Histoire de la pédophilie (XIXe-XXIe siècle). Avec Anne-Claude Ambroise-Rendu à la Librairie Tropiques.


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29.01.2020

La reconnaissance des crimes sexuels perpétrés sur les plus jeunes est récente. Il a fallu le long travail des médecins, des magistrats et des intellectuels pour que, une fois les actes déterminés et les caractéristiques de la pédophilie établies, la société se soucie de protéger les enfants. Véritable baromètre des mœurs, les réactions au crime sexuel sur enfant esquissent l’histoire morale, culturelle et juridique d'une si longue indifférence envers les agressions sexuelles.
Le travail d'Anne-Claude Ambroise-Rendu en donne les clés en ce qu'elle ne se contente pas de faire choir de leur piédestal quelques amateurs de jeunes chairs qui, à l'instar d'André Gide, profitèrent de l'aveuglement des parents, mais nous révèle comment hier encore le silence écrasait les victimes et profitait aux agresseurs. Il nous apprend surtout que le "pédophile", identifié par la psychiatrie, n'a pas toujours été condamné par les médias qui en font aujourd'hui la figure du mal absolu.
Il était temps de faire la lumière sur des comportements aussi anciens et répandus et de nous rappeler que la criminalité sexuelle n'est pas le fruit amer d'une époque dépravée. Cette époque, notre époque, aura eu le mérite d'affronter ce problème.

L'Homme prédateur. Avec Jean-Jacques Hublin au Collège de France.


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2018

Comment certains singes pratiquent-ils une chasse organisée et une sorte de transfert de viande avec ses alliés ? Et pourquoi manger de la viande, pour des primates essentiellement végétariens au départ ? Quels enseignements peut-on tirer de ces comportements de prédation pour appréhender la transition entre le monde des primates non humains et les hommes eux-mêmes, dans les temps les plus reculés de nos origines ? Comment les homininés et les carnivores ont-ils co-évolué ? Quand et comment Homo Sapiens a-t-il commencé à exploiter le milieu aquatique ? Et quelle est l'influence des comportements de chasse et de prédation sur les groupes humains ou les structures familiales de nos lointains ancêtres préhistoriques ?
Le professeur et paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin nous entraîne dans une grande exploration de la prédation et de la chasse chez les homininés où l'on trouve le genre homo et des formes disparues, et que l'on distingue des hominidés, rassemblant tous les grands singes, y compris nos lointains cousins, les chimpanzés, les orang-outans et les gorilles.

Politiques du vivant, le IIIe Reich en contexte (1933-1945). Avec Johann Chapoutot au Collège de France.


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15.05.2013

L'historien Johann Chapoutot s'attaque dans cette conférence aux étroites relations entretenues par le régime national-socialiste avec les milieux scientifiques en général et les domaines de la santé et des sciences de la vie en particulier. Car c'est massivement que la communauté scientifique s'est mise au service de l'idéologie raciste nazie.
Comment des jeunes gens brillants ont-ils versé dans l'horreur ? Pourquoi des médecins, juristes, historiens, linguistes, archéologues ou biologistes de haut niveau sont-ils devenus au fil des ans falsificateurs, pilleurs, parfois tueurs ?

Une intervention dans le cadre du colloque "Le vivant. Hommage à Claude Bernard", organisé par Alain Prochiantz.

Les enjeux de la PMA. Avec Sylviane Agacinski sur Public Sénat.


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22.10.2019

Dans son dernier essai L'Homme désincarné (Gallimard, 2019), la philosophe Sylviane Agacinski s'attaque à la procréation médicalement assistée et à ses conséquences, tandis que le projet de loi de bioéthique est débattu par les instances législatives françaises. Le texte présenté en conseil des ministres prévoit notamment l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Et si Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a déclaré à maintes reprises que l'extension de la PMA "ne mettait pas en tension nos valeurs éthiques", Sylviane Agacinski, elle, voit les choses d'un autre œil.
La philosophe regrette notamment que tout soit désormais justifié au nom "des intérêts individuels et des demandes sociétales" que le droit est sommé de ne pas entraver. Elle déplore également l'argument massue qui consiste à invoquer le principe d'égalité pour clore toute forme de débat. "La procréation, assistée ou non, n'a que faire des orientations sexuelles. Elle a en revanche tout à voir avec l'asymétrie des deux sexes, qui ne sont, en la matière ni équivalents ni égaux", nous rappelle-t-elle.
Pour la philosophe de l'incarnation, l'homme moderne veut aujourd'hui dominer la nature, changer sa nature et s'affranchir de la chair, de la mort et de la génération sexuée.

La médiatisation des questions de la santé et de la sécurité sociale. Avec Julien Duval et Frédéric Pierru aux Jeudis d'ACRIMED.


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01.09.2009

Les questions de la santé et de la sécurité sociale sont des questions sociales de première importance. Or quand les médias s'en emparent, ils concourent généralement (mais pas toujours...) à la production et à la reproduction d'une vision dominante qui laisse peu de prise à un véritable débat public.
Des chiffres indiscutables donnent communément lieu à des interprétations ou des conclusions qui le sont beaucoup moins. De faux débats s'organisent autour de propositions quasi indémontrables, entre des protagonistes qui accordent sans sourciller une validité générale à des raisonnements partiels et, par conséquent, faussés (même quand ils sont vérifiés).
Les objections très argumentées de certains syndicats, partis minoritaires ou intellectuels critiques contre tel ou tel lieu commun trouvent peu d'espace d'expression dans les médias et la vision dominante se perpétue sans que le crédit collectif dont elle bénéficie soit entamé.

J'arrête la pilule. Avec Sabrina Debusquat pour la Librairie Le Merle moqueur.


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08.09.2017

Scandales sanitaires, ras-le-bol des effets secondaires : les françaises sont de plus en plus nombreuses à arrêter la pilule. Leur désaffection envers ce mode de contraception prouve qu’elles refusent de souffrir pour appliquer un droit. Sabrina Debusquat jette un véritable pavé dans la marre en nous présentant l'enquête qu'elle a menée sur un sujet qui concerne plusieurs millions de femmes.
Comment fonctionne la pilule exactement ? Qui l'a inventée et dans quelles conditions ? Est-elle dangereuse pour la santé et pour l'environnement ? Existe-t-il d'autres solutions aussi efficaces et simples d'emploi ? Et puis… Pourquoi la pilule pour homme n'existe-t-elle pas encore ? Quels sont les espoirs pour la contraception du futur ? Comment faire face aux effets secondaires post-pilule ?

À propos des nouvelles influences. Avec Alain Ehrenberg au Palais des congrès de Versailles.


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29.11.2017

Les Instituts Thérapeutiques Éducatifs et Pédagogiques (ITEP) sont en constantes évolutions. Avec le "fonctionnement en dispositif", les ITEP ont engagé une mutation conceptuelle et organisationnelle d'ampleur. Ces évolutions ont une influence sur les pratiques et sur la culture professionnelle.
Cette nouvelle approche est-elle incompatible, par nature, avec l'éthique professionnelle des praticiens ? Vise-elle à abraser les symptômes en ignorant la souffrance psychique qui les sous-tend ? Prône-elle réellement une conception réductrice et purement adaptative du Sujet ?

 - 02'58 : les troubles du comportement
 - 05'23 : changement de l'esprit des institutions
 - 08'19 : fil conducteur de cet exposé
 - 11'22 : la valeur des relations sociales
 - 14'32 : nouvelle morbidité
 - 17'05 : la dynamique de l'autonomie
 - 19'52 : travail flexible
 - 22'14 : developper les capacités des individus
 - 25:23 : la santé mentale
 - 28'03 : morbidité comportementale
 - 30'28 : équilibre psychique
 - 33'09 : compétences émotionnelles
 - 35'46 : conclusion

Une conférence qui s'inscrit dans le cadre du colloque "Les DITEP à l'aune des influences contemporaines" organisé par l'Association des ITEP et des leurs Réseaux (AIRe).

Pénurie de médicaments, la souveraineté pharmaceutique en question. Avec Jacques Sapir et Bruno Bonnemain sur Radio Sputnik.


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18.07.2019

Depuis plusieurs mois, un nombre inquiétant de médicaments connaît des ruptures de stock. En cause, le manque de disponibilité de certaines substances, souvent produites à l'étranger ou vendues en priorité à des pays pratiquant des prix plus élevés que la France.
Le marché peut-il vraiment prendre en charge ce secteur de façon autorégulée ?
L'économise Jacques Sapir reçoit Bruno Bonnemain, membre de l'Académie nationale de pharmacie, pour évoquer ces problématiques de santé publique.