La non-épuration en France. Avec Annie Lacroix-Riz à la Librairie Tropiques.


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17.09.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz se pose cette question dans son dernier ouvrage La non-épuration en France (Armand Colin, 2019) dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

Syndicats, soumission ou révolution ? Avec Louis Alexandre pour l'Université Réelle à Montpellier.


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01.12.2018

Depuis les années 1990, nous vivons une transformation sociale sans précédente. Le glissement progressif vers le modèle libéral mondialisé a transformé les structures de l'économie et les équilibres sociaux. Cela a eu une répercutions directe sur l'environnement syndical ; la baisse régulière des effectifs des grandes centrales et de la participation aux élections professionnelles donne une idée du naufrage.
Avec un des taux de syndicalisation les plus bas d'Europe, les syndicats français ne représentent plus une large majorité de travailleurs précaires et en voie "d'uberisation". Le gros des bataillons se regroupant dans le public ou les grandes entreprises, on ne les retrouve pas forcément sur les terrains sociaux chauds.
Les directions syndicales ont compris cette faiblesse et cherchent désormais à maintenir leur rôle de "partenaires sociaux représentatifs". Le repli sur la cogestion des organismes de la protection sociale garantie par le système paritaire (État, patronats et syndicats étant représentés dans la direction des principales administrations de l'aide sociale) est pour eux le moyen de conserver cette armada de "permanents" et de "détachés" qui offrent des troupes mobilisables alors que les effectifs décroissent.
La "base" des principaux syndicats, elle, doit faire face à une situation paradoxale dans la plupart des récents conflits. Alors que la combativité des travailleurs est forte, elle doit convaincre les directions de la suivre et de la soutenir. Jamais la rupture n'a été aussi profonde entre le sommet des syndicats et la masse des syndicalistes du quotidien.
Alors, les syndicats bureaucratiques sauront-ils dépasser la défense des acquis sociaux pour embrayer sur la conquête de nouveaux droits et proposer de sortir du système économique actuel ?

Eclatement et reconstruction de la Russie depuis 1991. Avec Jean-Robert Raviot pour la Revue Conflits.


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04.2019

Le professeur de civilisation russe Jean-Robert Raviot retrace les causes de l'effondrement de l'URSS en 1991, choc géopolitique majeur, et la décennie noire des années 1990.
Après les tentatives de réforme des années 1980, l'URSS s'est effondrée sous le coup de son échec économique et du réveil des nationalités.
Le traumatisme des années 1990 explique en partie la politique russe d'aujourd'hui et la volonté de renouveau impérial.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

Les patrons syndiqués : aux origines du MEDEF. Avec Jean Garrigues sur France Culture.


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10.02.2018

Les gazettes retentissent, ces temps-ci, des bruits qui entourent la succession de Pierre Gattaz à la tête du MEDEF, le mouvement des entreprises de France. Elles nous laissent apercevoir la complexité des forces qui s'affrontent à cette occasion, qu'il s'agisse, comme il est naturel, des ambitions individuelles ou qu'il s'agisse, ce qui est plus éclairant, des affrontements entre les différentes composantes du patronat français.
Aujourd'hui comme toujours, s'il advient quelques fois qu'elles sachent s'unir, assez largement, contre ce qui leur apparaît comme un péril politique fondamental, elles sont le plus souvent travaillées par des antagonismes que nourrit la variété de la situation des entreprises. Variété de leur dimension et de leur champ d'action, bien sûr, mais aussi variété de leur situation par rapport au commerce intérieur ou extérieur, et variété des personnels qu'ils emploient, différemment organisés. Sans compter la constante divergence entre les clients et les fournisseurs. Toutes choses qui se lisent spécialement, de génération en génération, dans les évolutions contrastées et complexes du syndicalisme patronal.
C'est donc à celui-ci qu'est consacrée cette émission, en remontant au moins jusqu'au Second Empire en compagnie de Jean Garrigues, spécialiste d'histoire parlementaire et politique et auteur d'un ouvrage important intitulé précisément Les patrons et la politique et sous-titré dans sa dernière édition : 150 ans de liaisons dangereuses...

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Guerre d'Algérie, tragédie ou trahison ? Avec Jean Sévillia sur Radio Courtoisie.


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23.12.2018

Plus d’un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans œillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un État souverain ?
La conquête et la colonisation au XIXe siècle, le statut des différentes communautés au XXe siècle, le terrible conflit qui ensanglanta l'Algérie et parfois la métropole de 1954 à 1962, tout est matière, aujourd'hui, aux idées toutes faites et aux jugements réducteurs.
Dans son livre Les vérités cachées de la Guerre d'Algérie, Jean Sévillia affronte cette histoire telle qu'elle fut : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.

Émission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

La Terreur et sa trace (1794-2018). Avec Jean-Clément Martin sur France Culture.


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06.10.2018

Après les controverses passionnées qui ont marqué le Bicentenaire de la Révolution française, voici déjà un quart de siècle, on avait pu croire, quelque temps, à une certaine érosion de la curiosité savante pour cette époque fondatrice.
Eh bien, pas du tout ! L'événement révolutionnaire fut de si immense portée qu'il a bientôt retrouvé un très vif attrait intellectuel, un attrait dont témoignent des publications de grande qualité - non sans qu'on ait constaté un certain déplacement de l'intérêt aux dépens de l'histoire des idéologies et des forces politiques et au profit de celle des émotions, des représentations, des enchaînements imprévisibles.
Et en dépit de l'évolution des éclairages, il est un thème qui n'a pas cessé de parcourir l'historiographie, de génération en génération, un thème lancinant, obsédant : la question de la Terreur et de sa portée, sur-le-champ et depuis lors. La Terreur et sa trace : cette trace est pluriséculaire et elle appartient tout droit, par-là, à notre émission.
La publication récente de l'ouvrage Les Échos de la Terreur du professeur émérite Jean-Clément Martin nous invite à revenir sur deux siècles d'évolution de l'historiographie. Entre mensonges, récupérations et instrumentalisations, il est plus que temps de mettre fin à la Terreur comme principe, comme système et comme fascination.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

La France est-elle bien la fille aînée de l'Eglise ? Avec François-Marin Fleutot et Aymeric Pourbaix sur Radio Courtoisie.


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03.03.2019

Non, le sabre et le goupillon n'ont pas toujours été unis. Au contraire, l'histoire des papes de Rome et des rois de France a été tumultueuse, se soldant par une ribambelle de monarques excommuniés. C’est cette chronique contradictoire et contrastée, haute en couleurs, que nous rappelle François-Marin Fleutot, accompagé d'Aymeric Pourbaix.
En 800 ans, sur les trente-six héritiers de la dynastie fondée par Hugues Capet, ce ne sont pas moins de quatorze chefs de la "fille aînée de l'Église" qui seront interdits de sacrements, de Philippe-Auguste à Louis XIV. Dans le même temps, en s'opposant aux pontifes, les rois édifient la doctrine si française de la séparation des pouvoirs spirituel et temporel...
Et aujourd'hui : qu'en reste-t-il ? L'héritage des relations en la France et l'Eglise cathoique perdure-t-il encore sous d'autres formes ?

Émission "Lumière de l'espérance", animée par Philippe Delorme.

Souvenirs de Benoist-Méchin. Avec Hervé Coutau-Bégarie et Eric Roussel sur Radio Courtoisie.


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08.08.1989

Peu d'itinéraires auront été, au XXe siècle, aussi complexes et a priori inexplicables que celui de Jacques Benoist-Méchin. En 1922, quand jeune homme ivre de poésie, de musique et de littérature, il rendait visite à Marcel Proust au Ritz, il eût été difficile d'imaginer que tout en poursuivant une œuvre historique il se ferait successivement l'apôtre d'une collaboration à outrance avec l'Allemagne pendant la guerre, puis l'avocat enthousiaste d'un rapprochement entre l'Europe et le monde musulman.
Le mystère semble d'autant plus entier que, même aux pires moments de son errance, Benoist-Méchin se distingua toujours par une certaine dignité...

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.