Une analyse critique des théories de Francis Cousin. Avec Benoit Bohy-Bunel sur Radio Libertaire.


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2020

Du point de vue de la théorie critique, il est désormais impossible d'éviter de traiter le dossier Francis Cousin. Ce "philo-analyste" de profession, docteur en philosophie, n'hésite pas à répondre aux sollicitations de Radio Courtoisie, de TV Libertés ou encore à discuter pendant plus de trois heures avec Étienne Chouard, le tout en professant dogmatiquement une pensée marxienne qui serait celle des origines, débarrassée des rajouts successifs qui n'auraient fait qu'altérer sa substance subversive initiale.
Enfilant les perles et les poncifs éculés jusqu'à la corde, son audience n'a pourtant cessé d’augmenter, jusqu'à devenir celle d'un leader d’opinion.
C'est en compagnie du professeur de philosophie et militant de l'Union Communiste Libertaire Benoit Bohy-Bunel que cette émission produit une analyse critique "radicale et définitive" des théories fumeuses et dangereuses de Francis Cousin.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Roswitha Scholz et la critique de la valeur-dissociation. Avec Benoit Bohy-Bunel et Clément Homs à la Librairie Terra Nova de Toulouse.


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17.01.2020

Roswitha Scholz est, aux côtés de Robert Kurz et des membres de la revue Exit !, l'une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik). Elle s'attache à théoriser le lien entre capitalisme et patriarcat moderne ainsi que les métamorphoses de ce patriarcat, et à dépasser les féminismes de l'égalité et de la différence, comme les féminismes intersectionnels, déconstructionnistes, matérialistes, écoféministes ou de la "lutte des classes".
Avec son théorème de la "valeur-dissociation", Roswitha Scholz propose une critique féministe du patriarcat capitaliste au-delà du progressisme politique, du marxisme traditionnel et de tous les développements postmodernes. Elle effectue une critique radicale de la modernité comprise comme patriarcat producteur de marchandises, ce qui la conduit à refuser de se laisser enfermer aussi bien dans la croyance en un progrès immanent de la modernité, que dans les "contradictions secondaires ", l'essentialisme naturalisant ou le différentialisme post-structuraliste.

Repenser la différence des sexes. Avec Sylviane Agacinski pour la Règle du jeu.


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03.06.2012

Nous croyons savoir de qui il s'agit quand on parle des femmes. Erreur : le doute s'est installé depuis que Monique Wittig déclara que "les lesbiennes ne sont pas des femmes". Avec Judith Butler, la Queer theory regarde la distinction entre homme et femme comme l'expression d'une "binarité artificielle", construite par une "culture hétérosexuelle dominante". Il n'y a plus de sexes, rien qu'une prolifération de genres (gays, lesbiennes, transsexuels…), flottant au dessus de sexes disparus – à moins qu'ils ne deviennent les produits de techniques biomédicales.
Sylviane Agacinski montre les impasses d'un tel discours en interrogeant la condition féminine d'un point de vue philosophique.
Exemple d'une intellectuelle qui sait embrayer ses idées sur le débat publique et l'action politique, puisque la loi sur la parité lui doit beaucoup, elle rappelle la dissymétrie des corps sexués, c'est à dire vivants, mais enrôlés dans des institutions, une culture et une histoire. Elle décrit les formes spécifiques de la servitude des femmes, qu'elles soient anciennes (la famille), modernes (le marché biologique des cellules et des organes), ou les deux à la fois (la prostitution).
Pour Sylviane Agacinski, "femme" et "homme" en tant que genres sont des catégories impersonnelles. En tant que personne, "je" ne suis ni un sexe ni un genre. Le sexe est moins un facteur d'identité que d'altérité.

Une rencontre animée par Alexis Lacroix.

Histoire et préhistoire de la domination masculine. Avec Christophe Darmangeat et Jean-Marc Pétillon à Saint-Gaudens.


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17.03.2018

L’observation des sociétés humaines fait apparaître une grande diversité des rapports entre les sexes. Pourtant, quelques constantes émergent : ainsi, l’absence de sociétés dominées par les femmes - un "matriarcat" dont l’archéologie ne permet pas davantage d'établir l'existence dans le passé. Ainsi, également, l'omniprésence d'une division sexuelle du travail, qui prescrit aux hommes et aux femmes des activités spécifiques.
Comment expliquer tant la diversité des situations que ces éléments universels ? Peut-on cerner leur origine ? Et pourquoi notre propre société est-elle la première à avoir produit l'idéal de l'égalité des sexes (à défaut d'être parvenue à le réaliser) ?
C'est à ces questions que tentent de répondre Christophe Darmangeat et Jean-Marc Pétillon en mobilisant les données fournies par l'ethnologie et l'archéologie.

Une conférence organisée par le "Groupe de Recherche pour l'Éducation et la Prospective".

Ce sang qui nous lie. Avec Sylvain Durain sur Radio Courtoisie.


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2019

Véritable enquête sur l'histoire de la figure paternelle, le travail de Sylvain Durain nous entraîne dans une passionnante aventure : celle de la création des civilisations. L'étude de nombreuses communautés, du monde primitif à nos jours, et leur comparaison le poussent à dégager un nouveau concept, celui du " matriarcat sacrificiel ". Articulant trois niveaux d'analyse, la famille, la politique et le religieux, la thèse remet au cœur du processus culturel les notions de sacrifice et de violence. Cette dernière serait donc, comme l'a montré René Girard, le fondement des sociétés.
Mais la violence est-elle inhérente au patriarcat ? Une société plus féministe mènerait-elle vers plus de paix et de bonheur ? L'égalité totale entre les sexes provoquera-t-elle un nouveau monde meilleur ? Qui sera le bouc émissaire ? Qui cimentera la communauté mondiale face au désordre à venir ? Sans concession, Sylvain Durain parvient à dégager deux mondes qui ne cessent de s'affronter : celui de l'archaïque indifférencié face à celui de la complémentarité incarnée.
Loin des stéréotypes actuels, cette nouvelle approche permet de répondre à une question fondamentale de notre époque : allons-nous vers un matriarcat postmoderne ? Après avoir pris connaissance de ces travaux, on serait tenté de répondre par l'affirmative.

Émission du "Libre Journal de la plus grande France", animée par Anne-Laure Maleyre.

Le féminisme bourgeois contre la lutte des femmes pour l'égalité. Avec Diane Gilliard au café marxiste à Paris.


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29.06.2019

Aujourd'hui, tout le monde est féministe, tout le monde dit défendre les intérêts spécifiques des femmes. Celles d'ici et celles d'ailleurs : le gouvernement français, l'Union européenne, l'OTAN, les actrices, les médias et la télévision prétendent tous défendre les "droits des femmes" au cœur de leurs préoccupations et de leurs interventions.
Mais en réalité, quels "féministes" se préoccupent réellement des milliards de femmes sur la terre, exploitées, opprimées, abusées, qui travaillent en usine, cultivent la terre pour des salaires misérables (quand elles sont payées !) ? C'est comme si elles n'existaient pas. Le féminisme "officiel", bourgeois, participe en réalité à leur oppression et à leur exploitation.
La lutte pour l’égalité entre les sexes est fondamentale pour les communistes : pas d'émancipation des travailleurs sans émancipation des femmes. Renouons donc le fil rouge avec les grandes luttes populaires où les femmes jouent toujours un rôle moteur, des révolutions française et russe aux Gilets jaunes.

Crise de la virilité ? Avec Julien Rochedy et Raphaël Liogier sur RT France.


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13.01.2020

Depuis déjà plusieurs décennies, un thème récurrent berce nos sociétés occidentales : celui de la crise de masculinité.
Alors que les conditions de vie ont drastiquement changé depuis la révolution industrielle, que les mouvements d'émancipation féminine se sont durablement installés dans la société, que l'égalité des sexes a été érigé en idéal et que la déconstruction des identités sexuelles traditionnelles est devenu un exercice imposé, les hommes sont-ils appelés à changer en profondeur, voire à disparaître ?

Émission "Interdit d'interdire", animée par Frédéric Taddeï.

Décoloniser le féminisme occidental. Avec Françoise Vergès sur Radio Libertaire.


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2019

Pourquoi le terme "féministe" est-il librement approprié à la fois par l'extrême droite, la gauche, et le capitalisme ? Dans un contexte, où les notions de féminisme et d'égalité sont vidées de leur sens hier radical, que peut signifier être féministe aujourd'hui ? Quels sont les combats à mener ? Comment mettre au cœur des luttes des femmes l'antiracisme, l'anticapitalisme et l'anti-impérialisme ?
Entre féminisme décolonial et féminisme occidental, Françoise Vergès revient sur l'histoire mouvementée du féminisme et nous point les enjeux actuels d'un combat qui se doit d'être actualisé et radicalisé.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.