Délire et désir. Avec Gilles Deleuze sur France Culture.


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22.10.1972

En 1972 paraît Capitalisme et schizophrénie - L'anti-Oedipe, écrit à quatre mains, celles du philosophe Gilles Deleuze et du psychanalyste Félix Guattari. Et devant des étudiants de Nanterre, Gilles Deleuze d'affirmer qu' "on se fout de Marx et on se fout de Freud" !
"Notre point de départ est tout autre", continue-t-il, dans cette société moderne capitaliste, "Œdipe n'est en rien une formation du désir mais un instrument extérieur de la répression du désir". Et de préciser sa pensée : chez un enfant, le désir ne passe pas par Œdipe, "Œdipe, on lui injecte du dehors".

Émission "Atelier de Création Radiophonique", produite par René Farabet et Pascale Verneuil.

Sommes-nous esclaves de notre culpabilité ? Avec Ruben Rabinovitch pour Transmission.


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09.2024

Nous vivons une époque où la quête d'identité et l'érotisation de la culpabilité remplacent les structures traditionnelles quand la publicité a un rôle normatif prépondérant dans l'effacement de l'individu et la fin du report de gratification.
Le psychanalyste Ruben Rabinovitch analyse ici les mutations psychologiques et sociétales contemporaines, notamment à travers les émeutes urbaines, l'essor du mouvement woke et la fragilité des engagements personnels.

 - 0'00'00 : Citation & présentation 
 - 0'01'55 : L'approche sociologique des émeutes ne suffit pas 
 - 0'05'20 : Le Rousseauisme mal digéré nous a fait beaucoup de tort 
 - 0'08'20 : Portrait robot de l'émeutier 
 - 0'12'00 : Notre pardon n'est pas compris
 - 0'15'00 : Le problème du terme "construction sociale" 
 - 0'17'10 : Ne pas sanctionner un acte , c'est ne pas faire comprendre sa gravité  
 - 0'19'52 : L'autorité dans des structures claniques 
 - 0'25'25 : La violence croît à l'ombre de la soumission des femmes   
 - 0'29'20 : La recherche de la culpabilité permanente 
 - 0'33'05 : L'érotisation de la culpabilité et l’orgueil de la honte
 - 0'34'55 : L'unité négative du wokisme & amour de l’indifférenciation
 - 0'41'40 : Le christianisme autorise-t-il la punition ?
 - 0'44'25 : Le besoin de polarité 
 - 0'49'20 : Comment la génération de la jouissance a engendré une génération identitaire
 - 0'53'10 : Comment articuler l'individu et le collectif 
 - 0'57'40 : La philosophie de la publicité  
 - 1'01'00 : L’effacement de l'individu 
 - 1'06'25 : La figure de l'antisystème est devenue la norme 
 - 1'12'18 : Le clivage remplace l'ambivalence
 - 1'15'37 : La psychologie a-t-elle remplacé la confession ? 
 - 1'21'35 : Le psychologue n'est pas un coach
 - 1'25'00 : La confession est devenue un signalement de vertu 
 - 1'30'00 : Le pardon est aussi un fardeau à porter
 - 1'35'40 : La jouissance de la dissolution
 - 1'38'10 : Que veut dire "couple libre" ?
 - 1'41'40 : Le manque d’engagement génère une insécurité psychique 
 - 1'45'30 : La fin du report de gratification
 - 1'50'10 : Recommandation de lecture

Un entretien mené par Pierre Valentin.

Le mépris : dignité, lutte des classes et culture. Avec François Bégaudeau sur Mind Exploreur.


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06.2026

Le mépris est-il toujours une faute ? Ou existe-t-il des formes de mépris légitimes, voire nécessaires ? François Bégaudeau s'attaque à un sentiment que l'on condamne trop vite, en distinguant le mépris de classe subi, le mépris culturel assumé et ce qu'il appelle la "dignité du mépris", cette capacité à refuser certaines formes de pensée ou d'existence sans que ce refus soit une trahison.
Dans Du mépris, il explore les usages politiques et littéraires d'un mot qui dérange, et invite à réfléchir à ce que nos mépris disent de nous.

Un entretien mené par Joseph et François-Régis Ribes 

Généalogie de la santé mentale : émergence et définitions d'une psychopolitique. Avec Claude-Olivier Doron pour l'Association des Psychologues et de Psychologie dans l'Education nationale.


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18.09.2024

L'histoire du concept de "santé mentale" est intéressante à plus d'un titre. En effet, il n'est pas indifférent que l'ensemble d'un champ de savoirs et de dispositifs pratiques prétende s'organiser, à un moment donné, autour de la santé mentale et non, comme ce put être le cas à d'autres périodes, autour de l'aliénation, voire autour de la prophylaxie des maladies mentales.
Quelles sont les conséquences de ce choix relativement récent concernant l'organisation des politiques publiques autour de ce champ ? 

Neurosciences, un discours néolibéral. Avec François Gonon pour l'Association de Santé Mentale du 13e arrondissement de Paris.


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05.12.2024

L'engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu'elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n'ont, jusqu'à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités.
Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l'accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l'idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité.
Parmi tous les discours d'experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. François Gonon en propose un examen critique.

Sexe, science et censure : les vérités taboues de la guerre du genre. Avec Peggy Sastre pour Contrepoints Podcast.


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11.2025

Hormones, cerveau, psychologie, comportements : depuis des décennies, la science documente des différences indéniables entre hommes et femmes. Mais à l'université, le simple fait d'en parler est devenu tabou. Chercheurs, psychologues, philosophes qui invoquent la biologie ou l'évolution sont accusés, menacés, parfois réduits au silence par des activistes militants. Cette négation de la nature humaine dépasse aujourd'hui le seul monde académique : elle contamine les institutions, les médias et les réseaux sociaux, au point de fragiliser le débat démocratique lui-même.
À rebours des dogmes, Peggy Sastre rétablit des vérités scientifiques passionnantes sur la morphologie, la psychologie, les goûts et les sentiments – qu'il s’agisse de jalousie, de préférences amoureuses révélées par les applications de rencontre, ou encore des choix de carrière et d'orientation professionnelle. Autant de différences qui, loin de contredire l'égalité, la rendent intelligible.

 - 00'20 : A l'origine de ce livre, une conférence annulée à Sciences Po
 - 05'11 : Qu'est-ce que la psychologie évolutionnaire ? Comment Peggy Sastre s'y est intéressée ?
 - 12'42 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences observées entre les sexes ?
 - 17'27 : La psychologie évolutionnaire est-elle sexiste ?
 - 25'42 : Les critiques de la psychologie évolutionnaire 
 - 29'32 : Peut-on dire qu'il existe un cerveau masculin et un cerveau féminin ?
 - 33'41 : Peut-on opposer les facteurs biologiques et les facteurs environnementaux ?
 - 36'09 : Comment la psychologie évolutionnaire explique les différences H/F en matière de sexualité ?
 - 38'40 : Peut-on dire que les femmes se sont faites berner par certains mythes de la révolution sexuelle ?
 - 42'19 : Infidélité féminine et infidélité masculine
 - 45'01 : Le slut shaming
 - 48'54 : Pourquoi le viol perdure ?
 - 50'40 : Les applications de rencontre
 - 56'12 : Les faux procès de la psychologie évolutionnaire

Un entretien mené par Élodie Messéant.

La place de l'enfant. Avec Alain Ehrenberg sur la RTS.


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15.11.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Émission "Egosystème", animée par Florence Farion.

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.