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Une analyse critique d’un porte-voix des idées communes au populisme de gauche et au populisme d'extrême-droite, Étienne Chouard, notamment de son populisme transversal, de son confusionnisme, de son conspirationnisme, de son démocratisme-citoyenniste et de son "anti-impérialisme".
En effet, le "populisme transerversal" peut être compris comme une idéologie s’adressant en même temps aux populistes de gauche (Mélenchon) et aux populistes d’extrême-droite (Le Pen) à partir de leurs thèmes communs (patriotisme, souverainisme, anti-finance, etc.). Le populisme de gauche, lui, s’adresse en partie, mais en partie seulement (contrairement au populisme transversal), aux populistes d’extrême-droite (à l’exclusion des thèmes d’extrême-droite). Le populisme d’extrême-droite, réciproquement, s’adresse en partie, mais en partie seulement (à l’exclusion des thèmes de gauche), aux populistes de gauche.


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Caroline Galactéros, Docteur en Science politique, Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et directrice du cabinet d'intelligence stratégique Planeting, nous parle de la nouvelle donne des relations internationales en développant les cinq points suivants :
- le retour de la puissance russe
- la montée en puissance de l'Asie comme tendance lourde
- la dynamique suicidaire de l'Europe
- le rôle amoindri de la France sur la scène internationale
- l'évolution nécessaire du droit international récent au regard de sa pratique actuelle


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Une conférence qui s'est tenue dans le cadre de la seconde étape du Tour anniversaire E&R.
Sommaire de la première partie :
- 0:00:00 : Images de l’événement
- 0:03:20 : Introduction d’Alain Soral
- 0:10:24 : Youssef Hindi
- 0:11:37 : La Révolution française
- 0:14:19 : La religion républicaine
- 0:19:50 : La laïcité
- 0:21:33 : La structuration du système politique français
- 0:25:21 : Le rôle du Front national
- 0:30:00 : Évolution de la République française
- 0:32:07 : Le scandale du canal du Panama et les vagues d’antisémitisme
- 0:39:40 : L’effondrement de la Troisième République
- 0:43:35 : La situation actuelle
- 0:49:20 : Alain Soral
- 0:50:50 : Monde spirituel contre monde matériel
- 0:56:16 : Le Front national
- 1:03:25 : L’immigration
- 1:10:30 : Le travail d’E&R
- 1:18:20 : Mélenchon
- 1:21:10 : Le nazisme économique
- 1:25:00 : Donald Trump et les limites de la démocratie
- 1:27:19 : La Corée du Nord
Sommaire de la seconde partie (questions du public) :
- 0:00:10 : Le Front national a-t-il la capacité de gouverner ?
- 0:01:05 : Réponse d’Alain Soral
- 0:06:05 : L’accès du Front national au pouvoir ne peut-il pas être utilisé, par certains réseaux, pour accélérer malgré lui le choc des civilisations ?
- 0:06:32 : Réponse d’Alain Soral
- 0:09:05 : Quel est le risque de fraudes électorales pour ce premier tour des présidentielles 2017 ?
- 0:09:23 : Réponse d’Alain Soral
- 0:11:53 : Réponse de Youssef Hindi
- 0:13:20 : Complément d’Alain Soral
- 0:15:29 : La République va-t-elle se renouveler ou bien se dévoiler et basculer – officiellement – vers le noachisme ?
- 0:16:11 : Réponse de Youssef Hindi
- 0:19:13 : Réponse d’Alain Soral
- 0:21:51 : Que faire si Marine le Pen n’est pas élue présidente de la république ?
- 0:22:32 : Réponse d’Alain Soral
- 0:25:18 : Que pensez-vous de la démilitarisation récente des FARC en Colombie ?
- 0:26:57 : Réponse de Vincent Lapierre
- 0:30:32 : Que pensez-vous de la déclaration du président du CRIF sur "l’infréquentabilité" de Jean-Luc Mélenchon ?
- 0:31:18 : Réponse de Stéphane Blet
- 0:33:32 : Pouvez-vous nous éclairer sur les manifestations au Venezuela pro et anti-Maduro ?
- 0:33:48 : Réponse de Vincent Lapierre
- 0:38:38 : Réponse d’Alain Soral
- 0:41:55 : Vincent Lapierre, pouvez-vous nous parler des émissions traitant d’économie que vous préparez actuellement ?
- 0:42:15 : Réponse de Vincent Lapierre
- 0:43:04 : Complément d’Alain Soral
- 0:44:28 : La France peut-elle être, si le FN arrivait au pouvoir, accusée de crime contre l’humanité par les instances internationales ?
- 0:45:05 : Réponse de Maître Damien Viguier
- 0:47:48 : Quel est l’avenir du Hezbollah après la mort d’Hassan Nasrallah, de la Russie après Vladimir Poutine, d’E&R après Alain Soral ?
- 0:48:15 : Réponse de Youssef Hindi
- 0:49:30 : Réponse d’Alain Soral
- 0:51:20 : Est-il nécessaire pour les nations, à l’heure de la mondialisation, de retrouver leur souveraineté ?
- 0:52:00 : Réponse de Maître Damien Viguier
- 0:55:28 : Réponse d’Alain Soral
- 0:57:45 : Complément de Maître Damien Viguier
- 0:59:11 : Réponse de Youssef Hindi
- 1:01:02 : Complément de Maître Damien Viguier


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L'histoire juridique de l'édification de l'Etat moderne donne une idée de sa grandeur. Mais ce souverain débonnaire, tolérant la contestation et répondant du bien-être de ses sujets, semble aujourd'hui frappé de misère, comme l'illustre tristement le cas de la Grèce. Exposé par l'ouverture de ses frontières commerciales à des risques financiers systémiques, il voit ses ressources s'effriter et ses charges augmenter.
D'inquiétants docteurs se pressent à son chevet. Certains lui prescrivent saignée sur saignée, tandis que d'autres dressent déjà son acte de décès.
Plutôt que de cette médecine létale, c'est d'un diagnostic précis dont nous avons besoin afin de comprendre les causes profondes du dépérissement de l'Etat.
Ce discours est prononcée par Alain Supiot, Professeur au Collège de France, à l'occasion du titre de docteur honoris causa de l'université Aristote de Thessalonique qui lui est décerné.


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Pilote de l’aéropostale, écrivain et journaliste français connu pour avoir créé le merveilleux personnage du Petit Prince, il laisse aussi, outre une existence romanesque, de beaux textes sur la fidélité, l'amitié et la liberté. Un écrivain à (re)découvrir.
Une conférence proposée par l'Observatoire de la modernité.


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Alors que les médias alternatifs ont le vent en poupe et que des voix différentes commencent à se faire entendre au sein des médias plus traditionnels, les résultats de la dernière élection présidentielle montrent que le chemin sera encore long pour reconquérir les outils de prescription de l'opinion.
Pour en parler, un débat est organisé entre Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et Charlotte d'Ornellas, chroniqueuse à Boulevard Voltaire.
L'occasion de s'interroger sur les procédés à mettre en oeuvre pour reprendre le pouvoir médiatique.


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Cette rencontre entre Etienne Chouard (professeur d’économie et de droit), Yves Sintomer (sociologue) et Jacques Testart (biologiste) nous offre une réflexion sur les usages possibles du tirage au sort face au mécanisme du vote au sein de la démocratie représentative, étant entendu que ce système est parfaitement calibré pour empêcher au peuple d'exercer le moindre pouvoir face à ses représentants...
- 00:25 Le tirage au sort ça change quoi dans une démocratie ?
- 06:22 Le citoyen peut-il faire de la politique ?
- 09:05 Comment on tire au sort aujourd'hui ?
- 13:13 Qui tire au sort ?
- 17:49 Une révolution du peuple est-elle possible ?
- 21:08 Que pensez-vous du printemps arabe ?
- 26:24 En France sommes nous en démocratie?
- 31:24 Qu'est ce qui bloque la modernisation de la politique ?
Une projet réalisé par Moise Courilleau et Morgan Zahnd.


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Alexandre Fernon, traducteur du livre d'Edward Palmer Thompson dont le sous-titre est Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, vient nous parler de cet ouvrage polémique et du penseur à qui il s'oppose, penseur qui a joué un grand rôle dans la formation des intellectuels critiques français qui sont aujourd’hui en vogue : Louis Althusser. Dans les années 1960 et 1970, ce philosophe marxiste, figure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Étienne Balibar, Manuel Castells ou Nicos Poulantzas.
Et c'est dans ce livre énergique et drôle, écrit en 1978, que l’historien britannique E. P. Thompson ridiculise la prétention des althussériens à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l’histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions. Pour lui, ce marxisme académique n’est rien d’autre que l’opium d’une bourgeoisie intellectuelle venue s’encanailler à l’extrême gauche.
En contrepoint, E. P. Thompson propose sa propre conception du marxisme nourrie de sa pratique d’historien, qui se fonde sur un dialogue avec les faits et accorde une place centrale à la capacité des hommes et femmes à faire leur propre histoire. Partisan de ce qu’il appelle un "communisme libertaire", il en appelle à relever le drapeau de l’humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires.


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Un constat : la production de la majorité des récits historiques proviennent d’historiens européens ou américains, parfois traduits en langue arabe. Les récits et documents historiques de source arabe sont en revanche relativement rares et très peu traduits en langues étrangères.
Dans la mesure où le monde arabe est l’objet de nombreuses interventions externes depuis la fin du XVIIIe siècle et compte tenu de son emplacement stratégique dans les conflits géopolitiques de puissance, Georges Corm nous enjoint à définir et respecter des règles épistémologiques assurant les bases d’une neutralité idéologique du récit historique.


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Au Moyen âge, c’était l’Hôtel-Dieu. Au XVIIIe siècle, ce fut l’Hôpital général. Deux institutions de secours destinées aux plus humbles et aux nécessiteux, aux enfants trouvés, aux enfants perdus.
Une plongée dans le monde inattendu du "noir Moyen Âge" en compagnie de la médiéviste Claire Colombi et du siècle des "Lumières" avec Marion Sigaut, historienne spécialiste du XVIIIe siècle.


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Brexit, élection de Donald Trump ou encore dysfonctionnements de l’Europe et de la mondialisation : le principe de souveraineté, ou son absence, sont régulièrement pointés comme la raison majeure du désordre politique qui frappe les sociétés occidentales. Mais qui a pris un instant pour s’interroger sérieusement sur ce présupposé ?
Loin du simplisme des populismes de tous bords et de l’angélisme européiste, Guilhem Golfin revisite les grands penseurs de la politique et de la souveraineté et démontre qu’aucun des raisonnements avancés aujourd’hui ne tient compte des leçons élémentaires de l’histoire. Car il ne saurait y avoir de souveraineté sans autorité.
Une réflexion brillante et éclairante sur notre crise.


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Un grand académicien se meurt, en ce début octobre 1968, à Boissise-la-Bertrand. Jean Paulhan a 83 ans, dont quarante années passées à orchestrer la vie littéraire depuis son petit bureau des éditions Gallimard où il a si longtemps dirigé la NRF, la célèbre Nouvelle revue française d’André Gide. Croisant les paradoxes à n’en plus finir, l’auteur des Fleurs de Tarbes aura cherché sa vie durant à piéger Dieu dans le langage, multipliant les mécaniques les plus subtiles sous l’apparence d’essais ou de récits impeccablement ciselés. Mais il est aujourd’hui plus célèbre encore, peut-être, pour la préface magistrale qu’il a donnée à Histoire d’O, le livre sulfureux signé par une certaine Pauline Réage, en 1954.
Le voilà veillé par celle qui fut sa compagne secrète, mais aussi la très discrète secrétaire de la prestigieuse revue littéraire et la seule femme à siéger au Comité littéraire de Gallimard, Dominique Aury. Pauline Réage et Dominique Aury ne font qu’une, mais il faudra attendre trois décennies encore pour que l’information éclate au grand jour. En 1968, peu de gens pourraient seulement imaginer que cette traductrice et critique si discrète puisse avoir le moindre rapport avec la scandaleuse héroïne élevant la soumission amoureuse au rang d’absolu...
Emission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.