Le citoyen soldat face à la guerre. Avec Bernard Wicht au Cercle Aristote.


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04.02.2019

Le citoyen-soldat 2.0 n'est pas prioritairement rattaché à une unité militaire. Il est atomisé au sein du corps social. Il dispose d'un permis de port d'arme et de la formation nécessaire pour s'en servir le cas échéant : son instruction est celle d'un primo-intervenant, c'est-à-dire celui qui est en mesure de se servir d'un extincteur pour éviter la propagation du sinistre.
Bernard Wicht poursuit son cheminement particulier et iconoclaste dans le domaine de la stratégie prospective. Cette théorisation du citoyen-soldat 2.0 démontre sa capacité à anticiper les problématiques fondamentales de l'articulation entre puissance militaire et légitimité politique dans un monde qui bouleverse nos repères traditionnels.

Avoir raison avec Raymond Aron. Avec Nicolas Baverez, Dominique Schnapper, Pierre Bouretz, Monique Canto-Sperber, Jean-Claude Casanova, Philippe Raynaud, Pierre Hassner, Jean-Vincent Holeindre, Joël Mouric, Sylvie Mesure, Perrine Simon-Nahum et Elisabeth


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07.2016

J'aime mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Raymond Aron. On ne sait plus avec certitude qui a lancé cette boutade, mais elle résume bien l'état d'esprit majoritaire de notre intelligentsia, durant une bonne partie de la Guerre froide - et jusqu'aux lendemains des événements de Mai 68. La rigueur des analyses de ce philosophe de formation ; l'étendue de ses compétences, qui allaient de la sociologie à l'économie en passant par la géostratégie ont contribué, paradoxalement, à isoler Raymond Aron de la scène intellectuelle française. Aux emballements des idéologies, il avait le tort d'opposer le poids des faits. Son impressionnante production éditoriale, si elle était consacrée à analyser l'actualité, reposait pourtant sur une véritable épistémologie des sciences historiques. Et lorsque se produisit "l'effet Soljenitsyne" au milieu des années 70, Raymond Aron fut soudain consacré comme celui qui avait eu raison d'avoir raison…
Certes, il n'y a pas "d'aronisme", comme il y eut un existentialisme. Mais si Aron a renoncé à construire un système global d'interprétation, il y a une méthode, un état d'esprit, un appareil conceptuel aroniens. Désignant le lieu d'un libéralisme renouvelé en profondeur, ils peuvent être mobilisés pour penser notre réalité contemporaine. C'est ce à quoi s'attache cette série d'émissions.

Émission "Savoirs", animée par Brice Couturier.

L'anthropologie de Charles Maurras. Avec Axel Tisserand sur Radio Courtoisie.


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29.07.2019

Axel Tisserand nous présente le coeur de l'oeuvre de Charles Maurras : sa philosophie de l'homme et de la cité. Il aborde les problèmes contemporains en montrant comment l'anthropologie politique de Maurras, nourrie des principes aristotélo-thomistes, peut permettre de discerner les impasses de notre temps (transhumanisme, gender, relation de l'homme et de la femme), et de les surmonter.
Charles Maurras - le "scribe consciencieux" et le "guetteur mélancolique" a mis au point cette vision de l'être fini (et donc ouvert à la transcendance) et sait bien que le mépris de la finitude mène, à terme, à l'autodestruction au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
Une vision qui doit permettre aux jeunes esprits, amoureux de la vérité et avides de servir le bien commun, égarés dans ce monde, d'avoir une nourriture à leur faim.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Les nations sont-elles un obstacle à la paix ? Avec Pierre Manent aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Le verdict semble aujourd'hui être entendu et sans appel : les nations se sont compromises dans toutes les horreurs historiques du XXe siècle (colonialisme, guerres mondiales, totalitarisme, génocides...) jusqu'en ce début de XXIe siècle (impérialisme et terrorisme planétaires), ce qui paraît bien faire d'elles un obstacle majeur à la paix.
Mais le principe national, qui a été le creuset de la constitution des peuples démocratiques et républicains contemporains, ne pourrait-il pas résister à sa perversion en passion nationaliste, qui semble bien renaître actuellement, en Europe même comme bien au-delà  ?
Et cela pour faire obstacle à la pulvérisation de la souveraineté des peuples et à la paupérisation matérielle et culturelle administrée à grande échelle par une "globalisation" sauvage qui semble bien devenir une arme irrésistible de destruction massive de l'humanité tout comme du monde lui-même : quels sont donc les véritables fauteurs des guerres en tout genre d'aujourd’hui ?

Carl Schmitt : la distinction ami-ennemi comme critère du politique. Avec Tristan Storme aux Rencontres de Sophie à Nantes.


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15.03.2019

Sulfureux à plus d'un titre, le juriste allemand Carl Schmitt a défini la notion de politique en accordant une place centrale à l'ennemi, qui serait d'après lui "notre propre question en tant que figure". La communauté politique ne se déterminerait comme telle qu'en désignant l'hostis par l'intermédiaire d'une décision étatique, c'est-à-dire en décidant d'entrer en guerre. Seul l’État serait, par ailleurs, apte à garantir la paix interne et la pluralité des États souverains assurerait l'équilibre pacifié du continent européen.
La genèse du politique et les conditions de son maintien s'expliqueraient à travers une série de notions fondamentales (l'ami, l'ennemi, la pluralité des États), impliquant toujours l'appareil étatique comme titulaire de la souveraineté, et donc le rejet d'un concept constitutif d'humanité.

Défendre la démocratie directe : sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses. Avec Antoine Chollet, Marie-Claire Caloz-Tschopp et Andreas Gross au Collège International de Philosophie.


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28.06.2014

Plus que jamais, l'actualité mondiale ou nationale met en question le pouvoir du peuple. Là il se révolte avec fracas. Ici on le voit voter contre les autorités en place. Pour les uns il reconquiert sa liberté. Pour les autres il est aveugle et crée le désordre.
Antoine Chollet nous offre une réflexion sur le pouvoir en examant les fondamentaux. Comment comprendre et articuler la liberté, l'égalité, la responsabilité, l'opposition entre une élite dite éclairée et les masses ?
En Suisse, quels sont les atouts exceptionnels, les dérives ou les illusions de la démocratie directe ? Mal comprise, elle est souvent confondue avec les libertés communales du Moyen Age. Ou admise avec des réserves suspectes.
Antoine Chollet, secondé et interrogé par Marie-Claire Caloz-Tschopp et Andreas Gross, en appelle à plus de rigueur et, fort de ses convictions, conclut par des appréciations sévères sur la politique suisse. Il décèle dans ses élites des tendances clairement antidémocratiques. Et inversement, il expose les raisons d'une confiance renforcée en l'institution même de la démocratie directe.

Grandeur et misère du populisme. Avec François Bousquet à l'ISSEP.


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06.12.2018

Les années passent et le bouleversement des paysages électoraux continue, sans parler de l'éclosion de mouvement sociaux comme les Gilets Jaunes. Les populistes sont de plus en plus nombreux dans la contestation et proches du pouvoir dans de nombreux pays d'Europe.
Comment comprendre cette vague de fond politique qui déferle sur nos vieux pays sous-industrialisés ? La grille de lecture économiciste est-elle suffisante ? Faut-il intégrer la variable de l'insécurité culturelle ? Et comment les partis politiques s'adaptent-ils à cette nouvelle donne ?

Une conférence animée par Marion Maréchal-Le Pen.

Le libéralisme à la française : que faire de l'Etat ? Débat entre Régis de Castelnau et Charles Gave à la Nouvelle Action Royaliste.


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13.11.2019

Économiste et financier, Charles Gave préside une société de recherche et de conseil en gestion de portefeuille. Il a également fondé l'Institut des libertés qu'il anime et au nom duquel il intervient régulièrement dans la presse écrite et audiovisuelle. Il se définit lui-même comme un libéral, terme qu'il entend dans un sens juridique et non strictement économique.
Régis de Castelnau, dans les années 1970, fut l'un des avocats du Parti communiste français et de la CGT. Membre du bureau de politique extérieure du Parti, il aura une importante activité internationale. Enseignant à l'université Paris II, il développera une activité doctrinale importante. Depuis 2016, il se consacre à un travail de recherche et d'expression sur les problématiques juridiques et judiciaires qui agitent la société française en intervenant régulièrement dans la presse écrite et audiovisuelle.
Comment ces deux individus aux parcours et aux idées si différents vont-ils aborder la place du libéralisme en France et la question de l'Etat ?