Witold Gombrowicz, les formes et la force. Avec Jorge Lavelli, Marcelin Pleynet, Michel Bernard, Severo Sarduy, Rita Gombrowicz et Konstanty Jeleński sur France Culture.


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07.03.1984

C'est tous ensemble que les invités de cette émission tentent de comprendre Witold Gombrowicz, cet écrivain polonais exilé en Argentine puis en France.
De sa personnalité aux choix et à l'importance de la forme littéraire, de ses livres Ferdydurke, La pornographie et Transatlantique, de l'influence de certains écrivains et de son regard sur la jeunesse, de ses différentes périodes de sa vie en Argentine, de son rapport au théâtre avec Le mariage, de la question de l'infériorité et de son rapport à la sexualité, de sa peur des sentiments et de son rapport à ceux qu'il aimait : tous ces sujets nous aident à approcher l'oeuvre de celui qui est aujourd'hui considéré comme le plus étrange et le plus grand écrivain polonais du XXe siècle.

Émission "Futur antérieur", animée par Didier Cahen.

En toute bonne foi. Avec Claude Hagège sur France Inter.


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19.06.2017

Pour quelles raisons les discours que tiennent les diverses religions, au lieu d'unir les humains, sont-ils loin d'être des facteurs de paix ? Et pourquoi l'humain a-t-il besoin de religion ? D'où vient ce besoin ? Que cherche-t-il ? A guérir ? De quoi ?
Claude Hagège, libre penseur et linguiste de renommée internationale, polyglotte maniant plus d'une cinquantaine de langues, s'est posé ces questions et bien d'autres.
Questions certes qui ne sont pas nouvelles mais auxquelles il s'est efforcé de trouver des réponses dans un livre sobrement intitulé Les religions, la parole, la violence et récemment paru aux Editions Odile Jacob. Il y analyse la procession des conflits et affrontements qui ont exacerbé l'histoire des religions, en y donnant une place centrale aux paroles par lesquelles elles s'expriment puis par les textes et leurs multiples interprétations depuis leur création.

Émission "L'Heure bleue", animée par Laure Adler.

Gaston Leroux (1868-1927). Avec Michel Cazenave, Jacques Baudou et François Guérif sur France Culture.


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11.08.2018

Héritier et dernier des grands feuilletonistes du XIXe siècle, Gaston Leroux s'inscrit en marge des auteurs du roman populaire. Tour à tour avocat, chroniqueur judiciaire, puis grand reporter, il joue dans ses romans de ces divers registres qu'il mêle pour tisser des histoires où le mystère est le maître-mot.
Dans ses deux premiers romans-feuilletons, Le Mystère de la chambre jaune puis Le Parfum de la dame en noir, apparaît Rouletabille, petit reporter qui, s'appuyant sur le "bon bout de la raison" tente de résoudre le mystère d'un crime fondé sur une énigme défiant la logique et dont la solution est inattendue.
Qu'il s'agisse de Rouletabille ou de Chéri-Bibi, reporter ou bagnard, ces personnages centraux dans l'oeuvre de Leroux seront les hérauts d'une fatalité ou d'une culpabilité à laquelle le destin les a confrontés.
D'une grande lucidité, tels les auteurs de la tragédie antique, Gaston Leroux met ses expériences de reporter - ses voyages en Russie ou en Angleterre - au service d'un art du romanesque proche du fantastique.
Mais l'art de Gaston Leroux se retrouve également dans son style, où l'on détecte à travers ses petites phrases en italiques - "le presbytère n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat" - de l'humour noir et sublime d'un cœur romantique qui fascina les surréalistes.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

William Blake, le visionnaire engagé. Avec Michael Edwards, Danièle Chauvin, Alain Suied et Jan-Willem Noldus sur France Culture.


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31.12.2006

Graveur, peintre et poète, William Blake crée une oeuvre visionnaire qui s'inscrit dans un cri de révolte contre toute forme d'aliénation. Ses poèmes Les Chants d'innocence et d'expérience ; ses épopées épiques Vala ou Milton ; ses aphorismes du Mariage du Ciel et de l'Enfer ainsi que ses oeuvres picturales témoignent d'une tension des forces intérieures de l'homme dans une période de profonds bouleversements politiques et sociaux.
Radical, Blake donne à voir cette réalité par l'oeil de son imagination somptueuse et créatrice. Qu'est-ce que la vision chez lui ? Comment à travers elle dénonce-t-il l'esprit matérialiste pour atteindre à l'Homme universel ? En un sens, Blake n'est-il pas un visionnaire pour notre temps ?
En marge des courants de son époque, William Blake est un poète prophète qui dénonce la raison tyrannique de l'Angleterre pré-industrielle et s'enflamme pour la Révolution.
Autodidacte vivant à Londres, il commence son métier comme apprenti graveur. Or chez lui, la gravure va devenir bien vite indissociable de l'écriture. Il compose et grave ses poèmes qui témoignent des injustices sociales de ce monde, mais aussi du passage entre l'état d'innocence de l'enfance à celui d'expérience de l'adulte retrouvant dans son coeur son regard d'enfant. Dans ses chants, Blake met en lumière l'énergie créatrice du divin en l'homme figuré par le célèbre poème Le tigre. Pour Blake, Dieu est l'ange déchu. Il lui faut donc inventer son propre Dieu d'ombre et de lumière, qui le rapproche en ce sens de la tradition gnostique. Parallèlement, il rédige et illustre une mythologie personnelle chargée de forces psychiques traduites par des héros mythiques qui sont l'émanation d'un processus d'individualisation repris plus tard par Jung.
Hors de tous les temps, William Blake, est un précurseur excentrique. Par ses écrits et ses gravures, il montre les bouleversements à venir avec une modernité déroutante.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Florence Marguier.

Le bon plaisir. Avec Henri Guillemin sur France Culture.


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25.05.1985

Henri Guillemin dérange. Avec lui, l'histoire politique et littéraire prend, sous un éclairage nouveau et passionné, un visage jusque là inconnu. Son approche iconoclaste suscite toujours autant de passions. Haï par ses détracteurs, adulé par ses inconditionnels, il dérange les habitudes coincées des "spécialistes", bouscule les idées reçues et enthousiasme les rebelles...
Ses entretiens nous font découvrir un peu plus l'homme authentique qui se cache derrière une oeuvre tout entière dévouée à rétablir la vérité.

Une émission animée par Françoise Malettra, avec les interventions de Claude Mauriac, Henri Mitterand, Georges Piroué, Jean Ziegler, Claire Etcherelli et Louis Casamayor.

À la recherche du temps présent. Avec Patrice Jean et Benoît Duteurtre chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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14.07.2018

La littérature en général et le roman en particulier ont-ils des choses à dire sur le monde contemporain qui ne se résument pas aux enquêtes et statistiques des sciences sociales ?
Car sans les sciences sociales nous ne saurions pas comment la société fonctionne. Elle nous ouvre les yeux sur le monde dans lequel nous baignons et nous évoluons. Elle nous révèle en outre notre propre fonctionnement. Elle montre, impitoyable, ce qui pense en nous quand nous croyons naïvement agir et penser par nous même.
Mais on peut leur savoir gré de cette démystification salutaire sans leur abandonner pour autant tout le terrain. Le mot de science, certes intimidant, ne confère pas aux sciences sociales le monopole du vrai. Il y a d'autres accès à la réalité que celui que leurs enquêtes et leurs statistiques nous ménagent.
L'étude du temps est aussi affaire de la littérature.

Sebastian Haffner (1907-1999) : Allemagne je t'aime, moi non plus. Avec Martina Wachendorff, Fabrice Humbert, Jean Lopez, François Delpla, François Roux et René Loyon sur France Culture.


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24.03.2018

En 1938, Sebastian Haffner, de son vrai nom Raimund Pretzel, quitte l’Allemagne, son pays natal, pour s’exiler en Angleterre. Issu de la bourgeoisie protestante, passé par la magistrature administrative, cet homme de droit observe pendant son adolescence et sa vie de jeune adulte le réveil abruti de l’Allemagne, perdante de la Grande Guerre, et l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Dès son arrivée en Angleterre, un éditeur lui demande un ouvrage où il raconterait pourquoi il s’est progressivement convaincu de devoir quitter l’Allemagne face à la propagation des idées du nazisme.
Partant de son quotidien, il écrit l’anesthésie des masses, intelligentsia berlinoise incluse. "Le monde dans lequel j’avais vécu se dissolvait", écrit Haffner devenu journaliste. Après l’entrée en guerre de l’Angleterre, le manuscrit ne sera jamais publié. Peu de temps après, un autre essai, Germany : Jekyll and Hyde, lui donne suffisamment de reconnaissance pour devenir un éditorialiste renommé dans la presse anglaise. De retour en Allemagne au milieu des années 1950, Sebastian Haffner continue le journalisme puis bifurque progressivement vers l’écriture d’essais et d’ouvrages historiques consacrés à Hitler, à Churchill et à l’Allemagne.
Après son décès en 1999, son fils retrouve une partie du manuscrit abandonné en Angleterre. L’oeuvre Histoire d’un Allemand lui assure une toute nouvelle postérité. "Nous, les enfants de l’Allemagne, nous aurions tous voulu avoir un père ou un grand-père qui nous eût parlé, comme le fait Haffner avec une redoutable clarté, de son expérience intime, qui nous rendît palpable la tentation du mal, l’infiltration et la prise de pouvoir lente et perfide de la pensée raciste et fasciste", affirme Martina Wachendorff, son éditrice en avant-propos de l’ouvrage.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Irène Omélianenko.

Un été avec Homère. Avec Sylvain Tesson sur France Inter.


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2018

L'Iliade et l'Odyssée d'Homère nous est ici contée par l'aventurier Sylvain Tesson. Un voyage entre la mythologie et le monde d'aujourd'hui, érudit, épique, drolatique, époustouflant.
L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. À Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté-là, aventure intérieure de ce côté-ci.
Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance.
Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ?
Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem.
Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?