Que sait-on aujourd'hui de l'origine des inégalités de richesse ? Avec Christophe Darmangeat pour l'Université Populaire de Philosophie de Toulouse.


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01.05.2020

À l'échelle de notre propre horizon, les inégalités de richesse semblent plonger dans la nuit des temps. Pourtant, rapportées à la très longue histoire des sociétés humaines, elles représentent un phénomène relativement récent.
Que sait-on de leur ancienneté, et surtout, des raisons de leur apparitions ? Sont-elles l'expression d'une quelconque "nature humaine", souvent invoquée à leur propros ?
En s'appuyant sur l'état des connaissances en archéologie et, surtout, en ethnologie, Christophe Darmangeat tente de répondre à ces questions.

Les rapports entre société et individus : une reflexion anthropologique. Avec Emmanuel Todd à l'Université d'Angers.


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05.10.2020

En économie, il est courant de postuler que les processus sociaux sont le résultat des interactions individuelles. La société et le système économique sont ainsi perçus comme les conséquences de décisions rationnelles produites par le calcul des intérêts personnels.
D'un point de vue anthropologique, cette vision des rapports entre individus et société est extrêmement contestable. Elle néglige le rôle fondamental que jouent les structures sociales dans les comportements et même les performances économiques.
De fait, l'individu rationnel et conscient de ses intérêts relève davantage du mythe que d'un savoir scientifique. Plus fondamentalement, la pensée économique ne parvient pas à prendre en compte l'importance de la diversité des sociétés et propose bien souvent des modèles abstraits qui débouchent sur des recommandations politiques qui se heurtent à la réalité empirique des structures sociales et des sociétés dans lesquelles elles sont mises en œuvre.

Le capitalisme mérite-t-il une bonne correction ? Avec Frédéric Lordon et Thomas Piketty sur France 2.


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17.04.2015

L'économiste et sociologue Frédéric Lordon débat avec l'auteur du Capital au XXIe siècle Thomas Piketty sur la nature du capitalisme et les moyens d'en sortir. Car deux ans après la parution de l'ouvrage de Thomas Piketty consacré à la montée des inégalités, devenu un best seller international entre-temps, Frédéric Lordon en attaque les thèses de façon virulente.
Alors, les propositions de Thomas Piketty mettent-elles en danger ou non le Capital au XXIe siècle ? L'analyse autant que la solution proposée ne refléteraient-elles pas plutôt la myopie du regard que nous portons sur le monde économique ?


Émission "Ce soir (ou jamais !)", animée par Frédéric Taddeï.

Les luttes de classes en France au XXIe siècle. Avec Emmanuel Todd à Montpellier.


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18.02.2020

Auteur d'une œuvre originale d'anthropologie historique, Emmanuel Todd est un des intellectuels français les plus brillants, les plus controversés aussi. Ses thèses ne passent jamais inaperçues et rencontrent l'intérêt d'un large public.
Dans son dernier essai, Emmanuel Todd évoque cette page nouvelle de l'histoire de France ouverte par Emmanuel Macron et les gilets jaunes, qui mêle "retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire."
Il examine l'évolution de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide… Et il dresse le tableau d'une France du XXIe siècle paralysée mais vivante, "où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes."

Une conférence menée par Régis Pénalva et qui s'inscrit dans "Les Mardis d'Ô".

Comment en finir avec le féminisme des élites. Avec Nancy Fraser sur France Culture.


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04.06.2019

Quels sont les combats prioritaires à inscrire à l’agenda féministe ? Pour Nancy Fraser, il s'agit de sortir des strictes questions de genre pour s'intéresser aux inégalités sociales et politiques dont sont victimes les femmes.
Car la vague "MeToo" est un mouvement féministe né de la petite sphère du cinéma et des médias… En féministe marxiste, Nancy Fraser s'oppose à ce féminisme d'en haut, élitiste, individualiste, bourgeois et néolibéral, qui veut étendre à toutes sa culture dominante en n'ayant pour seule ambition l'égalité entre les plus riches, au détriment de la majorité des femmes.

Émission "La Grande table des idées", animée par Olivia Gesbert.

Capital et idéologie. Avec Thomas Piketty à l'Université de Genève.


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28.11.2019

Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur considérables, Thomas Piketty retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.

Pierre Bourdieu (1930-2002), un sociologue "indigné". Avec Luc Boltanski, Robert Castel, Philippe Coulangeon, Annick Coupé, Thomas Ferenczy, André Miquel, Gisèle Sapiro et Tassadit Yassine sur France Culture.


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07.01.2012

Normalien, agrégé de Philosophie, devenu sociologue, Pierre Bourdieu, né le 1er août 1930, aura profondément marqué les sciences sociales de la seconde moitié du XXe siècle. Livres après livres, Les Héritiers (1964), La Reproduction (1970), La Distinction (1979), Le Sens pratique (1980) ou La Misère du monde (1991), il s’emploiera inlassablement à dévoiler les mécanismes de reproductions sociales, appliquant sa méthode à l'éducation, la culture, aux pratiques artistiques, et aiguillonné toujours par le souci de rendre justice aux dominés. Pierre Bourdieu va connaître une grande renommée, des partisans enthousiastes, des ennemis féroces aussi.
Universitaire, il deviendra une figure grand public dans les années 90, de par son engagement en faveur des mouvements sociaux, et contre le néo-libéralisme.
Retour sur la vie d'un sociologue qu'on dirait peut-être aujourd'hui "indigné".

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Jean-Luc Eyguesier et Nathalie Salles.

Le désastre de l'école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans. Avec Philippe Bihouix à l'Université Populaire d'Arcueil.


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06.03.2017

Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s'est lancée, sous prétexte de "modernité", dans une numérisation de l'école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre.
L'école numérique, c'est un choix pédagogique irrationnel, car on n'apprend pas mieux – et souvent moins bien – par l'intermédiaire d'écrans. C'est le gaspillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage de déchets dangereux à l'autre bout de la planète. C'est une étonnante prise de risque sanitaire quand les effets des objets connectés sur les cerveaux des jeunes demeurent mal connus. C'est ignorer les risques psychosociaux qui pèsent sur des enfants déjà happés par le numérique.
Le travail de Philippe Bihouix s'adresse aux parents, enseignants, responsables politiques, citoyens qui s'interrogent sur la pertinence du "plan numérique pour l'école". Et s'il fallait au contraire faire de l'école une zone refuge, sans connexions ni écrans, et réinventer les pistes non numériques du vivre-ensemble ?