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Le monde moderne, depuis quatre siècles, est dominé par la machinerie. Il naît avec la production capitaliste. Elle va rapidement entrer en symbiose avec le développement capitaliste qui trouve dans la mécanique, son moteur. Calcul, prédictibilité, pouvoir d'abstraction, les catégories de la science moderne sont adéquates à ce nouveau mode de production qui va envahir la planète.
Or, toutes les tendances qui conduisent à l'élimination de la vie au profit du mécanique conduisent à une réification générale de la vie humaine et une perte de notre être-au-monde. Faire de la nature une simple matière première, remplacer les processus vitaux par des procédures mécaniques, tout cela conduit à traiter les humains comme des choses, pour en faire des êtres prédictibles. S'impose donc la nécessité de penser une résistance à ce mouvement.
L'involution du grand mouvement des Lumières vers la formation d'une cage d'acier technoscientifique pose la tâche de retrouver le sens de la nature et de la vie, de repenser l’enracinement au-delà de ce qu'avait esquissé Simone Weil, de refaire de la nature une sphère de résonance.
Émission du "Libre journal d'Hugues Sérapion".




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La gratitude est le contraire du ressentiment. Et c'est avec cette attitude d'esprit que Mos Majorum et Radu Stoenescu, fondateurs et animateurs des Éditions Carmin, lancent un podcast.
L'occasion d'évoquer les auteurs de leur maison d'édition, leurs idées, mais aussi de commenter l'actualité avec un prisme libéral-conservateur qui détonne dans le paysage intellectuel francophone.


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Comment les philosophes des Lumières ont-ils repensé la religion à travers la raison ?
Philosophe spécialiste des idées des Lumières et de la Révolution française, Stéphanie Roza met en évidence la spécificité et la radicalité de cette pensée à travers trois figures emblématiques : l'anti-dogmatisme anticlérical de Voltaire (avec un excursus sur la question : Voltaire était-il antisémite ou islamophobe ?), le matérialisme athée du baron d'Holbach et la critique de la religion et des inégalités avec le curé Meslier.



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Auteur de la première thèse universitaire sur Michel Clouscard, Loïc Chaigneau explore la méthode et les concepts clés de ce penseur hétérodoxe. Une analyse rigoureuse du "capitalisme de la séduction", de ses mécanismes idéologiques et de son impact sur les subjectivités modernes pour comprendre comment la permissivité devient un outil de domination, et pourquoi Clouscard reste un auteur incontournable pour décrypter notre époque.
- 0'00'00 : Pourquoi relire Clouscard ?
- 0'14'48 : Objets quotidiens et structures sociales
- 0'30'20 : Le néo-capitalisme comme système total
- 0'45'17 : Positivisme et postmodernisme : les pièges de la pensée
- 0'59'12 : Le néo-kantisme et la séparation sujet/histoire
- 1'00'39 : La praxis : travailler, aimer, consommer
- 1'03'46 : Mai 68 : l'injonction à jouir comme outil de domination
- 1'06'10 : Droite économique vs gauche culturelle : une division idéologique
- 1'14'00 : Reconstruire des médiations pour s'émanciper
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Souvent réservé aux spécialistes, la question de la réception originale de Hegel par Lénine est pourtant essentielle pour tout militant marxiste. À une époque où le marxisme était déjà une tradition théorique établie, Lénine a dû se positionner face aux différentes interprétations de Hegel, offrant une lecture distincte de celle de ses contemporains.
Son approche, plus favorable à Hegel que celle d'autres marxistes, voire que Marx lui-même (à tout le moins le Marx auquel Léline avait alors accès), soulève des questions sur les implications pratiques de cette philosophie, souvent perçue comme abstraite. L'objectif est de comprendre ce que Lénine a retenu de Hegel et comment cette lecture a influencé sa pensée politique.
Contrairement Plekhanov ou les théoriciens de la Deuxième Internationale qui rejetaient souvent Hegel au profit d'un matérialisme mécaniste ou évolutionniste, Lénine a su tirer parti de la dialectique hégélienne pour analyser les contradictions immanentes de la réalité. Cette approche lui a permis de dépasser les schémas étapistes de son époque et d'adapter sa stratégie révolutionnaire au contexte spécifique de la Russie, illustrant ainsi l'importance pratique d'une compréhension fine de Hegel pour l'action politique.
- 00'15 : Présentation
- 03'35 : La formation intellectuelle de Lénine
- 23'34 : L'influence hégélienne dans Matérialisme et Empiriocriticisme
- 34'13 : La lecture de la Science de la Logique en 1914
- 50'20 : Conclusion


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Jésus-Christ a-t-il vraiment existé ? Avait-il une femme et des frères ? Sa résurrection est-elle une hallucination ? Qui a écrit les Évangiles ? À ces questions, comme à toutes celles que nous n'avons jamais osé poser au catéchisme, Frédéric Guillaud apporte avec brio et simplicité les plus lumineuses des réponses.
L'occasion de montrer la profonde cohérence rationnelle de la doctrine chrétienne, sans esquiver aucune des difficultés historiques ou philosophiques rencontrées par les Chrétiens.
Attention, que vous ayez la foi ou pas encore, vous risquez d'être convaincu !


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Le matérialisme est sans doute le courant philosophique qui a suscité le plus de controverses, ce qui lui a valu d'être malmené et caricaturé à de nombreuses reprises. Guillaume Deloison se propose de montrer le contenu réel de ses concepts, d'en fournir une définition nouvelle et de le relier à ses racines historiques et sociales. Dans chaque période, il est au cœur d'enjeux idéologiques de premier plan parce qu'il est à l'intersection des progrès de la connaissance et des préoccupations métaphysiques.
Ce courant de pensée, bien qu'il ait joué un rôle fondamental dans la vie scientifique et culturelle du monde occidental, n'a pourtant été que très peu étudié. L'exposé qu'en donne Guillaume Deloison se veut le panorama d'un champ conceptuel en constante agitation, uni par l'idée que les mythes et le sacré ne sont pas les seuls horizons pour penser la place de l'homme dans l'Univers.
D'Épicure aux matérialistes contemporains anticréationnistes en passant par Marx, une même exigence émancipatrice traverse l'œuvre de ces penseurs. Il s'agit d'en rendre compte tout en indiquant où passent les lignes de fracture. L'enseignement de l'histoire des idées en France néglige cet héritage intellectuel, en le confinant à un cercle restreint de spécialistes, alors que les interrogations soulevées par le matérialisme s'adressent à tous. Il est en effet indispensable que cette philosophie soit mieux représentée dans les programmes et les manuels, qui semblent oublier qu'une part importante de la population ne se réfère pas à la transcendance pour donner un sens au monde.
L'histoire du matérialisme est également incontournable pour saisir les enjeux du travail des sciences de notre temps. En dévoilant comment les savoirs d'aujourd’hui sont les fruits de luttes contre des traditions conservatrices, elle invite à ne verser ni dans un positivisme naïf, ni dans une défiance figée à l'égard des résultats scientifiques.
Être matérialiste consiste moins à désenchanter le monde qu'à en restituer le libre cours.


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C'est en compagnie des philosophes Isabelle Garo et Michael Löwy que nous revenons sur le parcours de Marx des années 1840 à 1848, de son arrivée dans le Paris révolutionnaire jusqu'à la publication du Manifeste du parti communiste.
Et l'on découvre que ce jeune rhénan en colère n'est pas né marxiste ! Il est alors intéressant de retracer son itinéraire, depuis ses positions démocratiques mais réformistes alors qu'il est à la tête de la Gazette Rhénane (un journal d'opposition libérale), à son appel à une "révolution radicale" pour l'Allemagne et à sa première évocation du prolétariat.
Émission "En avant Marx", animée Marina Garrisi.