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Depuis quelques années, la question des rapports entre les femmes et la chasse durant la Préhistoire est revenue sur le devant de la scène. Qu'il s'agisse de productions destinées au grand public ou de publications scientifiques largement relayées, les certitudes traditionnelles sont régulièrement et bruyamment remises en cause.
S'il n'est pas difficile de voir dans ce renouveau d'intérêt pour le lointain passé un écho de préoccupations actuelles, il importe en revanche d'enquêter soigneusement pour cerner l'état actuel des connaissances sur cette question, ainsi que pour en soupeser les réelles implications sur la perspective de l'émancipation féminine.



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Essayiste et co-auteur avec le physicien Nicolas Pichoff de l'ouvrage Pourquoi les Amazones n'existent pas ?, Véra Nikolski revient sur la thèse centrale de ce nouvel ouvrage : si les femmes ont été universellement exclues des activités dangereuses, c'est parce qu'aucune communauté ne pouvait se permettre d'exposer son potentiel reproducteur au risque de la mort.
Le matriarcat primitif : mythe ou réalité historique ? Les femmes ont-elles chassé à la préhistoire ? Pourquoi exposer les femmes au risque mettait en péril la survie du groupe ? Cette division sexuelle du travail est-elle encore valide dans nos sociétés ?
Autant de questions auxquelles elle s'efforce de répondre dans cet échange rigoureux, à rebours des récits militants, qui replace la question du rôle des sexes dans la longue durée de l'évolution humaine.
Un entretien mené par Thomas Arrighi.


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Oeuvrant depuis de nombreuses années dans le champ de l'anthropologie économique et sociale, Christophe Darmangeat applique avec profit la grille de lecture du matérialisme historique pour comprendre la question de la division sexuelle, de la violence et de l'exploitation du travail dans les sociétés pré-étatiques.
Il n'a cessé d'interroger la manière dont les sociétés traditionnelles s'organisent et ses conséquences directes en terme de domination, montrant par là tout l'intérêt d'une discipline comme l'anthropologie.


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Autour de la grande "déesse néolithique", du dieu-Taureau et du "culte des ancêtres" dans les premières sociétés agricoles du Néolithique, l'anthropologue Alain Testart reprend les données fournies par l'archéologie pour penser l'un des tournants majeurs de l'histoire humaine, à savoir la révolution Néolithique qui aura vu les sociétés de la préhistoire passer aux sociétés agricoles.
Émission "Le Salon noir", animée par Vincent Charpentier.


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L’observation des sociétés humaines fait apparaître une grande diversité des rapports entre les sexes. Pourtant, quelques constantes émergent : ainsi, l’absence de sociétés dominées par les femmes - un "matriarcat" dont l’archéologie ne permet pas davantage d'établir l'existence dans le passé. Ainsi, également, l'omniprésence d'une division sexuelle du travail, qui prescrit aux hommes et aux femmes des activités spécifiques.
Comment expliquer tant la diversité des situations que ces éléments universels ? Peut-on cerner leur origine ? Et pourquoi notre propre société est-elle la première à avoir produit l'idéal de l'égalité des sexes (à défaut d'être parvenue à le réaliser) ?
C'est à ces questions que tentent de répondre Christophe Darmangeat et Jean-Marc Pétillon en mobilisant les données fournies par l'ethnologie et l'archéologie.
Une conférence organisée par le "Groupe de Recherche pour l'Éducation et la Prospective".



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Véritable enquête sur l'histoire de la figure paternelle, le travail de Sylvain Durain nous entraîne dans une passionnante aventure : celle de la création des civilisations. L'étude de nombreuses communautés, du monde primitif à nos jours, et leur comparaison le poussent à dégager un nouveau concept, celui du " matriarcat sacrificiel ". Articulant trois niveaux d'analyse, la famille, la politique et le religieux, la thèse remet au cœur du processus culturel les notions de sacrifice et de violence. Cette dernière serait donc, comme l'a montré René Girard, le fondement des sociétés.
Mais la violence est-elle inhérente au patriarcat ? Une société plus féministe mènerait-elle vers plus de paix et de bonheur ? L'égalité totale entre les sexes provoquera-t-elle un nouveau monde meilleur ? Qui sera le bouc émissaire ? Qui cimentera la communauté mondiale face au désordre à venir ? Sans concession, Sylvain Durain parvient à dégager deux mondes qui ne cessent de s'affronter : celui de l'archaïque indifférencié face à celui de la complémentarité incarnée.
Loin des stéréotypes actuels, cette nouvelle approche permet de répondre à une question fondamentale de notre époque : allons-nous vers un matriarcat postmoderne ? Après avoir pris connaissance de ces travaux, on serait tenté de répondre par l'affirmative.
Émission du "Libre Journal de la plus grande France", animée par Anne-Laure Maleyre.


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Dans cette conférence, l'essayiste Sylvain Durain poursuit le travail qui l'a amené à écrire Ce Sang qui nous Lie. Il développe notamment ses intuitions concernant la nouvelle religion écologiste mondiale qui semble s'imposer dans la vie intellectuelle et médiatique moderne : la religion "gaïatique".
Par un mélange d'écologisme et de collapsologie, Sylvain Durain démontre qu'il s'agit en fait d'un retour à l'archaïque et que cette nouvelle ré-volution manipule la jeunesse et utilise une nouvelle figure de "golem", la jeune Greta, au service de la déesse-mère Gaïa.


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Sylvain Durain, cinéaste et essayiste, s'interroge sur le déclin visible du rôle du père et s'inquiète de l'avenir du patriarcat dans une société en voie de féminisation.
Il revient longuement sur les différents systèmes anthropologiques ayant existés dans l'histoire, des communautés primitives à nos jours, en montrant les enjeux structurant d'une lutte entre un matriarcat sacrificiel et le patriarcat catholique.