La Shoah en Allemagne, chronologie du génocide. Avec Alain Michel pour l'Institut Yad Vashem.


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22.07.2007

Tout en réaffirmant l'importance de l'idéologie antisémite des nazis, Alain Michel retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d'Etat, le comportement des élites économiques, intelectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l'attitude de la population allemande, laquelle n'était pas nécessairement à l'unisson de la politique officielle.
Dans un second temps, l'historien franco-israélien déroule l'effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l'espoir d'améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c'est cette histoire d'une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui nous est ici relatée avec grand précision.

Octobre 1940 : le statut des Juifs décrypté. Avec Alain Michel pour Herodote.net.


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01.10.2020

Aux premiers mois de l'Occupation, le gouvernement de Vichy édicte un statut des Juifs. La loi est publiée au Journal officiel le 18 octobre 1940 mais est datée du 3 octobre. Elle vise à dissuader les Allemands d'intervenir dans les affaires intérieures de la France, quelques jours après qu'ils aient publié une ordonnance pour le recensement des juifs en zone occupée.
Ce premier statut des Juifs exclut les Français identifiés comme juifs de la plupart des fonctions publiques et de nombreuses autres professions. En dépit de son aspect scandaleux, il passe à peu près inaperçu. Il est vrai que les Français se confrontent au même moment aux difficultés du quotidien et dans la presse, peu de journaux s'intéressent à la question juive, à l'exception notable du Matin, quotidien collaborationniste et proche des nazis...

La catastrophe allemande. Avec Nicolas Patin à la Nouvelle Action Royaliste.


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07.05.2014

Ils étaient 1'674 parlementaires représentant l'Allemagne sous la république de Weimar. Ils ont vécu la destruction d'une démocratie éclatante et le triomphe d'un régime politique criminel qui justifia l'invention du mot "génocide". Quelles ont été leurs responsabilités dans ce tournant du siècle ? Comment ces femmes et ces hommes ont-ils traversé la catastrophe allemande ?
Nicolas Patin a longuement étudié les archives allemandes et internationales pour comprendre les parcours de chacune de ces personnalités. Son enquête décrypte les destins atypiques de ces élus du peuple allemand : simples soldats de la Première Guerre mondiale puis militants politiques, martyrs assassinés dans les camps ou bourreaux nazis dominant l’Europe occupée.
Son travail met au jour la terrible conquête des institutions par les nazis et la funeste transformation de la société allemande.

Politiques du vivant, le IIIe Reich en contexte (1933-1945). Avec Johann Chapoutot au Collège de France.


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15.05.2013

L'historien Johann Chapoutot s'attaque dans cette conférence aux étroites relations entretenues par le régime national-socialiste avec les milieux scientifiques en général et les domaines de la santé et des sciences de la vie en particulier. Car c'est massivement que la communauté scientifique s'est mise au service de l'idéologie raciste nazie.
Comment des jeunes gens brillants ont-ils versé dans l'horreur ? Pourquoi des médecins, juristes, historiens, linguistes, archéologues ou biologistes de haut niveau sont-ils devenus au fil des ans falsificateurs, pilleurs, parfois tueurs ?

Une intervention dans le cadre du colloque "Le vivant. Hommage à Claude Bernard", organisé par Alain Prochiantz.

L'extermination des juifs d'Europe. Avec Johannes Vogele et Paul Braun sur Radio Libertaire.


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2019

À l'occasion des 80 ans du déclenchement d'un conflit mondial qui permit au nazisme d'exterminer deux tiers des juifs d'Europe, cette série de deux émissions retrace, dans un premier temps, l'histoire du processus de destruction des juifs d'Europe à partir de l'ouvrage du même nom de Raoul Hilberg, et revient dans un second temps sur les origines de cette extermination : ses causes lointaines (notamment l'antisémitisme) et immédiates, sa spécificité et sa comparaison avec d'autres crimes de masse. 
En effet, cette question a nourri d'innombrables débats entre historiens où les intentionnalistes, pour qui le génocide a été prévu et planifié, s'opposent aux fonctionnalistes, qui tentent de montrer que ce fut plutôt le fruit des circonstances.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Imre Kertész, l'Holocauste comme culture (1929-2016). Avec Clara Royer, Guillaume Métayer, Laure Barillas, et Laurence Kahn sur France Culture.


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30.03.2019

Né à Budapest en 1929 dans une famille juive modeste, Imre Kertész part à 5 ans dans un pensionnat car ses parents se séparent, et aucun ne décide de le garder avec lui. Lorsqu'il a 14 ans, en 1944, alors qu'il avait été chassé de l'école parce qu'il était juif, il est arrêté par les gendarmes, et déporté à Auschwitz. Il ignore ce qui l'attend. Il reste un an en détention et doit sa survie au fait d'avoir menti sur son âge : en prétendant avoir 16 ans et non 14, il est déclaré apte au travail et donc utile au camp, et ainsi, sauvé.
Une fois libéré par les Américains et de retour en Hongrie où il apprend que son père est mort en déportation, Kertész vit sous le joug d'un second totalitarisme, et ce pendant 40 ans. D'ailleurs, cette autre dictature est peut-être ce qui l'a obligé à survivre au lieu de se suicider, comme Primo Levi et tant d'autres. Imre Kertész crée pour se sentir libre tout en vivant sous un régime autoritaire. Il gagne très modestement sa vie en écrivant de mauvaises comédies musicales, et met 13 ans à terminer Etre sans destin, commencé en 1959.
Publié en France en 1998, le roman se distingue d'autres textes de déportation par son absence de pathos. Il s'agit bien là de la marque de fabrique de Kertesz : il veut davantage que l'empathie et la plainte, qui autorisent la bonne conscience et la mémoire courte. D'autres romans suivront, Liquidation, Le Drapeau anglais et Le Refus. Que ce soit dans ses textes de fiction ou dans ses journaux, Journal de galère et L'Ultime auberge, Kertész est pessimiste, féroce et sans moralisme.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Virginie Bloch-Lainé.

Les aventures d'une pensée. Avec George Steiner sur la RTS.


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1998

Critique, philosophe, professeur de littérature anglaise et comparée à Genève, écrivain, interprète de l'art et questionneur de la civilisation occidentale finissante, George Steiner se définit avant tout comme un "maître à lire".
Dans cette série de treize entretiens menée par Guillaume Chenevière, cet intellectuel érudit évoque ses thèmes de prédilection : le langage, la tragédie, la pensée et le pouvoir, le silence après la barbarie de la Shoah et le monde futur.

Mises au point, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, donne son opinion sur des points d'actualité, en essayant de les comprendre des points de vue historique et politique.