Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Michel Villey à l'aune de la modernité. Avec Stamatios Tzitzis, Maxime Brenaut et Victor Poux à l'Institut Catholique de Paris.


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28.03.2025

Michel Villey (1914-1988), historien et philosophe du droit, a laissé une empreinte durable dans sa discipline grâce à ses réflexions novatrices sur la philosophie grecque, notamment sur la pensée d'Aristote. En revisitant les idées de saint Thomas d’Aquin, il a développé des concepts fondamentaux tels que le "droit naturel classique" et une vision réaliste des droits de l'homme. Son travail souligne l'importance de notions grecques comme la physis (nature), le dikaion (droit juste) et le dikastes (le juge comme droit animé).
Plusieurs enseignants-chercheurs analysent ici l'héritage intellectuel de Michel Villey, ce "paladin du réalisme juridique", et sa pertinence dans le contexte actuel. 

Aux origines du racisme moderne (1789-1791). Avec Florence Gauthier au Café marxiste.


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16.11.2024

Y a-t-il eu une politique anti-colonialiste et anti-esclavagiste à l'époque de la Révolution française ? La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen a-t-elle joué un rôle dans la grande révolte des esclaves de Saint-Domingue qui mena à l'indépendance d'Haïti de 1791 à 1804 ?
Historienne spécialiste de la Révolution française et de la Révolution haïtienne, Florence Gauthier vient de faire paraître Aux origines du racisme moderne 1789-1791 dans lequel elle nous offre de nouvelles perspectives, à la lumière d'archives inédites, concernant les grands débats qui virent s'affronter adversaires et partisans du préjugé de couleur.
A l'heure où, en France, le racisme est "décomplexé", il est bon de se pencher sur cette période chaude de notre histoire afin de mieux comprendre les origines du clivage entre "différencialistes" et "universalistes".

Les droits de l'homme en question. Avec Jean-Yves Pranchère à la Villa Gillet.


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22.11.2017

Dénonciation du narcissisme de l'individu épris de ses seuls droits, crainte d'une spirale de revendications infinie, rappel des exigences de la communauté familiale, sociale ou politique : la "religion des droits de l'homme" suscite de plus en plus ouvertement la contestation. En témoigne le succès de l'accusation de "droit-de-l'hommisme" destinée à fustiger l'oubli des contraintes de l'action politique.
Ces attaques ne reflètent-elles que la constance, sous des formes voilées, de la pensée antidémocratique ? Si certaines émanent de catholiques conservateurs ou des tenants d'une nouvelle hypothèse communiste, elles sont toutefois aussi menées par des auteurs qui, de Marcel Gauchet à Régis Debray ou Jean-Claude Michéa, se réclament du républicanisme ou de la démocratie.
En comprenant leur généalogie, il s'agit ici de questionner la place des droits de l'homme dans l'Europe du XXIe siècle.

Thomas Paine : qu'est-ce qu'une société juste ? Avec Yannick Bosc pour Les Amis du Monde diplomatique.


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30.03.2017

L'historien Yannick Bosc nous présente l'évolution des idées de la Révolution française à travers la figure de Thomas Paine, défenseur des principes des droits de l'homme.
Ceux-ci vont passer durant cette période de valeurs fondamentales de la liberté à dangereuse idéologie menaçant la notion même de possession et de fait réprimée par les tenants du libéralisme économique naissant.
Une relecture nécessaire de cette épisode fondateur de la modernité politique.

La grande révolution a-t-elle abîmé la France ? Avec Xavier Martin sur Radio Courtoisie.


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08.06.2019

Il n'appartient guère à l'historien de se poser une telle question, encore moins d'essayer d'y répondre. En revanche, si les contemporains en ont eu le sentiment, comme ce fut le cas de façon massive, y compris parmi les républicains les plus convaincus, il lui faut en prendre acte, et explorer accessoirement les trop bonnes raisons qu'ils se pouvaient croire de penser ainsi.
Ce sentiment inattendu, Xavier Martin a donc été conduit, selon sa manière déjà éprouvée, à en établir la réalité au prix d'un recours intensif aux sources directes les plus variées. Car les témoignages sont nombreux, abondants, suggestifs, de cette impression pesante et tenace d'une France abîmée : un sentiment qui volontiers a pu aller jusqu'au regret sans équivoque du temps béni d'Ancien Régime, et parfois même s'est cru fondé à faire état explicitement d'un lien tangible entre les Lumières et la subversion révolutionnaire des plus hautes valeurs.

Émission du "Libre Journal de Lumière de l'espérance", animée par Philippe Pichot-Bravard.

Adieu Babylone : la mondialisation contre l'homme. Avec Guilhem Golfin au Cercle Retour au Réel.


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2019

Fait massif et incontestable, la mondialisation est bien plus qu'un simple phénomène économique et financier. Elle revêt une dimension politique dans le sens le plus intégrant du terme, et au-delà, une dimension spirituelle. Ce qu'elle met en jeu, ce sont les moeurs, les conceptions de la vie et de l'Homme, l'organisation des sociétés. En un mot, il s'agit d'un phénomène de civilisation, lequel est indissociable dans ses origines de l'universalisme chrétien en tant que celui-ci envisage l'espèce humaine comme un tout.
Mais la mondialisation en constitue comme une sorte de versant matériel et caricatural, une perversion complète. À moins qu'elle ne soit purement et simplement l'expression d'une crise de la civilisation. Prendre sa juste mesure suppose en tout cas d'accepter de questionner les fondements de ce que l'on nomme la modernité, dont elle constitue de fait un aboutissement, une expression paradigmatique à plus d'un titre.

Réflexions sur la peine de mort. Avec Jean-Louis Harouel au Cercle Aristote.


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02.03.2020

On présente aujourd'hui l'abolition de la peine de mort comme un progrès majeur de civilisation. En est-il vraiment ainsi ? S'inscrivant en faux contre la vulgate ambiante, Jean-Louis Harouel propose une autre lecture. iconoclaste et originale.
Il montre que, contrairement aux apparences - et à ce que bien des gens croient sincèrement -, la phobie de la peine de mort qui caractérise aujourd'hui l'Europe occidentale ne procède pas du "Tu ne tueras pas de la Bible", mais est un des effets d'une religion séculière ayant pris le relais du communisme comme projet universel de salut terrestre, "la religion des droits de l'homme". Or celle-ci est la continuatrice de vieilles hérésies oubliées qui manifestaient une grande désinvolture à l'égard de la vie des innocents, tout en professant un amour préférentiel envers les criminels, considérés comme d'innocentes victimes.
Là se trouve la source de l'humanitarisme anti-pénal qui a fait triompher l'abolition de la peine de mort, laquelle, même très peu appliquée, constituait la clé de voûte d'un système pénal fondé sur l'idée de responsabilité. Au lieu de quoi, la suppression de la peine capitale a frayé la voie à une perversion de la justice - l'imposture de la perpétuité de vingt ans ! - au profit des criminels et au détriment de la sécurité des innocents.