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La néoréaction (NRx) est un courant de pensée radical né dans la Silicon Valley, centré autour de la figure de Curtis Yarvin. Raphaël Paillot et Gary Laski décortiquent ses concepts clés comme la "Cathédrale" ou la critique de l'ordre spontané libéral pour montrer comment ce mouvement influence désormais les élites américaines (Elon Musk, Peter Thiel, JD Vance).
Le contraste est criant entre la vitalité intellectuelle de la droite américaine et la "torpeur" de la droite française, trop souvent limitée au divertissement ou au souverainisme nostalgique.
En explorant la théorie des élites et le besoin de reconstruire une légitimité politique forte, ils appellent à un réveil intellectuel et épistémologique pour sortir de l'impasse progressiste. La néoréaction doit être pensée non pas comme un dogme, mais comme un outil de réalisme politique indispensable pour comprendre les rapports de force de 2026.
- 0'00'00 : Introduction et définition de la néoréaction (NRx).
- 0'01'50 : Critique de Curtis Yarvin (Mencius Moldbug) et de ses écrits.
- 0'06'10 : Le concept de "la Cathédrale" : éducation, médias et clergé progressiste.
- 0'09'30 : Rupture avec le libertarianisme : vers un réalisme politique du pouvoir.
- 0'13'40 : Pourquoi le libertarianisme est marginal en France par rapport aux USA.
- 0'16'45 : Analyse des citations de Curtis Yarvin sur les droits naturels et l'artillerie.
- 0'19'00 : Classification des erreurs libertariennes (souveraineté populaire vs judiciaire).
- 0'24'30 : Discussion sur la justice privée et l'Islande médiévale.
- 0'28'00 : Yarvin et l'affaiblissement du politique : la théocratie gauchiste.
- 0'33'20 : Épistémologie implicite : d'où vient notre connaissance de la politique ?
- 0'37'50 : Critique de l'individualisme libéral et de l'intelligence collective.
- 0'40'10 : Les solutions NRx : dissolution de l'État et retour à une autorité unique.
- 0'43'00 : La "Gouvernance par Patch" : transposition de la logique de marché à la politique.
- 0'48'00 : Radicalisme vs Réalisme : les limites de la "Grande Réinitialisation" d'État.
- 0'51'00 : La "grande torpeur libérale" de l'après-guerre et le consensus post-45.
- 0'55'00 : Théorie des élites (Pareto, Mosca, Jouvenel) et volonté de perpétuation du pouvoir.
- 1'00'00 : Le rôle de la contre-élite dans l'histoire (Révolution française).
- 1'06'00 : La crise de légitimité : analyse de Guglielmo Ferrero sur la violence fasciste.
- 1'12'00 : Fascisme et industrialisation : l'impasse de l'État monolithique.
- 1'17'30 : Influence de la NRx sur J.D. Vance, Peter Thiel et Elon Musk.
- 1'23'00 : Retard du libéralisme français et mépris de l'économie chez les souverainistes.
- 1'28'15 : Le cadre identitaire et occidentaliste au sein de la pensée néoréactionnaire.
- 1'31'30 : Ordre vs Liberté : la pyramide des besoins politiques.
- 1'37'00 : Le rapport des Français à l'argent et le manque de financement des intellectuels de droite.
- 1'46'00 : La nécessité de reprendre le contrôle des universités et des bases épistémologiques.
- 1'52'00 : L'ISSEP et l'enjeu de la formation d'une véritable contre-élite.
- 1'59'30 : Critique de l'anti-intellectualisme de la droite française (PC-news, sketchs).
- 2'08'00 : Bilan sur l'échec de la "dédiabolisation" et la culture du divertissement politique.
- 2'18'30 : Conclusion : pourquoi la NRx pose les questions fondamentales de demain.




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La gratitude est le contraire du ressentiment. Et c'est avec cette attitude d'esprit que Mos Majorum et Radu Stoenescu, fondateurs et animateurs des Éditions Carmin, lancent un podcast.
L'occasion d'évoquer les auteurs de leur maison d'édition, leurs idées, mais aussi de commenter l'actualité avec un prisme libéral-conservateur qui détonne dans le paysage intellectuel francophone.



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C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.


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L'utopie néolibérale d'une croissance globale et continue des richesses est désormais derrière nous. Mais le capitalisme n'est pas mort pour autant. Sa forme actuelle n'est ni réellement nouvelle ni totalement inconnue, car elle est propre à tous les âges où domine le sentiment angoissant d'un monde "fini", borné et limité, qu'il faut s'accaparer dans la précipitation.
Ce capitalisme se caractérise par la privatisation et la militarisation des mers, un "commerce" monopolistique et rentier qui s'exerce au sein d'empires territoriaux, l'appropriation des espaces physiques et cybers par de gigantesques compagnies privées aux prérogatives souveraines, qui dictent leurs rythmes.
Arnaud Orain dévoile ce "capitalisme de la finitude" et en éclaire les mécanismes aux trois périodes où il s'épanouit : XVIᵉ-XVIIIᵉ siècle, 1880-1945, 2010 à nos jours.
Une toute nouvelle perspective sur l'histoire mondiale qui éclaire les grands enjeux de notre temps.



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Auteur de la première thèse universitaire sur Michel Clouscard, Loïc Chaigneau explore la méthode et les concepts clés de ce penseur hétérodoxe. Une analyse rigoureuse du "capitalisme de la séduction", de ses mécanismes idéologiques et de son impact sur les subjectivités modernes pour comprendre comment la permissivité devient un outil de domination, et pourquoi Clouscard reste un auteur incontournable pour décrypter notre époque.
- 0'00'00 : Pourquoi relire Clouscard ?
- 0'14'48 : Objets quotidiens et structures sociales
- 0'30'20 : Le néo-capitalisme comme système total
- 0'45'17 : Positivisme et postmodernisme : les pièges de la pensée
- 0'59'12 : Le néo-kantisme et la séparation sujet/histoire
- 1'00'39 : La praxis : travailler, aimer, consommer
- 1'03'46 : Mai 68 : l'injonction à jouir comme outil de domination
- 1'06'10 : Droite économique vs gauche culturelle : une division idéologique
- 1'14'00 : Reconstruire des médiations pour s'émanciper




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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.

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Les libéraux et les identitaires représentent deux courants politiques souvent perçus comme opposés. Cependant, depuis l'effondrement du compromis politico-économique post-Seconde Guerre mondiale, il semble judicieux d'opérer un rapprochement entre ces deux sensibilités, notamment pour faire face aux excès du multiculturalisme et des politiques confiscatoires du welfare state.
C'est en se basant sur les études de psychologie du Joseph Henrich sur l'échantillon "WEIRD" (Western, Educated, Industrialized, Rich, Democratic) que certaines caractéristiques uniques des sociétés occidentales sont mises en lumières, comme l'individualisme, la prosocialité impersonnelle et la valorisation du libre arbitre. Ce différentiel ethnique se traduit en caractéristiques culturelles, elles-mêmes au fondement d'une anthropologie libérale.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'10 : Mise en contexte
- 0'10'55 : La Psychologie WEIRD
- 0'48'15 : Pourquoi les libéraux doivent s'allier avec Les libéraux ?
- 1'05'36 : Pourquoi les identitaire doivent s'allier aux libéraux ?
- 2'02'05 : Questions/réponses
Émission "Libre echange".




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Le néolibéralisme est souvent perçu comme une idéologie monolithique, mais son histoire révèle une réalité bien plus complexe. À travers les figures de Hayek, Friedman, Röpke ou encore Walter Lippmann, Thibaut Gress explore les origines du néolibéralisme et son lien ambigu avec le mondialisme.
En analysant des événements clés comme le colloque Lippmann (1938), la création de la société du Mont Pèlerin (1947) et les accords de Bretton Woods, on découvre que le néolibéralisme n'est pas une doctrine unifiée, mais une nébuleuse d'idées souvent contradictoires.
Une plongée dans l'histoire économique et intellectuelle du XXe siècle pour comprendre les malentendus contemporains.
- 0'00'00 : Néolibéralisme et mondialisme, deux notions à clarifier
- 0'07'42 : Les auteurs clés du néolibéralisme (Hayek, Friedman, Röpke et les autres)
- 0'18'55 : Le colloque Lippmann (1938), un tournant dans la pensée libérale
- 0'38'10 : Les désaccords fondateurs (laisser-faire, monopoles et rôle de l'État)
- 0'53'20 : La société du Mont Pèlerin (1947), une tentative de clarification doctrinale
- 1'03'15 : Bretton Woods, GATT, OCDE : qui a vraiment construit le mondialisme ?
- 1'15'00 : Le néolibéralisme est-il compatible avec le mondialisme actuel ?