Solidarnosc, la Pologne et nous. Avec Bruno Drweski au Librairie Tropiques.


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10.2019

Les ouvriers polonais souhaitaient en août 1980 élargir les conquêtes sociales de la Pologne populaire et créer un syndicat garantissant la formation d'un socialisme autogestionnaire correspondant au niveau d'éducation atteint par la société. Mais les intellectuels révisionnistes, qui avaient auparavant développé des contacts étroits avec les élites occidentales, ont réussi à profiter de l'inexpérience politique des grévistes pour acquérir une influence sur la direction de Solidarnosc et devenir les intermédiaires obligés du pouvoir. Lequel pouvoir tentait de rétablir un minimum de confiance et d'ordre pour négocier avec les puissances capitalistes. Puissances qui ponctionnaient les richesses de la Pologne, tombée alors dans la spirale de l'endettement, tandis que les cercles réactionnaires occidentaux profitaient de la tension pour tenter de délégitimer le marxisme avec l'appui des gauches anticommunistes.
Ces objectifs contradictoires firent tomber le pays dans une instabilité pour laquelle la direction de Solidarnosc porte une grande responsabilité, ce qui a entraîné la proclamation de la loi martiale et cassé le syndicat en perte de légitimité. Sous couvert d'aide au syndicat réprimé, les partisans de la guerre froide ont pu financer et récupérer les structures résiduelles de Solidarnosc et ses dirigeants se sont alignés sur la logique néolibérale au moment où la nomenklatura postcommuniste envisageait de stabiliser sa domination en intégrant les réseaux de pouvoir mondialisés, ce qui déboucha sur les accords de la "table ronde" qui ont fait basculer la Pologne dans le capitalisme...

Qui était Eric Arthur Blair alias George Orwell ? Avec Jean-Jacques Rosat et Bernard Hoepffner sur Radio Libertaire.


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2015

À l'occasion de la sortie du livre Une vie en lettres, correspondance (1903-1950) (Agone, 2014) rassemblant 268 lettres de George Orwell et 35 de son entourage, pour la plupart inédites en français, deux émissions sont consacrées à cet écrivain emblématique.
La première d'entre elles est consacrée à sa vie tandis que la seconde est dédiée à sa pensée politique, en compagnie de Bernard Hœpffner, le traducteur du recueil, et de Jean-Jacques Rosat, maître de conférences en philosophie au Collège de France et directeur de la collection Banc d'essais qui présente cette "véritable autobiographie épistolaire".

Émission "Les amis d'Orwell".

Christopher Lasch et la critique du progrès. Avec Renaud Beauchard pour la Revue Esprit.


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01.09.2019

Dans son essai Christopher Lasch. Un populisme vertueux, le professeur Renaud Beauchard propose une synthèse de la pensée du sociologue et historien américain. Celui que l'on présente parfois comme "le plus grand critique social" des États-Unis contemporains a cherché dans toute son œuvre à "comprendre l'étrange paradoxe de notre temps qui veut qu'en dépit de l'évidence des désastres écologiques, humains et moraux causés par le capitalisme mondialisé, il nous est [..] plus facile d'imaginer la fin du monde que celle du capitalisme."
Christopher Lasch est le reflet des tensions qui ont traversé le XXe siècle aux États-Unis, principalement depuis 1945. Fils de militants radicaux et partisans d'un "socialisme authentiquement démocratique", il étudie la théologie à Harvard et se lance dans un inventaire du "rationalisme optimiste" de ses parents. C'est à partir des années 1970 qu'il commence l'écriture de ses ouvrages majeurs. Après une enquête de grande ampleur sur la famille, il débute un cycle de trois essais sur la personnalité narcissique, emblématique du capitalisme contemporain : La culture du narcissisme (1979), Le seul et vrai paradis (1991) et La révolte des élites (1994).
Pour Renaud Beauchard, l'œuvre de Lasch a un aspect antimoderne par sa critique de l'individualisme consumériste contemporain, mais elle est porteuse en même temps d'une défense du projet émancipateur des Lumières. Il s'inscrit dans une tradition alternative au libéralisme, celle de l'humanisme civique : "Dans un monde qui devient de plus en plus inintelligible, Lasch fait un constat désespéré de l'état du caractère démocratique de l'individu, qu'il attribue à une faillite intellectuelle du libéralisme."

La troisième voie solidariste, alternative radicale au système. Avec Georges Feltin-Tracol sur Radio Courtoisie.


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08.12.2018

Au début du XXIe siècle, dans une France à la fois bloquée par des syndicats officiels minoritaires, défigurée par de hauts-fonctionnaires bureaucrates et soumise aux injonctions voraces des firmes transnationales, la question sociale reste d'une brûlante actualité et se découvre complémentaire avec l'enjeu écologique et l'impératif identitaire.
Pendant qu'un étatisme collectivisant gaspille les ressources nationales et les offre aux oligarchies cosmopolites, les prescripteurs d'opinion valorisent toujours l'horreur libérale et célèbrent un étatisme néo-libéral largement intrusif dans la vie privée des habitants.
Georges Feltin-Tracol récuse autant le mirage collectiviste que le remède étatiste et les illusions libérales. Il propose au contraire de renouer avec la vieille tradition française de la troisième voie. Celle-ci se présente sous différentes facettes (le gaullisme de gauche, les solidarismes, l'approche socio-économique du frontisme à certains moments de son histoire, etc.). Une qui met à l'honneur des réflexions économiques et sociales plus que jamais anticonformistes.

Émission du "Libre Journal de la jeunesse", animée par Pascal Lassalle.

Le Mystère Michéa. Avec Kévin Boucaud-Victoire à la Nouvelle Action Royaliste.


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06.11.2019

À l'instar d'un Alain Badiou, Jean-Claude Michéa est devenu culte de son vivant. Près de trente ans après son premier livre, le philosophe montpelliérain, désormais dévoué à l'apprentissage de la permacutlture, a lancé malgré lui une véritable "génération Michéa".
Son plus haut fait d'armes ? Avoir rompu avec la gauche sans jamais donner de gages à la droite. Sa ligne de conduite, revenir à un socialisme des origines, a pourtant été l'objet de nombreux contresens, d'interprétations confuses ou de récupérations opportunistes. Entre décroissance, socialisme libertaire, conservatisme, comment percer à jour le mystère Michéa ?
Kévin Boucaud-Victoire a mené l'enquête et décrypte avec clarté, rigueur et humour les travaux du plus anarchiste des conservateurs.

Rome, du libéralisme au socialisme. Avec Philippe Fabry sur Radio Athéna.


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08.07.2019

Rome a commencé son histoire comme les États-Unis d'Amérique, devenus l'hyperpuissance hégémonique mondiale en moins d'un siècle, et s'est effondrée de la même façon que l'URSS.
Philippe Fabry retrace sur plusieurs siècles l'évolution des mentalités romaines. Il montre que le passage d'une pratique libérale aux origines de la République à un socialisme totalitaire sous l'Empire est la clef permettant de résoudre une des grandes énigmes de l'Histoire : la chute de Rome. Son travail travail unifie toutes les explications proposées à cette catastrophe géopolitique. Elle souligne la "cause des causes" que suggéra Montesquieu : la liberté perdue.
Au-delà de son intérêt pour qui aime comprendre le pourquoi de l'Histoire, cette thèse originale est l'occasion d'entamer une réflexion sur le monde contemporain et sur l'évolution politique, économique et sociale des États-Unis, qui semblent suivre la voie de la Rome antique. Ces derniers sortiront-ils vainqueurs du grand bouleversement du monde contemporain, ou connaîtront-ils la décadence et la destruction ?

Émission du "Rendez-vous des idées politiques", animée par Jean Laporte.

Quelle Troisième Voie solidariste ? Avec Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman sur Méridien Zéro.


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01.03.2019

C'est un entretien à bâtons rompus en compagnie de Georges Feltin-Tracol et Xavier Eman qui nous est ici proposé, sur le thème de la recherche d'une 3ème voie économique qualifiée, dans la continuité de certaines expériences militantes et théoriques, de "solidariste".
Alors que Georges Feltin-Tracol vient de sortir Pour la troisième voie solidariste chez Synthèse éditions, l'occasion était toute trouvée pour aborder ce sujet encore et toujours d'actualité.

Émission "La Méridienne", animée par Tesla.

Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athena.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.