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Denis de Rougemont s'est alarmé depuis 1928 du productivisme industriel en prophétisant l'écrasement des communautés par les visées belliqueuses des états-nations et la possible déflagration d'une guerre nucléaire.
Son écologie politique annonçait la pensée universaliste d'Ivan Illich, audacieuse dans les années 1970, et les observations actuelles mais désabusées de Dominique Bourg sur notre capacité à changer de modèle économique.
Trois prophètes qui ont souvent prêché dans le désert mais dont les réflexions s'avèrent plus nécessaires que jamais.
Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.


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Parler de la patrie, de l'amour de la patrie, de la mort pour la patrie peut paraître tout à fait anachronique aujourd'hui en ce sens que la patrie appartiendrait au passé, non au présent et encore moins à l'avenir. Selon une vulgate fort répandue l'individualisme, l'hédonisme, le consumérisme, le pacifisme, la mondialisation auraient liquidé la patrie en même temps que l'amour de la patrie et l'exigence de mourir pour elle. On rappellera qu'avant 1914 on avait prétendu que les patries et les nations étaient des réalités dépassées…
Il n'y pas un temps où la patrie régnait - ce serait par excellence l'antiquité grecque et romaine - et un temps où elle serait dépassée, la "modernité", car l'histoire est caractérisée par l'anachronisme et du même coup par les retours. Il y a des éclipses de la patrie et il y a des retours qui ne sont pas des répétitions du même. C'est pourquoi la patrie est loin d'être une entité univoque de même que le patriotisme comme le montre ce parcours à travers Cicéron, Montesquieu, Fichte, et aussi des théologiens éminents du XIIIe siècle.
Mais dans tous les cas, la patrie est une réalité politique insigne car c'est à elle que s'adresse l'amour politique, au risque d'en mourir : on n'aime pas l'Etat ni même la Nation, mais on aime la patrie. Elle est donc la réalité politique aimable par excellence. Aussi parler de l'amour politique est-ce parler de la patrie.


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Auteur d'un Traité néoréactionnaire et animateur du collectif RAGE Culture, NIMH est aujourd’hui l'un des principaux promoteurs de la pensée NRx en France. Cet entretien avec Antoine Dresse est l'occasion de revenir sur les grandes lignes de la pensée néoréactionnaire anglo-saxonne en revenant en détail sur les fondements philosophiques de cette nébuleuse intellectuelle, ainsi qu'aux questions métaphysiques et implications politiques qu'ils soulèvent.
- 0'00'00 : Introduction et présentation de NIMH
- 0'12'00 : Qu'est-ce que RAGE Culture ?
- 0'18'26 : Comment as-tu découvert la NRx ?
- 0'23'30 : Le Traité néoréactionnaire
- 0'39'06 : Première Partie – La cité de Gnon
- 0'39'19 : Qu'est-ce que Gnon ?
- 0'42'50 : La Vérité
- 0'50'21 : La lutte contre l'entropie
- 0'59'49 : Le Bien
- 1'23'10 : Nihilisme et croyance en Dieu
- 1'35'41 : L'accélérationnisme
- 1'50'52 : Seconde partie – La cité d'Elon
- 1'52'24 : La critique de la démocratie
- 2'01'38 : Le libéralisme
- 2'09'30 : Identitarisme et Nouvelle Droite
- 2'18'28 : État-nation, État-civilisation et Patchwork
- 2'29'49 : Les scénarios prévus par Peter Thiel
- 2'34'27 : Quel avenir pour la NRx ?


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Historien spécialiste de l'époque moderne, Sanjay Subrahmanyam développe une approche qui interroge les logiques impériales à travers les circulations transrégionales et déconstruit les grands récits civilisationnels et leurs usages politiques.
Dans une perspective d'histoire longue et connectée, il explicite la construction des récits civilisationnels et impériaux, soulignant les contradictions inhérentes à leurs mobilisations contemporaines alors que ces récits ont souvent pour effet de produire des logiques de repli identitaire qui, parfois, redéfinissent les rapports de force internationaux.


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Politiste et président du Cercle Aristote, Pierre-Yves Rougeyron propose une exploration approfondie des grands thèmes structurants de l'histoire et de la société françaises.
À travers des épisodes thématiques, il interroge l'identité, l'enracinement, le sens du passé, la question des frontières, la centralisation, ou encore les modèles politiques, offrant des clés de lecture pour comprendre les défis contemporains de la France dans une optique souverainiste et sociale, à l'image du gaullisme dont il se réclame.
Une série d'interventions qui s'adresse à tous ceux qui souhaitent dépasser l'actualité immédiate pour saisir les racines profondes des crises actuelles et qui veulent s'armer -intellectuellement parlant !- pour faire face aux enjeux qui nous attendent.


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- 1_2 : les illusions du souverainisme
Peut-on surmonter l'objection selon laquelle la démocratie trouve à s'exprimer de manière privilégiée – voire unique – au sein des États-nations ? Peut-on répondre aux philosophes et aux politistes qui soutiennent que la nation est la condition sine qua non de la démocratie, le seul lieu d'exercice possible des droits politiques, le terreau de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ? Céline Spector se propose de réfuter les illusions du souverainisme, en défendant la possibilité d’une démocratie post-nationale.
- 2_2 : une république fédérative pour l'Europe
Dans un second temps, Céline Spector entend montrer que les théories de la République fédérative élaborées dans L'Esprit des lois et transformées par Madison et Hamilton éclairent l'avenir politique de l'Union. Envisager une théorie des institutions libres et justes sans céder au tropisme kantien invite à déceler, dans la philosophie des Lumières, des théories de l'association libre des républiques qui n'optent pas pour le cosmopolitisme. L'enquête contribue ainsi à justifier, de manière non dogmatique, une République fédérative en Europe.


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Bon connaisseur de la littérature consacrée à l'Allemagne nazie, le politologue Gilles Amiel bat en brèche quelques idées reçues concernant le Troisième Reich, notamment la prétendue existence d'un "Etat fort" au sens traditoinnel du terme et celle non moins problématique d'une idéologie nationaliste qui ne serait que l'exacerbation du logiciel national.
C'est également l'occasion de clarifier le concept de souveraineté et de comprendre en quoi l'expérience nazie en est l'antithèse, tant ses tropismes racial et impérial en nient l'idée même.


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C'est en philosophe que Denis Collin revient sur la conception hobbesienne de l'Etat souverain. Une conception qui, encore aujourd'hui, a bien des choses à nous apprendre !
- 0'00'00 : Générique
- 0'00'50 : Introduction
- 0'03'56 : Les "opposants" de Hobbes
- 0'19'42 : La souveraineté de l'Etat
- 0'47'53 : L'empire : une structure politique intenable
- 0'55'17 : Quel héritage pour l'Etat hobbesien ?
- 1'03'55 : Obéissance contre protection
- 1'12'22 : Quid du souverain illégitime ?