Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2021

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

L'héritage du socialisme républicain français. Avec Bruno Viard pour le Cercle Aristote.


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11.2021

Disposons-nous d'une synthèse idéologique et morale proportionnée aux défis de notre siècle ? La notion de progrès est critiquée de toutes parts. La synthèse catholique l'est aussi. Et que dire de l'utopie qui trouva son acte de naissance dans le Manifeste communiste de 1848 ? Les grands combats actuels sont-ils condamnés à s'improviser sans racines solides dans la culture européenne ?
Une succession de déviations a laissé en jachère le meilleur de notre patrimoine. Progressivement éliminé au cours des trois Internationales des Travailleurs, le socialisme républicain n'a pas été relevé dans toute sa richesse malgré la chute du communisme.
Bruno Viard, à la suite des travaux de son père Jacques Viard (1920-2014), reprend le cours de l'histoire à partir de 1830 et parcourt le chemin balisé par Pierre Leroux, Louis Blanc, le premier Proudhon, Michelet, Péguy, le premier Jaurès, Simone Weil et tant d'hommes et de femmes dont le nom est tombé dans l'oubli. Il apparaît que le socialisme républicain était largement libéral, antiraciste, philosémite, féministe et écologiste avant la lettre. Un socialisme républicain qui n'est pas en rupture avec le christianisme profond mais qui le réoriente vers la cité terrestre tout en soulignant ses racines orientales.

Histoire globale des socialismes. Avec Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange à la Librairie Tropiques.


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09.2021

Où et comment sont nés les divers projets socialistes au XIXe siècle ? Quelles destinées ont-ils connu dans les pays qui en ont fait l'expérience au cours des deux derniers siècles ? Et que signifie le terme "socialisme" en ce début du XXIe siècle ? Le socialisme a-t-il un avenir et si c’est le cas, sous quelles formes ?
Si la question sociale et l'analyse des sociétés en termes de classes en lutte pour l'appropriation des ressources sont des caractéristiques qui définissent le socialisme partout et toujours, ses frontières ont toujours été diverses et évolutives. De la social-démocratie à l'extrême gauche, des plus gestionnaires aux plus contestataires, tous les courants qui le composent sont présentés dans l'ouvrage récent Histoire globale des socialismes (PUF, 2021) dirigé par Stéphanie Roza et Jean-Numa Ducange.
Sous des formes nouvelles, le socialisme continue, malgré la profonde crise traversée ces dernières années, à alimenter des réflexions théoriques et à nourrir des projets politiques concrets. Aujourd'hui, confronté à des défis nouveaux, comme il l'a été tout au long de son histoire, il doit renouer avec une critique combattive, à la fois économique, politique et sociale, de l'ordre existant.

Charles Péguy (1873-1914). Avec Lucie Boscher, Nada Stancar, Patrick Charlot, Alain Finkielkraut, Simone Fraisse, Francine Lenne et Éric Thiers sur France Culture.


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08.05.2005

Par la modestie de ses origines, ses brillantes études, sa rectitude morale, ses engagements intellectuels et politiques entre socialisme et catholicisme de progrès, sa mort héroïque au combat le 5 septembre 1914 à quarante-et un ans, Charles Péguy est l'une des figures les plus intransigeantes que la France ait produites.
Séduisant, irritant, poète inspiré et polémiste redoutable, il a laissé, après quinze années d'une activité intellectuelle et littéraire intense, une empreinte ineffaçable chez ses contemporains et pour la postérité.
À le suivre, on croise également les personnalités politiques majeures de son époque et on décèle.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Catherine Soullard.

Karl Marx, l'inconnu. Une grande traversée sur France Culture.


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07.2020

Que sait-on vraiment de Karl Marx ? Le XXe siècle a été le siècle du marxisme sans Marx. Le XXIe siècle sera-t-il celui de Marx sans le marxisme ?
Avant d'être statufié, saccagé puis oublié, Marx a été poète et amoureux dans l'Allemagne romantique. Vibrant d'espoir dans le flux et le reflux des révolutions européennes. Plongé à corps perdu dans l'antre du Capital. Et imaginant, dans ses vieux jours, le monde qui est aujourd'hui le nôtre. Un Marx inconnu.

Une série documentaire produite par Christine Lecerf.

Qu'est ce qu'une nation socialiste ? Avec Jean-Numa Ducange pour la Librairie Tropiques.


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04.2021

Crise du projet européen, mises en cause des frontières, retour des nationalismes et xénophobie font chaque jour l'actualité. Le dépassement des frontières nationales, qui semblait un temps aller de soi, n’était-il pas une erreur de diagnostic  ? Dans des sociétés plurielles, comment peuvent coexister des populations qui ne disposent pas, à l’origine, d'une histoire partagée  ?
Toutes ces interrogations furent débattues par la gauche européenne au cours de son histoire. Dans ce travail novateur élaboré à partir du monde germanophone, Jean-Numa Ducange restitue ce grand débat qui occupa les têtes pensantes du socialisme, comme le quotidien des militants.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les premiers partis socialistes durent se confronter à une évidence  : l'extension du marché et du capitalisme, pas plus que les luttes des travailleurs à l'échelle internationale, n'ont conduit à la disparition des nations. Le Parti social-démocrate allemand n'est à l'époque pas seul à proposer des solutions, mais nul n'a alors plus d'influence à l'étranger : de Paris à Moscou, il fascine. Surtout, lui et son alter ego autrichien sont confrontés aux problèmes posés par la coexistence de multiples nationalités, tandis que la question coloniale s'impose sur le devant de la scène.

Dominer. Avec Pierre Dardot et Christian Laval pour le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.


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10.03.2021

Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l'État-nation, qui semble devoir être aujourd'hui supplantée par la puissance du capital mondial. Restaurer la verticalité de l'État et son autorité serait ainsi la seule voie pour contester le globalisme néolibéral. C'est contre cette illusion, encore trop répandue à gauche, que Pierre Dardot et Christian Laval ont entamé ce long parcours dans l'histoire complexe et singulière de l'État occidental moderne, depuis sa naissance à partir du modèle de l'Église médiévale jusqu'à son rôle actuel d'État-stratège dans la concurrence mondiale.
Comprendre les aléas et les détours de cette construction, c'est mettre à nu les ressorts d'une domination sur la société et sur chacun de ses membres qui est fondamentalement de l'ordre de la croyance : les "mystères de l'État", le culte de sa continuité qui oblige ses représentants par-delà leur succession, la sacralité dont ces derniers aiment à s'entourer dans l'exercice de leurs fonctions, autant d'éléments qui ont pu changer de forme, mais qui demeurent au principe de sa puissance. En retraçant cette généalogie, il s'agit pour Pierre Dardo et Christian Laval de montrer que l'on ne peut répondre aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique sans remettre en cause cet héritage. Car l'invocation de la souveraineté "nationale" est devenue l'alibi de l'inaction climatique et de la perpétration des écocides.
Pour affronter ces enjeux globaux, il est indispensable de s'attaquer à un tel régime d'irresponsabilité politique qui dispense les gouvernants de rendre des comptes aux citoyens. C'est dire qu'il faut ouvrir la voie à un au-delà de la souveraineté étatique.

L'affrontement entre Pierre-Joseph Proudhon et Karl Marx. Avec Pierre de Brague sur ERFM.


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07.03.2020

Lorsqu'en 1846 paraît l'ouvrage de Proudhon, Philosophie de la Misère, Marx réplique en publiant un an plus tard, Misère de la philosophie, montrant toute l'étendue de leurs divergences qui puisent leur origine dans leur vision même de la place de l'homme, de la nature, de la valeur d'un bien, de la division du travail, de l'industrialisation ou de la propriété.
Ainsi, pour Proudhon "Le communisme reproduit donc, mais sur un plan inverse, toutes les contradictions de l'économie politique. Son secret consiste à substituer l'homme collectif à l'individu dans chacune des fonctions sociales, production, échange, consommation, éducation, famille. Et comme cette nouvelle évolution ne concilie et ne résout toujours rien, elle aboutit fatalement, aussi bien que les précédentes, à l'iniquité et à la misère."
À quoi Marx répond "Chaque rapport économique a un bon et un mauvais côté c'est le seul point dans lequel M. Proudhon ne se dément pas. Le bon côté, il le voit exposé par les économistes ; le mauvais côté, il le voit dénoncé par les socialistes. Il emprunte aux économistes la nécessité des rapports éternels ; il emprunte aux socialistes l'illusion de ne voir dans la misère que la misère."
Une émission consacrée à cette confrontation fondamentale pour l'histoire du socialisme et qui présida, dans une large mesure, au destin de la question sociale pour le siècle suivant.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.