Neurosciences, un discours néolibéral. Avec François Gonon pour l'Association de Santé Mentale du 13e arrondissement de Paris.


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05.12.2024

L'engouement croissant pour la biologie du cerveau tient à la conviction qu'elle serait la mieux placée pour expliquer les troubles mentaux, les difficultés scolaires et les inégalités sociales. Pourtant, selon les scientifiques les plus reconnus, les neurosciences n'ont, jusqu'à présent, guère éclairé les pratiques en psychiatrie, en pédagogie ou pour lutter contre les inégalités.
Il y a en effet un écart considérable entre le discours triomphant délivré au grand-public et la réalité des avancées scientifiques. Ce double discours favorise une conception neuro-essentialiste des comportements humains. En mettant l'accent sur le cerveau individuel, cette conception occulte les responsabilités collectives, notamment vis-à-vis des enfants et des familles défavorisées. En célébrant la plasticité cérébrale, le discours des neurosciences contribue aussi à renforcer l'idéal néolibéral d'autonomie et d'adaptabilité.
Parmi tous les discours d'experts, celui des neurosciences est particulièrement difficile à critiquer sur le fond en raison de sa technicité. François Gonon en propose un examen critique.

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

Neurosciences, TDAH et pédagogie. Avec François Gonon à l'Université de Bordeaux.


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20.01.2022

Sur un nouvel objet d'étude, la recherche scientifique commence par la publication de travaux initiaux qui sont confirmés ou non par les études ultérieures puis se diffusent dans les médias. Entre ces trois niveaux les écarts sont souvent considérables, en particulier dans le domaine de la psychiatrie biologique.
La première partie de l'exposé de François Gonon prend pour exemple le Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) et décrit ces écarts de discours, leurs causes et leurs conséquences.
Dans une deuxième partie, il présente une recherche en cours concernant le discours des neurosciences dans l'éducation, qui analyse la place des neurosciences dans deux corpus : les textes produits par le Conseil Scientifique de l'Éducation Nationale d'une part et les articles de presse évoquant ce Conseil, d'autre part.

Intelligence artificielle, intelligence humaine : la double énigme. Avec Daniel Andler pour Citéphilo à Lille.


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22.11.2023

L'intelligence artificielle connaît son heure de gloire. Aux déboires des commencements ont succédé des avancées spectaculaires. Cependant la distance qui la sépare de son objectif proclamé – reproduire l'intelligence humaine – ne diminue pas.
Pour dissiper cette énigme, il faut en affronter une deuxième : celle de l'intelligence humaine. Les systèmes artificiels "intelligents" traitent une variété toujours plus grande de problèmes pressants. Ce devrait demeurer là leur objectif, plutôt que celui, incohérent, de chercher à égaler, voire surpasser, l'intelligence humaine.
L'humanité a besoin d'outils dociles, puissants et versatiles, et non de pseudo-personnes munies d'une forme inhumaine de cognition.

Une rencontre modérée par Jean-Paul Delahaye.

Les sciences cognitives ont-elles des obligations éthiques spécifiques ? Avec Daniel Andler à l'Université du Québec à Montréal.


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24.05.2019

Comme toute science, les sciences cognitives soulèvent des problèmes éthiques, notamment à cause de leurs applications potentielles dans une variété considérable de domaines. L'éthique des sciences cognitives a-t-elle pour autant quelque chose de particulier ?
Daniel Andler nous montre qu'elle se distingue sur trois points. En premier lieu, les problèmes sont nombreux et difficiles, en raison du triple caractère de l'interdisciplinarité du domaine, de sa jeunesse et de sa teneur humaine. En deuxième lieu, les sciences cognitives examinent sous l'angle des sciences de la nature certains aspects centraux de la condition humaine, et créent de ce fait un conflit potentiel avec des conceptions traditionnelles. Enfin, parce que parmi ces aspects figurent l'éthique et ses principaux corrélats, tels que le libre arbitre, la responsabilité, le mérite..., une question sans équivalent dans d’autres domaines est posée : celle de savoir si les recherches sur ces questions doivent, sur le plan éthique, être poursuivies, et si c'est le cas, comment parer aux éventuelles conséquences qu'elles auraient dans la société.

Les neurosciences cognitives ont-elles rencontré leur temps ? Avec Alain Ehrenberg sur RCJ.


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2018

De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l’engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives.
Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?

Émission "Médecine au carrefour des sciences", animée par José Cohen et Philippe Grimbert.

Les neurosciences cognitives : quel récit de l'individualisme contemporain ? Avec Alain Ehrenberg à Modène.


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13.09.2019

De nouvelles sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l'ampleur et de susciter l'engouement depuis le début des années 1990 : il s'agit des neurosciences cognitives. Leur ambition est de faire de l'exploration du cerveau le moyen de traiter les pathologies mentales (comme la dépression ou la schizophrénie) mais aussi de nombreux problèmes sociaux et éducatifs, comme l'apprentissage ou la maîtrise de ses émotions.
Ces sciences sont-elles devenues le baromètre de nos conduites et de nos vies, prenant la place autrefois occupée par la psychanalyse ? L'homme "neuronal" est-il en passe de remplacer l'homme "social" ?
Alain Ehrenberg montre que l'autorité morale acquise par les neurosciences cognitives tient autant à leurs résultats scientifiques ou médicaux qu'à leur inscription dans un idéal social majeur : celui d'un individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son "potentiel caché". Elles sont la chambre d'écho de nos idéaux d'autonomie.

Une conférence qui s'inscrit dans le festival de la philosophie de Modène.

Un cerveau pensant : psychanalyse et neurosciences. Avec Jean-Pierre Lebrun et Marc Crommelinck à la Librairie Ombres Blanches.


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14.12.2017

Les progrès incontestables des neurosciences de ces dernières années mettent-ils en question la discipline que Freud a inventée et que Lacan a réinventée ? N'assistons-nous pas plutôt à un troisième moment de naissance de la science – après l'âge grec et l'âge classique – qui nous contraint à revisiter les assises du sujet ?
Néanmoins, les avancées des neurosciences nous obligent à problématiser à nouveaux frais les rapports du corps et du langage, à aborder différemment des questions aussi anciennes que cruciales telles les relations corps-esprit, nature-culture, animal-humain... et à prendre en compte l’impact des mutations technologiques sur la réalité psychique.