Radioscopie : René Barjavel répond aux questions de Jacques Chancel sur France Inter.


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02.06.1969

Alors que son roman La Nuit des temps est un succès, René Barjavel se livre au micro de Jacques Chancel.
Il nous parle de son enfance, de son amour des activités artisanales et de ses débuts dans le monde du journalisme et de l'édition.
Enfin, il parle de son travail d'écrivain et des perspectives d'avenir qu'il entrevoit pour l'espèce humaine, dignes d'un scénario de science-fiction !

Des valeurs, une approche sociologique. Avec Nathalie Heinich au Centre de Recherches sur les arts et le langage.


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06.03.2017

"Valeurs" : jamais ce terme n’a été aussi fréquemment invoqué, alors même qu’il est peu ou mal défini. Plutôt que de contourner ou de disqualifier la question, Nathalie Heinich l’aborde avec sérieux, au moyen des outils des sciences sociales, en adoptant une approche descriptive, compréhensive et résolument neutre.
Elle montre ainsi que les valeurs ne sont ni des réalités ni des illusions, mais des représentations collectives cohérentes et agissantes.
Contrairement à la philosophie morale, qui prétend dire ce que seraient de "vraies" valeurs, la "sociologie axiologique" s’attache à ce que sont les valeurs pour les acteurs : comment ils évaluent, opinent, pétitionnent, expertisent ; comment ils attribuent de "la" valeur, en un premier sens, par le prix, le jugement ou l’attachement ; comment les différents objets valorisés (choses, personnes, actions, états du monde) deviennent des "valeurs" en un deuxième sens (la paix, le travail, la famille) ; et comment ces processus d’attribution de valeur reposent sur des "valeurs" en un troisième sens, c’est-à-dire des principes largement partagés (la vérité, la bonté, la beauté), mais diversement mis en œuvre en fonction des sujets qui évaluent, des objets évalués et des contextes de l’évaluation.
L’analyse pragmatique des jugements produits en situation réelle de controverse, de différend impossible à clore permet à Nathalie Heinich de mettre en évidence la culture des valeurs que partagent les membres d’une même société. On découvre ainsi que, contrairement à quelques idées reçues, l’opinion n’est pas réductible à l’opinion publique, pas plus que la valeur ne l’est au prix, ni les valeurs à la morale ; que les valeurs ne sont ni de droite ni de gauche ; et qu’elles ne sont ni des entités métaphysiques existant "en soi", ni des constructions arbitraires ou des dissimulations d’intérêts cachés.

Election présidentielle française : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur les différents écrits publiés par les candidats à l'élection présidentielle française de 2017.
Ces livres, en plus de mettre en lumière les idées que portent certains politiques, nous renseignent plus largement sur notre époque, ses dérives et la dynamique historique qui nous (em)porte.

Robert Musil, un homme sans qualité (1880-1942). Avec Pierre Pachet, Philippe Jaccottet, Volker Schlöndorff, Joël Roussiez, Jean-Pierre Cometti et Annette Daigger sur France Culture.


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30.11.1989

Né en 1880 à Klagenfurt, Robert Musil devient ingénieur et commence à écrire des monographies techniques consacrées à la mécanique et au chauffage. Il écrit son premier roman en 1906 : Les Désarrois de l'élève Törless qui inspira en 1966 le très beau film de Volker Schlöndorff.
Sa vie dès lors se confond avec l'élaboration de son grand œuvre : L'Homme sans qualité qu'il laissera à sa mort en 1942 à Genève, inachevé.
Son œuvre met en scène des personnages ambivalents, conscients d'une faille, en quête d'un équilibre en dépit d'un monde en mutation. La pensée de Robert Musil, polyvalente, subversive, créatrice, avide de la connaissance de soi et des autres est celle de l'homme moderne -libre- porté par la volonté d'une résistance moderne qui récuse les illusions et les faux-semblants.

Emission animée par Jean Daive et Jean-Claude Loiseau.

1975, année érotique. Avec Ovidie sur France Inter.


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11.05.2017

Exhibition, Change pas de main, Les Tripoteuses, Le sexe qui parle, A bout de sexe... : en 1975, les affiches de films aux titres plus ou moins allusifs fleurissent dans les rues de France. Le cinéma érotique, porno, blue, rose, X, hard, selon la terminologie employée, connaît un âge d’or sans précédent et sans suivant. Les salles n’ont jamais été aussi remplies, les acteurs s’amusent, les réalisateurs aussi, les producteurs se frottent les mains, et les bien-pensants restent discrets. Sept ans après les appels de Mai 1968 à une "jouissance sans entrave", la libération des mœurs semble bel et bien en cours.
Ce dévergondage du cinéma, c’est un homme politique, de droite, qui l’a encouragé : Valéry Giscard d’Estaing, le plus jeune président de la République jamais élu jusqu'alors. L’érotisme, puis la pornographie, sortent de la clandestinité, dans une société pourtant marquée par le conservatisme moral des années De Gaulle puis Pompidou. Après quelques mois d’une liberté quasi sans freins, le vent rose qui souffle sur la France retombe à la fin de l’année 1975, bridé par les contradictions d’une société divisée.
Puritanisme et esprit libertaire, érotisme et pornographie, art et industrie, libération du corps et féminisme : les tâtonnements sont légions en 1975, surtout en ce qui concerne la question du sexe et de ses représentations.
Retour sur une année osée, dégoûtante pour certains, enchantée pour d’autres, entre revendications, transgression, hédonisme et société de consommation. Une immersion nostalgique et licencieuse...

Emission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

L'Amérique et nous. Avec Régis Debray et Philippe Roger chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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01.07.2017

Baudelaire écrivait en 1855 : "Le monde va finir. Nouvel exemple et nouvelles victimes des inexorables lois morales, nous périrons par où nous avons cru vivre. La mécanique nous aura tellement américanisés, le progrès aura si bien atrophié en nous toute la partie spirituelle que rien, parmi les rêveries sanguinaires, sacrilèges ou antinaturelles des utopistes ne pourra être comparé à ces résultats positifs." Le poète avait-il vu juste ?
De l'anglicisation du langage à la disparition de la poésie en passant par l'avènement du smartphone et l'arrivée du parler start-up au sommet de l'Etat, Alain Finkielkraut évoque ce que l'Amérique a fait de nous avec Régis Debray et Philippe Roger.

Napoléon et De Gaulle, figures du sauveur et du héros. Avec Patrice Gueniffey pour Politique Autrement à Paris.


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25.02.2017

Héros préférés des Français, Napoléon Bonaparte et Charles de Gaulle incarnent la figure du sauveur. Si beaucoup les sépare, à commencer par le siècle où ils vécurent, ils ont en commun d'avoir élevé notre patrie au-dessus d'elle-même, dans une quête de la grandeur nourrie d'une certaine idée de sa mission et de sa vocation à éclairer le monde.
Dans cette conférence, Patrice Gueniffey croise leur existence et interroge leur destin, ouvrant des pistes fécondes sur leur personnalité et leur œuvre.
A travers les métamorphoses de leurs mémoires, il ausculte enfin la France, celle d'hier et surtout d'aujourd'hui, hantée comme jamais par son histoire dans l'espoir de répondre à ses doutes et exorciser son malheur.

Le groupe de Visegrád, entre mythes et illusions. Avec Romain Bessonnet au Cercle Aristote.


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2017

Le groupe de Visegrád a beaucoup fait parler de lui récemment, notamment sur le sujet de l'immigration. D'aucuns y verraient un groupe de pays en rupture avec la politique de l'Union européenne et un exemple à suivre pour reconquérir notre souveraineté perdue. Mais qu'en est-il vraiment ?
Romain Bessonnet, spécialiste de la Russie et de l'espace post-soviétique, s'interroge sur l'histoire et la géopolitique réelle de cette région.
Bien loin des chimères identitaires, il nous montre que ces épisodes récents ne sont rien de plus que la manifestation des habitudes de négociation prises sous la tutelle soviétique pendant l'exercice de la fameuse "souveraineté limitée".
Une mise au point nécessaire.

La France divisée contre elle-même. Avec Adrien Abauzit chez Daniel Conversano sur Vive l'Europe.


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08.2017

La France n’est pas seulement en déclin : elle est aussi en pleine décomposition. Si sa puissance diminue, son essence s’altère à une vitesse plus grande encore.
Plusieurs siècles d’anthropocentrisme ont greffé en son sein une autre nation, qui la phagocyte et tente de se substituer à elle : l’Antifrance, autrement nommée République des Lumières.
Depuis deux cents ans, le camp de l’Antifrance s’attaque à l’anthropologie française dans l’espoir de pouvoir créer un nouvel Adam. La lutte entre les partisans de l’anthropologie républicaine et les partisans de l’anthropologie française est sans merci.
Suite à la révolution de 1944, la partie semblait définitivement terminée. Mais les désastres engendrés par le mondialisme et la formation, grâce à internet, d’une nouvelle opinion publique, viennent bouleverser la donne...

Sécession : l'union de la droite. Avec Julien Rochedy sur TV Libertés.


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07.2017

Dans ce numéro exceptionnel de "Sécession", Julien Rochedy et Christopher Lannes ont réuni la jeunesse de droite !
Car si l'appel à l'union des droites est régulier, sa mise en pratique est plus difficile. C'est pour cela que divers représentants de la jeunesse de droite sont ici réunis, dans leur pluralité : Gonzague de Chantérac (conseiller national LR – La droite forte), Pierre Nicolas (ancien directeur de cabinet de Marion Maréchal-Le Pen), Jean-Philippe Tanguy (numéro 2 de Nicolas Dupont-Aignan) et Charles Aslangul (élu municipal LR de Bry-sur-Marne).
Nous avons donc droit à une réflexion profonde sur l'identité de la droite et sur la nécessaire union de ses composantes pour sauver la France de la gauche progressiste de Macron. Une réflexion passionnante.

La vie intellectuelle en France : état des lieux. Avec André Perrin et Christophe Charle chez Alain Finkielkraut à Répliques sur France Culture.


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11.03.2017

En 1891, Anatole France s'interrogeait sur le pessimisme qu'il percevait chez ses contemporains : "Pourquoi sommes-nous tristes ?" demandait-il.
Plus d'un siècle après, l'historien Christophe Charle et le professeur de sciences politiques Laurent Jeanpierre remettent cette question à l'honneur dans la conclusion du grand ouvrage collectif qu'ils ont dirigé sur La vie intellectuelle en France (Seuil) : "il n'est pas besoin d'aller très loin, écrivent-ils, pour retrouver des interrogations similaires sur la dépression française."
Avec, comme invités, Christophe Charle -justement- et André Perrin qui, après avoir enseigné la philosophie a été inspecteur d'académie et qui publie Scènes de la vie intellectuelle en France : l'intimidation contre le débat (L'Artilleur), Alain Finkielkraut a voulu en avoir le coeur net.
Comment vont les intellectuels ? Sont-ils déprimés ? Sont-ils unis par ce commun état d'âme ? Est-ce la tristesse qui caractérise leurs réflexions et qui imprègne leurs échanges ?

Ernst Jünger (1895-1998). Avec Julien Hervier, Gilbert Merlio, François Sureau, Danièle Beltran-Vidal et Georges-Arthur Goldschmidt sur France Culture.


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15.02.2014

Ernst Jünger semblait indestructible. Blessé sept fois, combattant en première ligne dans les tranchées allemandes durant quatre longues années, il a survécu à la plupart de ses contemporains, en vivant jusqu'à l'âge de 103 ans. Jusqu'à la fin de sa vie, il demeurera un personnage très controversé en Allemagne, où on lui reproche son idéologie d’extrême-droite.
Car il fut proche du parti Nazi jusqu'en 1933, date de l’arrivée d'Hitler au pouvoir. Insaisissable, il refuse les avances de Goebbles qui veut en faire un député NSDAP. Dans le même temps, il rédige Le Travailleur, un livre aux idées anti-démocratiques. Durant la guerre, il sera au courant du complot contre le Führer sans jamais dénoncer personne.
Qui était donc Ernst Jünger ? Il se définissait comme anarque, c'est-à-dire en retrait. En exil intérieur.

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.