Une théologie nourrie de la pensée de René Girard. Avec James Alison, Philip Endean et Bernard Perret pour l'Association Recherches Mimétiques.


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03.10.2019

Comment la théorie mimétique de René Girard renouvelle-t-elle notre compréhension de Dieu, de la violence et du salut ? En quoi éclaire-t-elle les enjeux spirituels, sociaux et politiques de notre temps ?  Trois intervenants de premier plan dialoguent autour de ces questions : James Alison, théologien, lecteur pionnier de Girard dans le champ de la foi chrétienne, Philip Endean, jésuite et théologien, spécialiste de spiritualité ignatienne, et Bernard Perret, essayiste et sociologue, attentif aux mutations culturelles contemporaines.
En croisant leurs approches théologique, spirituelle et socio-culturelle, ils montrent comment la pensée de René Girard peut nourrir aujourd'hui une théologie plus évangélique, plus lucide face à la violence, et plus attentive aux victimes.
Une invitation à penser la foi chrétienne à frais nouveaux.

Théologie et philosophie médiévales. Avec Olivier Boulnois et Cyrille Michon sur Radio Courtoisie.


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1995

Qu'est-ce que la toute-puissance ? Dieu peut-il vraiment tout ? Peut-il marcher, mentir, faire le mal ? Peut-il faire que ce qui a été n'ait pas été ? Ou, au contraire, ne peut-il faire que le meilleur et le plus rationnel ? Peut-il faire autre chose que ce qu'il fait ? Créer d'autres mondes ?
Autant de questions qui ébranlent les limites du possible et du pensable, qui organisent le partage entre la puissance et son ombre, cette obscure limite qui lui permet d'exister, entre la contingence et la nécessité, la liberté et la bonté, le pouvoir absolu et l'ordre du monde, construisant le cadre conceptuel des débats de l'âge classique.
Olivier Boulnois et Cyrille Michon nous présentent une spéculation continue sur la toute-puissance divine sur plus de trois siècles, qui forme une sorte d'introduction à la philosophie médiévale : Pierre Lombard, évêque de Paris vers 1150, auteur des Sentences, maître livre qui a donné lieu à plus de mille quatre cents commentaires théologiques, puis ceux qui l'ont repris et discuté, notamment Albert le Grand, Bonaventure, Thomas d'Aquin, Duns Scot, Ockham et Luther.

Émission des "Mardis de la mémoire", animée par Pierre Chaunu.

Le Christ et la culture. Avec Olivier Boulnois aux conférences de carême de Notre-Dame de Paris.


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2017

Nous sommes ici au cœur du paradoxe chrétien : l'évènement du Christ, alors même qu'il n'avait pas un sens culturel, transforme la culture depuis les origines jusqu'à maintenant. Continuera-t-il à le faire ?
Cette réflexion ne s'adresse pas uniquement aux chrétiens mais à tous les acteurs de la culture. C'est l'homme qui est transformé par la rencontre du Christ, et qui, par contrecoup, change la culture, laquelle devient (à des degrés divers et non sans trahison) chrétienne. La culture devient alors le lieu de la rencontre entre l'homme et Dieu. 
Bien loin de marquer une rupture entre culture chrétienne et culture non-chrétienne, l'entreprise d'Olivier Boulnois est de montrer la présence de formes chrétiennes au cœur même d'œuvres qui ne s'en réclament pas, et de souligner que nous sommes tous, à des degrés divers, plus ou moins éloignés du Christ. L'objet n'est pas de défendre le christianisme comme une contre-culture, mais positivement, de faire valoir l'autonomie des cultures, des arts, des expériences, et la manière dont chacune, à sa manière, recherche l'accomplissement de l'homme (la vérité et la beauté).
D'autre part, il s'agit de parler du Christ aujourd'hui et non de défendre un patrimoine. D'où la nécessité, tout en gardant bien sûr des références fondatrices, de dialoguer avec des auteurs et des penseurs de notre temps. Il ne s'agit pas davantage d'être récupérateur : le Christ est un signe de contradiction, il se donne à tout homme, mais suscite la liberté, et rencontre le rejet.

Engendrer en temps d'effondrement, des Pères de l'Eglise à Michel Foucault. Avec Marianne Durano pour le séminaire Diognète à Lyon.


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14.12.2024

La procréation est-elle une bénédiction ou un fardeau dans un monde marqué par la chute et l'attente eschatologique ? Les Évangiles, avec leurs paroles sévères sur les femmes enceintes en temps de crise ("Malheureuses celles qui allaiteront en ces jours-là", Mt 24), et les Pères de l'Église, tiraillés entre l'héritage juif du "Croissez et multipliez-vous" et les tentations ascétiques des hérésies encratites, ont profondément interrogé ce paradoxe.
À travers Clément d'Alexandrie, Jean Chrysostome ou Augustin, c'est toute une théologie politique du corps qui se dessine : la procréation y apparaît tour à tour comme un devoir naturel, une image de la Résurrection, ou une consolation divine face à la mort. Mais comment concilier ces visions avec l'urgence apocalyptique des premiers chrétiens, pour qui le monde semblait devoir s'achever demain ?
La réflexion de Marianne Durano, nourrie des travaux de Michel Foucault sur les Aveux de la chair, révèle une actualité brûlante. Alors que des philosophes contemporains comme David Benatar ou Antoine Bueno prônent un anti-natalisme radical (jusqu'à imaginer des "permis de procréer" contrôlés par l'État), les débats des premiers siècles résonnent étrangement avec nos crises démographiques et nos questionnements éthiques.
Entre biopouvoir, subjectivation chrétienne et résistance à l'indifférenciation, une question traverse les âges : engendrer, est-ce encore un acte de foi en l'avenir, ou le signe d'une soumission à un ordre naturel – voire politique – que certains voudraient dépasser ?

Regards croisés sur le millénium. Avec Henri Blocher et Pierre-Sovann Chauny sur Coram Deo.


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02.2025

C'est en compagnie des professeurs Henri Blocher et Pierre-Sovann Chauny qu'est ici discutée la question eschatologique du millénium. Henri Blocher défend depuis longtemps une compréhension amillénariste des Écritures et le professeur Chauny, quant à lui, défend depuis peu une compréhension postmillénariste.
L'occasion d'en comparer les deux conceptions afin d'en faire ressortir de manière utile les similitudes et les différences.

 - 0'00'00 : Début
 - 0'03'05 : M. Blocher: Présentation de la question du millénium et de sa déclinaison en trois grandes écoles de pensée.
 - 0'18'45 : M. Chauny: Résumé de l'évolution de sa pensée
 - 0'29'16 : M. Chauny: Présentation du postmillénairisme théopolitain.
 - 0'49'08 : Réponses aux questions de M. Blocher à M. Chauny concernant le postmillénairisme théopolitain
 - 1'10'28 : Réponses de M. Blocher
 - 1'19'56 : Question de Pascal sur l'imminence du retour de Christ
 - 1'22'24 : Conclusion de M. Chauny
 - 1'38'20 : Conclusion de M. Blocher
 - 2'01'25 : Conclusion de l'épisode et annonces

Yahvé : usurpation ou dévoiement de l'idée de Dieu ? Avec Claude Timmerman et Youssef Hindi pour L'Entraide Savoyarde à Aix-les-Bains.


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23.02.2019

À travers un dialogue aussi rigoureux que nuancé, Claude Timmerman et Youssef Hindi confrontent leurs analyses respectives sur la figure de Yahvé, questionnant son rôle et sa légitimité dans la tradition monothéiste : représente-t-il une usurpation ou un dévoiement de l'idée originelle de Dieu ?
Claude Timmerman, dans son ouvrage Judéo-christianisme  Travestissement historique et contre-sens idéologique (Éditions Kontre Kulture), propose une lecture critique de la notion de judéo-christianisme. Il y démontre comment cette construction récente, loin de refléter une continuité spirituelle, constitue selon lui une falsification historique et une confusion des doctrines.
Face à lui, Youssef Hindi, auteur de Occident et Islam  Tome II : Le paradoxe théologique du judaïsme (Éditions Sigest), développe une thèse radicale sur l'origine et l'évolution du monothéisme biblique. Il y soutient que la figure de Yahvé, loin d'incarner le Dieu universel, serait le produit d'un processus historique d'exclusion et de particularisme, ayant profondément influencé la vision occidentale du divin.
L'occasion d'aborder un débat rarement abordé dans l'espace public, croisant les regards historiques, théologiques et philosophiques, dans une perspective critique visant à revisiter les fondements religieux et théologiques de l'Occident.

L'Eglise et la liberté, quel grand basculement ? Avec François Huguenin sur Fréquence Protestante.


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07.11.2023

Déstabilisée profondément par la violence dont elle fut victime pendant la Révolution, l'Église catholique a développé, dans des textes choquants pour les hommes d'aujourd'hui, toute une vision réactionnaire des notions de liberté religieuse et politique.
Pendant longtemps, elle a condamné en bloc un concept de liberté pensé comme licencieux par essence, conduisant nécessairement à l'erreur. Elle a peu à peu remis en cause ce discours conservateur pour appareiller, avec Vatican II notamment, vers les rives d'un libéralisme politique équilibré, maîtrisé, voyant dans celui-ci une des sources de la dignité humaine.
Histoire de ce basculement avec François Huguenin, auteur de La grande conversion, l'Église et la liberté de la Révolution à nos jours (Editions du Cerf).

Émission "Midi Magazine", animée par Philippe Arondel.

Situation philosophique de l'Islam. Avec Rémi Brague sur Radio Courtoisie.


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06.03.2023

L'islam suscite des controverses sans fin et prête à bien des confusions. Mais qu'est-ce que l'islam, particulièrement dans le domaine philosophique ? Une manière d'être face à Dieu ? Une religion parmi d'autres avec ses dogmes et ses normes ?
Rémi Brague se confronte à ces questions fondamentales pour explorer la vision philosophique islamique de Dieu et du monde. Car l'islam, dit-il, n'est pas une religion au sens où nous l'entendons : c'est avant tout une loi qui conçoit la croyance comme une évidence innée qu'on ne saurait refuser sans mauvaise foi. Il est dès lors primordial de délaisser nos catégories chrétiennes de pensée pour tenter d'en comprendre la logique.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.