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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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Depuis plus d'un siècle, le mot fascisme est employé pour fustiger tout régime autoritaire ou dictatorial, alors qu'il ne s'applique en fait qu'à un pays et à une époque particuliers. Même les historiens les plus chevronnés font pour la plupart l'impasse sur la fabrique intellectuelle, par Mussolini en personne, d'une vision de l'homme et de la société dont on ne trouve l'équivalent nulle part dans l'Europe de l'entre-deux-guerres.
Militant d’extrême gauche et adepte du syndicalisme révolutionnaire avant la Première Guerre mondiale, cet autodidacte s'est projeté dans un nationalisme et un bellicisme forcenés durant le conflit.
Farouchement hostile au libéralisme politique et économique, il prône une révolution par le haut, c'est-à-dire par l'État devenu tout-puissant et les institutions afin d'établir un ordre "totalitaire". L'encadrement rigoureux de toute la population, de la naissance jusqu'à la mort, et la répression des oppositions sont au fondement d'une révolution culturelle dont même Mao Zedong n'a jamais rêvé. On idolâtre la guerre pour elle-même, on exalte le "futurisme" pour mieux rompre avec le monde d'avant car le fascisme se veut un modernisme.
Lucien Jaume, en s'appuyant sur les textes et les discours du régime, parvient à pénétrer dans les arcanes d'une pensée complexe mais cohérente. En contrepoint des études purement historiques, il apporte une contribution nouvelle à la compréhension du fascisme mussolinien.
- 0'00'00 : Intro
- 0'02'40 : Contexte des années 1920
- 0'07'11 : Une force catholique en face des fascistes ?
- 0'09'46 : Irrédentisme de D'Annunzio
- 0'13'13 : Itinéraire intellectuel de Mussolini - ses lectures.
- 0'27'19 : Des syndicalistes qui s'intéressent à l'Etat ?
- 0'41'16 : La religion du fascisme
- 0'53'28 : L'antisémitisme sous le fascisme
- 1'02'40 : Est-ce que le culte de Mussolini n'est-il déjà pas anticatholique ? L'Eglise n'est-elle pas la fossoyeuse de la démocratie italienne ?
- 1'11'30 : Le rapport du fascisme à la monarchie
- 1'14'22 : La république de Salò
- 1'20'47 : Le retournement de Mussolini sur le concept de race et la politique antisémite
- 1'28'29 : Opposition entre fascistes et catholiques sur la jeunesse
- 1'30'58 : Outro


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Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron propose une exploration approfondie des grands thèmes structurants de l'histoire et de la société françaises.
À travers des épisodes thématiques, il interroge l'identité, l'enracinement, le sens du passé, la question des frontières, la centralisation, ou encore les modèles politiques, offrant des clés de lecture pour comprendre les défis contemporains de la France dans une optique souverainiste et sociale, à l'image du gaullisme dont il se réclame.
Une série d'interventions qui s'adresse à tous ceux qui souhaitent dépasser l'actualité immédiate pour saisir les racines profondes des crises actuelles et qui veulent s'armer -intellectuellement parlant !- pour faire face aux enjeux qui nous attendent.


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Sous la République de Weimar, des centaines d'auteurs, de théoriciens et de personnalités politiques ont fait partie de ce qu'on a appelé après 1945 la Révolution conservatrice, ce vaste mouvement de pensée et d'action, divisé en multiples courants et tendances, qui rassemblait ceux des adversaires du traité de Versailles qui se refusaient à rejoindre le nazisme naissant. Après 1933, sous le IIIe Reich, ils furent pour la plupart marginalisés, voués à l' "exil intérieur", parfois persécutés ou contraints à l'exil.
Alain de Benoist revient ici sur quatre figures emblématiques de cette mouvance : l'économiste Werner Sombart, grand spécialiste de l'histoire du mouvement social, Arthur Moeller van den Bruck, chef de file des jeunes-conservateurs berlinois, qui fut un critique implacable de l'idéologie libérale, Ernst Niekisch, théoricien du national-bolchevisme, à l'itinéraire stupéfiant (il fut à la fois emprisonné sous la République de Weimar et sous le national-socialisme), et enfin Oswald Spengler, le célèbre auteur du Déclin de l'Occident, dont les dures prophéties ont marqué le siècle. Restés longtemps méconnus, ils méritent d’être redécouverts aujourd’hui.
Émission du "Libre journal des historiens", animée par Philippe Conrad.




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Jean-Marie Le Pen, figure emblématique de l'extrême droite française pendant cinquante ans, est décédé le 07 janvier 2025 à l'âge de 96 ans. D'abord député sous la 4e République et alors partisan de l'Algérie française, le "Menhir" poursuit ensuite sa carrière politique sous la 5e en fondant le Front national.
La place qu'occupe aujourd'hui les thématiques portées par Jean-Marie Le Pen dans la politique française (critique de l'immigration, des élites et de l'Union européenne) en font un précurseur du populisme de droite. Pour autant, peut-on le ranger dans la catégorie des souverainistes ?
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C'est au travers d'un entretien en trois parties qu'Alain Soral, connu pour ses prises de positions polémiques, revient sur son enfance, son arrivée à l'âge adulte et ses carrières de journaliste, d'écrivain, de réalisateur et d'éditeur.
1_3 - L'idée confuse du destin :
- 00'19 : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé dans cette voie difficile ?
- 08'05 : Quelle était la philosophie qui vous guidait, plus jeune, et celle d'aujourd’hui ?
- 21'49 : La branchitude des années 80
- 33'40 : Comment en êtes vous venu à l'idéologie ?
- 43'43 : Quand avez-vous pris conscience d'un rôle politique possible ?
- 50'16 : Quel rôle historique estimez-vous pouvoir remplir ?
- 55'26 : Est-ce que pour vous, la Politique, c'est le Grand art ?
2_3 - Réconciliation ou Reconquista ?
- 00'15 : Vous arrive t-il de douter du bien fondé de votre analyse ?
- 11'23 : La réconciliation nationale est-elle encore pertinente ?
- 13'56 : La réconciliation : une défense de la République, tout compte fait ?
- 22'46 : Quel est le but final de la politique ?
- 24'18 : Quelles sont les conséquences de la défaite du national-socialisme allemand ?
- 31'02 : Le bilan de la victoire des Alliés en 1945 ?
- 32'51 : Comment décrirez-vous le monde d'aujourd’hui ?
- 36'08 : Le socialisme : programme scientifique ou phénomène naturel ?
3_3 - Fini et Infini :
- 00'16 : Pourquoi il faut revenir au nationalisme ?
- 07'25 : Que peut faire l'Église catholique, aujourd’hui, contre le mondialisme ?
- 16'05 : L'explosion démographique mondiale est-elle un danger ?
- 20'30 : Un contrôle mondialisé de la natalité ?
- 22'56 : Que pensez-vous de l'évolution récente des femmes et du féminisme ?
- 29'28 : Du règne des minorités


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Bon connaisseur de la littérature consacrée à l'Allemagne nazie, le politologue Gilles Amiel bat en brèche quelques idées reçues concernant le Troisième Reich, notamment la prétendue existence d'un "Etat fort" au sens traditoinnel du terme et celle non moins problématique d'une idéologie nationaliste qui ne serait que l'exacerbation du logiciel national.
C'est également l'occasion de clarifier le concept de souveraineté et de comprendre en quoi l'expérience nazie en est l'antithèse, tant ses tropismes racial et impérial en nient l'idée même.

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La crise boulangiste a bouleversé la vie politique française pendant trois années, de 1887 à 1889. Au cours de cette période, le général Boulanger a rassemblé autour de son nom les espoirs d'une grande partie de l'opinion publique et les forces nationalistes hantées par la menace d'une guerre avec l'Allemagne et déçue par la médiocrité du régime républicain en place.
Retour sur une épopée populaire qui aura fait vaciller le régime.