Terre et Liberté. Avec Aurélien Berlan pour Sobrevivir al Descalabro.


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01.2025

Philosophe, professeur d'université, activiste et agriculteur, Aurélien Berlan cherche dans la terre une vérité que la modernité a balayée : il n'y a pas d'émancipation possible sans contrôle sur les conditions matérielles de la vie — la nourriture, l'énergie, les liens, le territoire. Cette certitude l'a conduit à quitter Paris pour s'organiser en communauté rurale autogérée dans le sud-ouest de la France, d'où il promeut la reconquête de la vie comme terrain politique : réapprendre à vivre de son propre travail, organiser les besoins communs, prendre soin du sol qui nous nourrit.
De ce cheminement est née une longue recherche sur la liberté et l'autonomie collective.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'12'56 : Le glissement de la liberté envers la protection de la vie privée
 - 0'24'09 : Faire faire à d'autres personnes, à des machines ou des robots
 - 0'49'24 : On est prisionnier dès que l'on dépend de nos maîtres pour se nourrir
 - 0'59'45 : Prise en charge des nécessités liées à la subsistance et organisation politique
 - 1'15'32 : Autonomies : reconstruire des interdépendances égalitaires
 - 1'30'50 : Besoins/Moyens techniques et culture du conflit

La question de la propriété, de ses extensions et du bien commun face aux penseurs néoliberaux : le cas de Buchanan. Avec Pierre Cretois à l'Université de Bordeaux.


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05.06.2024

À travers une analyse critique des théories de James Buchanan, figure majeure de l'école du Public Choice, Pierre Créttois explore les fondements et les implications du néolibéralisme en interrogeant sa conception individualiste et contractualiste qui réduit l'action collective à une simple agrégation de préférences individuelles, niant ainsi l'autonomie du politique et l'idée de bien commun. En s'appuyant sur des exemples concrets, comme la gestion des biens communs, il montre comment cette approche économique évacue les dimensions collectives et démocratiques, privilégiant le marché comme unique mécanisme de coordination.
Pierre Crétois met alors en lumière les limites de cette vision, notamment son incapacité à penser les contraintes procédurales et normatives nécessaires à la production de biens publics. Si Buchanan défend l'idée d'un contrat constitutionnel pour protéger les droits individuels, son modèle peine à expliquer comment concilier efficacité économique et justice sociale, ou comment éviter les dérives démocratiques. Ne devrions-nous pas plutôt envisager les biens communs non comme des obstacles à l'efficience, mais comme des cadres favorisant la convergence des intérêts par la délibération collective, tout en reconnaissant les tensions inhérentes à leur gestion ?

La copossession du monde, vers la fin de l'ordre propriétaire. Avec Pierre Crétois sur Fréquence Paris Plurielle.


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14.02.2024

"La propriété ou le chaos !" s'écrient en chœur les thuriféraires de l'ordre propriétaire. Parce que, disent-ils, la propriété sépare le tien et le mien, elle protège la liberté individuelle et assure l'harmonie sociale. Condition de l'échange, elle fonde l'activité économique et favorise l'enrichissement collectif. À les écouter, elle n'aurait que des vertus...
C'est faire peu de cas de ses funestes conséquences – la pollution et l'épuisement des ressources naturelles, par exemple –, mais c'est aussi abandonner au marché des questions qui devraient relever de la délibération politique.
Or, Pierre Crétois le rappelle, l'intérêt économique ne se confond pas avec le bien commun. Pour endiguer le creusement des inégalités sociales et la destruction de la planète, on ne peut s'en remettre aux chimères du tout-marché ou de la démocratie de consommateurs. Un radical changement de perspective s'impose : il faut défendre des principes autonomes de justice pour remettre la propriété à sa place et l’envisager non plus comme le socle de la vie en communauté mais, au contraire, comme une modalité du commun intégrant les droits d'autrui et ceux des générations futures.

Hilaire Belloc et L'Etat servile. Avec Radu Stoenescu et Mos Majorum pour les Editions Carmin.


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10.2023

"Vous ne posséderez rien et vous serez heureux." Cette phrase résonne comme une prophétie glaçante pour certains, une utopie pour d'autre, voire une injonction pour certains leaders du Forum économique mondial de Davos ! Dans ce monde imaginé par les élites, tout – logement, transport, vêtements – serait accessible via des services, mais jamais possédé en propre. Face à cette vision d'un futur où la propriété individuelle s'efface au profit d'une dépendance généralisée, l'écrivain Hilaire Belloc, dès 1912, avait pressenti les dangers de cette servitude moderne. Dans L'État servile (Editions Carmin, 2023), il dénonce l'illusion d'une liberté sans propriété et explore les mécanismes qui mènent à l'asservissement économique.
Mais comment échapper à ce scénario ? Comment retrouver une autonomie concrète, entre capitalisme dévorant et collectivisme aliénant ? La liberté a-t-elle un prix ? Et jusqu’où accepterons-nous d’échanger notre autonomie contre une sécurité illusoire ?
Pour y répondre, Radu Stoenescu et Mos Majorum plongent dans la pensée distributiste de Belloc, un courant méconnu qui prône la répartition des moyens de production plutôt que des richesses. Entre analyses historiques et réflexions actuelles, ce texte inédit en français résonne avec notre époque. Un dialogue urgent pour comprendre pourquoi la propriété – même modeste – reste un rempart contre l'arbitraire, et comment des alternatives concrètes, à l’échelle locale, peuvent encore se construire.

L'agriculture suisse : un dialogue entre souveraineté, écologie et propriété du sol. Avec Félicien Monnier au Cercle Rousseau.


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14.02.2025

Si les paysans ne consituent plus que 3% de la population active suisse, il n'est pas une année sans que nous ne votions sur une initiative constitutionnelle concernant l'agriculture (biodiversité, pesticides, vaches à cornes, souveraineté alimentaire ou élevage intensif). Et plus l'agriculture s'efface de notre quotidien, plus les Suisses en font le réceptacle de leurs attentes éco-alimentaires. Nous projetons sur l'agriculteur nos fantasmes politiques, souvent paradoxaux. Certains le conspuent comme pollueur ou tortionnaire spéciste, tout en l'érigeant en acteur de la révolution verte. D'autres en font un héros romantique, garant de notre identité alpestre ou de notre souveraineté alimentaire.Enfin, ce qui est peut-être le scandale suprême, nous avons parfaitement accepté que l'agriculteur ne puisse vivre sans aides de son métier : autant au travers des paiements directs que de notre complaisance pour les marges de la grande distribution, dont le prix du lait est le lamentable symbole.Tout cet appareil bureaucratique et financier vise trop souvent des objectifs en décalage avec la fonction première de l'agriculture, à savoir de garantir autant que possible l'approvisionnement alimentaire de la Confédération. Le paysan remplit ainsi une fonction à la fois vitale, économique et défensive, qui mérite d'être remise en contexte afin d'en comprendre les défis.

Renouer avec la critique de la propriété. Avec Pierre Crétois pour l'Université Populaire de Bordeaux.


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02.02.2023

De la critique marxienne de la propriété, fidèles en cela au Manifeste du Parti Communiste, les luttes ont surtout retenu la mise en cause de la grande propriété, de la propriété capitaliste et des moyens de production avec toutes les inégalités et les dominations qu'elles véhiculent. Mais on peut avoir tendance à tenir éloigné de tout reproche la petite propriété individuelle, fruit du labeur. Le partage des richesses signifiant alors non pas remise en cause de la propriété privée, mais meilleur partage de celle-ci.
Pourtant, ne pourrait-on pas renouer avec ce qui, dans la critique marxienne, s'attaquait au concept même de propriété (dans les Manuscrits de 1844 en particulier) ? Ne serait-ce pas la propriété privée que les périodes moderne et contemporaine ont vu naître qui représente un concept intrinsèquement problématique ?
Pour faire face aux défis écologiques, à la nécessité du partage de ressources de plus en plus rares et de l'inclusion de l'ensemble des droits et contraintes qui doivent être pris en compte dans l'usage d'un monde plus que jamais commun, ne conviendrait-il pas de reprendre, à nouveaux frais, la critique de la propriété privée ?

Les socialismes utopiques du premier XIXe siècle. Avec Pierre Musso et Anne Kupiec sur France Culture.


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31.03.2023

Au début du XIXe siècle, avant les révolutions de 1848 et l'élan d'un "socialisme scientifique" apporté par Marx et Engels, des figures françaises et britanniques tentèrent de former une société nouvelle.
Charles Fourier, Robert Owen, Saint-Simon : qui sont les "socialistes utopiques" ? Et quels étaient leurs projets ?

Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.

L'État servile, Marx et Nietzsche. Avec Radu Stoenescu sur Juste Milieu.


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02.2024

Ayant grandi en Roumanie communiste et philosophe de formation, Radu Stoenescu est traducteur et co-créateur des éditions Carmin. Il nous propose de découvrir ou de redécouvrir des textes philosophiques et politiques passés dont la portée reste tout à fait actuelle.
Hilaire Belloc, Max Scheler ou G. K. Chesterton : autant de penseurs qui nous permettent de remettre Nietzsche et Marx à l'endroit et de penser notre monde d'une manière différente, notamment dans l'optique distributiste.