Le Neutre de Roland Barthes. Avec Eric Marty pour Citéphilo à Lille.


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09.11.2023

Dans son cours de 1978 sur Le Neutre, Barthes analyse avec son habituelle exactitude et une grande finesse les figures du Neutre. Délicatesse, réveil, androgyne ou scandale, les figures et images du Neutre exposent "l'actif du Neutre". Et nous comprenons que l'opposé de tout n'est pas l'extrême d'un autre extrême, mais le Neutre. Avec le style de Barthes et cette culture cordiale qui se méfie de ceux qui comprennent trop vite et qui préfère la latence de ce que laisse advenir le Neutre d'un moment.

Une conférence animée par Joël Ganault.

Entrer dans la pensée de Jean Baudrillard. Avec Francois L'Yvonnet pour l'association ACTISCE.


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30.01.2023

Penseur iconoclaste aux intuitions terriblement visionnaires, Jean Baudrillard (1929-2007) avait fait l'hypothèse que le réel lui-même n'était plus qu'un artefact bien avant que le virtuel ne lui donne raison. Il analysait à vif les derniers soubresauts d'une civilisation qui court à sa perte à mesure qu'elle tend à sa parfaite homogénéisation. Il a eu tellement d'avance sur son temps que c'est le monde aujourd'hui qui se "baudrillardise", constatait-il lui-même en 2007, à la veille de mourir.
Pour comprendre notre monde, il est plus que jamais nécessaire de lire ou de relire l'œuvre de Jean Baudrillard. Et pourtant il n'est pas un auteur de science-fiction. C'est un philosophe, un sociologue, un écrivain doublé d'un photographe. Si sa pensée présente un caractère prédictif et anticipe le devenir, c'est qu'elle pousse la logique des processus jusqu'à leur point extrême. Et leur surprenante capacité d'anticipation fait de ses écrits, parfois mal compris à l'époque en raison de leur temps d'avance, des références aujourd'hui incontournables pour les jeunes et moins jeunes chercheurs, philosophes, spécialistes de l'image, théoriciens de la communication, penseurs du numérique, artistes ou encore cinéastes, en France comme à l'étranger.

Le passé imposé. Avec Henry Laurens au Collège de France.


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2022

Titulaire de la chaire "Histoire contemporaine du monde arabe", Henry Laurens nous propose de nous arrêter dans l'atelier de l'historien afin de comprendre ses enjeux et ses concepts. En 2013 déjà, dans la revue Débat, il rappelait l'opposition entre le rôle des historiens et la société, "le besoin de savoir ne doit pas se transformer en posture d'accusateur, voire en juge et en jury. Si, à la rigueur, on peut assimiler l'historien à un juge d'instruction qui instruit à charge et à décharge, il n'est pas là pour effectuer le reste de la procédure judiciaire". Il souligne également ici que "les historiens doivent reconnaître qu'ils ne sont pas les maîtres de la représentation du passé. Ils ne sont que les artisans du segment scientifique de la mémoire".
Après avoir rappelé les bases de la connaissance historique, Henry Laurens pose la question des comparatismes et revient sur le développement de l'orientalisme et l'occidentalisme de l'époque moderne à la décolonisation. Avant d'ouvrir l'enquête sur ce qu'il appelle le "passé imposé", il revient sur les différentes formes de violences au XXe et au XXIe siècles et fait état d'un passage de la figure du combattant à celle de la victime, d'une culture de la guerre à une culture de la paix, tandis qu'il note que le djihadisme au XXIe siècle relève des deux cultures.
Alors que la demande sociale de "thérapies mémorielles" va croissant, il est salutaire que l'historien prenne du recul face à sa pratique pour comprendre les spécificités de sa mission, de ses productions et de ses outils de travail.

Socialisme, démocratie directe et dérives sociétales. Avec David L'Epée sur Méridien Zéro.


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10.2023

Philosophe et essayiste, David L'Epée est avant tout un intellectuel indépendant et collabore aux revues Éléments, Rébellion et Krisis dont il est le rédacteur en chef.
Spécialisé dans l'histoire du socialisme et les débats autour de la démocratie directe, il intervient régulièrement pour dénoncer les métamorphoses de l'idéologie déconstructionniste qui ravage nos sociétés, que ce soit la cancel culture, le wokisme ou la théorie du genres.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Jean-Louis Roumégace.

De quoi la déconstruction est-elle le nom ? Avec David L'Epée sur Radio Courtoisie.


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30.05.2023

Il y a un peu moins de deux cents ans, Victor Hugo déclarait "la guerre aux démolisseurs". Aujourd’hui ils s'appellent "déconstructeurs".
La revue Krisis vient de leur consacrer un numéro et David L'Épée, son rédacteur en chef, nous introduit aux enjeux qui dépassent de loin le territoire intellectuel en s'attaquant directement à la santé mentale et psychique de nos enfants.

Émission du "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier et Rodolphe Cart.

Le postmodernisme comme impasse pour les sciences sociales. Avec Maurice Godelier à la Maison des Sciences de l'Homme.


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06.03.2006

Née dans les années 1960 des suites du mouvement littéraire postmoderne, la vague et la vogue du post-modernisme en anthropologie est-elle en train de s'essoufler ? Du point de vue des critiques postmodernes, le discours anthropologique est clôt sur lui-même, ne renvoyant plus qu'à un ensemble de textes académiques auto-référenciels.
Mais -heureusement !-, des éléments du réel longtemps occultés ou caricaturés réapparaissent ici et là. Le principe de réalité va-t-il recommencer à fonctionner dans la théorie comme dans la pratique ?

Wokisme et supercherie intellectuelle. Avec Loïc Chaigneau au Cercle Aristote.


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14.03.2022

Les questions de race, de genre, d'identité sont au cœur de tous les débats, qu'ils soient politiques ou universitaires. Le monde semble se diviser en deux catégories : d'un côté, ceux qui sont a priori du côté des oppressés, de la race et du genre notamment, de l'autre, ceux qui se positionnent en réaction face à ces nouvelles luttes.
Loïc Chaigneau prend le parti de révéler le non-dit de cette fausse opposition. Il montre d'abord quune certaine gauche ralliée à la théorie de l'intersectionnalité n’est pas aussi progressiste qu'elle le laisse entendre. Ensuite, il met en lumière l'opposition absurde qui lui fait face, la majeure partie du temps. Cela, afin de montrer que ces deux camps participent en fait d'un même élan et d'une même manière de penser les problèmes actuels. En effet, ils ont en commun le fait d'évincer grandement ou totalement le rapport aux conditions matérielles réelles dans l'analyse qu'ils peuvent faire du monde social. Pire encore, ils font de la seule sphère du discours le lieu unique de la connaissance. Les déterminations objectives, de classe notamment, sont alors mises de côté.
Pour conduire à bien cette enquête qui invite à penser différemment l'actualité, Loïc Chaigneau s'efforce dabord de reconstituer l'épistémologie du postmodernisme comme terrain idéologique commun à nos opposants de façades. Un moyen de cerner les enjeux derrière ces querelles identitaires à la marge des vaines polémiques.
C’est ensuite seulement qu'on peut démystifier à la fois cette gauche dont on découvre le conservatisme naïf et une certaine droite réactionnaire qui ne semble pas avoir grand-chose à lui envier. Une analyse marxiste qui nous conduit alors à repenser la question du progrès, de l'éthique, de la république et du communisme par-delà les anathèmes d'un monde trop manichéen.

Dialogue gaullo-communiste. Avec Pierre-Yves Rougeyron et Loïc Chaigneau pour le Cercle Aristote.


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19.02.2021

Hantise des élites politiques et économiques depuis des décennies, le gaullo-communisme, liquidé sommairement depuis trente ans, serait-il de nouveau d'actualité ?
À défaut d'avoir jamais été un réel courant politique, le gaullo-communisme a d'abord été un compromis historique avant d'être un dialogue constructif.
Et c'est dans cette dernière optique que le gaulliste Pierre-Yves Rougeyron rencontre le communiste Loïc Chaigneau. La guerre froide étant derrière nous, il est temps de reprendre l'initiative, contre toutes les réactions et les mises sous tutelle, pour la liberté et la souveraineté.