaux ou culturels, ces relèves ne parviendront pas, à l'exception du groupe des technocrates, à jouer un rôle à la mesure de leurs ambitions...

Émission du "Libre Journal de chrétienté", animée par Olivier François.