Art et littérature. Avec Pierre Lamalattie sur Radio Courtoisie.


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25.09.2018

Écrivain, peintre et critique d'art, Pierre Lamalattie nous partage ses réflexions originales sur l'état des arts plastiques aujourd'hui en France.
Bien qu'ayant appris très tôt les bases de la peinture à l'huile, il entreprend pourtant des études d'agronomie - en compagnie de Michel Houellebecq. S'ensuivront plusieurs voyages et rencontres où son goût pour l'art pictural s'intensifie et il décide, en 1995, après avoir travaillé comme médiateur social et enseigné quelques années la gestion des ressources humaines, de se consacrer uniquement à la peinture.
Son travail, résolument figuratif et férocement ironique, propose notamment une réflexion sur la vie contemporaine au travail.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

La langue française, du coup d'Etat de l'Académie française à la révolution de l'écriture inclusive. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

L'Académie française a récemment accusé l'écriture inclusive de "prétendre s'imposer comme norme" et, contre celle-ci, s'est posée en "garante de l'avenir".
C'est pourtant cette même Académie française, institution du pouvoir absolutiste et du patriarcat des lettrés créée au XVIIe siècle, qui a érigé comme norme des règles grammaticales profondément sexistes et opéré une transformation masculiniste de la langue française.
Est-ce que l'écriture inclusive pourrait, elle, permettre un avenir non-sexiste dans l'expression de la langue ?

Émission "Sortir du capitalisme".

La lose de droite. Avec Olivier Maulin pour Fréquence Camisole sur Radio Libertés.


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06.10.2017

Existe-t-il une dimension ontologique de la défaite chez l'homme droite ?

 - 01'20 : Fréquence Camisole face aux poids lourds de YouTube et des réseaux sociaux : une extension du domaine de la lose de droite ?
 - 02'50 : En attendant l'invité...
 - 03'40 : L'hypocrisie de la société de marché
 - 04'10 : Séguéla, Macron... les winners et les losers selon The Big Lebowski
 - 05'07 : Présentation des chroniqueurs, tout particulièrement qualifiés
 - 05'25 : Toujours pas d'invité : la lose en direct live ?
 - 06'00 : Perspectives sociales des chroniqueurs : une lueur d'espoir pour Clovis Deforme ?
 - 06'40 : Présentation et tentatives de définitions du thème du jour : la droite et la lose, une vieille affaire...
 - 07'00 : Clovis Deforme définit le loser
 - 07'20 : Olivier Maulin débarque dans le studio après un parcours erratique dans Paris
 - 09'00 : Des modèles de réussite standardisés ? Une approche quantitative de la réussite
 - 09'45 : Présentation de l'invité, Olivier Maulin
 - 10'30 : La lose, essai de typologie à partir de grandes figures littéraires. Retour vers les personnages de Bukowski et Houellebecq
 - 12'30 : Ceux qui avaient tout... et n'arrivent à rien aussi ! François Fillon dans le rôle titre
 - 13'30 : La droite est-elle condamnée à perdre ?
 - 14'00 : Anthologie de campagnes ratées et/ou sabordées à droite : Balladur, Fillon, Séguin...
 - 15'20 : Le CNIP, cas d'école.
 - 16'20 : Algérie Française, causes perdues, figures oubliées et autres barbouzeries...
 - 16'40 : Philippe Rivet : si le coup de force est possible à la Baule (avec une chaîne Hi-fi piégée)
 - 18'05 : Encore la campagne de Fillon, une fin digne de la Chute ? Ambiances crépusculaires et projets de putsch
 - 19'00 : Olivier Maulin évoque D'un château l'autre
 - 20'20 : Hector Burnouf sur la lose de droite : refus de l'efficience et sublimation de l'échec
 - 21'00 : Vers les romans d'Olivier Maulin et ses personnages : des losers réprouvés, inaptes à la vie en société, contraints à la sécession ? Rabelais et Frédéric Dard comme références
 - 23'00 : Maulin analyse ses personnages: des marginaux "à coté" et non participatifs, plus que des losers
 - 24'19 : Évocation de Gueule de Bois. La critique sociale de Maulin. Vers la sécession de personnages inadaptés
 - 26'20 : Un monde vaincu, en voie de disparition
 - 26'45 : La fête est finie : campings-car, alcool, pitbulls et échec dans la France des marges
 - 28'20 : Des losers innocents, aristocratiques dans leur indifférence et dans leur pureté face au monde moderne
 - 29'45 : Le roman picaresque
 - 30'20 : Que vont devenir les héros de Maulin, dans un monde toujours plus hostile ?
 - 32'00 : Pause musicale
 - 35'00 : Reprise. Bernard Tapie, emblème des "années fric"
 - 37'00 : Les romans de Maulin : des témoignages en révolte contre le monde actuel et contre le libéralisme, qui déconstruisent aussi les normes consensuelles
 - 40'00 : Le patois alsacien, la question linguistique
 - 44'20 : La nostalgie d'un royaume franc, d'un chaos organisé
 - 46'00 : L'aspect carnavalesque, Le Bocage à la nage : la révolte des losers et des "chouans en campings-car"
 - 48'40 : Contre l'État. L'anarchisme de droite : un chaos qui fait de l'ordre ?
 - 50'00 : L'expérience concrète chez Maulin : de la "protection de la planète" à l'amour des siens et de sa terre
 - 50'50 : Des communautés locales affectives, qui font penser au village médiéval : une vraie communauté socialiste !
 - 52'20 : Partager du commun, créer un communautarisme harmonieux qui protège tous les membres du groupe
 - 53'30 : Dépasser le ressentiment et la mélancolie : les personnages de Maulin n'ont que faire de l'échec, ils sont dans un autre monde

Maurice Sachs (1906-1945), la mauvaise réputation. Avec Barbara Israël, Henri Raczymow, Thomas Clerc, Jacques de Castilla et Anne Perez-Franchini sur France Culture.


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11.03.2017

Né Maurice Ettinghausen à Paris, le jeune Sachs (du nom de sa mère) fréquente les pensionnats anglais puis, très vite, Le Bœuf sur le toit, ce lieu inventé par Cocteau où défile toute l'avant-garde de 1925. Maurice Sachs est un mondain, un futur écrivain, un séducteur, un amoureux des garçons, un voleur, un tricheur, un voyageur, un alcoolique, un homme tenté par le mysticisme (il se convertit au catholicisme avant de renoncer).
Maurice Sachs aura mille vies. Ami de Max Jacob, des Maritain, des Castaing, en affaires avec Chanel, brouillé avec Cocteau, sous la protection de Gide, Sachs traverse l’Atlantique, se fait conférencier aux Etats-Unis, se marie, abandonne sa femme, vivote sans le sou avec un jeune Californien à Paris, siège au comité de lecture de la NRF, et il écrit, il écrit, il écrit sans cesse, souvent, quand il peut... il rêve de devenir un écrivain. Ce ne sont que quelques péripéties.
Il rencontre Violette Leduc et l'incite à écrire. Il adopte un enfant juif qu'il abandonne. C'est la guerre, il n'a plus un sou, il revient à Paris, pendant l'Occupation et fait du trafic. Ce n'est pas très clair, mais il mène la grande vie à Paris, vit quai Conti, au 15 exactement : dans cet appartement où grandira, plus tard, le jeune Patrick Modiano. Et puis Maurice part en Allemagne, désargenté, il est traqué, il se fait grutier.
Un juif au cœur de la machine nazie. Il trahit, espionne pour les Allemands, protège ceux qui lui plaisent. Il est arrêté, mis à l'écart, les Alliés bombardent Hambourg. Sa prison est évacuée, il marche sur une route d'Allemagne. On lui tire une balle dans la tête. Il s'écroule. La légende, le mythe de Maurice Sachs viennent de commencer.
On le retrouvera plus tard, après la Libération, après la guerre. On dit qu'il aurait survécu, qu'il serait revenu, qu'il se serait enfui, sur un autre continent, qu'il aurait changé d'identité. Ses livres, magnifiques, paraissent alors : Le Sabbat, La Chasse à Courre (avant-guerre, il n'avait que peu publié).
C’est une voix unique, un témoignage des Années folles, des Années noires. Les années 20, 30, 40 – et tous les héros de ce temps. C’est un auteur "autofictif", un "autobiographe", juif, homosexuel, voleur, collabo, hystérique, génial, alcoolique, désespéré. Un personnage, une étrange figure qui hante La Place de l'Etoile, le premier livre de Patrick Modiano. Comme le fantôme de l'Occupation, d'une époque qui n'en finit pas de passer...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Julien Thèves.

Suburbex, l'exploration suburbaine entre errance et anonymat. Avec Bruce Bégout à l'Université de Toulouse.


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08.02.2016

Le philosophe Bruce Bégout a longtemps arpenté les villes, à la fois physiquement et intellectuellement. Il essaie de créer une sorte de parcours à la fois philosophique mais aussi transdisciplinaire, utilisant toutes les ressources possibles, de la littérature, de la photographie, des sciences humaines et de l'histoire et pratiquant trois genres d'écritures pour explorer les nouveaux territoires, que ce soit le genre de l'analyse théorique pure, le genre de l'essai ou le genre de la fiction.
Dans cette communication, Bruce Bégout s'intéresse aux friches, plus particulièrement à ce qu'il appelle le troisième âge de la friche qui est un élément central de la "suburbia", marquée par un effort de rationalisation en zones commerciales, zones de travail et zones d'habitations pavillonnaires et de cités, de l'homogénéisation des fonctions mais dont on s'aperçoit qu'il est un espace extrêmement chaotique puisque sont rassemblés là des gens, des pratiques, des univers assez différents qui coexistent et montrent une hétérogénéité plus grande de modes de vie que la relative homogénéité culturelle et existentielle des centres-villes.
La "suburbia" est souvent disqualifiée : manque de mixité, de proximité, d'équipements -notamment culturels, manque d'échanges et de sociabilité, manque de beauté. Mais elle n'est pas simplement un espace du manque ; cette négativité est la positivité même de cet espace. Pour les philosophes, les écrivains, les chercheurs, il s'y passe quelque chose. Dans les marges de la ville disqualifiée, il y a la possibilité de l'émergence du sens, d'un sens qui aurait fait l'épreuve de la négativité et, au prix d'une éventuelle destruction, de la création. L'expérience de la négativité est présente dans l'expérience de ces ruines contemporaines que sont les friches qui comprennent les usines désaffectées, les cars abandonnés, les lieux oubliés de la modernité, jamais totalement vides...

Marcel Proust et Lucien Daudet. Avec Antoine Compagnon à la Fondation Singer-Polignac.


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29.05.2018

Proust fit la connaissance des Daudet en 1894 : Alphonse et ses fils, Léon et Lucien. Ce dernier, mondain, cultivé, snob, et fils à maman, deviendra vite un ami, puis une passion de Marcel, auprès de qui il succèdera à Reynaldo Hahn, avant d’être remplacé par Douglas Ainslie. Le duel de Proust avec Jean Lorrain, en 1897, sera provoqué par une insinuation sur leurs relations.
Une longue amitié prendra le relais, faite de services mutuels, et Lucien Daudet fut l'un des premiers lecteurs des épreuves de Du côté de chez Swann dans l'été de 1913. À partir de 1916, ses visites boulevard Huassman devinrent de plus en plus régulières.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque "Proust et ses amis".

Du temps qu'on existait. Avec Marien Defalvard sur France Culture.


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01.09.2011

L'écrivain Marien Defalvard nous présente son premier roman, publié alors qu'il n'a que 19 ans et écrite quelques années plus tôt. Celui-ci narre les rêveries solitaires d'un homme qui se retourne sur sa vie, rythmée par des dates et des lieux de France qui ont marqué son esprit et qui la contemple d'un œil distant, fantasque.
Une première oeuvre étonnante qui aura suscité un accueil très contrasté.

Marcel Aymé (1902-1967). Avec Jacques Laurent, Alphonse Boudard, Georges Wilson, Jean-Marie Turpin, Pascal Ory et Michel Lécureur sur France Culture.


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04.07.1991

Ecrivain politiquement de gauche puis de droite, Marcel Aymé fut décrié et traité de collabo par l'inteligentsia d'après-guerre.
Coupable ? Collabo ? Il n'en reste pas moins un auteur laissant une oeuvre importante à l'humour féroce.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Pascale Charpentier.