La promenade de Georg Simmel, Max Weber et Margaret Gilbert. Avec Franck Fischbach pour l'Université de Strasbourg.


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2020

Que signifie faire ensemble ? Et faut-il penser cet agir social avant tout comme une interaction entre individus, à la manière de Georg Simmel, ou comme la participation à des rapports sociaux hérités, à la manière du Marx de la maturité ? 
Il s'agit ici de comprendre les origines philosophiques de la notion d'agir ensemble puis d'action réciproque, ainsi que leurs critères. 
Franck Fischbach montre aussi toutes les limites de l'analyse wébérienne, qui s'efforce de définir la relation de communauté entre individus sans avoir besoin de présupposer aucun acte de coopération.

La fabrique des derniers hommes. Avec Aurélien Berlan sur France Culture.


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29.03.2014

Curieuse époque que la nôtre, où le "progrès" – la transformation des conditions de vie liée aux applications sociales de la science – n'a jamais été aussi rapide, mais où seuls quelques idéologues croient encore que nos enfants auront une vie meilleure. Car les crises économiques, sociales et écologiques s'accumulent sans fin. Ce paradoxe s'éclaire si l'on revient à l'aube de notre temps, à l'époque où le capitalisme industriel, l'État bureaucratique et la science organisée se sont brutalement mis en place, et aux diagnostics historiques de ceux qui ont cherché à en saisir les implications pour la vie humaine.
Max Weber, Georg Simmel et Ferdinand Tönnies ont identifié avec une lucidité implacable les pathologies constitutives de notre époque : la marchandisation générale, l'érosion du lien social, la perte de sens et de liberté liés à l'emprise des organisations bureaucratiques. Tout l'intérêt de leur sociologie est d'analyser ces évolutions en se demandant, concrètement, quel monde elles créent et quels types d'être humain elles engendrent. Ce faisant, ils mettent en évidence des aspects de la modernité capitaliste en général négligés, car trop intimement liés à ce qu'elle a fait de nous.
Grâce à ce détour, on pourra se défaire des illusions véhiculées par ceux qui continuent de prôner, malgré tout, les vertus de la croissance et du développement industriel, ou qui annoncent que nous serions enfin sur le point d'accéder à la "société postindustrielle". Telle est la condition pour être à la hauteur des tâches qui incombent aujourd'hui à celles et à ceux qui n'ont pas renoncé à l'idée d'émancipation.

Comment les livres changent le monde. Avec Régis Debray et Didier Leschi sur France Culture.


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07.2021

Les livres changent le monde. En douteriez-vous ? C'est en compagnie de l'écrivain philospohe Régis Debray et du haut fonctionnaire Didier Leschi qu'au travers de cette série d'émissions nous allons comprendre pourquoi, mais surtout comment.
Cette série sur l'histoire des idées, l'histoire du monde, l'Histoire donc tout simplement dessine le paysage (subjectif) de la trentaine de livres qui ont bouleversé, depuis 1900, la marche des choses et transformé les représentations à l'échelle internationale.
Introduite par une émission sur l'histoire de la diffusion des textes, l'étude se termine sur une tentative de dessiner l'avenir. Il y a des livres qui font tomber des murs.

Max Weber : la politique est-elle une vocation ? Avec Yves Sintomer sur France Culture.


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06.03.2014

Ni homme politique, ni homme d'Etat, Raymond Aron disait de Max Weber qu’ "il a été, toute sa vie, passionnément soucieux de la chose publique, comme si la fin ultime de sa pensée aurait dû être la participation à l'action."
Alors, comment le fondateur de la sociologie politique concevait-il... la politique ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.

Max Weber et les classes. Avec Yves Sintomer au Séminaire Sophiapol.


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04.02.2019

L'analyse de la structure sociale constitue une thématique centrale des enseignements de sciences économiques et sociales. Si la théorie marxiste des classes a fait l'objet de nombreuses analyses, facilement accessibles et de qualité, la situation est différente pour les stratifications sociales wébériennes.
Dans cette intervention, le politologue Yves Sintomer propose de revenir sur les textes fondateurs de Max Weber sur la structure sociale afin d'apporter des éclaircissements sur les notions wébériennes de "classe", "classes sociales" et "groupes de statut".
Ce travail vient combler des lacunes et corriger un certain nombre d'approximations dans les présentations courantes de l'analyse wébérienne de la stratification et de sa confrontation avec la théorie marxiste des classes sociales.

Une intervention dans le cadre du séminaire "Le concept de classe sociale".

La Cage d'acier : Max Weber et le marxisme weberien. Avec Michael Löwy pour la Société Louise Michel.


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24.09.2013

On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, le grand sociologue allemand était un libéral, hostile au communisme. Mais c'était aussi un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit qui enferme l'humanité moderne dans un système implacable.
Relisant la célèbre étude sur les "affinités électives" entre l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Michael Löwy prolonge l'analyse. Il explore ainsi les "affinités négatives" entre l'éthique catholique et l'esprit du capitalisme et en retrouve la trace dans divers courants catholiques de gauche en Europe comme dans la théologie de la liberté en Amérique latine aujourd'hui. Il suit également les autres filiations anticapitalistes du sociologue de Heidelberg. D'une part celle du marxisme wébérien qui va de Georg Lukàcs à Maurice Merleau-Ponty, en passant par les premiers théoriciens de l'École de Francfort. D'autre part, celle d'un courant socialiste/romantique, essentiellement promu par des auteurs juifs allemands de la République de Weimar, tels Ernst Bloch ou Walter Benjamin.
Cette postérité, Michaël Löwy, qui est à la fois un wébérien érudit et un marxiste engagé, l'incarne à sa manière. Et il entend montrer combien le courant critique du marxisme wébérien reste d'actualité alors que la toute puissance des marchés emprisonne, plus que jamais, les peuples dans la cage d'acier du calcul égoïste.

Max Weber et la guerre des valeurs. Avec Cornelius Castoriadis et Philippe Raynaud sur France Culture.


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12.09.1987

Max Weber, mort en 1919, annonçait "la guerre des dieux" dans un monde moderne condamné à "une lutte inexpiable des valeurs". C'est de cette thématique dont débattent le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis et le politologue et philosophe Philippe Raynaud.
Car l'universalité formelle qui domine le monde moderne fait surgir la question de la guerre des dieux d'une manière tout à fait angoissante et originale...

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

Réflexions sur le droit. Avec Damien Viguier pour E&R.


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2017

Il est parfois intéressant de prendre le temps de revoir et d'approfondir certaines thématiques relatives au droit et à son apprentissage.
C'est pourquoi nous est proposée cette série de six leçons dispensée par Maître Damien Viguier et qui permet d'appréhender la philosophie du droit français.
Sont aussi explorées dans ce programme des thématiques connexes telles que l'anthropologie ou la préhistoire.