Le 6 février 1934 et l'antiparlementarisme. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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06.02.2019

L'évènement est emblématique d'une époque, les années 1930, que certains comparent aujourd'hui à la nôtre. Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 6 février 1934, des manifestations emmenées par les ligues nationalistes dégénéraient en émeutes à quelques pas de l'Assemblée nationale. Celles-ci faisaient quinze morts, et laissaient croire à une tentative de coup d'Etat de la part de l'extrême-droite.
Etait-ce le cas ? Quelles furent les conséquences du 6 février, et quelle place occupe-t-il aujourd'hui dans l'imaginaire droitier ? En quoi les manifestations des Gilets Jaunes peuvent-elles être comparées à cet évènement ?
Olivier Dard, professeur à la Sorbonne spécialiste des droites en France, nous répond.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

La Troisième République et la violence anarchiste : libertés ou sécurité ? Avec Jean Garrigues sur France Culture.


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13.02.2016

La France, confrontée à la menace du terrorisme qui s'est incarnée de façon si dramatique en 2015, se retrouve devant une interrogation touchant à l'essence même de la démocratie : où convient-il de fixer le curseur entre d'un côté les exigences accrues de la sécurité collective et d'autre part la préservation des libertés publiques qui sont au cœur du contrat social depuis 1789 ?
Chacun ressent qu'à trop empiéter sur ces libertés, dans le péril que nous affrontons, notre République risquerait de perdre quelque chose de sa fierté, de ses équilibres et, en somme, de sa raison d'être. En quête de précédents, on pourrait évoquer le temps de la Convention, 1793-1794, tout autant que celui de la guerre d'Algérie.
Il pourrait être intéressant de braquer l'attention sur le moment des attentats anarchistes sous la Troisième République, dans les années 1890, pour montrer, qu'aussi différentes qu'aient pu être, par rapport à notre actualité, les menaces ambiantes, les débats qui ont agité le monde politique et celui des intellectuels, on y rencontre bien des traits qui annoncent ceux d’aujourd'hui, dans l'ordre du réalisme, de la morale et du civisme.
Jean Garrigues, professeur spécialiste d'histoire parlementaire et politique, est un familier de la période qu'il s’agit de restituer et il a manifesté de longue main son goût de distinguer, dans le cours de notre histoire politique, le spécifique et les résurgences.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Algérie : la colonisation selon François Hollande. Avec Daniel Lefeuvre et Jean Monneret sur Radio Courtoisie.


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14.01.2013

Après plus d'un siècle de colonisation, après la guerre meurtrière de décolonisation qui aura mené l'Algérie à l'indépendance et après le récent passage de François Hollande en Algérie où quelques discours ambigus (c'est le moins qu'on puisse dire) ont été prononcé, il est plus que temps de faire l'inventaire des effets de la colonisation française dans ce pays.
L'Algérie a-t-elle été profitable, économiquement parlant, pour la France, ou n'a-t-elle été qu'un fardeau pour la métropole ? Qu'en a-t-il été de l'agriculture ? Et de l'évolution de la santé ? La France a-t-elle pillée les hydrocarbures découverts dans le Sahara ?
Analysant les relations complexes et changeantes entre les différents acteurs de la colonisation, Daniel Lefeuvre et Jean Monneret proposent une histoire nuancée et critique de ce pan tragique de notre passé colonial, et mettent à mal, au passage, bien des idées reçues.

Émission du "Libre Journal de midi", animée de Roger Saboureau.

Afghanistan, Irak : vers la fin du modèle occidental de la guerre ? Avec Georges-Henri Bricet des Vallons, Mériadec Raffray et François-Xavier Sidos aux Chroniques de la Vieille Europe sur Radio Courtoisie.


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04.06.2010

Comment comprendre les évolutions récentes des formes de la guerre, comme la présence de plus en plus marquée de sociétés privées sur les théâtres d'opérations ?
L'étude de deux conflits majeurs -l'URSS et la guerre d'Afghanistan (1979-1989) et les Etats-Unis et la seconde guerre d'Irak (2003-2011)- permet de mieux comprendre les dynamiques profondes qui modifient les nouvelles pratiques de la guerre.

La vérité sur Pierre Pucheu. Avec Gilles Antonowicz sur Radio Courtoisie.


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15.11.2018

Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur du gouvernement de Vichy de juillet 1941 à avril 1942, nourrit les controverses : a-t-il réellement désigné lui-même les otages fusillés à Châteaubriant, dont Guy Môquet, comme il en est systématiquement accusé ? A-t-il organisé les crimes judiciaires perpétrés par la section spéciale de la cour d'appel de Paris et le tribunal d'État, condamnant à mort des communistes pour avoir distribué quelques tracts ? Ou est-il au contraire le ministre qui, en zone libre, a permis l'arrestation de plusieurs centaines d'agents ennemis ? Celui qui adjura Pétain de partir pour Alger en octobre 1942 de manière à y appeler les Américains, rompre l'armistice et reprendre la guerre contre l'Allemagne ?
Alors qu'il rejoint le camp allié dès novembre 1942 pour aller se battre en première ligne contre les Allemands avec l'aval du général Giraud, Pierre Pucheu est arrêté à son arrivée en Afrique du Nord, incarcéré, jugé, condamné, fusillé. Son procès, le premier de l'épuration, préfigure tous les autres. De Gaulle, tout en refusant sa grâce pour "raison d'État", fait cependant savoir qu'il lui "garde son estime". Symbole de cette contradiction, voire de ce regret, Pierre Pucheu est l'un des seuls condamné à avoir été autorisé à commander le peloton chargé de l'exécuter...
Ni réquisitoire ni plaidoirie, l'enquête de Gilles Antonowicz comble enfin un trou noir de l'historiographie concernant Vichy, l'occupation et la collaboration.

Émission du "Libre Journal du soir", animée par Jacques Trémolet de Villers.

Y a-t-il eu épuration en France à la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Avec Annie Lacroix-Riz pour les éditions Armand Colin.


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07.2019

Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ?
Annie Lacroix-Riz explore cette question et nous montre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

Le grand méchant Robespierre. Avec Yannick Bosc et Marc Belissa sur Le Média.


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06.2019

Avant même son arrestation et son exécution lors de Thermidor (juillet 1794), Maximilien Robespierre a été outrancièrement vilipendé et calomnié par les ennemis de la Révolution, en particulier par les presses royaliste et anglaise. Son élimination a été immédiatement justifiée par une diabolisation destinée à discréditer tout projet de démocratie réelle au profit d'un système représentatif reléguant le peuple à la passivité et laissant aux possédants le monopole d'un gouvernement "des compétences" mené en fonction de leurs intérêts.
En évoquant les différents regards successivement portés sur l' "Incorruptible" jusqu'à nos jours, les historiens Marc Belissa et Yannick Bosc montrent la permanence de l'enjeu politique essentiel qui s'est cristallisé autour de cette figure. Enjeu qui demeure on-ne-peut-plus actuel : la démocratie réelle, où l'action des représentants seraient strictement contrôlée par le peuple, est-elle possible ?

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Les communistes et les guerres de décolonisation. Avec Alain Ruscio au Cercle Universitaire d'Études Marxistes.


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21.03.2019

Historien et spécialiste de l'histoire coloniale, Alain Ruscio a consacré sa thèse à l'Indochine coloniale. Il a plus récemment étudié l'Algérie coloniale et élargi ses travaux vers une histoire comparative des colonies françaises.
Lors de cette conférence, Alain Ruscio compare la position et l'action des communistes lors des deux guerres de décolonisation, les guerres d'Indochine et d'Algérie (1945-1962) pour nous permettre d'appréhender cette problématique de manière dépassionnée.