Robert Kurz et la question de l'Etat. Avec Johannes Vogele et Clément Homs à la Librairie Terra Nova.


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02.06.2022

Quelles relations lient intrinsèquement l'État moderne et le capitalisme ? En quoi peut-on dire que tout mouvement émancipateur conséquent ne saurait écarter de ses objectifs une dissolution de l'État ? Sans renoncer à une argumentation systématique, c'est sous la forme de thèses que Robert Kurz examine ces questions dans L'Etat n'est pas le sauveur suprême (Crise & Critique, 2022).
Il revient sur les principales pensées politiques tant fondatrices et apologétiques que critiques et oppositionnelles, en cherchant à établir des fondements nouveaux pour une théorie critique de l'État.
Son point de départ étant tout autant les limites de la critique anarchiste de l'État chez Bakounine, que la réflexion fragmentaire et conceptuellement incohérente de Marx et Engels, telle qu'elle apparaît dans la confrontation avec les partisans de Bakounine et à propos de la Commune de Paris.

Les droits de l'homme en question. Avec Jean-Yves Pranchère à la Villa Gillet.


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22.11.2017

Dénonciation du narcissisme de l'individu épris de ses seuls droits, crainte d'une spirale de revendications infinie, rappel des exigences de la communauté familiale, sociale ou politique : la "religion des droits de l'homme" suscite de plus en plus ouvertement la contestation. En témoigne le succès de l'accusation de "droit-de-l'hommisme" destinée à fustiger l'oubli des contraintes de l'action politique.
Ces attaques ne reflètent-elles que la constance, sous des formes voilées, de la pensée antidémocratique ? Si certaines émanent de catholiques conservateurs ou des tenants d'une nouvelle hypothèse communiste, elles sont toutefois aussi menées par des auteurs qui, de Marcel Gauchet à Régis Debray ou Jean-Claude Michéa, se réclament du républicanisme ou de la démocratie.
En comprenant leur généalogie, il s'agit ici de questionner la place des droits de l'homme dans l'Europe du XXIe siècle.

La société contre le politique. Avec Jean-Pierre Le Goff, Patrick Savidan et Alain-Gérard Slama au Centre Pompidou.


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02.02.2007

La démocratie est un régime politique qui ne paraît plus contestable en Occident. Cependant, le système représentatif démocratique apparaît aujourd'hui en crise dans nos sociétés et notamment en France et dans le contexte de l'Europe.
Trois intervenant nous proposent leurs réflexions sur l'évolution de la démocratie telle qu'elle s'exerce aujourd'hui, entre société civile et institutions politiques :
 1. L'effacement du politique : pouvoir informe et société victimaire, par Jean-Pierre Le Goff
 2. La réinvention démocratique, par Patrick Savidan
 3. Le multiculturalisme contre la diversité, par Alain-Gérard Slama

Un échange modéré par Jean-Michel Helvig.

Droite, Gauche, c'est fini ? Avec Alain de Benoist sur Lapin TV.


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12.2023

L'extraordinaire défiance de couches de population toujours plus larges envers les "partis de gouvernement" et la classe politique en général, au profit de mouvements d'un type nouveau, qu'on appelle "populistes", est sans nul doute le fait le plus marquant des transformations du paysage politique intervenues depuis au moins deux décennies.
Partout se confirme l'ampleur du fossé séparant le peuple de la Nouvelle Classe dominante. Partout émergent de nouveaux clivages qui rendent obsolète le vieux clivage droite-gauche. Mais que faut-il exactement entendre par "populisme" ? S'agit-il d'un simple symptôme d'une crise générale de la représentation ? D'une idéologie ? D'un style ? Ou bien le populisme traduit-il une demande fondamentalement démocratique face à des élites accusées de ne plus faire de politique et de vouloir gouverner sans le peuple ?
L'actualité la plus immédiate sert ici à situer les enjeux politiques, sociologiques et philosophiques du débat.

La France et l'Amérique déclinent-elles deux versions différentes du républicanisme ? Avec Jean-Fabien Spitz et Denis Lacorne sur France Culture.


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08.11.2022

En France, le républicanisme est un courant qui défend une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir n'est pas détenu par un roi, mais par le peuple. Le républicanisme américain, quant à lui, a une histoire différente où les débats s'orientent très tôt sur la manière dont le peuple doit être représenté.
C'est en compagnie de Jean-Fabien Spitz et Denis Lacorne que nous revenons sur ces deux histoires qui permettent de comprendre les similitudes et les différences dans le traitement de l'égalité civile, d'une part, et le problème de l'égalité sociale, d'autre part.

Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.

Les grandes philosophies. Avec Charles Robin sur Le Précepteur.


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2024

Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

Défendre l'Etat-Nation. Avec Denis Collin pour le Cercle Aristote.


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06.2024

L'État-nation voilà l'ennemi. De Tony Negri au Medef, de Habermas aux transhumanistes, tous veulent en terminer avec ce symbole de verticalité avec ses frontières, son autorité et ses peuples encombrants.
Denis Collin, philosophe, prend la défense de l'État-nation qui, s'il est toujours perfectible, est la forme politique qui a pu porter et concilier sur la longue durée la liberté, la puissance et la démocratie.

La pensée politique de Gaulle (pouvoir d'exception, legitimite, decision). Avec Bernard Bourdin au Cercle Aristote.


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15.04.2024

Les crises, en 1940 comme en 1958, ont conduit le militaire qu'était Charles de Gaulle à un engagement politique total pour redresser le pays. Un engagement qui s'appuie sur des conceptions bien particulières de la Nation, de l'État, de la représentation, de l'art de gouverner que de Gaulle forge progressivement, et qu'il formule moins à travers ses écrits que par ses actes et sa manière d'agir.
À l'heure où l’on évoque une "fatigue démocratique", en complète contradiction avec la foi gaullienne dans la volonté nationale et dans l'effort collectif, et où l'on met en cause l'édifice institutionnel de 1958, un travail de reformulation s'impose. Il s'agit de proposer une vision renouvelée de la philosophie politique du général de Gaulle, par-delà les faux semblants, les invocations rituelles et les débats stériles.