Eloge de L'Inégalité. Avec Anthony Cobalt, Jean Lesalle, Lino Vertigo et NIMH pour Rage Culture.


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01.2026

La modernité, ivre d'égalitarisme, a fait de l'égalité une idole. Elle en oublie que l'inégalité n'est pas une malédiction, mais la condition même de l'ordre et de la vitalité des sociétés. Là où l'égalité nivele, l'inégalité hiérarchise ; là où l'une prétend effacer les différences, l'autre les assume et les valorise.
L'histoire montre que les civilisations les plus florissantes furent celles qui surent cultiver les écarts – de mérite, de talent, de rang – plutôt que de les nier. Une société sans élites est une société sans boussole, condamnée à l'entropie. L'inégalité, loin d’être un vice, est le moteur des hiérarchies naturelles, celles qui récompensent l'effort, la compétence et la responsabilité.
Pourtant, la modernité, obsédée par l'illusion d'une égalité absolue, s'épuise à vouloir gommer ces distinctions. Elle confond justice et nivellement, équité et uniformité, et finit par produire une médiocrité généralisée. L'éloge de l'inégalité n'est pas un appel à l'arbitraire, mais à la reconnaissance des différences légitimes – celles qui élèvent plutôt que celles qui écrasent.

Thomas Sowell et les illusions de la justice sociale. Avec Radu Stoenescu et Mos Majorum pour les Editions Carmin.


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01.2025

Chiffres à l'appui, Thomas Sowell explique que les politiques dites "sociales" sont contre-productives : elles font le plus de mal à ceux qu'elles sont censées secourir !
Ses travaux explorent quatre types de sophismes :
 1. l'illusion que dans un monde idéal, les différentes catégories sociales auraient des résultats équivalents - fondement des politiques visant à assurer une "représentation équitable"
 2. l'illusion que le racisme expliquerait à lui seul les disparités réelles de résultats entre les groupes ethniques
 3. l'illusion que les décisions politiques n'engendrent pas de rétroactions, et qu'elles s'exerceraient sur des "pièces d'échecs" inertes
 4. l'illusion que des instances publiques savent mieux ce qui est bon pour les individus, à leur place.
Radu Stoenescu et Mos Majorum reviennent sur les thèses du sociologue américain, indispensables pour comprendre le succès d'un Trump auprès des classes populaires.

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Une histoire du conflit politique : élections et inégalités sociales. Avec Julia Cagé et Thomas Piketty pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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29.11.2023

Qui vote pour qui et pourquoi ? Comment la structure sociale des électorats des différents courants politiques en France a-t-elle évolué de 1789 à 2022 ? Grâce à un travail inédit de numérisation des données électorales et socio-économiques des 36'000 communes de France couvrant plus de deux siècles, Julia Cagé et Thomas Piketty proposent une histoire du vote et des inégalités à partir du laboratoire français et nous permettent de porter un regard neuf sur les crises du présent et leur possible dénouement.
La tripartition de la vie politique issue des élections de 2022, avec d'une part un bloc central regroupant un électorat socialement beaucoup plus favorisé que la moyenne – et réunissant d'après les sources ici rassemblées le vote le plus bourgeois de toute l'histoire de France –, et de l'autre des classes populaires urbaines et rurales divisées entre les deux autres blocs, ne peut être correctement analysée qu'en prenant le recul historique nécessaire. En particulier, ce n'est qu'en remontant à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, à une époque où l'on observait des formes similaires de tripartition avant que la bipolarisation ne l'emporte pendant la majeure partie du siècle dernier, que l'on peut comprendre les tensions à l'œuvre aujourd'hui. La tripartition a toujours été instable alors que c'est la bipartition qui a permis le progrès économique et social. Comparer de façon minutieuse les différentes configurations permet de mieux envisager plusieurs trajectoires d'évolutions possibles pour les décennies à venir.

Egalité ou inégalité des chances en matière d'éducation ? Avec Pierre Bourdieu sur France Culture.


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26.09.1977

Alors directeur du "Centre de sociologie européenne" et directeur de la revue Actes de la recherche en sciences sociales, Pierre Bourdieu aborde ici des questions générales liées à la discipline sociologique et, plus précisément, les enseignements que l'on peut en tirer pour les problèmes liés à l'éducation.
Il revient notamment sur la définition, les fonctions et la place de la sociologie dans la société, analyse la responsabilité de l'école dans l'accès à l'éducation ainsi que l'accélération de la prise de conscience de l'inégalité des chances en matière d'éducation et la reconsidération de l'intelligence en tant que facteur de réussite sociale. Enfin, il revient sur la conception de l'individu et de l'action individuelle dans la sociologie moderne.

Émission "Ne quittez pas l’écoute", animée par Françoise Malletra.

Les inégalités sociales vues à hauteur d'enfant. Avec Bernard Lahire à Port Leucate.


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22.10.2021

Une enquête inédite menée de 2014 à 2018 dans différentes villes de France par un collectif de 17 chercheurs auprès de 35 enfants âgés de 5 à 6 ans issus des différentes fractions des trois grandes couches sociales (populaire, moyenne, aisée) fait comprendre que les enfants qui vivent au même moment dans la même société n'évoluent pourtant pas dans le même monde...
En sondant les effets de ce qui est accessible aux uns et inaccessible aux autres, loisible à certains et impensable pour d'autres, Bernard Lahire entend éclairer les mécanismes profonds de la reproduction des inégalités dans la société française contemporaine, et ainsi apporter des connaissances utiles à la mise en œuvre de véritables politiques démocratiques.

Une conférence qui se tient pendant l'Universités d'Automne du syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC.

Sauvages ! Guerre et inégalités à la Préhistoire. Avec Christophe Darmangeat pour La Tronche en Biais.


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10.02.2021

Nous connaissons tous les grandes questions existentielles sur le sens de la vie. Pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi certaines évidences nous frappent-elles ? Pourquoi certaines illusions persistent-elles ? Pourquoi nous posons-nous tant de questions ? Pourquoi les réponses sont-elles si souvent à ce point frustrantes ?
Alors nous regardons vers nos anciens, nos sages prédécesseurs, en espérant que le temps qu'ils ont passé dans le monde avant nous a été mis à profit pour en tirer des indices sur ce qu'il faudrait penser. Mais plus nous cherchons dans le passé, moins nous trouvons, et plus les traces de nos ancêtres se perdent dans un buisson que nous partageons avec les primates, ce qui écorche un peu la vision que l'on voudrait avoir de nous-mêmes en tant que créatures séparées de l'animalité, en tant qu'êtres de raison, de civilisation, catégoriquement distincts des singes et des sauvages. Il faut pardonner à ceux qui ont du mal à se défaire de cette illusion-là.
D'autant que les illusions sont nombreuses sur la manière dont nous nous représentons les humains d'avant, les gens de la préhistoire. Et la science, toujours inscrite dans son temps, toujours tributaire de la culture qui la développe a elle aussi contribué à certaines caricatures : '’homme des cavernes brutal, bourru, qui règle tous ses problèmes à coup de massue traine encore un peu dans les vieux rayonnages des bibliothèques. L'ancien sauvage, détaché des biens matériels, nomade vivant de cueillette en harmonie avec la nature, paisible et sage, est une autre carte postale qui nous cache le paysage.
Le problème avec la Préhistoire est notre tentation à chercher dans le passé la justification de notre vision actuelle du monde. À ceux qui ne sont plus là on voudrait faire dire ce qui nous arrange. Nous instrumentalisons trop facilement les indices des modes de vie anciens pour "naturaliser" l'ordre des choses… Il est rassurant de se dire que la manière dont nous voulons régir la société répond à un impératif qui s'est manifesté des millénaires avant nous et a été validé par tous ceux qui nous ont précédés.
Mais à l'inverse certains n'hésitent pas à s'imaginer d'autant plus évolués qu'ils s'estiment éloignés de la figure de l'ancêtre et veulent croire que leurs standards modernes surpassent nécessairement ceux du passé.
Sans essayer de trancher ces questions prescriptives, est essayé ici de rendre justice à la préhistoire en s'efforçant d'être avant tout descriptifs. Que savons-nous de nos ancêtres ? Comment le savons-nous ? Quel degré d'incertitude demeure dans ces connaissances ? Comment savoir aujourd’hui ce qui se passait il y a si longtemps ? Est-ce seulement possible ?
Ce sont plus précisément les questions de la violence, de la guerre et des inégalités, qui sont explorées en compagnie de Christophe Darmangeat, chercheur en anthropologie sociale.

Marxisme, matérialisme et anthropologie. Avec Christophe Darmangeat pour Cause Commune.


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13.11.2018

En développant la théorie du matérialisme historique, Marx et Engels ambitionnaient de forger une méthode capable de pénétrer la logique de l'évolution de l'ensemble des sociétés humaines. De leur vivant, des premiers travaux d'anthropologie sociale leur permirent de faire une incursion dans le champ des sociétés primitives, en particulier au travers du célèbre ouvrage L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat.
L'enseignant-chercheur Christophe Darmangeat, économiste reconverti dans l'anthropologie et l'étude des sociétés primitives, se réclame de cet héritage.
Mais de quel méthode parle-t-on ? En quoi le matérialisme historique offre-t-il un point de vue particulier sur l'évolution sociale préhistorique ? Le marxisme, élaboré pour comprendre les oppositions de classes, peut-il permettre de déchiffrer les sociétés primitives ? Quelle peut être une approche marxiste des grandes questions que sont, par exemple, la naissance des inégalités ou l’origine de l’oppression des femmes ?

Émission "Pause Commune", animée par Charlotte et Olive.