Pour sortir de notre impuissance politique. Avec Frédéric Lordon et Ivan Segré à Sciences-Po Paris.


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26.09.2017

Pouvons-nous imaginer une société sans Etat, libérée de toute verticalité ou sommes-nous condamnés à passer "d’une police à une autre" ? Les subjectivités victorieuses en mesure de nous émanciper de l’Etat ont-elles nécessairement à se deployer dans un cadre local voire national ou peuvent-elles encore prétendre à un internationalisme ? La révolution est-elle au fond un "horizon indépassable de la politique" ? Les luttes et la sédition doivent-elles être construites sur un travail de la raison ou sur une "sensibilisation" des affects ?
C’est à toutes ces questions que tenteront de répondre Frédéric Lordon et Ivan Segré, en apportant deux perspectives originales sur notre situation politique : l’un souhaite proposer un "structuralisme des passions" hérité de la tradition spinoziste, l’autre revisite la tradition juive à la lumière de Spinoza pour faire émerger de la lettre hébraïque une véritable pensée de l’émancipation.

Une rencontre organisée par le journal "La Gazelle".

La pensée religieuse de Rousseau. Avec Ghislain Waterlot au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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20.11.2012

Rousseau affirme la présence indispensable de la religion en politique qu'il intitule religion civile. Elle est, à ses yeux, l'instrument critique universel.
Est-elle dépassée dans notre monde contemporain gagné par la laïcité ou la sécularisation ? Ne peut-elle aider à comprendre certains phénomènes contemporains de religions civiles qui animent désormais certains pays, en particulier les Etats-Unis d'Amérique ?

Pour ou contre la souveraineté ? Avec Guillaume Bernard, Guilhem Golfin et Aristide Leucate chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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11.2017

Dans ce numéro des "Idées à l’endroit", Alain de Benoist s'entoure d'invités de choix pour approfondir ce thème qui revient très souvent dans les débats politiques : le politologue Guillaume Bernard, le docteur en philosophie Guilhem Golfin auteur d’un essai intitulé Souveraineté et désordre politique et le journaliste-essayiste Aristide Leucate.
Un échange de haute tenue qui nous permet de réfléchir aux limites du politique.

Souveraineté, nation, religion. Avec Jacques Sapir et Bernard Bourdin à la Nouvelle Action royaliste.


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07.06.2017

Bernard Bourdin, théologien et philosophe, avait engagé un débat avec Jacques Sapir lorsque celui-ci avait présenté son ouvrage intitulé Souveraineté, laïcité, démocratie. Bertrand Renouvin leur avait alors proposé de poursuivre ce débat en tête-à-tête. De l’enregistrement de leurs échanges est sorti un ouvrage qui reproduit leur confrontation sur "la souveraineté, la nation et la religion". Ces questions qui sont au cœur de notre actualité se voient replacées dans leur histoire plurimillénaire.
C'est donc à une nouvelle rencontre entre ces deux protagnistes que nous avons droit, entre Jacques Sapir, économiste et théoricien de la souveraineté qui ne croit pas au Ciel et Bernard Bourdin, philosophe dominicain qui a récemment publié sa thèse sur la théologie du politique. Tous deux nous explique leur "dispute", capitale pour comprendre les enjeux de notre siècle.

Qu'est-ce qu'être républicain aujourd'hui ? Avec Jean-Fabien Spitz pour les Amis de la Liberté à Nice.


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15.10.2016

Le modèle républicain en France appartient-il au passé ? La réponse à cette question ne semble plus faire de doute aujourd'hui.
Pour les libéraux, le modèle jacobin fantasme l'égalité abstraite de tous les citoyens mais il ne réussit, au nom de cet idéal, qu'à étouffer la société civile sous le poids de la bureaucratie et à paralyser les initiatives et la liberté des individus.
Les partisans déclarés de la république tiennent, pour leur part, que le projet d'autogouvernement est une arme de résistance à la marchandisation et à la transformation de la société politique en servante de la production et des échanges.
Si les libéraux ne veulent voir que l'économie, ils ne veulent voir que le politique, et demeurent convaincus qu'une société d'individus sans projet politique commun est vouée à la dévitalisation. Or le républicanisme français a toujours été autre, porteur d'une philosophie politique originale.
Profondément individualiste, elle pose que l'aspiration centrale de l'homme moderne - le bien être - est un objectif créateur de lien social pour autant qu'il est poursuivi dans des conditions d'égalité des chances. Cette égalité, qui légitime aux yeux de tous la quête individuelle du bien être, seule la présence de la puissance publique dans le jeu social la rend possible. Les sociétés modernes sont cimentées par la représentation de l'égalité de leurs membres. Or cette égalité trouve sa réalité non pas dans l'activité abstraite des citoyens débattant les uns avec les autres de ce qu'ils veulent faire ensemble, mais dans la construction d'un mode de répartition qui assure à chacun la même chance de vouloir et de faire par lui-même. Le fondement de l'être ensemble n'est pas l'action commune mais la justice de son objet.
Inactuel, le républicanisme ?

À quoi tient la valeur épistémique de la démocratie ? Avec Bernard Manin au Collège de France.


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01.03.2017

Accoler le terme épistémique à celui de démocratie ne va pas de soi, bien que les rapports pouvoir/savoir ne soient pas étrangers l'un à l'autre.
Car si le but du politique est de prendre des décisions pour une communauté, prendre une "bonne décision" sous-entend qu'il existe des formes institutionnelles qui les favorisent.
Dans ce cadre, la démocratie épistémique serait donc une forme de juste redistribution du pouvoir entre les porteurs de savoirs.
Est-il alors possible de soutenir que la valeur épistémique de la démocratie est à même de prendre de "bonnes décisions" et si oui, pourquoi ?

La pensée du politique : histoire et perspectives. Avec Claude Lefort au Collège de France.


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16.04.2008

Claude Lefort se propose d’éclairer la nature de la démocratie moderne à travers la distinction entre la politique (essentiellement tournée vers la considération du régime) et le politique, qui veut en penser les conditions sociales.
La science politique méconnaît la nature profonde de la démocratie parce qu’elle laisse dans l’ombre la société dans laquelle elle s’est formée.
La démocratie n’est pas localisable dans la société : elle est une forme de société. Dans l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique était incorporé dans la personne du prince. La démocratie introduit dans cette perspective un bouleversement : le pouvoir n’est plus incorporé, c’est un lieu vide.
Le conflit est alors institutionnalisé, le pouvoir dans une démocratie ne peut exister qu’en quête de sa légitimité. La démocratie n’est pas réductible à un certain nombre d’institutions.

La conférence est suivie d'une session de questions posées par Pierre Rosanvallon auxquelles Claude Lefort répond.

Pierre Boutang. Avec Stéphane Blanchonnet à l'Action Française de Lyon.


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16.06.2017

"— Vous lisez l’Évangile de saint Marc ?
— Pas encore. Avant de plonger dans les Évangiles, je lis Pierre Boutang. C’est du lourd  ! Hier soir, je dînais avec François Hollande qui me dit  : “Vous lisez Boutang  ? C’est la passion de mon père  !”
Je lui réponds  : “Transmettez mon salut admiratif à votre père car un lecteur de Boutang, c’est un costaud.” Je suis paumé…
— Qu’est-ce qui vous attire chez Boutang  ?
— Le poison de la curiosité. Pourquoi suis-je ainsi happé  ? C’est d’un tel niveau philosophique que je n’ai pas les moyens de suivre. Pourtant j’y vais. Autant Nietzsche, je peux facilement m’y mettre, car c’est un styliste poète, autant ces philosophes qui mettent Kant en allemand face à Thomas d’Aquin en latin… je ne fais pas le poids  ! (…)"
Cette conférence nous introduit la personne et l'oeuvre de Pierre Boutang, l'un des philosophes les plus importants du XXe siècle.