Libéralisme, lumières et modernité. Avec Guillaume Bernard chez Academia Christiana.


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08.2020

Le déclin du christianisme au XXe siècle a créé un vide, rapidement comblé par les idéologies. On oublie souvent que le libéralisme constitue une des quatre grandes idéologies du XXe siècle parmi le communisme, le national-socialisme et le fascisme. L'idéologie libérale règne en maître sur nos institutions. Née au XVIIe siècle à la suite des guerres de religion, le libéralisme s'est imposé comme la seule issue possible au conflit. En prétendant neutraliser le domaine public, pour préserver l'État des guerres civiles religieuses, la doctrine libérale à inauguré un nouveau type de société dans laquelle coexistent deux sphères : la sphère publique, celle de la neutralité, et la sphère privée, celle des opinions individuelles. Désormais, ni l'Histoire nationale, ni les principes d'une civilisation, ni plus aucune coutume ou tradition ne sont légitimes pour fonder le droit.
Cette nouvelle doctrine laisse en réalité réapparaître le conflit sous une forme encore plus virulente. La société civile, d'autant plus dans le contexte de la mondialisation et du multiculturalisme, est en proie non seulement à une guerre des ego mais aussi à des conflits religieux, ethniques, communautaires et idéologiques. Les conflits ne sont pas résorbés, ils irradient la société toute entière en prenant de nouvelles voies. On ne lutte plus sur le terrain de la guerre physique, mais les armes ont seulement changé de nature : lobbying, campagnes médiatiques, propagande publicitaire, criminalisation des opinions, intimidations, dénonciations… Le neutralité n'existe pas, Héraclite le disait déjà dans l'Antiquité : le conflit est père de toute chose. La société libérale se présente comme la seule alternative pragmatique, "l'empire du moindre mal" (Jean-Claude Michéa), mais en fait elle repose sur l'hypocrisie, elle est la société du conflit larvé permanent.

La Nostalgie du sacré. Avec Michel Maffesoli au Cercle Aristote.


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21.09.2020

Le sociologue Michel Maffesoli s'attache à décrypter ce qu'il nomme la "religiosité postmoderne" en étudiant les étapes qui jalonnent ce "retour du sacral" : la réhabilitation des sens et d'une raison sensible, l'importance du partage, du mystère, de l'initiation – mais aussi l'ancrage nécessaire dans la tradition. C'est ainsi que les figures catholiques de la Trinité (l'unicité de Dieu en trois personnes) ou de la communion des saints représentent pour le penseur des "tribus" les métaphores les plus adaptées à l'imaginaire contemporain du sacré.
Une approche plein de sens qui nous invite à une appréhension populaire et émotionnelle de la transcendance.

Soral répond sur ERFM !


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04.02.2020

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Modernité, Identité. Avec Anne-Marie Thiesse et Christophe Charle sur France Culture.


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28.11.2011

La nation est une création vieille d'à peine deux siècles qu'il fallut, au sens propre, "inventer" et ensuite consolider autour de mythes fondateurs et, souvent, à coup d'épurations ethniques. Le regain récent des nationalismes en Europe en général et en France en particulier -avec la question de l'identité nationale- reflète avant tout le retard du politique et la difficulté à forger de nouvelles identités collectives associées à un vrai projet politique.
Pour évoquer ces questions, la directrice de recherche au CNRS Anne-Marie Thiesse, auteur de Faire les Français. Quelle identité nationale ?, est réunie avec l'historien Christophe Charle ayant récemment fait paraître Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité.

Émission "Les Lundis de l'histoire", animée par Michelle Perrot.

Nazisme et management : des logiques communes ? Avec Johann Chapoutot sur Le Média.


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05.2020

Historien du nazisme et de sa vision du monde, Johann Chapoutot a récemment fait paraître un essai dont la réception n'a pas été unanimement favorable : Libre d'obéir : le management, du nazisme à aujourd'hui.
C'est la lecture de l'abondante littérature nazie sur la Menschenführung, la conduite des hommes, qui a attiré l'attention de Johann Chapoutot sur les similitudes frappantes entre les discours de l'époque et ceux qui prolifèrent aujourd'hui aussi bien dans la sphère entrepreneuriale que dans celle du gouvernement néolibéral.
Il revient ici sur la démarche du livre et profite de l'occasion pour répondre aux objections qui lui ont été opposées.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Le monothéisme chrétien, une théologie politique paradoxale. Avec Bernard Bourdin à l'Université Paris VII Diderot.


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16.03.2018

La thèse du théologien Erik Peterson selon laquelle la théologie chrétienne a rompu avec le problème théologico-politique du paganisme grec et romain et le monothéisme israélite est fondée théologiquement, mais discutable historiquement.
C'est à cette analyse critique qu'est consacré cette intervention, par la mise en évidence de catégories spécifiquement chrétiennes d'une théologie politique. Ce sont ces concepts qui déterminent la permanence et la flexibilité d'une théologie politique depuis l'Empire de Constantin jusqu'aux démocraties libérales modernes.

Une conférence qui se tient dans le cadre du colloque "Monothéisme et politeia", organisé par l'Institut Humanités, Sciences et Société.

Adieu Babylone : la mondialisation contre l'homme. Avec Guilhem Golfin au Cercle Retour au Réel.


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2019

Fait massif et incontestable, la mondialisation est bien plus qu'un simple phénomène économique et financier. Elle revêt une dimension politique dans le sens le plus intégrant du terme, et au-delà, une dimension spirituelle. Ce qu'elle met en jeu, ce sont les moeurs, les conceptions de la vie et de l'Homme, l'organisation des sociétés. En un mot, il s'agit d'un phénomène de civilisation, lequel est indissociable dans ses origines de l'universalisme chrétien en tant que celui-ci envisage l'espèce humaine comme un tout.
Mais la mondialisation en constitue comme une sorte de versant matériel et caricatural, une perversion complète. À moins qu'elle ne soit purement et simplement l'expression d'une crise de la civilisation. Prendre sa juste mesure suppose en tout cas d'accepter de questionner les fondements de ce que l'on nomme la modernité, dont elle constitue de fait un aboutissement, une expression paradigmatique à plus d'un titre.

La faillite des élites. Avec Michel Maffesoli au Cercle Aristote.


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09.03.2020

Face au resurgissement du besoin d'affirmation des différences, des spécificités langagières et idéologiques, des rassemblements autour d'une commune origine, réelle ou mythifiée, quelle attitude adopter ?
Qu'elles soient musicales, religieuses, sportives, sexuelles ou culturelles, ces "tribus" postmodernes occupent le nouvel espace public. À l'harmonie abstraite d'un unanimisme de façade est ainsi en train de succéder une harmonie conflictuelle.
Ne faudrait-il pas mieux accompagner cet idéal communautaire, plutôt que le dénier ?