Cormac McCarthy, retour sur son oeuvre. Avec Olivier Cohen et Fabrice Colin sur France Culture.


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05.05.2023

Cormac McCarthy est né en 1933 dans l'état de Rhode Island. Il est l'auteur de 12 romans et scénariste pour le cinéma et la télévision. Son premier roman, Le Gardien du Verger, paraît en 1965. Le Méridien de sang, en 1985 est considérée comme son œuvre majeure, bien que son roman suivant ait rencontré davantage de succès : De si jolis chevaux, en 1992, ouvre la "trilogie des confins". En 2005 paraît Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme qui a fait l'objet d'une célèbre adaptation au cinéma par les frères Coen. Enfin, La Route (2006), grande épopée dans une Amérique post-apocalyptique, lui vaut d'être lauréat du Prix Pulitzer.
Seize ans après, Cormac McCarthy est de retour avec deux parutions quasi-simultanées : Le Passager et Stella Maris. Son éditeur français Olivier Cohen et l'écrivain Fabrice Colin en profitent pour évoquer l'ensemble de son œuvre.

Émission "Le Book Club", animée par Nicolas Herbeaux.

Emmanuel Berl, pacifiste intégral. Avec Olivier Philipponnat sur France Culture.


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26.11.2022

Journaliste, essayiste, romancier et historien, Emmanuel Berl connut une forte notoriété dans le cours du dernier siècle, à la croisée de la vie intellectuelle, de la création littéraire et de tous les remous de la politique. Cette émission s'emploie à restituer sa portée contemporaine à un auteur qui compta en son époque et que l'oubli risque d'éloigner de notre attention et de notre intérêt.
Journaliste, il fut écouté, commenté, discuté. Romancier, il restitua les sensibilités de son époque dans des livres qui rencontrèrent leur public. Historien, méfiant envers tous les académismes, il fit émerger, contre la doxa, des interrogations originales et stimulantes. Sa langue était sûre et précise, libre de toute enflure. Sa curiosité le portait sans relâche vers toutes les étrangetés de l'humanité.
Et en même temps notre regard est voué à s'enquérir des raisons qui lui firent, à la fin des années trente, et au début du régime de Vichy, prendre des positions qui peuvent, avec le recul, heurter. Son obsession de lucidité le conduisit alors dans un chemin qui nous paraît, avec le recul, en contradiction avec les aspirations et les convictions de sa jeunesse. Il se peut bien qu'Emmanuel Berl ait incarné de la sorte les effets d'un pacifisme intégral qui en aveugla bien d'autres, dans sa génération, celle des tranchées de 14-18, sur la portée et les enjeux de la Seconde Guerre mondiale.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Le menteur a-t-il quelque chose à nous apprendre ? Avec Pascal Engel sur France Culture.


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28.10.2020

"Je ne dirai jamais quelque chose que je ne crois pas" : quant à la vérité, Trump assume un positionnement moral, la sincérité et l'utile prévalent. Le phénomène Trump est-il la manifestation d'un certain nombre de pathologies, de vices, de dysfonctionnements de la démocratie ?
Qu'est-ce que les citoyens attendent vraiment de leur président ? Est-ce la vérité avant tout ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animassion Adèle Van Reeth.

Comment les christianismes ont-ils lutté (ou pas) contre l'esclavagisme. Avec Olivier Pétré-Grenouilleau sur la Radio Chrétienne Francophone.


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13.09.2021

Pourquoi les Églises et les chrétiens ont-ils tant tardé à se mobiliser en faveur de l'abolition de l’esclavage ? Et comment a-t-on pu si longtemps s'accommoder de cette insoutenable contradiction associant une religion prônant l'amour de son prochain avec la réalité de pratiques esclavagistes attentatoires à la dignité humaine, parfois justifiées par des alibis religieux, voire génératrices de profits pour l'institution ecclésiastique ? À ce premier discours très critique en répond un second présentant l'histoire du christianisme comme celle d'une lente, nécessaire et logique maturation de l'idée abolitionniste, en quelque sorte contenue en germe dans son esprit.
Aucune de ces explications univoques ne peut rendre compte d'une relation aussi complexe. Antique, médiéval, moderne ou contemporain, l'esclavage se recompose en effet en permanence, jouant un rôle plus ou moins important selon les époques, et touchant des populations différentes. Le christianisme, aussi, se recompose sans cesse. Et les débats se multiplient, s'enchevêtrent, se recombinent. Paul pense que le chrétien doit se faire esclave de Dieu pour se libérer du péché. Pendant des siècles on s'évertue à protéger de l'abjuration les chrétiens esclaves de non-coreligionnaires, tout en admettant qu'un chrétien puisse être esclave d'un frère en foi. La question concerne également l'Autre, musulman, Indien d'Amérique, Africain. Théologiens, institutions, simples chrétiens se questionnent, s'affrontent parfois. Aux fausses certitudes de certains répondent les doutes et l'engagement d'autres. Au XVe siècle, cela en est fini de l'esclavage des chrétiens par des chrétiens. Au siècle suivant, l'esclavage des Indiens est officiellement aboli dans l'Amérique espagnole, avant que ne se pose la question de celui des Africains.

Émission "Les Racines du présent", animée par Frédéric Mounier.

Pédo-satanisme : entre mythe et réalité ? Avec Laurent Guyénot sur Ondes De Chocs TV.


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08.2024

Le 15 mai 2024, le documentaire Les survivantes a fait le buzz sur les réseaux. Composé de différents témoignages de personnes se disant avoir été victimes durant leur enfance de viols à caractère sataniste et témoins de sacrifices de bébés, il est venu alimenter un certain discours complotiste qui tend à nous présenter l'élite dominante comme étant sataniste, inatteignable et omnipotente. De quoi discréditer selon certains la vraie dissidence qui mène un combat méthodique et sérieux contre l'oligarchie. Mais surtout, il s'agit là d'un discours paralysant, dépressif et anxiogène, de nature à décourager les gens à s'inscrire dans une lutte d'éveil et d'émancipation.
Mais qu'en est-il réellement ? N'est ce pas là peut-être un simple écran de fumée pour cacher les vrais rapports de force et les vrais réseaux pédophiles derrière ce folklore sataniste ? De même, une certaine dérive psychanalytique n'a t-elle pas contribué à construire de faux souvenirs dans l'esprits de ces jeunes femmes ?

Un entretien mené par Rachid Achachi.

Sur la pensée du langage de Wilhelm von Humboldt. Avec Jacques Dewitte à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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23.11.2017

Le prodige de l'origine des langues ne se réitère pas seulement devant nous chaque fois qu'un enfant commence à parler : il se réitère en nous et par nous chaque fois que nous prenons la parole, que nous répondons à une question posée ou que nous nous mettons à écrire. Cette liberté que nous découvrons chez les nouveaux-parlants ne nous est pas étrangère ; c'est elle qui nous porte depuis longtemps, nous les vieux-parlants. Mais si familière soit-elle, elle nous échappe en partie à nous-mêmes.
Quelle leçon faut-il tirer de tout cela ? A coup sûr, il importe de renoncer aux rêveries historiques ou poétiques sur la "langue originaire" et d'accepter que nous nous situions "au milieu de l'histoire". Mais cela n'implique pas qu'on doive renoncer à toute forme de sensibilité à la question de l'origine. Même si on doit renoncer à expliquer "le mystère de la formation des langues", il peut y avoir, au milieu même de l'histoire, un "prodige de l'origine". Il y a des événements qui sont à la fois seconds par rapport à une origine antérieure et qui, tout en étant des recommencements, sont aussi de vrais commencements absolus.

Une conférence du séminaire "Formes symboliques" organisée par le laboratoire "Linguistique, Anthropologique, Sociolinguistique" de l'équipe de recherche de l'Institut Marcel Mauss.

Rwanda : les crimes couverts par l'Occident. Avec Patrick Mbeko au Cercle Aristote.


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2024

Le 6 avril 2024 marquera les 30e commémorations du génocide survenu au Rwanda, au cours duquel près d'un million de Rwandais ont perdu la vie. Ce drame est particulièrement resté dans la mémoire collective de l'humanité à cause de la nature extravagante des massacres qui l'ont caractérisé.
Le récit des évènements, qui a émergé au lendemain du génocide, a installé les Hutus, prétendument soutenus par la France, dans le rôle des "Nazis tropicaux", tout en attribuant à Paul Kagame et à la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) celui des "libérateurs" du Rwanda qui ont mis fin au génocide.
Un narratif bien éloigné de la réalité historique...

Saint Paul et la philosophie. Avec Olivier Boulnois au Centre Sèvres de Paris.


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11.09.2022

Paul de Tarse est une énigme qui a fasciné de nombreux penseurs (Augustin, Luther, Nietzsche, Freud, Heidegger, Ricœur). Pour l'atteindre au plus près, Olivier Boulnois se propose ici de remonter, en-deçà de toutes les interprétations qui l'adaptent en prétendant le respecter, jusqu'à ses Épîtres elles-mêmes. Il discute ainsi ses principaux interprètes du XXe siècle, en s'appuyant sur des recherches historiographiques récentes.
En Paul se joue un nouveau rapport entre le judaïsme et le logos grec qui donnera naissance au christianisme. Mais, au lieu d'apparaître comme celui qui dépasse le judaïsme ou rejette la philosophie, Paul se présente ici comme de part en part juif (par la religion) et grec (par la culture). C'est seulement sur ce fond que peut surgir l'originalité de l'adhésion au Messie Jésus. En effet, Paul exprime et guide l'expérience religieuse des nouvelles communautés messianiques : la théorie est pour lui inséparable de la pratique. Il décrit un nouveau rapport au monde, à autrui et à soi-même, renouvelant ainsi les concepts fondamentaux de l’existence (parole, monde, temps, mal, etc.).
Mieux comprendre Paul, c'est donc être introduit philosophiquement à l'essence du christianisme.

Requiem pour la French Theory. Avec Aymeric Monville au Café marxiste.


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21.09.2024

Des deux côtés de l'Atlantique, des intellectuels engagés depuis des années dans des recherches concernant la philosophie française et le marxisme en viennent à la même conclusion : la French Theory fut un échec. Elle n'a pu appréhender les forces impérialistes qui l'ont conditionnée et soutenue, ni échapper à l'emprise de la propagande anticommuniste en cultivant un minimum d'esprit critique. Loin de faire une révolution intellectuelle, elle a au contraire participé à une contre-révolution théorique - en rejetant notamment les avancées de la pensée dialectique - qui n'était que la face académique de sa contre-révolution politique.
Fruit d'un dialogue entre l'éditeur Français Aymeric Monville et le philosophe Américain Gabriel Rockhill, ancien élève de Derrida et Badiou, Requiem pour la French Theory n'en reste pourtant pas à la surface, ni au constat d'échec. Il s'agit au contraire de poser une interrogation fondamentale quant aux forces économiques, politiques et sociales à l'œuvre derrière la promotion globale de la French Theory "made in USA".
Il en ressort une réflexion sur la production et la dissémination de l'idéologie, l'histoire de la lutte des classes internationale, l'impérialisme intellectuel, le marxisme dit occidental, le fascisme, la politique identitaire, la méthodologie marxiste, le socialisme réellement existant et le développement du matérialisme historique et dialectique.
Une interrogation qui, loin de sombrer dans le défaitisme, anticipe une revitalisation de la pensée révolutionnaire dans une conjoncture historique où cette dernière est plus nécessaire que jamais.

Peter Thiel, le gourou de l'état profond. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


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28.09.2024

Peter Thiel, co-fondateur de PayPal et Palantir, est devenu une figure influente de l'économie numérique, jouant un rôle central dans la transformation des secteurs de la fintech et de l'intelligence artificielle. Son impact dépasse le monde des affaires : grâce à ses liens avec les services de renseignement américains et le complexe militaro-industriel, il a su s'imposer comme un interlocuteur de poids dans les domaines de la cybersécurité et des technologies de surveillance, influençant ainsi les stratégies de puissance des États-Unis. Son rôle dans la Silicon Valley dépasse la simple innovation technologique, faisant de lui un acteur clé des enjeux politiques et économiques contemporains.
Il est aussi engagé politiquement, notamment aux côtés de la droite conservatrice américaine, ce qui lui permet de peser sur les débats économiques et idéologiques aux États-Unis. Laurent Ozon analyse sa stratégie de "dialectique des contraires", une méthode sophistiquée consistant à anticiper les conflits, à naviguer entre conservatisme et innovation technologique, et à établir des alliances stratégiques. Sa capacité à exploiter les tensions et contradictions entre les élites traditionnelles et les défenseurs des technologies émergentes lui permet de tirer profit des bouleversements politiques et économiques mondiaux.
Son influence, bien que discrète, est cruciale dans le façonnement de l'avenir du monde numérique et géopolitique. Derrière ses investissements et ses soutiens politiques se dessine une stratégie globale de pouvoir où l'économie numérique, la technologie, et les intérêts géopolitiques se renforcent mutuellement. Il fabrique un réseau complexe de relations de force en anticipant les tendances mondiales, qu'il s'agisse de l'intelligence artificielle, de la biotechnologie ou de la cybersécurité, redéfinissant les rapports de pouvoir et jouant un rôle de premier plan dans la transformation des relations internationales.

Une émission mené par Nicolas Stoquer.

Articuler marxisme et souverainisme. Avec Nils Carlon-Dupin pour le Cercle Aristote.


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2023

Tout comme la récupération de la seule souveraineté nationale sans mobilisation sur le terrain économique est vaine, la reprise en main de l'outil de travail sans cadre national à même de la préserver l'est tout autant.
C'est la leçon principale que l'on peut tirer d'une saine analyse communiste de la réalité des rapports de forces. Et c'est aussi l'ébauche d'une voie particulière qui serait proprement française.

Suisse, aligne-toi ! Avec Joachim Berney au Cercle Rousseau.


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23.09.2024

Dès les premiers jours de l'invasion de l'Ukraine, le Conseil Fédéral a usé d'un vocable inédit en annonçant se ranger du côté des "démocraties contre la barbarie".
Arrêtons-nous le temps d'un soupir sur ce chant singulier qui méandre par les vallons bigarrés de la Confédération helvétique, pourtant rétive à l'exercice de catalogage international et aux sentences sentencieuses. Il en va du souffle de ses institutions et de sa légitimité sur l'échiquier mondial.