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À l'occasion de la sortie de leur ouvrage Road Movie USA aux Éditions Magnani, Bernard Benoliel et Jean-Baptiste Thoret viennent parler de la mythologie de ce genre à part entière, véritable thermomètre des crises politiques, sociales et existentielles des États-Unis.
Un voyage cinématographique au bout de l'asphalte américain, indispensable pour tous les amoureux du septième art.
Émission du "Libre journal du cinéma", animée par Philippe-Henri Rambaud.


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Critique, historien du cinéma et réalisateur, Jean-Baptiste Thoret a une passion et une énergie communicatives qui nous donnent l'envie de nous plonger dans la foisonnante histoire du cinéma !
Il revient ici sur de nombreux chefs-d'oeuvre, présentés dans le cadre de cycles consacrés aux productions américaines des seventies, au cinéma italien ou encore aux films de John Ford.
Une déclaration d'amour au septième art.


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À Hollywood, le monstre désigne souvent ce qui n'appartient pas à la communauté, tout ce qui s'en écarte ou contrevient à ses lois. La créature de Frankenstein certes, le loup-garou et tous les monstres du cycle initié par les studios universal au début des années 1930, mais bien au-delà !
À partir des deux cinéastes emblématiques Jack Arnold et John Carpenter, Jean-Baptiste Thoret décrypte la fonction du monstre dans le cinéma hollywoodien, deux façons de percevoir cette règle d'or selon laquelle la monstruosité est aussi, et peut être surtout, le produit d’un regard...


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Le polar italien, dit le poliziottesco, naît officiellement en 1972 avec La Polizia Ringrazia de Steno et prospère sur une période de troubles politiques et sociaux (les fameuses années de plomb, avec la "stratégie de la tension" comme toile de fond).
Outre son originalité formelle, sa puissance tient d’abord dans la vision hyper réaliste et brutale qu'il délivre de l'Italie des années de plomb, dont il a saisi l'humeur dépressive.


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Gilles Deleuze clôt L'Image-Mouvement par un chapitre, La crise de l'image-action, dans lequel, à partir des films d'Hitchcock (Fenêtre sur cour), il identifie la fin de cette grande forme propre au cinéma hollywoodien, qui se manifeste d'abord par la perte du "lien sensorimoteur".
Quelles furent les conséquences esthétiques et formelles de cette crise ? Aujourd'hui, après la redécouverte du cinéma des années 70, ce concept est-il toujours valide ?


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Réalisé en 1969, coup d'envoi d'un âge d'or du cinéma américain baptisé le Nouvel Hollywood, Easy Rider invente l'une des formes reines de la décennie à venir (le road movie), impose une représentation du hippie et de ses aspirations, et s'achève par une réplique énigmatique de Peter Fonda improvisée sur le tournage : "We blew it!" ("On a tout foutu en l'air !").
Au cinéma, la révolution contre-culturelle débute à peine mais l'un de ses initiateurs prophétise déjà son échec. Il s'agit donc de s'interroger sur les possibilités de cette mort annoncée (genèse, triomphe et postérité d'Easy Rider) et de comprendre comment, en dix années magnifiques, un acte de naissance s'est transformé en acte de décès.


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De nombreux films américains baignent dans une atmosphère "baudrillardienne", au sens où s'y exprime le sentiment diffus d'un monde qui complote, sous contrôle, à la fois transparent (tout est visible) et totalement opaque (tout est caché), un monde paradoxal où ce que l'on me montre n'est pas ce qui est. Ce sont Vidéodrome et Crash (David Cronenberg, 1983 et 1996), Dark City (Alex Proyas, 1998), The Truman Show (Peter Weir, 1998) et, bien sûr, la trilogie Matrix (1999-2003) des Wachowski, explicitement inspirée par Simulacres et simulation, où les humains rêvent une réalité électronique enfermés dans des cocons câblés à un ordinateur central.
Alors, le cinéma américain a-t-il trouvé dans la pensée de Baudrillard de quoi penser la nature du Système, d'anticiper ses mutations, et d'envisager le type d'action qu'on pourrait lui opposer, utilisant ainsi ses écrits comme autant d'armes théoriques et dissidentes ?
Jean-Baptiste Thoret analyse l'influence du philosophe sur ce cinéma de l'hyperréalité.


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Figure incontournable de la cinéphilie contemporaine, Jean-Baptiste Thoret revient sur ses différentes casquettes, de la critique proprement dite à l'éditorialisation de films dans la collection Make My Day, de l'importance des supports phyisques à son travail de réalisateur.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'28 : Le parcours de Jean-Baptiste Thoret
- 0'02'48 : Retour sur le ciné-club d'Enghien-les-bains
- 0'13'56 : Retour sur l'accompagnement en salle de THE NEON PEOPLE
- 0'35'36 : La mise en ligne de 86 PRINTEMPS (documentaire sur Jean-Luc Godard)
- 0'37'46 : La collection DVD Make My Day : comment est-elle née ?
- 0'42'36 : L'éditorialisation des films
- 0'54'44 : Le choix des films à éditer, la question des droits, la rareté, l'accès au matériel (copies restaurées)
- 1'00'21 : Le modèle économique
- 1'09'55 : Le packaging, la charte graphique de la collection
- 1'17'15 : Le marché DVD français
- 1'25'29 : Se constituer sa propre vidéothèque, c'est façonner sa propre compréhension du cinéma
- 1'30'26 : Handgun de Tony Garnett (dernière sortie Make my Day)
- 1'33'30 : Les autres titres, les double-programmes
- 1'38'33 : Le choix des intervenants pour les bonus
- 1'46'14 : Être cinéphile c'est aussi lire des livres
- 1'47'42 : La cinéphilie a-t-elle évolué depuis 2017 ? Et d'ailleurs, qu'est-ce que la cinéphilie ?
- 2'02'02 : La critique cinéma sur YouTube et les podcasts
- 2'09'37 : Le cinéma dans l'espace commun
- 2'15'58 : Les séries TV ont-elles remplacé le cinéma ?
- 2'23'53 : Le cinéma de "parc d'attractions" (Marvel, Avatar 3)
- 2'30'57 : L'année cinéma 2025 : Eddington
- 2'36'43 : L'année cinéma 2025 : Une bataille après l'autre
- 2'41'46 : The Smashing Machine et autres films
- 2'45'00 : La diffusion récente de scans 35mm "vintage" sur internet