La Renaissance, une construction politique du XIXe siècle. Avec Didier Le Fur sur la Radio Chrétienne Francophone.


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10.03.2018

La Renaissance est souvent présentée comme une période de bouillonnement scientifique, intellectuel et artistique, née en Italie. Dans Une autre histoire de la Renaissance (éd. Perrin), Didier Le Fur la présente comme une construction du XIXe siècle.
Une construction lente mais construction tout de même. Au XVe siècle en Italie, des intellectuels ont redécouvert le latin des Romains et décidé de le remettre à l'honneur. Comme dit Didier Le Fur, "ils se sont pris de mégalomanie de réinventer une langue et de la réimposer à la culture italienne pour le prestige de la cité de Florence".
Au siècle suivant (milieu du XVIe siècle), la notion de Renaissance réapparaît en France. Cette fois sous l'impulsion des auteurs de la Pléiade. Ces jeunes intellectuels de 20 à 27 ans, désireux de trouver leur place au milieu des clercs de l'époque, réinventent une poésie en modernisant le français : il vont "refaire la langue magnifique" - tout comme les intellectuels florentins l'avaient fait pour le latin.
Enfin, c'est finalement au XIXe siècle, sous la plume de Michelet, que la Renaissance va devenir une période historique à part entière.

Émission "La suite de l'Histoire", présentée par Véronique Alzieu.

Les écrivains contre la Commune. Avec Paul Lidsky pour l'Association des amis de la Commune de Paris.


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07.12.2017

Le 18 mars 1871 éclate à Paris une révolution populaire qui, quelques semaines plus tard et après une guerre civile sans merci, s'achèvera par la défaite de la Commune et une incroyable répression. Devant cet événement, la réaction des écrivains et hommes de lettres français est quasi unanime : à l’exception de quelques-uns, parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui.
Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un "gouvernement du crime et de la démence" (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d’ambitieux, de fous et d’exaltés.
Paul Lidsky retrace ici l'un des chapitres les plus sombres et les plus méconnus de l'histoire littéraire française et à travers l'analyse des textes les plus divers, il s'efforce de comprendre les réactions de l'homme de lettres confronté à la brutalité d'une révolution populaire.

Baltasar Gracián, éducateur. Avec Marc Fumaroli et Stéphan Vaquero à Répliques sur France Culture.


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15.01.2011

Baltasar Gracian (1601-1658) est l'un des plus grands essayistes espagnols du Siècle d'or, que l'on peut comparer à Montaigne et à La Rochefoucauld.
Dans L'Homme de cour, dont le texte original date de 1647, qui réunit trois cents maximes ou réflexions, il propose un art de vivre à la cour comme à la ville, en sauvant son honneur et son monde intérieur.
La traduction de 1684 est l'un de ces monuments du style littéraire à la française, que Marc Fumaroli et Stéphan Vaquero viennent nous aider à comprendre et à savourer.

L'antisémitisme de gauche, du 19e siècle à aujourd'hui. Avec Marc Crapez à Barcelone.


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03.11.2015

L'antisémitisme fut largement répandu chez les socialistes français du XIXe siècle. Les écrits du célèbre utopiste Fourier abondent en remarques désobligeantes ou diffamatoires contre les Juifs, qui incarnent selon lui l'usure et le commerce. Quant à Proudhon, dont la judéophobie viscérale influencera nombre d'auteurs socialistes, il déclare que "le Juif est par tempérament antiproducteur... c'est un entremetteur, toujours frauduleux et parasite...".
De nombreux socialistes anticléricaux, marqués par le darwinisme social, reprochent aux Juifs d'avoir enfanté le christianisme. Le blanquiste Gustave Tridon, résolument raciste, estime ainsi que "Jésus est un juif, un Sémite ; les Sémites sont une race inférieure, un ensemble de peuples superstitieux qui ont imaginé des religions barbares, sanguinaires, oppressives."
Avant l'affaire Dreyfus, quelques socialistes commencent à réfléchir et à douter de la validité de l'antisémitisme, mais la plupart ne se ressaisissent véritablement qu'à partir de la fin du XIXe siècle, au moment où la judéophobie bascule à droite.
Cette petite anthologie, qui restitue dans leur contexte les écrits des propagandistes antijuifs s'inscrivant à gauche, bouscule les idées reçues en démontrant que les grands ancêtres du socialisme ont largement contribué à la naissance de l'antisémitisme moderne, également analysé dans le cadre de cette conférence.

Une conférence qui s'inscrit dans le "IVème séminaire international sur l'antisémitisme" installé au Centre de la Culture Contemporaine de Barcelone.

Mises au point, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, donne son opinion sur des points d'actualité, en essayant de les comprendre des points de vue historique et politique.

Les grands assassinats politiques. Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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28.02.2012

L'histoire contemporaine, à l'image de toute l'Histoire, s'est construite sur des imprévus fulgurants. Les meurtres politiques sont une manifestation éclatante et dramatique de ces inattendus qui changent brutalement le cours des événements. L'enjeu de ces meurtres à répétition qui décapitent un Etat ou un symbole fort est incommensurable.
Ainsi l'assassinat, en 1911, de Pierre Stolypine, Premier ministre de Nicolas II, va-t-il ouvrir la voie à la révolution bolchevique de 1917. Ainsi également l'assassinat du directeur du quotidien Le Figaro Gaston Calmette par Henriette Caillaux qui poussera son mari Joseph Caillaux à la démission et privera le gouvernement français d'un élément modéré dans le conflit franco-allemand qui allait mener à la 1e Guerre Mondiale.
Ce sont ces deux événements que Dominique Venner nous raconte, au travers de sa vision de l'histoire.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Augustin Cochin, historien et sociologue de la Révolution. Avec Denis Sureau sur Radio Courtoisie.


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29.04.2018

Chartiste de formation, historien de métier et sociologue de tempérament, Augustin Cochin est mort au champ d'honneur à trente-neuf ans, en 1916. François Furet le considérait comme l'un des deux historiens, qui, avec Tocqueville, surent penser la Révolution française. Cochin est assurément celui qui a mis à jour le mécanisme de la Révolution, au sein de sociétés de pensée qui vont modeler une opinion publique nouvelle et l’esprit démocratique moderne.
Cette oeuvre majeure permet à la fois de comprendre l'effondrement de l'Ancien Régime et de visiter les soubassements du phénomène démocratique.
Augustin Cochin fera toujours débat. Mais les questions qu'il entreprit d'explorer en solitaire il y a un siècle sont encore d'aujourd'hui. C'est déjà beaucoup, et assez pour lui accorder toute notre attention.

Les échos de la Terreur, vérités d'un mensonge d'état. Avec Jean-Clément Martin pour Les voix de l'histoire.


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11.2018

Depuis 2 siècles, la Terreur partage le monde politique et intellectuel français, sépare gauche et droite, "conservateurs" et "progressistes". Cette ligne de fracture, horizon nécessaire et inévitable pour les uns, exemple de la dérive des droits de l'homme et de la liberté pour les autres, est aussi une grille de lecture des grands évènements du XXe siècle. Le Terreur de Robespierre serait le modèle quasi indépassable car matriciel du nazisme et du stalinisme.
Et pourtant, la Terreur en tant que telle n'a jamais existé. Si la Révolution fut violente, meurtrière, elle n'a jamais mis la Terreur à l'ordre du jour et cette notion a été inventé de toute pièce après la mort de Robespierre par ceux -Tallien, Barrère et Fouché- qui voulaient sauver leur peau et préserver leur avenir en gommant leur passé.
Jean-Clément Martin en fin connaisseur de la question et de la période nous conduit, dans cet entretien, sur le chemin qui mène à l'invention de la Terreur.