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Comment aborder cette période curieuse qu'est le Moyen Age, seule période historique à se définir comme un entre-deux ?
Rémi Brague nous invite à reconsidérer cet "âge sombre" en nous défaisant des a priori que nous ont légués les historiens de la renaissance et de la modernité, afin d'en saisir toute la richesse.
Loin des idées reçues et des querelles partisanes, nous sommes ici conviés à une meilleure connaissance de nos racines intellectuelles et culturelles.
Une conférence prononcée dans le cadre d'un cycle sur les fondements de la pensée contemporaine.


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À la fin des années 40, le jazz -musique populaire par excellence- commençait à se fourvoyer dans une impasse éliste avec le tournant bebop.
Un nouveau style musical commence alors à s'imposer : le rock.
C'est avec de nombeuses illustrations musicales qu'Yves Morand nous fait revivre l'histoire de ce genre particulier qui marquera tant la deuxième partie du XXe siècle.


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En 1973, chaque français était endetté à hauteur de 808 euros par personne. En 2012, cette dette était déjà d'environ 26 108 euros par personne, soit 32 fois plus. Que s'est-il passé ?
Pendant la campagne présidentielle de 2012, quatre candidats (Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon) totalisant 30 % des suffrages exprimés ont avancé une explication : l'État français pouvait pour réaliser ses grands travaux, utiliser sa monnaie à travers sa Banque centrale, mais il aurait perdu cette possibilité par une loi votée le 3 janvier 1973.
À partir de là, l'État se serait endetté auprès de banques privées, payant des intérêts pharaoniques qui laisseraient aujourd'hui nos finances exsangues pour menacer le patrimoine des Français et leur indépendance.
Pierre-Yves Rougeyron a pris l'initiative de retrouver les témoins et participants encore vivants de l'élaboration de cette loi pour comprendre leurs motivations. Il a voulu vérifier si cette loi a bien eu les effets qu'on lui prête...


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Il y a deux mille neuf cents ans, à la charnière de l'Europe et de l'Asie, sur les bords de la Méditerranée, une poignée d'hommes qui parlaient grec ont imaginé puis mis par écrit deux épopées, l'Iliade et l'Odyssée, qui ont inauguré la littérature occidentale.
Ces oeuvres, quels qu'en soient les auteurs - donnons-leur, par convention, le nom d'Homère -, relèvent du divertissement. Un poète jouait de la cithare en psalmodiant des vers harmonieux et rythmés devant des auditeurs qui oubliaient pour un temps leurs préoccupations. Il leur racontait des histoires, vraisemblables ou non, qui les captivaient, les émouvaient ou les faisaient rire.
Se demander ce que ces récits, comme on le fait généralement, peuvent avoir d'historique, semble incertain et sans réel intérêt. C'est pouruqoi Jean Soler prend le parti de traiter l'Iliade et l'Odyssée comme des fictions littéraires qui nous parlent encore, après avoir passionné les Grecs pendant mille ans et s'être diffusées dans l'espace méditerranéen, jusqu'à ce que le dieu supposé unique évince tous ses concurrents.
Même si ces épopées ne poursuivent aucun but didactique, elles transmettent la vision du monde et les valeurs du peuple qui les a conçues. C'est cette vision, ce sont ces valeurs que Jean Soler se propose de restituer ici.


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Il est urgent de proposer à l'honnête homme de reprendre sa réflexion sur le lien entre le "comment" scientifique et l'expérience personnelle. C'est ce que propose Pierre Perrier en nous aidant à contempler le Monde extérieur et et le monde intérieur du cœur de l'homme.
En montrant la correspondance entre ces deux mondes, il permet de discerner la validité et les limites des modèles qui renforcent et expliquent notre émerveillement devant la Nature.
En effet, les nouveaux savoirs et la connaissance de leurs limites explicatives ouvrent à une réflexion qui peut se dégager des idéologies du passé et du présent. Ces idéologies sont moribondes mais elles sont encore capables de maintenir une certaine confusion...


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Le critique littéraire Henri Guillemin évoque dans cette conférence la vie et l’oeuvre de l’écrivain français Gustave Flaubert.
Il perce tout d’abord le mystère qui a longuement entouré les jeunes années et les premières oeuvres de l'écrivain, avant qu’il ne devienne célèbre vers 35 ans.
Guillemin s’attache ensuite à dépeindre l’identité de l’écrivain : Flaubert refuse en effet de se servir de sa maitrise artistique pour son propre avancement, mais estime que sa vie doit être vouée à la beauté et à la vérité. Cependant, son amour pour Louise Collet et les attraits de la gloire ébranlent ces convictions.
Une vie et une oeuvre passionnantes, contées par le brillant conférencier qu'est Henri Guillemin.


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Les identités nationales ne sont pas des faits de nature, mais des constructions.
La liste des éléments de base d'une identité nationale est aujourd'hui bien connue : des ancêtres fondateurs, une histoire, des héros, une langue, des monuments, des paysages et un folklore. Sa mise au point fut la grande oeuvre commune menée en Europe durant les deux derniers siècles. Le militantisme patriotique et les échanges transnationaux d'idées et de savoir-faire ont créé des identités toutes spécifiques, mais similaires dans leur différence.
Forme d'organisation politique étroitement liée au développement du capitalisme industriel, la nation a fondé sa légitimité sur le culte de la tradition et la fidélité à un héritage collectif. L'exaltation de l'archaïsme a accompagné l'entrée dans la modernité.
De l'invention des épopées barbares à la conception des musées d'ethnographie, de l'élaboration des langues nationales à celle des paysages emblématiques ou des costumes typiques, Anne-Marie Thiesse retrace la fabrication culturelle des nations européennes.
Intervention au colloque "Identités, appartenances, diversités : Islam et identité nationale".


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Une conférence pendant laquel Philippe Ploncard d'Assac, de son point de vue de nationaliste français, décortique avec force détails le rôle de la IIIe république dans la colonisation de l'Algérie et la perfidie du décret Crémieux.
Un exposé partial, mais qui permet de comprendre la constance de certaines alliances politiques.


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Le grand penseur marxiste Lucien Goldmann sensibilise son auditoire aux dernières méthodes socio-historiques d’analyse des oeuvres artistiques (qu'elles soient littéraire, philosophique ou picturale).
L'hypothèse de travail consiste à postuler la production d'un univers cohérent pour toutes les oeuvres culturelles historiquement importantes.
A titre d'exemple, Lucien Goldmann illustre sa conférence en commentant les oeuvres de Racine, Pascal, Corneille et Genet.


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En France, est répandue depuis plus de 40 ans une histoire réactionnaire de la Révolution propagée des ouvrages "savants" aux manuels des écoliers. Ce déni, instrumentalisé par l'oligarchie qui l'a promu, s'accompagne d'une "haine de soi" qui suscite la perplexité goguenarde des historiens du monde entier.
Les conséquences grotesques de cette propension au "devoir de mémoire" patrimonial revendiqué contre l'intelligibilité du développement historique ont pourtant fini par disqualifier ces scolastes aux yeux de celles et ceux qui entendent faire de l'histoire quelque chose du présent, qui y cherchent une source généalogique de savoir et de sens.
Le magnifique travail de Sophie Wahnich atteste qu'une nouvelle génération d'historiens à donc su de ce passé récent "faire table rase", et nous restituer la portée sociale fondatrice et universelle de la Révolution, en révélant l'imposture des apories que 40 années de refoulement avaient postulé entre "sentiment et raison", "violence et progrès", "individu et collectivité".
En nous réappropriant, avec Sophie Wahnich, ce moment de notre histoire où l'être social de la Nation a réussi a s'exprimer, et pour toujours être entendu du monde entier, nous pouvons de nouveau en faire quelque chose, aujourd'hui, en ces temps obscurs de relativisme généralisé et de concurrence libre et non faussée, pour... en sortir !


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