L'Education nationale : origines, apogée et déclin d'une idée. Avec Philippe Nemo pour Contrepoints Podcast.


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11.2025

Quand et comment la notion d'un enseignement public assuré par l'État est-elle apparue, dans quelles circonstances l'institution elle-même est-elle née, quel rôle positif peut-on considérer qu'elle a joué pendant des décennies ? Et quel étrange accident lui est-il arrivé vers le milieu du XXe siècle, qui a initié son déclin peu de temps après qu'elle eut pris le nom d' "Éducation nationale" ? Comment expliquer la dégradation accélérée survenue à partir des années 1970, qui a abouti à ce que l'école française soit désormais classée dans les derniers rangs des comparaisons internationales ?
Philippe Nemo tente de répondre à ces questions avec la précision historique requise. Ses analyses donnent à penser qu'il convient aujourd'hui de remettre en cause non seulement l'organisation de l'Éducation nationale, mais son principe même, c'est-à-dire son monopole et son centralisme. Il n'est pas acceptable que l'État décide seul des programmes de toutes les écoles françaises, c'est-à-dire impose dogmatiquement ce qu'on doit penser au sujet du vrai, du bien et du beau. Il faut recréer en France des structures scolaires de pluralisme et de liberté, comparables à celles qui existent dans la plupart des démocraties libérales dont les écoles et universités réussissent mieux que les nôtres.

 - 0'00'40 : L'Éducation nationale remplit-elle sa mission ?
 - 0'02'57 : À quoi ressemblait l'école autrefois et quel était le rôle de l'Église ?
 - 0'06'05 : Pourquoi séparer le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel en matière d'éducation ?
 - 0'10'11 : Le cas des institutions créées par les rois
 - 0'19'09 : Pourquoi le financement de l'école par l'État peut être dangereux
 - 0'23'47 : Quel est le changement de paradigme entre les révolutionnaires de 1789 et ceux de 1793 en matière d'éducation ?
 - 0'33'38 : Que penseraient Jean Zay, Jules Ferry, Guizot ou Condorcet de l'école d'aujourd'hui ?
 - 0'38'33 : Les raisons du déclin 
 - 0'49'04 : Les solutions au déclin 
 - 0'58'19 : Comment les déconstructivistes ont changé le regard de la gauche sur l'école et la méritocratie
 - 1'08'25 : Pourquoi la Suisse s'en sort mieux que la France ?
 - 1'15'04 : Pourquoi les filières professionnelles sont dénigrées en France ?

Un entretien mené par Élodie Messéant.

Neurosciences, TDAH et pédagogie. Avec François Gonon à l'Université de Bordeaux.


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20.01.2022

Sur un nouvel objet d'étude, la recherche scientifique commence par la publication de travaux initiaux qui sont confirmés ou non par les études ultérieures puis se diffusent dans les médias. Entre ces trois niveaux les écarts sont souvent considérables, en particulier dans le domaine de la psychiatrie biologique.
La première partie de l'exposé de François Gonon prend pour exemple le Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) et décrit ces écarts de discours, leurs causes et leurs conséquences.
Dans une deuxième partie, il présente une recherche en cours concernant le discours des neurosciences dans l'éducation, qui analyse la place des neurosciences dans deux corpus : les textes produits par le Conseil Scientifique de l'Éducation Nationale d'une part et les articles de presse évoquant ce Conseil, d'autre part.

La pensée politique de Rousseau. Avec Karim Piriou sur Politikon.


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01.2024

Comment comprendre Rousseau dans une perspective d'histoire intellectuelle et sociale des idées ?
C'est d'abord le contexte historique et social qui fut le sien qui mérite d'être explicité, pour y replacer ses oeuvres maîtresses, comme le Discours sur les sciences et les artsDu Contrat social et l'Emile ou de l'Education.
L'occasion également d'examiner les influences que Rousseau a pu exercer sur les événements qui ont suivi sa disparition en 1778, et parmi eux, forcément, la Révolution française.

L'école en 10 questions. Avec Normand Baillargeon pour Savoir média.


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2022

Le philosophe et professeur Normand Baillargeon, accompagné d'invités acteurs et penseurs de l'éducation, tente de répondre à 10 questions de fond en éducation en se basant sur la pensée de dix philosophes importants dans le domaine.
Les questions abordées, plus actuelles que jamais, s'adressent autant autant au corps professoral qu'aux parents, aux étudiants qu'aux citoyens !

La pédagogie. Avec Jean de Viguerie sur Radio Courtoisie.


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23.09.2012

On déplore aujourd'hui la faillite de l'éducation officielle. Jean de Viguerie éclaire parents et professeurs sur les origines du désastre : ses principaux responsables sont les pédagogues. Les innombrables réformes de l'enseignement, accomplies par les pouvoirs publics depuis un demi-siècle, ne représentent que la cause immédiate. Les pédagogues contemporains bien connus, Freinet, Ferrière, Piaget, Meirieu, se réfèrent toujours à ceux des siècles passés, comme Érasme, Comenius et Jean-Jacques Rousseau.
Le système utopiste, mis au point au cours du temps, est devenu aujourd'hui doctrine d'État et réglemente l'enseignement dans une grande partie du monde. On doit en démasquer le mensonge.
L'utopie pédagogique annonce la "réussite de tous" mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au cœur du système scolaire, mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là.
Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie !

Émission du "Libre Journal", animée par Philippe Pichot-Bravard.

Le profit contre la science : pour une épistémologie post-Covid. Guillaume Suing répond aux questions d'Aymeric Monville.


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02.2022

La déferlante médiatique anti-chinoise ne peut plus masquer ce que la gestion de la crise sanitaire nous enseigne sur le terrain : la Chine a démontré sa supériorité technique, logistique, politique, mais aussi scientifique sur un Occident en perte de vitesse. Partant d'une "analyse concrète de la situation concrète", comprendre cette gênante évidence nous impose d'identifier de quels processus de fond et de long terme cette crise est l'étincelle révélatrice.
Celle-ci expose les effets d'un sabotage libéral de la santé publique, de l'investissement public dans la recherche, notamment pharmaceutique : ce sont des symptômes du recul des forces productives dans le mode de production capitaliste-impérialiste. Elle révèle parallèlement le niveau de manipulation des masses qu'atteignent nos démocraties bourgeoises, de moins en moins capables, politiquement, de sauver les apparences.

Sur l'école numérique et la classe inversée. Avec Nico Hirtt pour l'association Appel Pour une École Démocratique.


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12.2020

Une large coalition d'experts auto-proclamés, de pédagogues aventureux et d'économistes bien-pensants a profité de la crise du Coronavirus et de la fermeture subséquente des écoles pour avancer deux pièces maîtresses du libéralisme sur l'échiquier des débats scolaires : l'école numérique et la "classe inversée".
Et si le succès de ces doctrines devait moins à leur prétendue valeur pédagogique qu'à leur adéquation avec les attentes de l'économie ?
Dans cette intervention, Nico Hirtt analyse cette évolution sous plusieurs angles : celui de la transmission du savoir (l'aspect pédagogique), celui des inégalités scolaires et celui du contexte économique sous-jacent (la marchandisation de l'enseignement).

Machiavel pédagogue ou le ministère de la réforme psychologique. Avec Pascal Bernardin à Bruxelles.


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23.04.1997

De nombreux parents et enseignants, témoins stupéfaits de la révolution en cours, s'interrogent sur les mutations profondes qu'a subi et que subit encore notre système éducatif. Mais aucun gouvernement, tant de droite que de gauche, ne les a jamais éclairés en exposant les fondements idéologiques de ces réformes et en faisant ressortir leur cohérence et leurs objectifs.
Les réponses à ces interrogations existent pourtant : la philosophie générale de la révolution pédagogique est exposée sans détour dans les publications des organisations internationales (Unesco, OCDE, Conseil de l'Europe, Commission de Bruxelles. ). S'appuyant sur ces textes, Pascal Bernardin montre dans cette conférence qu'aujourd'hui l'objectif prioritaire de l'école n'est plus de donner aux élèves une formation intellectuelle ni de leur faire acquérir les savoirs élémentaires. Au terme d'une redéfinition du rôle de l'école, celle-ci devient le véhicule d'une révolution culturelle et éthique destinée à modifier les valeurs, les attitudes et les comportements des peuples à l'échelle de la planète. Les techniques de manipulation psychologique, qui ne se distinguent guère des techniques de lavage de cerveau, sont utilisées à tout niveau. Les élèves en sont naturellement les premières victimes. Mais les enseignants et le personnel administratif (directeurs, etc.) ne sont guère épargnés.
Cette révolution silencieuse, antidémocratique et totalitaire, veut faire des peuples des masses ignorantes et soumises. Elle illustre de manière exemplaire la philosophie manipulatoire et dictatoriale qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial et les modes d'action subtils et indirects, mais d'autant plus puissants, qu'il utilise.