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Entre 1926 et 1929, le Mexique connaît une révolution dans la révolution (1910-1940) : la rébellion des Cristeros. Dans sa volonté de transformer la société, l'État, sous la présidence Calles, agresse frontalement l'Église catholique qui réagit en suspendant le culte. L'État ferme alors les églises, interdit le culte privé et la distribution des sacrements.
S'agit-il d'un énième épisode d'un conflit séculaire entre deux vieux adversaires, d'une diversion idéologique dans un contexte économique difficile, alors que plane la menace d'un nouveau bras de fer avec l'encombrant voisin américain ?
Quoi qu'il en soit, l'épisode débouche sur un fait totalement inattendu : le peuple, blessé dans ses convictions les plus profondes, à bout de patience après avoir épuisé tous les moyens légaux de résistance, se soulève au nom du Christ-Roi (Cristo Rey). Malgré une répression impitoyable, non seulement l'insurrection ne s'éteint pas, mais elle se structure et se développe. L'État se découvre dans une impasse. Il en sort grâce à la médiation américaine : en 1929, le culte reprend, les Cristeros déposent les armes. Mais le bilan humain est tragique : plus de deux cent mille morts, combattants des deux camps et civils, des centaines de milliers de Mexicains ont fui leur pays. Une chape de plomb tombe alors sur l'événement, que l'histoire officielle va s'appliquer à oublier...


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Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l'homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l'homme est inhérente à son être-au-monde. Toutefois, si le malaise est dans l'homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles.
Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d'un modèle d'intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou.
Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose. La société du travail ne voulait pas connaître les états d'âme, ni même les âmes d'ailleurs. La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l'autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi "positif". Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire.
La mobilisation de l'homme dans l'hypercapitalisme est donc totale mais elle n'est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du "soldat du travail". C'est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L'hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle. Le consumérisme et le narcissisme tout comme le désir mimétique en sont les conséquences. Tout ce qui relève des projets à long terme, individuels ou collectifs, en sort évidemment dévalorisé. Cela ne va pas sans de nouvelles formes de malaises intimes, psychiques, qui atteignent l'homme et le reconfigurent.
Pierre Le Vigan nous dresse portrait des psychopathologies de l'homme moderne pour mieux comprendre notre monde.


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Le dollar et l'euro ont de plus de plus de difficultés. L'euro a failli exploser le 12 juillet 2011 alors que la dette des États-Unis se chiffre à 210.000 milliards de dollars et que depuis sa création en 1917, le dollar a perdu 98% de sa valeur. Il ne reste que peu de temps avant l'effondrement final.
Alors que les Etats-Unis financent ses montagnes de dettes en inondant le reste de la planète avec des dollars imprimés par les planches à billets de la Réserve Fédérale, il est temps de réfléchir aux comportements à adopter dans de telles circonstances.
Peut-être serait-il judicieux de regarder vers les métaux précieux -l'or en particulier- dont la valeur n'ira qu'en augmentant. C'est ainsi que James Turk et John Rubino donnent des exemples précis de stratégies de sortie de la monnaie papier au profit de l'or et d'autres métaux précieux pour sauver son patrimoine.


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Jean Bricmont expose la pensée de Noam Chomsky, après la parution d'un Cahier de l'Herne le concernant.
Plusieurs aspects de son œuvre sont ici abordés : ses théories linguistiques renouvellant la discipline comme son engagement politique, où il réinvente une certaine tradition libertaire, plongeant ses racines dans le libéralisme classique ainsi que dans la critique marxiste de l’exploitation et de l’aliénation.


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Le conférencière s'attache à montrer l’influence que les événements révolutionnaires ont eus sur la pensée utopiste de Babeuf.
Les aspirations à la transformation sociale de ce dernier, qui ne sont pas totalement fixées à la veille de la Révolution, se précisent par étapes à travers son expérience des événements.
Babeuf en effet n’est pas un auteur de romans ou de programmes utopiques, mais plutôt un acteur du processus révolutionnaire, animé de motivations égalitaristes radicales.
À la fois héritier de cette tradition politico-littéraire et militant sans-culotte, Babeuf par son oeuvre politique et pratique imprime à l’histoire de l’utopie un infléchissement décisif, en ce qu’il est le premier à faire de son utopisme un véritable projet politique et un programme d’action.
Conférence donnée dans le cadre du séminaire "Marx au XXIème siècle. L'esprit et la lettre", à Paris I-Sorbonne, Amphithéâtre Lefebvre.


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"Catho" rimerait-il avec "écolo" ? Si l'on en croit Patrice de Plunkett, journaliste, écrivain et ancien directeur de la rédaction du Figaro magazine, les chrétiens qui se mettent au vert seraient une espèce en voie d'apparition !
Otage de manipulations partisanes qui font d'elle le prétexte à un progressisme forcené, l'écologie est généralement mal perçue dans l'univers catholique.
Patrice de Plunkett nous invite à dépasser cette appréciation à courte vue : l'attention portée à la nature se rattache fondamentalement à l'héritage biblique et à l'enseignement des papes.


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Face à la crise systémique, nous devons nous méfier des pièges... Le réquisitoire contre le capitalisme est déjà si lourd qu’il finit par nous assommer. Nous devons apprendre à conjuguer le versant négatif de la critique au versant positif. Versant négatif avec l’anticapitalisme, l’antiproductivisme, la décroissance... et versant positif avec la relocalisation, le ralentissement, l’idée de coopération et la gratuité.
Comment sortir à la fois du capitalisme et du productivisme ? Comment renouer avec les milieux populaires ? Quelles leçons tirer des défaites des socialismes au XXe siècle ? Pourquoi prôner une insurrection des existences ? Quels cadeaux conceptuels nous font les pays les plus pauvres ? Comment passer des passions tristes aux passions joyeuses ?
Autant de questions abordées par Paul Ariès dans cette conférence.


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Alors que les manuels d'histoire -depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale- nous dépeignent tous un de Gaulle libérateur et volontaire quand Pétain ne serait que collaboration et résignation, plusieurs personnes s'élèvent contre cette interprétation et cherchent à réviser la compréhension que nous avons de cette période troublée de l'histoire de France.
Ce débat rassemble deux contradicteurs qui s'affrontent sur les rôles respectifs du Général de Gaulle et du maréchal Pétain pendant la seconde Guerre Mondiale.


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Héritière à la fois de Jérusalem et d'Athènes, qu'elle relaie en Occident, la tradition chrétienne a pris une part prépondérante dans la constitution des cultures et de l'identité des peuples d'Europe.
Il ne s'agit pas ici d'évoquer le débat sur l'héritage chrétien, occasionné par le projet de Traité constitutionnel de l'Union Européenne mais la conférence "Foi et Raison" prononcée par le Pape en septembre 2006 à l'université de Ratisbonne.
Au-delà du malentendu suscité dans le monde musulman par la référence à une controverse religieuse du XIVème siècle, l'émission revient sur le motif principal de cette conférence : l'importance du "logos" et de l'unité de la raison, origine commune de notre histoire philosophique et religieuse, le résultat d'une "médiation grecque* que l'Islam a également assurée et qui peut donc servir au dialogue entre les cultures.


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"Obsédée par elle-même, la France ne peut se retrouver aujourd'hui que par et dans le français", s'écrie Paul-Marie Coûteaux.
Ce député européen, théoricien du souverainisme et directeur de la revue mensuelle L'Indépendance nous fait partager sa passion pour notre belle langue imposée par le pouvoir depuis François Ier et dont le rayonnement est intimement lié à la puissance du roi puis de l'Etat.


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La crise économique déclenchée en 2007/2008 n'est que le symptôme d'une crise bien plus profonde. Au-delà des apparences, ce que vivent les sociétés occidentales est une dramatique crise du sens.
La raison pour laquelle l'Occident implose, en profondeur, c'est qu'il est devenu un Empire - une construction qui n'a plus d'autre finalité que son maintien et son expansion.
Derrière la fin du mythe de la croissance, le questionnement lancinant sur le règne de la quantité. La crise ? Mais la crise de quoi, au juste ?