Défoncer la finance néolibérale. Avec Frédéric Lordon pour La France insoumise.


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21.08.2026

L'économiste et philosophe Frédéric Lordon propose une critique radicale et méthodique des structures du capitalisme financier. Il s'attaque aux dogmes du système financier contemporain avec une ligne claire : "taper fort" et ramener l'analyse économique à une simplicité absolue pour détruire les arguments de la complexité.
Frédéric Lordon décompose les mécanismes du capitalisme en plusieurs étapes successives pour en montrer la toxicité intrinsèque puis, afin de rompre avec cet ordre établi (crédit privé, pouvoir actionnarial et liquidité permanente), formule des mesures d'une clarté redoutable (taux de rendement normatif strict et fermeture de la Bourse). Quitte à provoquer quelques réactions indignées chez les partisans du marché...

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Marx en Amérique. Avec Christian Laval à la Librairie Ombres Blanches.


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20.03.2025

Karl Marx n'est pas mort le 14 mars 1883. Il a quitté Londres pour partager la vie des Iroquois sénécas. Il avait eu connaissance de leur démocratie exemplaire par la lecture de travaux ethnologiques. Il veut faire enfin l'expérience d'une autre vie, d'un libre communisme d'amitié et de partage. Cette décision radicale va le lancer dans des aventures imprévues et l'amener à faire des découvertes bouleversantes.
Comment devient-on Iroquois quand on s'appelle Marx ? Par quelles métamorphoses passe-t-on quand, après avoir tombé le masque de l'ethnologue, on est adopté par les irréductibles Red Guns ? Comment se transforme-t-on en guerrier prêt à tout, jusqu'au meurtre, pour venger le peuple sénéca ? Et quel regard porte-t-on alors sur sa vie ancienne, son oeuvre, ses combats ?
Quand ce Marx spectral et pourtant plus vivant que jamais retrouve son ami Engels et sa fille cadette Eleanor au bord des chutes du Niagara, la confrontation des mondes est inévitable. Et le destin surprenant des personnages, leurs désirs et leurs drames, résonnent alors comme autant d'appels pour changer la vie et révolutionner la terre entière.
C'est un homme de notre temps qui s'adresse à nous. Un Marx inattendu, et qu'on attendait.

Un entretien conduit par Franck Gaudichaud et Emmanuelle Perez.

Sur les traces d'un pays disparu : la RDA. Avec Nicolas Offenstadt pour Science Action Normandie.


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28.11.2019

Disparue en 1990, la République Démocratique Allemande continue de marquer les mémoires et les paysages. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui, plus de trente ans après sa disparition ?
L'historien Nicolas Offenstadt explore les traces multiples laissées par ce "pays disparu" : souvenirs des habitants, objets du quotidien, lieux abandonnés. À travers une enquête historique et sensible, il interroge la manière dont la mémoire de la RDA éclaire les tensions politiques et identitaires de l'Allemagne contemporaine.

Merci. Avec Radu Stoenescu et Mos Majorum pour les Editions Carmin.


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2026

La gratitude est le contraire du ressentiment. Et c'est avec cette attitude d'esprit que Mos Majorum et Radu Stoenescu, fondateurs et animateurs des Éditions Carmin, lancent un podcast.
L'occasion d'évoquer les auteurs de leur maison d'édition, leurs idées, mais aussi de commenter l'actualité avec un prisme libéral-conservateur qui détonne dans le paysage intellectuel francophone.

L'antifascisme : un vieux roman, une vieille histoire. Avec François Costantini au Cercle Aristote.


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02.03.2026

De ses origines soviétiques à son instrumentalisation contemporaine, François Costantini nous raconte l'histoire de l'antifascisme, qui questionne son rôle comme outil idéologique au service du système mondialiste. 

 - 0'00'00 : Hommage à Quentin
 - 0'02'23 : Trois temps de l'analyse
 - 0'07'38 : Origines soviétiques de l'antifascisme
 - 0'25'42 : Extension du domaine de la lutte
 - 0'34'26 : Antifascisme et RDA
 - 0'43'39 : Systématisation de la haine
 - 0'54'51 : Antifascisme et violence politique
 - 0'57'31 : Gilets jaunes et instrumentalisation
 - 1'00'26 : Antifascisme et système mondialiste
 - 1'01'39 : Conclusion et appel au don

Planification centralisée et fin de la valeur. Avec Simon Verdun à l'Ecole Normale Supérieure.


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03.06.2024

il est une idée répandue, quoique fausse, qui voudrait que Marx n'ait jamais donné de description claire de ce que sera le communisme. Simon Verdun défend la position exactement inverse : loin de s'être limité à décrire les mécanismes essentiels du capitalisme ainsi que ses catégories, Marx n'a pas fait autre chose que de décrire, au sein même de son œuvre économique, la forme invariante que devra nécessairement prendre le communisme comme mode de production non-marchand constitué en négation de la société marchande développée.
Il s'agit alors de revenir sur un certain nombre de descriptions faites dans les livres I, II et III du Capital du système de la production et de la distribution communiste, tant dans sa phase inférieure que supérieure, en les mettant en relation avec les descriptions que Marx donne dans le livre I d'autres formes de production non-marchandes (famille antique patriarcale, société féodale, unités productives fermées dans une moindre mesure), où les produits du travail ne prennent pas la forme de valeurs et au sein desquelles la logique de l'accumulation tautologique de valeur ne s'est pas encore emparée de l'ensemble de l'organisation sociale.
Loin de constituer un retour à la pensée utopique, cette projection de Marx du communisme comme organisation sociale où le travail social est réparti à l'avance selon un plan central unique apparaît comme la conséquence directe de l'analyse des catégories de la production capitaliste, dans laquelle les produits de travail des producteurs séparés revêtent universellement la forme de marchandises, dans laquelle le travail humain social se présente sous la forme de travail abstrait et où la mesure du temps de travail s'effectue nécessairement sous cette "forme démente" (Le Capital, I) qu'est la grandeur de valeur, c'est-à-dire sous forme de prix.
Qui connaît ce qu'est le capital connaît nécessairement ce que devra être le communisme ; qui connaît les conditions sociales dans lesquelles la valeur d'échange fait son apparition pour s'ériger en fétiche et en maître de l'organisation sociale connaît nécessairement les conditions dans lesquelles les rapports de production pourront enfin être soumis "à la puissance des individus unis" (L'Idéologie allemande). Il ne s'agit rien de moins que de la description faite par Marx, sous une forme épurée et essentielle, des conditions de la fermeture définitive de la parenthèse historique qu'est la société marchande : les conditions de la destruction des rapports et des catégories mercantiles, de l'échange, de la forme-valeur, de l'argent, de l'État et des classes.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".

Kojève et la conscience de Staline. Avec Rambert Nicolas à la Librairie Tropiques.


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20.09.2025

"Que s’est-il passé en Russie hier ?" se demandait Kojève en 1941 dans un livre longtemps enfoui qui vient d’être exhumé sous le titre de Sophia. "Que se passera-t-il en Russie demain ?" s'interrogeait en 1877 le père de la philosophie russe, Vladimir Soloviev, dans les Principes philosophiques de la connaissance intégrale, soucieux alors de découvrir la "parole" que la Russie devait lancer à la face du monde pour le transfigurer. Entre eux, il y eut la révolution et le tournant d'un siècle. Et, si Soloviev fondait un système philosophique prérévolutionnaire où il se faisait, selon le mot de ses admirateurs, la "conscience de la Russie", il appartenait à Kojève à la fois d'hériter de cette Russie et de la renverser au nom du soviétisme, jusqu'à s'affirmer lui-même comme la "conscience de Staline", c'est-à-dire la "conscience de l'URSS". C’est cette lutte entre la philosophie religieuse russe fondée par Soloviev et la philosophie athée soviétique construite par Kojève qu'analyse Rambert Nicolas.
On découvre un Kojève réinscrit dans la culture de son pays, mais aussi une pensée importante et, pourtant, méconnue : la philosophie russe, au rôle déterminant dans les destinées d'une nation en pleine ébullition et expérimentation tant artistiques, politiques que philosophiques.