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Revitalisée par la pandémie de Covid et la crise climatique, la décroissance — courant né dans les années 1970 comme troisième voie anti-productiviste face au capitalisme et aux économies planifiées — s'impose aujourd'hui comme une réponse radicale aux désordres de l'économie contemporaine, accusée de nourrir le mal-être social et d'aggraver la crise environnementale.
David Cayla propose une exploration rigoureuse et nuancée de ses principaux concepts. Il examine d'abord la tension entre décroissance et innovation technologique face à l'urgence climatique, avant d'interroger les fondements philosophiques d'un projet qui aspire à libérer la société de l'emprise technologique et à contester le modèle de développement occidental — non sans se demander si cette vision progressiste ne recèle pas une part de passéisme. Enfin, il s'attache à la question décisive de la faisabilité concrète : quelles mesures permettraient réellement de faire advenir une société post-croissance ?
Tout au long de ce parcours, les forces du mouvement sont mises en regard des critiques et des limites qu'il est légitime de lui opposer.


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Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Le peu de visibilité médiatique de Serge Latouche et Jean-Baptiste Fressoz n'a d'égal que la pertinence de leurs travaux pour répondre aux grandes questions de notre époque : le dérèglement climatique, l'épuisement des ressources, la frustration et l'assèchement grandissants que nourrit notre système de société. Le premier est l’auteur de L'Âge des limites ou Petit traité de la décroissance, tandis que le second est co-auteur de L'Evénement Anthropocène et auteur de L'Apocalypse joyeuse.
Loin d'un fatalisme désabusé face aux défis vertigineux qui se présentent à nous, nous pouvons nous appuyer sur leurs constats lucides pour transformer notre société et, surtout, vivre mieux.
Une rencontre organisée par le journal "La Gazelle".


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Devenue l'un des thèmes centraux de la vie politique, l'écologie rassemble autant sur le constat qu'elle divise sur les solutions. Au cœur de la question, la croissance économique : peut-on croître à l'infini dans un monde fini ? Une croissance réellement verte est-elle possible, ou bien faut-il envisager une forme de décroissance ?
Jacques Sapir, économiste, et Serge Latouche, pionnier de la décroissance, débattent de ces questions cruciales pour notre avenir commun.
Émission "Russeurope Express", animée par Clément Ollivier.


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Nous avons maintenant la quasi-certitude qu'un effondrement civilisationnel menaçant la survie même de l'humanité va se produire dans le courant du siècle. Comment y faire face, philosophiquement et politiquement, dans le respect de la démocratie et en évitant la perspective funeste mais –hélas– plausible d'un éco-fascisme ?
Alors que la "pédagogie des catastrophes" n'apporte pas les résultats escomptés, il nous faut trouver une autre stratégie pour que les êtres humains puissent enfin affronter la (dure) réalité et resserrer leurs rangs. Nous devont désormais partir du principe que l'effondrement est inévitable : faut-il alors l'attendre ou l'anticiper pour construire ensemble un avenir désirable ?


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Alors que notre économie ne cesse d'absorber de plus en plus de ressources avec pour unique objectif de faire grossir un chiffre abstrait de mesure de la richesse (le PIB), un mouvement de pensée propose une alternative : la décroissance.
Pour en parler, plusieurs invités qui sont, au choix, favorables, opposés ou simplement sceptiques devant la démarche des décroissants.
Émission "Touche pas à ma planète".


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La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d' "a-croissance", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit !
Car s'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées.
Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance".


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C'est au travers des expériences des uns et des autres et de leur rapport à Ivan Illich que nous mesurons le travail de l'oeuvre du philosophe autrichien.
Universitaire ou acteur associatif, du monde économique ou de la politique, c'est toute une génération qui a été influencée par Ivan Illich et ses thèses radicales.
Une invitation à (re)découvrir la postérité et la portée de sa pensée.
La table ronde est organisée dans le cadre du colloque "Vivre et penser avec Ivan Illich. Dix ans après."


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Serge Latouche, né en 1940 à Vannes (Morbihan), est un des principaux théoriciens de la "décroissance", du reste il se présente volontiers comme un "objecteur de croissance". Mais on ne naît pas "objecteur de croissance", on le devient et c’est cet itinéraire qu’il retrace à grands traits au cours de ces émissions.
En effet, économiste de formation, certes critique et marxisant, il accepte alors l’idée que tous les pays, que tous les peuples, puissent se développer et accèdent au bien-être, mesuré par des critères de satisfaction des besoins. Cette idée largement partagée, il n’hésite pas dorénavant à la rejeter et à la combattre pour "déséconomiser" les esprits en quelque sorte, et dénoncer cette illusion développementiste, y compris dans sa version "durable".
Depuis plusieurs décennies il étudie les alternatives au capitalisme qui surgissent ici ou là afin de contrer le productivisme et oeuvre pour une société de sobriété heureuse qui rompt avec "l’obsolescence programmée", les inégalités, les exclusions (tant sociales, territoriales, numériques que générationnelles ou sexuelles) et les abus de pouvoir d’où qu’ils viennent. En ce sens il réconcilie "écologie" et "anarchie".