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Jésus-Christ a-t-il vraiment existé ? Avait-il une femme et des frères ? Sa résurrection est-elle une hallucination ? Qui a écrit les Évangiles ? À ces questions, comme à toutes celles que nous n'avons jamais osé poser au catéchisme, Frédéric Guillaud apporte avec brio et simplicité les plus lumineuses des réponses.
L'occasion de montrer la profonde cohérence rationnelle de la doctrine chrétienne, sans esquiver aucune des difficultés historiques ou philosophiques rencontrées par les Chrétiens.
Attention, que vous ayez la foi ou pas encore, vous risquez d'être convaincu.
Émission "Le monde de la philosophie", animée par Elie de Thoras



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Coach, animateur, facilitateur : le manager ne se contente plus d'organiser le travail. Il écoute, accompagne, donne du sens, prêche l'engagement et la bienveillance. Derrière ce vocabulaire pastoral, Baptiste Rappin met au jour une véritable théologie de l'organisation, un discours qui promet le salut par la performance, la transformation de soi par le changement permanent et la communion dans la "culture d'entreprise".
Et si le management, loin d'être une simple technique, était devenu la religion séculière de notre temps ? Il aurait alors ses rites (l'entretien annuel), ses dogmes (l'excellence) et ses confessions (le feedback). Ce glissement mérite d'être interrogé : que reste-t-il de notre liberté quand l'organisation se fait Église ?
Émission "La tête hors de l'eau", animée par Catherine Rouvier.


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D'après Cioran, il aurait été "l'homme le plus réalisé" qu'il ait jamais rencontré. Figure intellectuelle fascinante, Ludwig Klages a exercé son influence sur de grands penseurs ou artistes comme Hermann Hesse, C. G. Jung, Walter F. Otto, Robert Musil ou Gustave Thibon. Il demeure pourtant un nom méconnu, voire énigmatique, en France.
Disciple hétérodoxe de Nietzsche, représentant d'une pensée écologiste et vitaliste avant la lettre, Klages incarne, selon François Plat Colonna, l'acmé de la pensée antimoderne. Le philosophe allemand défia en effet dans son œuvre tous les fondements de la pensée moderne que sont la mathématisation du monde, la déification de la raison, le progressisme et l'universalisme. Au logocentrisme qui a dominé l'ensemble de la philosophie occidentale, Klages opposa le biocentrisme, revalorisant ainsi les dimensions instinctives et poétiques du monde enfouies par des siècles de rationalisme.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.


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Et si l'histoire de la pensée politique n'était pas celle que l'on croit ? Et si le coeur de nos sociétés se jouait dans la tension perpétuelle entre le Je et le Nous, dans l'éternelle dispute et l'éternel dialogue entre la personne et la communauté ?
Revisitant 2'500 ans d'idées en explorant ce rapport fondamental, rarement abordé de front, François Huguenin nuance l'opposition certes réelle, mais souvent exprimée de façon caricaturale et idéologique, entre une pensée classique axée sur le bien commun et une modernité centrée sur la préservation des libertés individuelles.
Passionnante, accessible et pédagogique, son analyse est essentielle pour comprendre les fondements de notre société.
Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin.


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À l'occasion de la sortie de leur ouvrage Road Movie USA aux Éditions Magnani, Bernard Benoliel et Jean-Baptiste Thoret viennent parler de la mythologie de ce genre à part entière, véritable thermomètre des crises politiques, sociales et existentielles des États-Unis.
Un voyage cinématographique au bout de l'asphalte américain, indispensable pour tous les amoureux du septième art.
Émission du "Libre journal du cinéma", animée par Philippe-Henri Rambaud.

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Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles. S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement.
L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l’enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.
Émission du "Libre journal d'Hugues Sérapion".


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De quoi est-il question, au fond, dans le coaching ? De rien de moins que de la fabrique de l'homme cybernétique planétaire. Méthode d'accompagnement née dans les années 1990 qui se développa dans la décennie suivante, le coaching s'est aujourd'hui pleinement institutionnalisé : il est reconnu, à part entière, comme un outil de développement de la personne qui conjugue recherche du bien-être et souci de l'efficacité, intégré dans le déploiement planétaire du management.
Baptiste Rappin met ici en exergue les fondements philosophiques de ces pratiques, et interroge le type de subjectivité à l'œuvre dans le déploiement opérationnel du coaching, offrant une perspective générale d'interprétation.
Émission du "Libre Journal d'Aude de Kerros".


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Nous sommes les dupes du langage. Jamais le décalage entre le discours et les faits n'a été aussi impressionnant. Jamais les mots n'ont autant joué avec les choses. À l'évidence, il existe un piège caché dans le langage qu'il est urgent de conjurer. Depuis Platon, Machiavel, Hobbes et Rousseau, nous savions que toute théorie du Pouvoir est, à la fois, une théorie de l'homme, une théorie politique et une théorie de l'histoire. Avec Arnaud-Aaron Upinsky elle devient essentiellement une théorie du langage, une grille de lecture universelle.
Toute l'histoire de l'Humanité n'apparaît plus que comme la guerre sans merci de deux langages ennemis : le Réalisme et le Nominalisme. Les réalistes sont ceux qui croient à la vérité des mots ; les nominalistes, ceux qui croient au pouvoir des mots. D'un côté, la thèse nominaliste du Bon sauvage conduit à l'optimisme politique, mais aussi à l'impasse de la philosophie de l'absurde. De l'autre côté, la thèse réaliste du Naturel cannibale implique une théorie pessimiste de la politique mais, en revanche, une philosophie significative de la vie.
Aujourd'hui la thèse nominaliste domine dans le langage prédateur de la rhétorique politique qui constitue la plus grande mystification intellectuelle de tous les temps. Ressort de la mutilation du pouvoir, ce langage, tartuffe souriant, mène la danse sous le masque de la philanthropie. C'est en coupant la parole qu'il fait tomber les têtes, c'est en castrant le savoir qu'il rend l'esprit impuissant, c'est en se faisant double-langage qu'il se maintient au pouvoir.
Conjurer cette perversion du langage, pour renverser la phrase politique, remettre le langage sur ses pieds, est devenu aujourd'hui une question de survie spirituelle sinon physique : l'urgence de notre temps.
Émission du "Libre journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.