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Critique, historien du cinéma et réalisateur, Jean-Baptiste Thoret a une passion et une énergie communicatives qui nous donnent l'envie de nous plonger dans la foisonnante histoire du cinéma !
Il revient ici sur de nombreux chefs-d'oeuvre, présentés dans le cadre de cycles consacrés aux productions américaines des seventies, au cinéma italien ou encore aux films de John Ford.
Une déclaration d'amour au septième art.


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C'est l'obsession de l'époque. Entreprises, politiques, chercheurs... ne jurent que par elle, car elle laisse entrevoir des perspectives économiques illimitées ainsi que l'émergence d'un monde partout sécurisé, optimisé et fluidifié. L'objet de cet enivrement, c'est l'intelligence artificielle.
Elle génère pléthore de discours qui occultent sa principale fonction : énoncer la vérité. Elle se dresse comme une puissance habilitée à expertiser le réel de façon plus fiable que nous-mêmes. L'intelligence artificielle est appelée à imposer sa loi, orientant la conduite des affaires humaines.
Désormais, une technologie revêt un "pouvoir injonctif" entraînant l'éradication progressive des principes juridicopolitiques qui nous fondent, soit le libre exercice de notre faculté de jugement et d'action.
Chaque énonciation de la vérité vise à générer quantité d'actions tout au long de notre quotidien, faisant émerger une "main invisible automatisée", une "data driven society", où le moindre phénomène du réel se trouve analysé en vue d'être monétisé ou orienté à des fins utilitaristes.
Il s'avère impératif de s'opposer à cette offensive antihumaniste et de faire valoir, contre une rationalité normative promettant la perfection supposée en toute chose, des formes de rationalité fondées sur la pluralité des êtres et l'incertitude inhérente à la vie.
Tel est l'enjeu politique majeur de notre temps.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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Serions-nous entrés dans une société du discrédit ? Et si notre inconscient collectif accordait plus d'attention au scandaleux, à l'outrance, au grotesque, à ce qui ne peut susciter ni estime ni adhésion ? C'est le constat assez sombre que dresse l'essayiste Christian Salmon.
Dans son ouvrage L'Empire du discrédit (Les liens qui libèrent, 2024), il décrypte le phénomène de "profanation" des valeurs qui s'immisce dans nos sensibilités.
En résumé, la tendance de fond dans nos sociétés contemporaines n'est pas seulement le doute - des institutions, de la parole rationnelle et des discours scientifiques - mais une certaine fascination pour la destruction.
Émission "Dialogue", présentée par Sarah Brunel.
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En 1992 naissait aux Etats-Unis un mot et une discipline, l'agnotologie. Ce néologisme désigne une mission scientifique originale, l'étude du non-savoir ou autrement dit des mécanismes par lesquels l'ignorance est produite par la science, volontairement ou non.
Comment l'industrie du tabac a-t-elle par exemple fabriqué de l'ignorance en usant des codes scientifiques ? Pourquoi un modèle de progrès scientifique peut-il conduire à oublier des savoirs ? Et en quoi l'agnotologie peut-elle être perçue comme une vigie dans une époque d'atteintes faites à la méthode scientifique ?
Émission "Sciences chrono", animée par Antoine Beauchamp.


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Auteur d'un Traité néoréactionnaire et animateur du collectif RAGE Culture, NIMH est aujourd’hui l'un des principaux promoteurs de la pensée NRx en France. Cet entretien avec Antoine Dresse est l'occasion de revenir sur les grandes lignes de la pensée néoréactionnaire anglo-saxonne en revenant en détail sur les fondements philosophiques de cette nébuleuse intellectuelle, ainsi qu'aux questions métaphysiques et implications politiques qu'ils soulèvent.
- 0'00'00 : Introduction et présentation de NIMH
- 0'12'00 : Qu'est-ce que RAGE Culture ?
- 0'18'26 : Comment as-tu découvert la NRx ?
- 0'23'30 : Le Traité néoréactionnaire
- 0'39'06 : Première Partie – La cité de Gnon
- 0'39'19 : Qu'est-ce que Gnon ?
- 0'42'50 : La Vérité
- 0'50'21 : La lutte contre l'entropie
- 0'59'49 : Le Bien
- 1'23'10 : Nihilisme et croyance en Dieu
- 1'35'41 : L'accélérationnisme
- 1'50'52 : Seconde partie – La cité d'Elon
- 1'52'24 : La critique de la démocratie
- 2'01'38 : Le libéralisme
- 2'09'30 : Identitarisme et Nouvelle Droite
- 2'18'28 : État-nation, État-civilisation et Patchwork
- 2'29'49 : Les scénarios prévus par Peter Thiel
- 2'34'27 : Quel avenir pour la NRx ?




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Auteur du récent Savoir ou Périr (Seuil), Bernard Lahire développe une critique sévère sur l'état de l'enseignement, de l'école primaire jusqu'à l'université. Il montre que l'école, et le partage des savoirs de manière générale, sont une affaire de survie pour l'humanité, et pas uniquement une option culturelle. Sans connaissance, impossible de s'adapter à son environnement, c'est donc une question de vie ou de mort pour notre espèce d'organiser un système éducatif à la hauteur de l'enjeu. Or, loin de répondre à cette mission, l'école détruit la curiosité, l'imagination, et l'intelligence au nom de la compétition et de l'évaluation.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'33 : L'éducation et la biologie
- 0'12'03 : Quelles différences avec les animaux ?
- 0'22'27 : L'état de l'école aujourd'hui
- 0'37'37 : Les grands chercheurs et l'école
- 0'45'48 : La notion d'intelligence
- 0'50'50 : La pertinence des classements (PISA, Shanghaï...)
- 0'55'52 : L'état actuel de la recherche
- 1'02'47 : Les déterminismes sociaux à l'école
- 1'09'00 : Un apprentissage inné chez l'enfant ?
- 1'12'35 : Quelle politique pour l'enseignement ?
- 1'20'19 : Question finale
Un entretien mené par Clara Costantini.


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La faiblesse de la droite tient à ceci : elle abandonne à la gauche le monopole de l'ingénierie sociale tout en restant viscéralement technophobe.
Le coup de génie de Trump fut de réunir sous une même bannière trois tribus jugées irréconciliables : les "petits-Blancs", les chrétiens conservateurs et une fraction des princes de la Silicon Valley. Mais cette coalition ne trompe personne : sans refonte idéologique profonde, la contre-offensive gauchiste, inévitable, l'emportera d'ici une ou deux générations.
Pour que l'alliance de la technologie et de la droite ne soit pas un feu de paille, il faut forger un nouveau progressisme, une nouvelle métapolitique, une autre morale et une cosmologie prométhéenne – car un peuple sans ciel se condamne à végéter.
- 0'00'00 : Introduction – La Droite prométhéenne
- 0'04'57 : Qu'est-ce que la droite prométhéenne ?
- 0'08'15 : Peut-on réhabiliter le fascisme ?
- 0'29'45 : Pourquoi critiquer le christianisme ?
- 0'49'42 : Nietzsche, volonté de puissance et vérité
- 0'59'20 : Transhumanisme, État et intelligence artificielle
- 1'04'06 : Civilisation occidentale : États-Unis vs Europe
- 1'22'29 : Archéofuturisme : nostalgie ou progrès ?
- 1'31'00 : Conscience, phénoménologie et limites de l’IA