Roger Nimier (1925-1962). Avec Marc Dambre, Marcel Schneider, Yvon Pierron, François Dumasy et François Nourissier sur France Culture.


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30.08.2007

On se demande un peu quel est le problème de Roger Nimier. Il est brillant, tout lui réussit, c'est un séducteur, il est beau, il a atteint très jeune la gloire et il est assez malheureux. Mauriac aussi s'était posé la question, en soulignant ses "badinages de jeune ours irrité, un jeune ours un peu hagard et qui saigne, mais (dont) on ne voit pas où est la blessure qui le rend soudain furieux".
Le malheur est pour Nimier une chose belle et romantique, qui présente l'avantage, si on sait bien le mettre en valeur, de vous faire une réputation. Voilà bien le mythe Nimier, violent, insolent, charmeur, qui est interrogé ici.
Nous rencontrons aussi un Nimier moins voyant, moins propice aux anecdotes, moins tellement formidable. Il s'agit de comprendre comment cohabitaient le "type normal" et le "type extraordinaire", car c'est précisément l'une des équations que Roger Nimier n'a pas toujours su résoudre.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

La mort de la littérature. Avec William Marx et Olivier Cadiot sur France Culture.


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23.04.2016

Ils l'ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres - ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2'500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et de sociologues, de rois, d'empereurs et même de présidents.
De Platon à Nicolas Sarkozy, William Marx et Olivier Cadiot nous racontent ces accusations en s'attardant longuement sur notre situation contemporaine.
C'est une autre histoire de la littérature occidentale -sa face cachée- qui se révèle alors à nous et qui lui donne peut-être son sens véritable...

Émission "Le Temps des écrivains", animée par Christophe Ono-dit-Biot.

Beat Generation. Avec Yves Buin, Georges Lemaire, Gilles Farcet, Jean-Jacques Lebel et Philippe Alain-Michaud sur France Culture.


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06.2016

Cette série de quatre émission vogue au rythme anti-conformiste de la mythique Beat Generation.
 1. Premier volet consacré à l'une des figures majeures de ce mouvement, The "Kings of the Beat" : Jack Kerouac (1922-1969). "Jazz Poet" -c'est ainsi qu'il se définissait-, considéré comme le chef de file de la Beat Generation, ce nouveau mouvement des années 1950. Né Jean-Louis Kérouac en 1922 dans le Massachusetts, descendant d'une famille canadienne et bretonne, il se plonge dans la lecture dès son plus jeune âge et écrit son premier roman à 11 ans. La littérature est pour lui une sorte de refuge contre les conventions établies, patriarcales et conservatrices des États-Unis dans les années 1930-1940. Personnalité ambivalente, aux rêves effrénés de voyages et de grands espaces, de New-York à Mexico, il se cherche tout au long de sa vie entre alcool, excès et poésie, toujours entouré de Neal Cassidy, son alter-ego. Avec Sur La Route (publié en 1950), considéré comme le manifeste de la Beat Generation, il fondera la prose dite spontanée, frénétique et automatique, au rythme du jazz, sa plus grande inspiration : "Pas de pause pour penser au mot juste mais l'accumulation enfantine et scatologique de mots concentrés."
 2. Fondateur d'une nouvelle forme d'expression littéraire, William S. Burroughs (1914-1997) a révolutionné l'écriture à partir des années 1950 en proposant un langage abstrait et halluciné, tiré d'une expérience de l'excès. Il reste encore aujourd'hui l'auteur le plus sombre et le plus littéraire de la Beat Generation. Auteur majeur dans l'histoire de la littérature américaine, il expérimenta et développa la technique du Cut-up qui consiste à défragmenter un texte original pour produire un nouveau langage. Il connaît la notoriété avec son ouvrage phare The Naked Lunch (Le Festin Nu) publié pour la première fois en France en 1959. Du monde littéraire à la peinture, William Burroughs s'est illustré comme chef de file de la contre-culture en s'affranchissant des règles de l'art et des conventions sociales par la consommation excessive de drogues dures et d'une passion déroutante pour les armes à feu, jusqu'à tuer "accidentellement" sa femme en 1951.
 3. Troisième portrait, celui du plus engagé et influent de ce mouvement : le poète Allen Ginsberg (1926-1997), auteur central du mouvement de la Beat Generation fédérant autour de lui Jack Kerouac, Gregory Corso, William Burroughs ou encore Neal Cassady. Il publie Howl en 1956, qui deviendra le poème manifeste de ce mouvement au même rang que Sur la route de Kerouac (1950) ou Le Festin Nu de Burroughs (1959). La prose moderne du poème dévoile une écriture spontanée, emblématique du nouveau langage des auteurs de la Beat Generation. Allen Ginsberg est un homme spirituel, très engagé contre les discriminations sexuelles et la Guerre du Vietnam.
 4. Enfin, c'est à une déambulation entre littérature et arts visuels au Centre Pompidou, au cœur de l'exposition rétrospective intitulée Beat Generation qui propose une véritable rétrospective de ce mouvement à la fois littéraire et artistique. Essentiellement actif entre les années 40' et 60' autour de ces jeunes gens qui ont scandalisé l’Amérique et bousculé l’image rassurante de l’American Way of life, il lui opposa une autre réalité, celle de la drogue, du sexe, et des grands esprits de sa génération qu'Allen Ginsberg décrira dans son poème Howl : "Détruits par la folie, affamés hystériques, nus, se trainant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une fausse piqure, (…) ceux qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la thérébantine dans Paradise Alley".

Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Karen Blixen : sa vie, son oeuvre. Avec Bruno de Cessole et Dominique de Saint Pern chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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14.02.2015

D'abord chasseresse africaine au Kenya après son mariage avec le baron Bror von Blixen-Finecke, amoureuse au cœur brisé de Denys Finch Hatton, puis hôtesse mondaine dans sa demeure de Rungstedlund au Danemark, écrivain sur le tard (elle a 52 ans lorsque le futur best-seller La Ferme africaine est publié), conteuse, démiurge mondialement célébrée et lue, amante enfin d'un poète de trente ans son cadet, Thorkild Bjørnvig, ce sont toutes les vies romanesques de Karen Blixen que nous donnent à voir Bruno de Cessole et Dominique de Saint Pern.
De l'Afrique au Danemark et de New York à Londres nous est ressuscitée la femme courageuse et la diablesse, mais aussi l'âme de cet âge d'or où l'on savait aimer, écrire et mourir en beauté.

Le phénomène ADG. Avec Francis Bergeron, Philippe Vilgier et Thierry Bouclier sur Radio Courtoisie.


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06.09.2018

Issu d'une famille de gauche, Alain Fournier devient enfant de troupe à l'âge de douze ans avant de quitter l'école avec son seul B.E.P.C. Il exerce alors divers métiers, comme employé de banque, brocanteur ou bouquiniste... En 1971, La Divine Surprise paraît dans la "Série noire". Son homonymie avec l'auteur du Grand Meaulnes (Alain-Fournier) le dissuade d'écrire sous son nom ; il signera des initiales de son pseudonyme (Alain Dreux Gallou).
Devenu A.D.G., il sera l'un des auteurs-phares de la "Série noire" et le maître du néo-polar. Son style, mêlant argot et calembours, en fait l'héritier de Louis-Ferdinand Céline, Michel Audiard et Albert Simonin. Les romans policiers s'enchaînent : Les Panadeux, La Nuit des grands chiens malades, Cradoque's band, Le Grand Môme ou Pour venger pépère. En 1977, il obtient le prix Mystère de la critique avec L'otage est sans pitié. Dans le même temps, il entame une carrière de journaliste dans l'hebdomadaire Minute.
Au début des années 1980, il s'installe en Nouvelle-Calédonie et s'investit, à travers son journal, Combat calédonien, pour le maintien de l'île au sein de la France. Il publie d'autres romans policiers, comme Joujoux sur le caillou et Les Billets Nickelés. En 1987, il fait paraître Le Grand Sud, une gigantesque fresque consacrée à l'histoire de l'île calédonienne au XIXe siècle. De retour en France, il intègre l'hebdomadaire Rivarol et publie un thriller australien : Kangouroad Movie. Il meurt en 2004.

Émission "Voix au chapitre", animée par Anne Le Pape.

Des tablettes d'écriture aux tablettes pour écrire. Avec Clarisse Herrenschmidt pour Devoxx France.


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04.2015

Quelles différences importantes pouvons nous constater entre le geste graphique – expression forte de l'individualité – et l'utilisation d'un clavier pour la saisie d'un texte – la présence du clavier présupposant l'existence de lettres - ? Quels pourraient être les retentissements sur notre organisme de l'apprentissage de l'écriture sur tablette numérique exclusivement ?
Clarisse Herrenschmidt nous propose un voyage de l'invisible au visible, un moment d'aventure grâce à l'écriture...

Qui connaît Wyndham Lewis ? Avec François Bousquet et Daoud Boughezala sur Méridien Zéro.


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05.01.2018

Longtemps occulté à cause de ses options politiques, le peintre et écrivain britannique Wyndham Lewis (1882-1957) reste, pour beaucoup, à découvrir.
Pour parler de cet artiste maudit, François Bousquet et Daoud Boughezala sont réunis et nous font part de leur admiration pour celui qui fut l'un des fondateurs du mouvement vorticiste et qui écrivit plusieurs oeuvres aujourd'hui considérées comme des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

Deux monuments de la littérature française : Jean-René Huguenin et François Mauriac. Avec Jérôme Michel sur Radio Courtoisie.


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24.06.2013

Jérôme Michel nous livre un portrait sensible de Jean-René Huguenin (1936-1962) qui vient combler un manque : nul ne s'était encore consacré à l'auteur du mythique roman La Cote sauvage et du Journal désormais considéré comme un classique en Points-Seuil.
Sur l’air de Cette année-là de Claude François, Jérôme Michel nous restitue le tournant historique de 1962 : les enfants du baby boom sortaient de l'âge ingrat. Une classe d'âge apparaissait, promise à un bel avenir publicitaire : "le jeune". En 1962, le jeune dansait le cha cha cha, la kwela et le twist en claquant des doigts comme Johnny Halliday, retenait la nuit, jouait au flipper et rêvait d'Amérique. Jean-René Huguenin a beau n'avoir que 26 ans à sa mort accidentelle en voiture, il a pressenti "la fin d'un monde". Dans le James Dean de La Fureur de vivre comme dans le Petchorine de Lermontov, il identifia "un héros de notre temps", cristallisant "un étrange sursaut de dégoût et de mélancolie, un dernier cri, une dernière révolte de l' "enfance trahie". Jean-René perçut au plus profond de lui-même l'entrée de l'Occident dans l'âge du nihilisme. Ce romantique, "enfant sérieux de l'après-guerre", qui a choisi un certain retrait par désir d'intégrité spirituelle, aura pourtant le sens des rencontres : avec pour professeur d'histoire-géo Julien Gracq et condisciples Jean-Edern Hallier, Renaud Matignon ou Jean-Jacques Soleil, il deviendra plus tard le fils spirituel de Mauriac (contre Sollers) et reconnaîtra en Hemingway un modèle d'homme : boxeur, aventurier, conquérant. C'est aussi l'ambiance enjouée et un peu folle, volontiers fêtarde, des débuts de Tel Quel qui revit à travers lui, entre insouciance et gravité, en plein conflit franco-algérien. Amitiés, amours, relation privilégiée avec Jacqueline sa sœur, évolution littéraire et tendances politiques sont tour à tour abordés avec finesse et poésie pour rendre à la "légende" de Jean-René Huguenin à jamais coulée dans le marbre toute la fraicheur déchirante d'une époque.
En fin d'émission, c'est la figure de François Mauriac qui est évoquée, et plus particulièrement son rapport à la justice, au mal et à la charité.

Émission "Psychologie et littérature", animée par Quentin Debray.