Vivre Sans. Avec Frédéric Lordon à la Librairie Le Merle Moqueur.


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10.10.2019

Vivre Sans : sans institutions, sans État, sans police, sans travail, sans argent. Être "ingouvernables". C'est peut-être le discours le plus dynamique dans l'imaginaire contemporain de la gauche, mais ce qui fait son pouvoir d'attraction est aussi ce qu'il a de plus problématique.
La fortune de ses énoncés recouvre parfois la profondeur de leurs soubassements philosophiques. Auxquels on peut donner la consistance d’une "antipolitique", entendue soit comme politique restreinte à des intermittences ("devenirs", "repartages du sensible"), soit comme politique réservée à des virtuoses ("sujets", "singularités quelconques"). Soit enfin comme politique de "la destitution".
Destituer, précisément, c’est ne pas réinstituer - mais le pouvons-nous ? Ici, une vue spinoziste des institutions répond que la puissance du collectif s'exerce nécessairement et que, par "institution", il faut entendre tout effet de cette puissance. Donc que le fait institutionnel est le mode d'être même du collectif. S'il en est ainsi, chercher la formule de "la vie sans institutions" est une impasse. En matière d'institution, la question pertinente n’est pas "avec ou sans ?" - il y en aura. C'est celle de la forme à leur donner.
Assurément il y a des institutions que nous pouvons détruire (le travail). D'autres que nous pouvons faire régresser (l'argent). D'autres enfin que nous pouvons métamorphoser. Pour, non pas "vivre sans", mais vivre différemment.

Le rôle de l'URSS dans la Seconde guerre mondiale. Avec Jacques Sapir au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris.


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02.2020

Les récentes commémorations de la victoire sur le nazisme invitent à repenser le rôle qui fut celui de l'URSS dans cet effort de guerre.
En effet, la perception de la contribution respective des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale a grandement évolué avec le temps. Et bien que l'Union soviétique a porté le fardeau le plus lourd en ayant à faire face, jusqu'en novembre 1943, à près de 70% des troupes hitlériennes, il s'agit de comprendre avec Jacques Sapir pourquoi bon nombre de nos comtemporains ne l'entendent pas de cette manière.

Les procès faits aux animaux (XIIIe-XVIIe siècle). Avec Michel Pastoureau aux Archives départementales de la Vienne.


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09.04.2019

Cochons dévoreurs de nouveaux-nés condamnés à l'étranglement, sangsues sommées par la justice de ne plus s'en prendre aux poissons... Du XIIIe au XVIIIe siècle, les bêtes de ferme et autres insectes nuisibles pouvaient être envoyés devant des tribunaux, et jugés à l'aide de toute une rhétorique constituée de citations latines et d'allusions à caractère historique.
Excommunications, exorcismes publics, condamnations à mort, jugements par contumace... ces histoires nous semblent aujourd'hui tellement stupéfiantes, qu'elles sont longtemps passées pour être imaginaires.
L'historien Michel Pastoureau nous fait revivre quelques-uns des plus étonnants procès d'animaux du Moyen Âge : bienvenue dans une époque où l'on attendait des bêtes, membres à part entière de "la communauté de Dieu", qu'elles respectent les mêmes devoirs que les humains.

Le role des francs-maçons pendant la IIIe république. Avec Patrice Morlat sur Radio Courtoisie.


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07.08.2019

Les francs-maçons, sous la IIIe République, sont engagés dans les principales luttes politiques de leur temps – pour l'enseignement public, laïc et obligatoire ; pour la séparation des Églises et de l'État ; contre le Concordat, etc. Ils œuvrent alors à la naissance des grandes lois républicaines et laïques et se font en outre "architectes de l'Empire", jouant un rôle essentiel dans l'expansion coloniale.
L'historien Patrice Morlat examine le rôle et l'influence des loges dans l'évolution des possessions coloniales, leur mise en valeur et le sort des colonisés, mais aussi les relations privilégiées qu'elles entretenaient avec les autorités républicaines.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Les populismes : à la découverte d'un continent. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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30.10.2019

Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
Mais qu'est-ce que le populisme ? Depuis un demi-siècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à un populisme qu'à des populismes. D'où le choix assumé du pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène.
L'historien Olivier Dard, directeur, en compagnie de Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois, du Dictionnaire des populismes, nous introduit à cette réalité incontournable de la vie politique contemporaine.

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.

Jacques Bainville, un portrait politique. Avec Christophe Dickès au Cercle Henri Lagrange.


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02.2020

Grand historien et observateur attentif des relations internationales, Jacques Bainville eut une aura qui dépassa largement sa famille politique d'origine, l'Action française. L'historien et journaliste Christophe Dickès nous permet de revenir sur la trajectoire et l'oeuvre de celui qui,
sachant que la politique est toujours l'œuvre des hommes et que l'expérience de ceux-ci et des grandes permanences de l'histoire permet de déduire le futur, écrivit un livre prophétique en 1919 en annonçant tous les événements majeurs l'entre-deux-guerres, jusqu'à la nouvelle guerre européenne.

 - 0'00'36 : milieu d'origine de Jacques Bainville
 - 0'02'33 : conversion de jacques Bainville au royalisme
 - 0'05'05 : rencontre entre Jacques Bainville et Charles Maurras
 - 0'07'16 : Jacques Bainville et la politique étrangère
 - 0'10'27 : l'Institut d'Action française
 - 0'12'41 : trois écoles historiques : romantique, positiviste et marxiste
 - 0'15'19 : l'Histoire était-elle une "science exacte" pour Bainville ?
 - 0'19'15 : les lois des "conséquences", de  "dépendance" et de l' "oubli"
 - 0'23'57 : l' Histoire de France de Bainville
 - 0'26'27 : en quoi l'oeuvre "France" est-elle fragile ?
 - 0'28'07 : la réhabilitation de l'idée monarchique
 - 0'31'02 : la Révolution française
 - 0'34'59 : Bainville et le principe des nationalités
 - 0'39'57 : la question anglaise
 - 0'44'46 : le Traité de Versailles
 - 0'50'04 : le "droit-de-l'hommisme"
 - 0'54'39 : Les Dictateurs
 - 0'57'59 : êtes-vous bainvillien?
 - 1'03'32 : Bainville et l'enseignement de l'Histoire

Les rapports des Espagnols à leur histoire. Avec Nicolas Klein sur Radio Courtoisie.


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18.09.2019

Justifiées ou non, les mauvaises réputations ont la vie dure : l'Espagne mériterait plus que tout autre pays l'opprobre de l'Histoire et la sévérité des historiens. Destruction du "miracle" que constituait Al-Andalus et expulsion des musulmans lors de la Reconquista, édification par l'épée d'un empire colonial, excrasement des républicains et accession au pouvoir du camp nationaliste en la personne de Franco, ... autant de sujets qui méritent aujourd'hui d'être étudiés avec distance et objectivité.
La vérité historique toute nue corrobore-t-elle la "légende noire" de l'Espagne ? La repentance et la haine de soi dont font preuve bon nombre de politiques et d'historiens est-elle justifiée ? Car si l'Espagne ne fut ni pire ni meilleure que les autres puissances politiques de son temps, il est peut-être temps de tourner la page de l' "historiquement correct".

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

1969 : les philosophes américains entrent en guerre. Avec Mathieu Hauchecorne sur France Culture.


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02.10.2019

En 1969 aux Etats-Unis, Richard Nixon devenait président des Etats-Unis le 20 janvier, Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune le 20 juillet, Janis Joplin chantait à Woodstock en août, 250'000 personnes manifestaient contre la guerre au Vietnam à Washington en novembre et le poète Jack Kerouac mourrait le 21 octobre en s'interrogeant sur la place qu'il occupait en tant qu'écrivain dans la société...
Comment, alors, les contestations étudiantes ont-elles remis en cause le primat de la philosophie analytique ? En quoi l'ouvrage Théorie de la justice de John Rawls, publié dans ce climat d'émeutes, a-t-il marqué le basculement de la pensée américaine vers une philosophie politique et engagée ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.