Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Le Sacré chez Pasolini. Avec David Bisson au Cercle Aristote.


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2026

Docteur en science politique et historien des idées, David Bisson propose une lecture politique et philosophique de l'œuvre de Pier Paolo Pasolini. À travers les différentes périodes de la vie et de l'intellectuel Italien, il revient sur son rapport au monde moderne, au sacré et au christianisme, mais aussi sur sa critique du développement du capitalisme et des transformations profondes de son pays.
De son parcours intellectuel à sa réflexion sur le sacré païen et chrétien, en passant par la figure christique, les Évangiles et l'émergence d'un "sacré de la modernité", David Bisson cherche à comprendre la pensée d'un auteur qui n'a cessé d'interroger les bouleversements de son époque.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'26 : Politique de Pasolini
 - 0'04'07 : L'insurrection des âmes
 - 0'05'46 : L'importance de l’âme
 - 0'06'51 : Pasolini contre le monde moderne
 - 0'08'07 : Première période : 1922-1949
 - 0'13'18 : Deuxième période : 1949-1968
 - 0'18'38 : Troisième période : 1968-1975
 - 0'22'53 : Pasolini et le sacré
 - 0'27'30 : Le sacré païen
 - 0'38'03 : Le sacré chrétien
 - 0'39'22 : La figure christique
 - 0'41'18 : Le christianisme politique
 - 0'42'52 : Les Évangiles
 - 0'44'46 : Le sacré de la modernité
 - 0'47'07 : Le développement du capitalisme
 - 0'49'03 : Le capitalisme et le contre-sacré
 - 0'54'11 : Conclusion : l'insurrection des âmes

Guerre, puissance, souveraineté : la nouvelle donne globale. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Jérémy Berriau au Cercle Aristote.


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11.05.2026

Dans un monde marqué par la guerre hybride, la multipolarité, les dépendances technologiques, énergétiques et industrielles, une question revient sans cesse : qui décide encore vraiment ?
Alors que nous insistons au retour brutal de notions que l'on croyait parfois dépassées, Pierre-Yves Rougeyron et Jérémy Berriau  explorent les conditions concrètes d'une souveraineté réelle : puissance matérielle, capacité stratégique, cohésion politique, transmission culturelle et continuité civilisationnelle.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'01'07 : Guerre, puissance, souveraineté : une nouvelle donne mondiale
 - 0'06'40 : La crise de la modernité politique
 - 0'11'54 : La souveraineté : statut juridique ou capacité réelle ?
 - 0'17'36 : La guerre contemporaine : zone grise, conflit permanent et temps long
 - 0'24'01 : Multipolarité et recomposition de l'ordre mondial
 - 0'29'09 : Les conditions matérielles de la puissance
 - 0'33'32 : Transmission, civilisation et souveraineté
 - 0'40'19 : Questions du public : valeurs, vertus et transmission
 - 0'53'29 : Stratégie, langage politique et conflictualité
 - 0'56'10 : Technique, guerre, oligarchie et formes politiques
 - 1'07'35 : Transgression, Occident et décadence
 - 1'13'34 : ONU, souverainetés et rapports de puissance
 - 1'18'23 : IA, réalité, cosmopolitisme et utopies contemporaines

Rituels et imaginaires du sauvage. Avec Charles Stépanoff au Musée de la Chasse et de la Nature.


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16.11.2021

A l'occasion de la parution de son essai L'Animal et la mort. Chasses, modernité et crise du sauvage (La Découverte), l'ethnologue Charles Stépanoff déploye, à partir de la figure centrale de lʼimaginaire du sauvage en Occident qu'est le cerf, une réflexion sur lʼévolution de la conception du sauvage et de lʼanimal dans le contexte des bouleversements écologiques et éthiques des dernières décennies.
Confrontant les réponses quʼapportent les peuples chasseurs-cueilleurs animistes, les défenseurs des animaux et les chasseurs occidentaux aux questions morales que pose la violence exercée sur le vivant, Charles Stépanoff interroge lʼuniversalité de la figure du "prédateur empathique" et lʼévolution de la cognition de lʼespèce humaine où elle puise son origine. Et si la trajectoire de la modernité occidentale apparaît sous cet angle singulier, le rapport à lʼanimal y demeure, à lʼinstar dʼautres sociétés hiérarchisées, un puissant opérateur de distinction.

Génie de René Guénon : Rémi Soulié répond aux questions de Stéphane Zagdanski.


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19.04.2026

Tout au long de son oeuvre, René Guénon a dressé la cartographie la plus rigoureuse et la plus minutieuse des espaces physique et psychique contemporains.
Rien d'étonnant à cela, dès lors qu'il les a représentés à l'échelle immuable de la métaphysique et de l'esprit. Très peu d'abstractions, d’ailleurs, dans ses descriptions et analyses, mais une limpide et sereine exposition des causes et des conséquences du désastre que nous sommes plus ou moins fermement invités à considérer comme une avancée ou un progrès.
Nouvel ordre mondial et mondialisation, uniformisation, chaos social, individualisme, dégénérescence de la monnaie, etc.: très tôt, il a tout vu venir et il a tout décrit, non par grâce divine ou don de clairvoyance, mais par la seule connaissance des principes — notamment cosmologiques — qui régissent la manifestation.
Ainsi se déploie devant nos yeux la ténébreuse fresque du Kali Yuga, jusqu'à la touche la plus actuelle qui parachève l'expression des possibilités les plus inférieures, donc les plus infernales du cycle.
D’évidence, nous vivons "la fin d'un monde" qui, assure pourtant Guénon, "n'est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d'une illusion". Ce qui n'est pas illusoire, en effet, c'est l'Être, "ce qui est, et qui ne peut pas ne pas être, ni être autre que ce qu'il est". Or, l'Être implique tout aussi sûrement la "rénovation totale" que les hommes fidèles à la Tradition préparent, depuis l' "Abomination de la désolation".

 - 0'00'00 : René Guénon, écrivain français né à Blois
 - 0'07'47 : Fréquentation des milieux occultistes
 - 0'13'13 : Rapprochement avec les intellectuels catholiques
 - 0'23'11 : Initiation à l'hindouisme non-dualiste
 - 0'33'14 : Rupture avec les milieux catholiques
 - 0'41'00 : La contemplation hors de l'action politique
 - 0'43'30 : Cohérence de la pensée de Guénon
 - 0'46'45 : Les cycles cosmologiques selon les Védas
 - 0'53'10 : Fracture du Moyen Âge occidental
 - 0'58'50 : Critique du progrès et de l'égalitarisme
 - 1'13'35 : Déménagement en Égypte
 - 1'17'10 : Installation de Guénon dans l'islam
 - 1'28'20 : Correspondance avec l'intelligentsia européenne
 - 1'32'46 : La crise du monde moderne
 - 2'36'35 : Le règne de la quantité et les signes des temps

Michel Villey à l'aune de la modernité. Avec Stamatios Tzitzis, Maxime Brenaut et Victor Poux à l'Institut Catholique de Paris.


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28.03.2025

Michel Villey (1914-1988), historien et philosophe du droit, a laissé une empreinte durable dans sa discipline grâce à ses réflexions novatrices sur la philosophie grecque, notamment sur la pensée d'Aristote. En revisitant les idées de saint Thomas d’Aquin, il a développé des concepts fondamentaux tels que le "droit naturel classique" et une vision réaliste des droits de l'homme. Son travail souligne l'importance de notions grecques comme la physis (nature), le dikaion (droit juste) et le dikastes (le juge comme droit animé).
Plusieurs enseignants-chercheurs analysent ici l'héritage intellectuel de Michel Villey, ce "paladin du réalisme juridique", et sa pertinence dans le contexte actuel. 

La sociologique dialectique de Michel Freitag et la théorie critique de la société cybernétique. Avec Maxime Ouellet à Lausanne.


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22.10.2024

Penseur critique encore trop méconnu, Michel Freitag dénonce l'impasse civilisationnelle engendrée par le capitalisme et la technoscience, qui menacent l'équilibre écologique, social et culturel. Sa théorie rejette les approches purement matérialistes ou individualistes pour proposer une vision dialectique de la société, fondée sur la médiation symbolique (langage, normes, institutions).
Il distingue trois modes de reproduction sociétale : le symbolique (sociétés traditionnelles, régies par des mythes et des rites), le politico-institutionnel (État moderne, où le politique légitime les normes) et le décisionnel-opérationnel (postmodernité, où l'économie et la technocratie dissolvent le politique, réduisant la société à un "système" déshumanisant).
Pour Freitag, la postmodernité marque une rupture : l'hyper-individualisme et la logique de contrôle érodent les fondements de l' "être-ensemble". Sa sociologie dialectique, à la fois critique et normative, vise à restaurer la réflexivité collective et la solidarité, face à un monde où l'urgence écologique et sociale exige une rupture avec le modèle dominant.

Une intervention qui prend place dans le cadre du séminaire sur la théorie critique dirigé par Olivier Voirol.

Ce que cachent les Lumières Sombres. Avec Pierre de Brague pour Géopolitique profonde.


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08.02.2026

Le monde observe la mutation politique des États-Unis sans en comprendre la racine idéologique. Derrière l'ascension de figures comme JD Vance ou l'omniprésence de Peter Thiel, se cache un courant radical : la néoréaction (NRx), également appelée "les Lumières Sombres". Ce mouvement, théorisé par Curtis Yarvin et Nick Land, rejette frontalement l'héritage démocratique occidental.
Le constat de départ est brutal. Pour ces idéologues, la démocratie libérale est un système inefficace qu'ils surnomment La Cathédrale. Ils ne cherchent plus seulement à réduire l'État, comme le voulaient les libertariens classiques. Leur stratégie a basculé du contournement vers le retournement : prendre le contrôle du sommet pour transformer la nation en une corporation privée performante.
Cette vision s'incarne déjà dans des outils de puissance technologique sans précédent. L'entreprise Palantir Technologies, spécialisée dans le Big Data et l'intelligence artificielle pour le renseignement, semble être le bras armé de cette doctrine. Selon toute vraisemblance, il ne s'agit plus de politique traditionnelle, mais d'une tentative de remplacer le citoyen par un client au sein d'une monarchie capitaliste.
Quel est le véritable calendrier de cette élite techno-conservatrice ? Comment la pensée de Curtis Yarvin a-t-elle pu infiltrer le cercle restreint de la Maison-Blanche ? Sommes-nous en train de vivre la fin programmée du modèle républicain au profit d'une gestion algorithmique du monde ?

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'08 : Les origines libertariennes
 - 0'30'28 : La critique de la démocratie moderne
 - 0'41'08 : Les trois courants néoréactionnaires
 - 1'00'07 : Le bioléninisme selon Spandrel
 - 1'17'36 : Palantir : les fonctions de l'État
 - 1'36'10 : Conclusion

Un entretien mené par Raphaël Besliu.