"Il faut s'adapter" : sur un nouvel impératif politique. Avec Barbara Stiegler à la Librairie Mollat.


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05.03.2019

D'où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d'un retard généralisé, lui-même renforcé par l'injonction permanente à s'adapter au rythme des mutations d'un monde complexe ? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l'évolution ?
La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d'une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l'espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir.
Elle a reçu le nom de "néolibéralisme" : néo car, contrairement à l'ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l'ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l'Etat (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l'espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte.
Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l'état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d'experts peut tracer la voie de l'évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts.
Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d'un même constat, appelle à mobiliser l'intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l'avenir collectif.
Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au coeur duquel nous sommes plus que jamais.

Le kitsch, une esthétique sans règles. Avec Valérie Arrault pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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29.01.2014

Qui se souvient de la critique sans appel d'Hermann Broch qui définissait l'attitude kitsch comme celle de : "celui qui veut plaire à tout prix et au plus grand nombre" ? Après avoir été ostracisé et remisé au rang de non-art, tout au long de la modernité artistique, le kitsch, à la fin du XXe siècle, se voit attribuer pour sa subversion des anciens critères une reconnaissance inédite par l'industrie culturelle et le marché de l'art contemporain.
Un tel renversement des critères serait-il une question à circonscrire aux seuls domaines de l'art et de l’esthétique ? Que le kitsch suscite émotion et plaisir esthétique n'est pas chose nouvelle. Mais que le monde de l'art encense ce qu'il qualifiait de non-art autrefois témoigne d'une volonté d'éradiquer tout critère de hiérarchie des valeurs.
Si la bonne réception du kitsch peut s'examiner à l'aune d'un contexte de profonde mutation culturelle et anthropologique, Valérie Arrault l'envisage également comme un symptôme d'une vision du monde indifférente aux règles épousant en cela la logique culturelle du postmodernisme et celle du système économique néolibéral triomphant.

Pourquoi la politique de Macron ne ruisselle-t-elle pas ? Avec Liêm Hoang-Ngoc pour La France insoumise.


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15.03.2018

Le programme économique de Macron s'inscrit dans la droite ligne de la politique menée par François Hollande. Des réductions d'impôts sans contrepartie pour les entreprises aux attaques contre le droit du travail, le gouvernement accède simplement aux demandes du grand patronat, en espérant que celui-ci daigne investir et embaucher en France...
Macron est le porte-parole rêvé d'une certaine technocratie étroitement liée aux milieux financiers qui, sous des apparences civilisées, rêve de voir appliquer ces idées rétrogrades.
Le peuple a-t-il encore la capacité de revendiquer la part du gâteau qu'il a produit ?

Une conférence qui s'est tenue à L'Entrepot, Paris 14e.

Le catholicisme social et le légitimisme. Avec Léo Imbert et Philippe Montillet sur Radio Courtoisie.


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26.05.2018

Sur le plan historiographique, l'usage est de résumer l'affrontement politique au XIXe siècle comme le combat engageant une Droite libérale et une Gauche radicale présumément socialiste. Les récits et les mémoires oublient bien souvent le mouvement légitimiste et le catholicisme social, incarnant tous deux une lutte acharnée contre la modernité et les impasses libérales et socialistes.
Retour sur deux mouvements protéiformes qui jouèrent un rôle important sur les scènes politique et sociale françaises au XIXe siècle et qui finiront par se diluer dans les dédales des compromissions.

Émission du "Libre Journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.

L'Impasse Libérale. Avec Philippe Arondel à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.03.2019

Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d' "homme-marché", tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci.
À ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Église se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un État indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale.
Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.

Le 14 juillet entre mythes et réalités. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez Deus Vult à Narbonne.


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14.07.2017

À rebours de la version officielle qui nous est enseignée à l'école de la République, Marion Sigaut tente de restituer la chronologie des événements qui ont mené à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On ne sera pas étonné de constater le fossé qui sépare le mythe républicain et la vérité historique, cette dernière ressemblant à s'y méprendre à un coup d'état où les mensonges et autres violences politiques ont été abondemment utilisés par la faction qui sortira victorieuse de la Révolution française : la bourgeoisie.
Claire Colombi nous montre ensuite comment l'histoire républicaine, en quête de respectabilité et afin de contribuer à légitimer son propre régime politique, a constitué le mythe du 14 juillet tout au long du XIXe siècle.

Contre le libéralisme. Avec Alain de Benoist au Cercle Pol Vandromme.


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19.03.2019

Une société libérale est une société où dominent la primauté de l'individu isolé, l'idéologie du progrès, l'idéologie des droits de l'homme, l'obsession de la croissance, la place disproportionnée des valeurs marchandes, l'assujettissement de l'imaginaire symbolique à l'axiomatique de l'intérêt. Le libéralisme a acquis en outre une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l'origine de cette mondialisation, qui n'est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Il inspire ce qu'on appelle aujourd'hui la "pensée unique" libérale-libertaire. Et bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c'est comme tel qu'il doit être étudié et jugé. Le vieux clivage droite-gauche est à cet égard de peu d'utilité, puisque la gauche morale, oubliant le socialisme, s'est ralliée à la société de marché, tandis qu'une certaine droite conservatrice ne parvient toujours pas à comprendre que le capitalisme libéral détruit systématiquement tout ce qu'elle veut conserver.
Alain de Benoist nous propose d'aller à l'essentiel, au coeur de l'idéologie libérale, à partir d'une analyse critique de ses fondements, c'est-à-dire d'une anthropologie essentiellement fondée sur l'individualisme et sur l'économisme - celle de l'Homo oeconomicus.

Soral répond sur ERFM !


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2018

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond !