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Frédéric Mariez, fondateur du "mouvement matricien" et anthropologue autodidacte indépendant, a effectué des travaux pour comprendre pourquoi le matriarcat était un système familial adopté par les anciennes civilisations organiques avant la naissance des états.
Grâce à ses recherches et à ses expériences individuelles comme son récent voyage en Chine chez les mosos (un peuple pratiquant encore le matriarcat), il explique les avantages de cette organisation familiale si spécifique.
Une émission loin des clichés et du discours traditionnel, qui remettra en cause nombre de préjugés sur la famille nucléaire.




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Depuis l'Antiquité, les philosophes s'affrontent sur la question du meilleur gouvernement possible. Et ils le font avec d'autant plus d'opiniâtreté que cette question est loin d'être purement théorique et que les réponses qui lui ont été données sont à l'origine de tous les grands changements historiques.
La formation des Etats modernes, telle qu'elle s'ébauche au Moyen Âge et à la Renaissance, prend directement sa source dans les traités politiques d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin. La Révolution française s'explique largement par les écrits de Voltaire, de Rousseau et des Encyclopédistes, et l'on ne peut comprendre l'expansion du capitalisme sans se référer à Adam Smith et aux autres philosophes anglo-saxons du XVIIIe siècle. Quant à Karl Marx, il reste à bien des égards le père du XXe siècle dans la mesure où son oeuvre a inspiré la plupart des révolutions et des totalitarismes que ce siècle a connus.
Ce sont bien les idées qui mènent le monde, et telle est l'ambition d'Eric Branca, que d'en raconter l'histoire. Une histoire indispensable à la compréhension des grands enjeux politiques de notre temps.
L'occasion pour Eric Branca de dresse un tableau vivant de ces idées politiques où celles-ci sont clairement exposées et replacées dans leur contexte historique souvent tumultueux et parfois même tragique, mais aussi dans leur dimension humaine.


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Le transhumanisme n'est compréhensible qu'au sein d'une société où la technique s'est autonomisée, dans la mesure où le sens de son déploiement est sa propre justification.
Comment en sommes-nous arrivé là ? Pourquoi l'être humain actuel ressent-il cette "honte prométhéenne" (Gunther Anders) devant ses propres productions ?
Retour sur l'histoire qui a offert le corps humain comme nouvel espace de conquête aux différentes industries de pointes.


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Pour sortir de la violence, encore faut-il la comprendre. René Girard, professeur émérite à l’université de Stanford où il fit l’essentiel de sa carrière, tente, de livres en livres, de répondre à cette question.
Dans cet entretien, il s’explique tout à la fois sur son oeuvre et sur son dernier livre paru, "Achever Clausewitz", qui tente de comprendre ce phénomène comme montée aux extrêmes des rivalités mimétiques humaines.


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Les œuvres des philosophes français de l’après-68, de Foucault à Deleuze et Derrida, ont fait l’objet aux États-Unis, à partir de la fin des années 1970, d’une réappropriation systématique sous la rubrique d’invention américaine de "French Theory" : importation, traduction, recontextualisation, invention d’usages politiques et de pratiques textuelles inédits sont ici les ingrédients du phénomène de transfert intellectuel transatlantique le plus important de la fin du 20e siècle.
Car derrière le succès de ces textes, et les malentendus conceptuels féconds dont ils furent l’occasion, se dessine l’histoire agitée des politiques identitaires et des guerres culturelles qui déchirèrent l’université américaine, et bien au-delà, pendant le dernier quart du 20e siècle.
Un cas d’école de la circulation internationale des textes et des concepts, et la première étape d’une mondialisation irréversible de la pensée critique.


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Nous connaissons les larmes et le sang qu’ont coûtés les projets de transformation révolutionnaire du monde par la guerre ou la révolution.
Sont apparus au cours du XXe siècle de nombreux courants engagés dans la "critique de la violence", même quand celle-ci prétend être "un moyen pour de justes fins".
Mais que savons-nous des dilemmes, des "trahisons", des désillusions et des véritables tragédies auxquels s’est heurté le mouvement qui s’est inspiré de l’idéal de la non-violence ?
Domenico Losurdo parcourt une histoire fascinante : des organisations chrétiennes qui, au début du XIXe siècle, se proposent aux états-Unis de combattre de façon pacifique le fléau de l’esclavage et de la guerre, jusqu’aux acteurs des mouvements qui, soit par passion, soit par calcul, ont agité le drapeau de la non-violence : Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Martin Luther King, le Dalaï Lama et les récents inspirateurs des "révolutions colorées".


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Qu'a été la fameuse (fumeuse?) "French theory" ? Quel rôle objectif ce mouvement intellectuel a-t-il tenu et pourquoi son succès est arrivé à ce moment-là ?
Bien que ce courant de pensée puisse être considéré comme une résistance de la philosophie continentale contre la double déferlante analytique et "nouvelle philosophie", il n'en reste pas moins que le dénominateur commun de ses penseurs est le rejet de la séquence Hegel-Marx pour la réhabilitation du duo Nietzche-Heidegger.
La liquidation du marxisme en a été la conséquence logique...


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Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?
Serge Halimi retrace l'histoire de la montée des idées "néolibérales" au XXe siècle en expliquant l'essor des idées de penseurs libéraux comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman. Il s'attache à montrer comment leurs idées ont pu recevoir un écho dans le monde politique conservateur américain (Ronald Reagan), puis anglais (Margaret Thatcher), et par quelles médiations ces idées y sont parvenues (cercles de personnalités soigneusement sélectionnées pour en faire la promotion, financement de think tank conservateurs, grands dirigeants d'entreprises, et par la concentration des médias détenus par des capitaux privés).
Emission France Inter "Là-bas si j'y suis".


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Francis Cousin, animateur d'un cabinet de philo-analyse, nous présente ses travaux portant principalement sur l'étude de l’œuvre de Karl Marx dans une perspective radicale et révolutionnaire, à l'opposé de la majorité de ceux qui s'en réclament encore.
Il insiste particulièrement sur les vues que Marx revendiquaient sur l'état et l'argent, formes nécecessaires à la perpétuation de la société marchande, à l'opposé des communautés de l'êtres où le fétichisme de la marchandise n'avait pas encore fait son oeuvre.
Un auteur méconnu et une vision iconoclaste des écrits de Karl Marx à découvrir !


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Françoise Bonardel s’interroge sur les finalités de la culture (identité, sagesse), et les raison qui ont mené au déclin du creuset culturel européen.
Ne pourrions nous pas imaginer une voie qui serait proprement européenne, où la renaissance spirituelle se déploierait à travers la "grande culture" de la Renaissance et des Lumières, à mi-chemin entre ces deux écueils que sont l’enracinement patriotique et le relativisme d’une société de consommation mondialisée ?


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A bientôt soixante-dix ans de distance, comment imaginer que, sans contrainte et même aux applaudissements d’une partie des Français, aient pu surgir dans presque tous les départements de l’ancienne zone libre, en Ariège, en Ardèche, en Dordogne, en Haute-Garonne, dans la Lozère, la Haute-Savoie, le Gard, la Haute-Vienne, des tribunaux promis à une brève mais terrible existence ?
Henri Amouroux revient sur l’histoire des tribunaux du peuple, rarement évoquée, mais, selon lui, rest vivante dans bien des mémoires encore.