Quel humanisme pour notre temps ? Avec Daniel Salvatore Schiffer, Renée Fregosi et Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


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08.04.2024

Que faire face aux défis qui pèsent sur notre civilisation ? Que faire face aux nouvelles formes de barbarie ? Il est urgent de remettre l'humain au centre du monde.
Intelligence artificielle et transhumanisme, cancel culture et fake news, dictature du numérique ou dérèglement climatique, matérialisme exacerbé et déclin de la rationalité, appauvrissement du savoir et de la langue, mais aussi remise en cause de la laïcité, communautarisme, montée des extrémismes, omniprésence du terrorisme et du racisme : dans un monde qui vit au rythme des crises et des guerres, il est nécessaire - vital même ! -, de convoquer l'héritage de l'humanisme pour faire face aux enjeux de notre temps.

La self-defense et les sports de combat sans filtre. Avec Alain Soral pour Les Productions CERA.


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04.2024

Surtout connu pour ses prises de positions polémiques, l'écrivain, réalisateur et éditeur Alain Soral nous parle ici des sports de combat dont il est un pratiquant accompli depuis plusieurs décennies.
Après avoir commencé la boxe française dès l'âge de 20 ans, il passe ensuite à la boxe anglaise et décroche son diplôme d'instructeur fédéral en 2004.
Dans cet échange, il revient sur l'actualité de la boxe, le succès mondial du MMA, la réalité des combats de rue et l'efficacité de la self-défense.

Pour un communisme des ténèbres. Avec Annie Le Brun pour Lundi matin.


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02.2023

Envers et contre elle, Annie Le Brun traverse l'époque. Elle occupe ce point où sensible et politique, littérature et subversion, restent indissociables. L'expérience du surréalisme dont elle témoigne est tout le contraire d'un mythe, le contraire d'un passé. On y entend le vif des rencontres et de le plein des singularités, la puissance du collectif quand il chemine vers l'inconnu. Autant dire que sa manière de soutenir les désirs, de chasser toute tendance à la résignation ou de faire entendre la joie d'être ensemble, continue à résonner en nous.
On parlé ici d'esthétique critique, de communisme des ténèbres et de ces lignes de crête sur lesquelles il faut se tenir pour rester inaccaparé. Ou encore, de ces "réserves monstrueuses de beauté" dans lesquelles puiser pour "se garder de reculer et de subir".

Pourquoi nos élites détestent le référendum ? Avec Ghislain Benhessa pour le Cercle Aristote.


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01.2024

"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum". Cette phrase nous dit quelque chose, un souvenir jailli des limbes de notre "conscience de citoyen", pour parler comme Robespierre. Tel est l’article 3 de notre Constitution. Dont le dernier mot repose désormais dans le cimetière des idées d'antan.
Abandonné par les élites, laissé aux mains des populistes ou de leurs affidés, dévalorisé pour ses effluves nauséabonds qui renverraient aux "heures les plus sombres" de l'histoire, le référendum a disparu. Depuis le rejet de la Constitution européenne en 2005, clairement refusée par le peuple de France, finalement repêchée par le traité de Lisbonne ratifié par le Parlement, plus personne – ou presque – n'envisage de consulter les citoyens sur les sujets qui fâchent. Souveraineté, Europe, immigration, réforme des retraites, crise de l’énergie : les décisions sont prises par le gouvernement, parfois contre l'Assemblée Nationale et à coups de 49.3, ou bien par les juges, tous tributaires des décisions de la Commission de Bruxelles et des Cours européennes.
Que s'est-il passé ? Où va la démocratie française ?

Michel Freitag : critique du naufrage de l'éducation dans le capitalisme cybernétique. Avec Gilles Gagné et Eric Martin au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.


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10.04.2024

Les problèmes se multiplient à tous les degrés du système d’éducation : est-ce un hasard ? Cela révèle plutôt ce que Hannah Arendt aurait appelé une "crise de l'éduction".
La pensée du sociologue et philosophe québécois Michel Freitag nous permet de situer cette crise dans le contexte plus large d'une mutation des sociétés postmodernes et de la globalisation capitaliste. Surtout, elle nous permet de réfléchir à nouveaux frais à ce que devraient être les finalités et la nature de nos institutions d'enseignement pour la suite du monde.

Le premier âge du capitalisme. Avec Alain Bihr au Café marxiste.


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03.02.2023

Sociologue et marxiste, Alain Bihr a principalement travaillé sur la justice sociale, les inégalités au sens large, l'extrême droite et le capitalisme.  
De 2018 à 2019, il publie Le Premier âge du capitalisme en 3 tomes, une œuvre titanesque de près de 3'300 pages, qui détaille l'histoire des origines du capitalisme.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'02'36 : Éléments décisifs chez Marx sur les origines du capitalisme
 - 0'32'04 : Tome 1 : L'expansion européenne
 - 0'45'08 : Tome 2 : La marche de l'Europe occidentale vers le capitalisme
 - 0'59'11 : Tome 3 : Un premier monde capitaliste
 - 1'11'20 : Comment lire cet ouvrage monstrueux ?

Théorie critique et crise écologique. Avec Franck Fischbach à l'Université Paris VIII Vincennes.


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25.01.2023

La théorie critique de la société fait-elle face à la crise écologique comme à un défi qui l'oblige à se renouveler et à se transformer ? Poser la question en ces termes, c'est présumer que la théorie critique ne serait en réalité pas véritablement armée pour faire face au défi de la crise climatique et écologique, que son histoire et l'héritage qu'elle porte ne lui permettraient pas de l'affronter sans devoir subir un sévère aggiornamento. Ce jugement est aujourd'hui largement répandu, notamment au sein de l'éco-marxisme nord-américain.
Tout en reconnaissant que "l'une des contributions durables des théoriciens sociaux de l'École de Francfort, représentée en particulier par la Dialectique de la raison publiée en 1944 par Max Horkheimer et Theodor Adorno, a été le développement d'une critique philosophique de la domination de la nature", John Bellamy Foster et Brett Clark n'en estiment pas moins que, "lorsque le mouvement écologique a émergé dans les années 1960 et 1970, le marxisme occidental était, avec sa notion abstraite, philosophique de domination de la nature, mal équipé pour analyser les formes changeantes et de plus en plus périlleuses de l'interaction matérielle entre l'humanité et la nature".
Franck Fischbach se demande dans quelle mesure une telle critique de la catégorie de domination est fondée et dans quelle mesure aussi cela peut justifier de lui substituer la catégorie de "rupture métabolique". Est également posée la question de savoir si la liquidation de la catégorie de domination n'aurait pas le tort de s'accompagner de l'occultation d'un double lien auquel les théoriciens de Francfort accordaient à juste titre une importance considérable, à savoir d'une part le lien entre la domination de la nature et la domination sociale, et d'autre part (mais les deux sont inséparables) le lien entre raison et domination.

Une conférence organisée par le Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation, dans le cadre du séminaire "Capitalisme Cognitif : communs, plateformes et crise écologique".

Le purgatoire. Avec Guillaume Cuchet sur France Culture.


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01.02.2015

Si le purgatoire est "né" au Moyen Âge, il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle. Comment expliquer ce phénomène qui fit de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des pratiques les plus répandues de l'Europe catholique ?
Aux sources de cette renaissance, on trouve la force du "culte des morts", la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme. On a beaucoup insisté alors sur le rôle d'intercesseur des âmes du purgatoire, sur la sollicitude à l'égard des "âmes délaissées", car sans famille ici-bas ou trop pauvres pour payer des messes.
Or, au début du XXe siècle, au terme de cette ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus.

Émission "Les Racines du ciel", animée par Frédéric Lenoir.

Albert Memmi, les ressorts des racismes. Avec Guy Dugas et Alexandre Journo sur France Inter.


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06.01.2021

Tunisien, colonisé, Juif, Français, Albert Memmi est un métis qui n'appartient à personne. Aussi s'est-il senti appelé à rendre compte des racismes et des dominations en en explorant toutes les faces.

Émission "Intelligence service", animée par Jean Lebrun.

Ouïghours : l'horreur était dans nos médias. Avec Maxime Vivas pour le Café marxiste.


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04.2024

Écrivain reconnu ayant publié plus de 20 livres traduits dans plus de 10 langues, Maxime Vivas a notamment écrit La Face cachée de Reporters sans frontières (2007) et est co-administrateur du site d'information alternative "Le Grand Soir".
Après un premier livre intitulé Ouïghours : pour en finir avec les fake news (2020), il revient avec Ouïghours : l'horreur était dans nos médias (2024), dans lequel il fait des révélations accablantes sur le traitement médiatique de la question Ouïghours et, plus largement, de la Chine, dans les médias, qu'ils soit "mainstream" ou "alternatifs".

 - 0'00'00 : Présentation
 - 0'04'04 : Ce que Maxime Vivas a constaté sur place au Xinjiang
 - 0'14'04 : Le déferlement médiatique contre M. Vivas après son 1er livre
 - 0'22'31 : ASI, Le Média, Blast : pas mieux que les autres
 - 0'32'48 : L'affaire Laurène Beaumond (lancée par Le Monde)
 - 0'35'55 : L'armée française (IRSEM) attaque M. Vivas dans un rapport
 - 0'40'12 : De grands experts étasuniens disent qu'il n'y a pas de génocide
 - 0'47'42 : La CIA est-elle vraiment à l'origine de cet enfumage ?
 - 1'03'34 : Comparaison entre la lutte anti-terroriste en Chine et en France
 - 1'09'54 : L'ONU est claire : pas de génocide, pas de persécutions
 - 1'19'35 : Une campagne des Etats-Unis pour attaquer la Chine

Droit divin de massacrer ? La question biblique. Avec Laurent Guyénot pour E&R à Paris.


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20.01.2024

Depuis David Ben Gourion, Israël a toujours revendiqué sa filiation directe avec l'Israël des temps bibliques. Quoi qu'on pense de la légitimité de cette filiation, le modèle biblique détermine dans une large mesure les projets d'Israël et son comportement à l'égard de ses voisins. De fait, les Gazaouis sont traités comme le furent les Amalécites selon la Bible, avec l'encouragement de Netanyahou.
Par conséquent, toute critique sérieuse d'Israël doit commencer par une analyse sans concession de l'idéologie suprémaciste de la Bible hébraïque.

Où va, d'où vient le compatibilisme ? Avec Olivier Boulnois au Collège de France.


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21.05.2019

Depuis près de deux mille ans, nous nous demandons si l'homme est libre. Et il est frappant de voir que le problème n'a guère avancé. Dans sa formulation classique, il s'énonce ainsi : comment pouvons-nous dire que notre volonté est libre, si nous considérons que la volonté est la cause de notre action, sachant que toute cause dépend nécessairement d'une cause antérieure ? Faut-il dire que notre volonté est déterminée (incluse dans le système des causes) ou indéterminée (hors du système des causes) ? Ou bien y a-t-il une harmonie entre notre spontanéité et la causalité, ce qu'on appelle le compatibilisme ?
Retour sur un débat opposant les partisans du libre arbitre à ceux du déterminisme et dont les catégories, loin de s'imposer par elles-mêmes, sont dérivées d'une structure conceptuelle héritée d'une longue histoire.