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La guerre de l'information par le contenu est peu étudiée dans le monde académique ainsi que -malheureusement- dans l'appareil d'Etat.
C'est la raison pour laquelle Christian Harbulot, expert international en intelligence économique et directeur de l'Ecole de Guerre Economique, nous propose cette série d'émissions, démarche pédagogique visant à faire naître une réelle culture civile du combat par l'information.
Une série d'émission animée par Nicolas Moinet.


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De 1950 à 1954, le sénateur Joseph McCarthy mit en place une vaste machinerie pour lutter contre une prétendue infiltration communiste aux États-Unis. Obscur sénateur du Wisconsin, il acquit en peu de temps une célébrité sulfureuse en dénonçant, selon un complotisme obsessionnel, une supposée invasion de taupes à la solde de l'URSS qui, par leurs menées infâmes, auraient mis en péril la survie de la nation. Cette théorie fantasmatique fut répandue avec un succès imprévisible. Et cela au grand dam de ses opposants qui furent impuissants un long moment à démonter l'imposture : que ce fût à Hollywood, dans l'Université, ou encore dans l'administration et le monde politique.
McCarthy fut efficace en utilisant des procédés qui méritent d'être restitués pour que l'on comprenne comment ses théories purent prospérer de pareille façon : jusqu'à peser sur la politique étrangère des États-Unis dans les affrontements de la guerre froide.
C'est en compagnie de l'historienne Hélène Harter que nous revenons sur ce personnage qui fut charismatique et qui parvint à provoquer, au début des années mille-neuf-cent-cinquante, un traumatisme collectif.
Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.


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Auteur de la LTI, la langue du troisième Reich, Victor Klemperer est l'un des rares juifs de Dresde à avoir échappé à la déportation. Dans son journal Mes soldats de papier (de 1933 à 1945, paru en 2000 aux Editions du seuil), il témoigne au jour le jour de la montée du nazisme, des humiliations et des restrictions subies par les juifs, de la crainte permanente de la Gestapo jusqu'aux bombardements de Dresde durant lesquels il s'enfuira en compagnie de sa femme Eva, afin d'échapper aux dernières vagues de déportation.
À la fin de la guerre, il choisit de rester en RDA et d'entrer au parti communiste, seul parti à pratiquer une véritable politique de dénazification.
Son journal, qu'il tiendra jusqu'à sa mort en 1961, est un témoignage de première main sur la vie quotidienne d'un juif à l'époque nazie mais c'est aussi une réflexion inédite sur le passage d'un régime dictatorial à un autre et sur la réalité du totalitarisme.
Un documentaire réalisé par Anne Fleury.


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La CIA n'est pas une simple agence de renseignement, mais une machine de guerre orchestrant coups d'État, assassinats et manipulations à l'échelle mondiale. Depuis plus de 70 ans, elle a renversé des dirigeants élus et installé des régimes favorables aux intérêts américains, alimentant chaos et instabilité.
Face aux critiques, elle infiltre désormais la technologie via son fonds In-Q-Tel, collaborant avec Google, Facebook, Amazon et Palantir pour transformer la surveillance en un outil quotidien. Derrière l'innovation, un vaste réseau d'espionnage s'étend, exploitant chaque individu comme source d'information.
Son implication dans le trafic de drogue finance des opérations clandestines, tandis que ses bases secrètes pratiquent détentions illégales et torture. Espionnage, manipulations politiques, contrôle des réseaux sociaux : la CIA façonne l'ordre mondial dans l'ombre, en toute impunité.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'32 : Rôle de la CIA dans la tech
- 0'07'48 : Changement de régimes et assassinats
- 0'14'11 : L'évolution des méthodes de la CIA
- 0'19'48 : USAID, un outil de manipulation
- 0'27'05 : Espionnage massif et réseaux sociaux
- 0'38'08 : Trafic de drogue et financements occultes
- 0'50'01 : La CIA et le complexe militaro-industriel
- 1'02'04 : L'IA, un nouvel enjeu stratégique
- 1'14'03 : Trump contre l'État profond
- 1'26'26 : Conclusion
"La Grande Emission", animée par Mike Borowski.


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Entre les années 1960 et 1980, l'Italie a été secouée par une vague de violences politiques opposant différentes factions politiques, sur fond d'attentats, d'enlèvements et de manipulations d'État. Cette période, connue sous le nom d' "années de plomb", s'inscrit dans un contexte plus large : celui de la Guerre froide, où les tensions entre le "monde libre" et le bloc soviétique ont profondément influencé les dynamiques internes du pays, voire du continent européen.
Alberto Scott explore ici les enjeux de cette lutte, les stratégies des acteurs impliqués et l'impact durable de ces événements sur l'Italie et l'Europe.


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Faut-il continuer à honorer George Orwell en héros de la démocratie contre le totalitarisme ? Depuis la fin des années 1940, "l'Occident", toutes composantes réunies, traite le romancier britannique George Orwell en démocrate exemplaire, entre les années 1930 (guerre d'Espagne incluse, où il aurait soutenu les militants révolutionnaires espagnols contre les féroces bolcheviques), et l'après-guerre, où il aurait fait la lumière sur l'enfer soviétique, avec des textes régulièrement réédités et exaltés : La Ferme des animaux (1945) et 1984 (1949).
Que faut-il penser, à la lumière des archives originales accessibles et des nombreux travaux historiques anglophones censurés de fait par la non-traduction en français, de cette sacralisation qui unit tous les courants politiques de la droite extrême à "l'extrême gauche" dite "anti-stalinienne" ?
- 0'00'00 : Introduction
- 0'05'52 : La fameuse "liste d'Orwell" (1996)
- 0'23'46 : Orwell et l'extrême gauche (T. Discepolo)
- 0'30'40 : La bibliographie anglophone a tué Orwell
- 0'38'54 : Petit portrait de George Orwell
- 0'49'15 : Orwell et la guerre d'Espagne
- 1'01'50 : Orwell pendant la 2nde guerre mondiale
- 1'17'00 : Orwell dans la Guerre froide officielle, au service des services secrets britanniques puis américains


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Le 16 mars 1978, via Fani, à Rome, le président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro est brutalement enlevé par un commando armé, et les cinq hommes de son escorte tués. Au coeur de ces années de plomb qui voient se succéder en Italie attentats d'extrême droite et d'extrême gauche, dans un climat de désordre et de guerre civile, la revendication de cet acte de terrorisme est rapide : il est le fait des brigades rouges - trois hommes et une femme, qui pendant 55 jours retiendront l'homme d'État séquestré dans un appartement du centre ville.
Que retenir de cette affaire et, plus largement, de cette période qui témoigne dun affrontement larvé entre les services secrets de l'Est et de l'Ouest, les organisations mafieuses, les loges maçonniques et diverses radicalités politiques emblématiques de l'époque ?


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Dans la nuit du 21 avril 1967, Athènes bascule : trois officiers de l'armée de terre accompagnés de quelques centaines de soldats s'emparent de la ville. Les responsables politiques sont arrêtés, et les institutions verrouillées : en quelques heures, un régime autoritaire s'installe. Des milliers de grecs sont emprisonnés et le pays sombre dans la terreur.
Les responsables du coup d'État s'appellent Pattakos, Makarezos et Papadopoulos, un brigadier et deux colonels. De leur grade dans l'armée naîtra le nom du régime : la dictature des colonels. Leur règne va durer 7 ans, 7 longues "années de pierre". Il faudra attendre 1974 et une crise avec Chypre pour que le pouvoir bascule et que la démocratie se réinstalle.
Alors, comment ces colonels ont-ils réussi à prendre le pouvoir ? Qui les a soutenu ? Et surtout... comment la résistance s'est-elle manifestée ?
Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.