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Et si l'histoire de la pensée politique n'était pas celle que l'on croit ? Et si le coeur de nos sociétés se jouait dans la tension perpétuelle entre le Je et le Nous, dans l'éternelle dispute et l'éternel dialogue entre la personne et la communauté ?
Revisitant 2'500 ans d'idées en explorant ce rapport fondamental, rarement abordé de front, François Huguenin nuance l'opposition certes réelle, mais souvent exprimée de façon caricaturale et idéologique, entre une pensée classique axée sur le bien commun et une modernité centrée sur la préservation des libertés individuelles.
Passionnante, accessible et pédagogique, son analyse est essentielle pour comprendre les fondements de notre société.
Émission "Les mardis de la mémoire", animée par Anne Collin.




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Cette série d'émissions animée par Paul-Marie Couteaux nous emmène à la découverte de la personnalité d'Alain de Benoist.
C’est l'occasion de découvrir les passions, les souvenirs et les éléments fondateurs de sa vie pour mieux comprendre son oeuvre.
Volontairement intimiste, elles sont enregistrées in situ, là où ce personnage hors du commun trouve ses forces et son inspiration.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

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À partir de son ouvrage La logique du clivage gauche-droite, Fabien Schang propose une réflexion sur l'un des grands repères de la vie politique moderne. En compagnie de Laurent Henninger et Gilles Casanova, il interroge la pertinence de ce clivage politique fondateur et revient sur son évolution historique et les transformations qui l'ont conduit jusqu'à nos démocraties contemporaines.
Entre philosophie politique, histoire des idées et analyse des mutations sociales, cet échange utilise les concepts de lutte des classes, d'extrême centre, de néolibéralisme, de conservatisme, de progressisme ou encore de souveraineté, afin de mieux comprendre les recompositions politiques actuelles.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'47 : Pourquoi gauche et droite existent encore
- 0'05'47 : Une autre façon de penser la politique
- 0'09'49 : Qu'est-ce que l'extrême centre ?
- 0'11'47 : La fin de la lutte des classes ?
- 0'20'36 : Faut-il choisir entre ordre et justice ?
- 0'22'11 : L'ethnicisation de la politique
- 0'26'06 : Le triomphe du néolibéralisme
- 0'30'41 : Expliquer la gauche et la droite simplement
- 0'35'20 : Gauche bourgeoise / mouvement ouvrier / les libéraux
- 0'56'12 : Pourquoi la gauche a changé
- 1'03'30 : Pourquoi le mouvement ouvrier a échoué
- 1'09'44 : La droite défend-elle les riches ?
- 1'11'45 : L'esprit révolutionnaire
- 1'15'16 : Marx et la question de l'État
- 1'24'16 : Questions du public
- 1'24'36 : De l'électeur à l'identité politique
- 1'33'11 : Comprendre l'extrême centre
- 1'40'43 : Conservatisme contre progressisme
- 1'46'20 : Le nouveau clivage politique ?




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Dans un monde marqué par la guerre hybride, la multipolarité, les dépendances technologiques, énergétiques et industrielles, une question revient sans cesse : qui décide encore vraiment ?
Alors que nous insistons au retour brutal de notions que l'on croyait parfois dépassées, Pierre-Yves Rougeyron et Jérémy Berriau explorent les conditions concrètes d'une souveraineté réelle : puissance matérielle, capacité stratégique, cohésion politique, transmission culturelle et continuité civilisationnelle.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'07 : Guerre, puissance, souveraineté : une nouvelle donne mondiale
- 0'06'40 : La crise de la modernité politique
- 0'11'54 : La souveraineté : statut juridique ou capacité réelle ?
- 0'17'36 : La guerre contemporaine : zone grise, conflit permanent et temps long
- 0'24'01 : Multipolarité et recomposition de l'ordre mondial
- 0'29'09 : Les conditions matérielles de la puissance
- 0'33'32 : Transmission, civilisation et souveraineté
- 0'40'19 : Questions du public : valeurs, vertus et transmission
- 0'53'29 : Stratégie, langage politique et conflictualité
- 0'56'10 : Technique, guerre, oligarchie et formes politiques
- 1'07'35 : Transgression, Occident et décadence
- 1'13'34 : ONU, souverainetés et rapports de puissance
- 1'18'23 : IA, réalité, cosmopolitisme et utopies contemporaines


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Denis de Rougemont s'est alarmé depuis 1928 du productivisme industriel en prophétisant l'écrasement des communautés par les visées belliqueuses des états-nations et la possible déflagration d'une guerre nucléaire.
Son écologie politique annonçait la pensée universaliste d'Ivan Illich, audacieuse dans les années 1970, et les observations actuelles mais désabusées de Dominique Bourg sur notre capacité à changer de modèle économique.
Trois prophètes qui ont souvent prêché dans le désert mais dont les réflexions s'avèrent plus nécessaires que jamais.
Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.


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Depuis plus d'un siècle, le mot fascisme est employé pour fustiger tout régime autoritaire ou dictatorial, alors qu'il ne s'applique en fait qu'à un pays et à une époque particuliers. Même les historiens les plus chevronnés font pour la plupart l'impasse sur la fabrique intellectuelle, par Mussolini en personne, d'une vision de l'homme et de la société dont on ne trouve l'équivalent nulle part dans l'Europe de l'entre-deux-guerres.
Militant d’extrême gauche et adepte du syndicalisme révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, cet autodidacte s'est projeté dans un nationalisme et un bellicisme forcenés durant le conflit.
Farouchement hostile au libéralisme politique et économique, il prône une révolution par le haut, c'est-à-dire par l'État devenu tout-puissant et les institutions afin d'établir un ordre "totalitaire". L'encadrement rigoureux de toute la population, de la naissance jusqu'à la mort, et la répression des oppositions sont au fondement d'une révolution culturelle dont même Mao Zedong n'a jamais rêvé. On idolâtre la guerre pour elle-même, on exalte le "futurisme" pour mieux rompre avec le monde d'avant car le fascisme se veut un modernisme.
Lucien Jaume, en s'appuyant sur les textes et les discours du régime, parvient à pénétrer dans les arcanes d'une pensée complexe mais cohérente. En contrepoint des études purement historiques, il apporte une contribution nouvelle à la compréhension du fascisme mussolinien.
- 0'00'00 : Intro
- 0'02'40 : Contexte des années 1920
- 0'07'11 : Une force catholique en face des fascistes ?
- 0'09'46 : Irrédentisme de D'Annunzio
- 0'13'13 : Itinéraire intellectuel de Mussolini - ses lectures.
- 0'27'19 : Des syndicalistes qui s'intéressent à l'Etat ?
- 0'41'16 : La religion du fascisme
- 0'53'28 : L'antisémitisme sous le fascisme
- 1'02'40 : Est-ce que le culte de Mussolini n'est-il déjà pas anticatholique ? L'Eglise n'est-elle pas la fossoyeuse de la démocratie italienne ?
- 1'11'30 : Le rapport du fascisme à la monarchie
- 1'14'22 : La république de Salò
- 1'20'47 : Le retournement de Mussolini sur le concept de race et la politique antisémite
- 1'28'29 : Opposition entre fascistes et catholiques sur la jeunesse
- 1'30'58 : Outro


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Parler de la patrie, de l'amour de la patrie, de la mort pour la patrie peut paraître tout à fait anachronique aujourd'hui en ce sens que la patrie appartiendrait au passé, non au présent et encore moins à l'avenir. Selon une vulgate fort répandue l'individualisme, l'hédonisme, le consumérisme, le pacifisme, la mondialisation auraient liquidé la patrie en même temps que l'amour de la patrie et l'exigence de mourir pour elle. On rappellera qu'avant 1914 on avait prétendu que les patries et les nations étaient des réalités dépassées…
Il n'y pas un temps où la patrie régnait - ce serait par excellence l'antiquité grecque et romaine - et un temps où elle serait dépassée, la "modernité", car l'histoire est caractérisée par l'anachronisme et du même coup par les retours. Il y a des éclipses de la patrie et il y a des retours qui ne sont pas des répétitions du même. C'est pourquoi la patrie est loin d'être une entité univoque de même que le patriotisme comme le montre ce parcours à travers Cicéron, Montesquieu, Fichte, et aussi des théologiens éminents du XIIIe siècle.
Mais dans tous les cas, la patrie est une réalité politique insigne car c'est à elle que s'adresse l'amour politique, au risque d'en mourir : on n'aime pas l'Etat ni même la Nation, mais on aime la patrie. Elle est donc la réalité politique aimable par excellence. Aussi parler de l'amour politique est-ce parler de la patrie.