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Auteur de la première thèse universitaire sur Michel Clouscard, Loïc Chaigneau explore la méthode et les concepts clés de ce penseur hétérodoxe. Une analyse rigoureuse du "capitalisme de la séduction", de ses mécanismes idéologiques et de son impact sur les subjectivités modernes pour comprendre comment la permissivité devient un outil de domination, et pourquoi Clouscard reste un auteur incontournable pour décrypter notre époque.
- 0'00'00 : Pourquoi relire Clouscard ?
- 0'14'48 : Objets quotidiens et structures sociales
- 0'30'20 : Le néo-capitalisme comme système total
- 0'45'17 : Positivisme et postmodernisme : les pièges de la pensée
- 0'59'12 : Le néo-kantisme et la séparation sujet/histoire
- 1'00'39 : La praxis : travailler, aimer, consommer
- 1'03'46 : Mai 68 : l'injonction à jouir comme outil de domination
- 1'06'10 : Droite économique vs gauche culturelle : une division idéologique
- 1'14'00 : Reconstruire des médiations pour s'émanciper



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

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Les libéraux et les identitaires représentent deux courants politiques souvent perçus comme opposés. Cependant, depuis l'effondrement du compromis politico-économique post-Seconde Guerre mondiale, il semble judicieux d'opérer un rapprochement entre ces deux sensibilités, notamment pour faire face aux excès du multiculturalisme et des politiques confiscatoires du welfare state.
C'est en se basant sur les études de psychologie du Joseph Henrich sur l'échantillon "WEIRD" (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic) que certaines caractéristiques uniques des sociétés occidentales sont mises en lumières, comme l'individualisme, la prosocialité impersonnelle et la valorisation du libre arbitre. Ce différentiel ethnique se traduit en caractéristiques culturelles, elles-mêmes au fondement d'une anthropologie libérale.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'10 : Mise en contexte
- 0'10'55 : La Psychologie WEIRD
- 0'48'15 : Pourquoi les libéraux doivent s'allier avec Les libéraux ?
- 1'05'36 : Pourquoi les identitaire doivent s'allier aux libéraux ?
- 2'02'05 : Questions/réponses
Émission "Libre echange".




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Le néolibéralisme est souvent perçu comme une idéologie monolithique, mais son histoire révèle une réalité bien plus complexe. À travers les figures de Hayek, Friedman, Röpke ou encore Walter Lippmann, Thibaut Gress explore les origines du néolibéralisme et son lien ambigu avec le mondialisme.
En analysant des événements clés comme le colloque Lippmann (1938), la création de la société du Mont Pèlerin (1947) et les accords de Bretton Woods, on découvre que le néolibéralisme n'est pas une doctrine unifiée, mais une nébuleuse d'idées souvent contradictoires.
Une plongée dans l'histoire économique et intellectuelle du XXe siècle pour comprendre les malentendus contemporains.
- 0'00'00 : Néolibéralisme et mondialisme, deux notions à clarifier
- 0'07'42 : Les auteurs clés du néolibéralisme (Hayek, Friedman, Röpke et les autres)
- 0'18'55 : Le colloque Lippmann (1938), un tournant dans la pensée libérale
- 0'38'10 : Les désaccords fondateurs (laisser-faire, monopoles et rôle de l'État)
- 0'53'20 : La société du Mont Pèlerin (1947), une tentative de clarification doctrinale
- 1'03'15 : Bretton Woods, GATT, OCDE : qui a vraiment construit le mondialisme ?
- 1'15'00 : Le néolibéralisme est-il compatible avec le mondialisme actuel ?


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Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque "crise de gouvernabilité".
Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une "révolution managériale" réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des "attaques sur la libre entreprise", à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une "démocratie sans limite".
C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui.


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Philosophe, essayiste, romancier et homme politique français, Gaspard Kœnig parcourt depuis 2016 le monde pour mettre ses convictions à l'épreuve du réel et multiplie les expériences en immersion : en prison ouverte en Finlande, dans un village brésilien expérimentant le revenu universel, avec les entrepreneurs numériques au Rwanda ou dans les bidonvilles de Lima pour observer le microcrédit. Il effectue aussi un périple de 2'500 km à travers l'Europe sur les traces de Montaigne, avec sa jument, et dit à cette occasion avoir expérimenté un "communisme de tous les jours".
Et en bon néorural dépassé par la nature, il a demandé conseil à ses vieux amis les philosophes. Car au détour d'une page ou d'une métaphore, ceux-ci révèlent leur lien à la terre. C'est tout l'objet de cette intervention : relier la pensée et le sol. Entrecroisant références philosophiques, découvertes botaniques et réflexion politiques, Gaspar Kœnig dessine sa propre agrophilosophie en y célèbrant ses deux passions, la nature et la liberté.



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Dans le paysage intellectuel français, rares sont les figures capables de provoquer un véritable malaise au sein de leur propre camp. Jean-Claude Michéa, philosophe aussi discret qu'incisif, incarne depuis plusieurs années cette "mauvaise conscience" de la gauche. Héritier d'une tradition socialiste critique, il interroge sans relâche les contradictions d'un progressisme devenu le complice involontaire du libéralisme économique qu'il prétend combattre. Ses analyses, mêlant références classiques et observations contemporaines, dressent un portrait sans concession d'une gauche coupée de ses racines populaires.




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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.